Disclaimer: les noms des personnages de la saga Twilight appartiennent de droit à SM. mais ce que j'en fais ainsi que les nouveaux personnages me reviennent de droit. merci de ne pas recopier.
Merci à toutes celles qui ont laissé un reviews, desolée si je n'avais pas répondu à toutes.
merci à phika17, ma correctrice. t'es un amour.
N/A: j'ai assumé que quelques procedures citées dans ce chapitre sont vraies par logique, veuillez m'excusez si ce n'est pas le cas.
Ma vie après lui
dans le chapitre precedant:
Je n'avais pas eu le temps de réfléchir à une réponse quand je sentis une tape sur mon épaule, et un doigt se faufiler prés de mon oreille pour enlever un écouteur. Et enfin j'entendis une voix masculine.
« Bonjour » dit la voix.
Chapitre 13: tears, love, and lost kid
J'arrêtais ma course et regardais l'homme ou plutôt le garçon qui hantait mes pensées depuis une semaine. Il portait un bas de jogging noir et un pull bleu trempé de sueur sur le torse. Il courait depuis un moment aussi alors.
« Salut ! » répondis-je un peu essoufflée.
« Tu cours depuis longtemps ? » me demanda t-il.
Je regardais ma montre vite fait.
« Euh, depuis trois quarts d'heure. Et toi ? » Demandai-je en recommençant à courir à petit pas, Edward à ma droite.
« Une heure, j'étais sur le point de rentrer à la maison quand je t'ai vu, je voulais dire bonjour. »
… et écouter ta voix, et voir ton beau visage, et sentir ton doux parfum, et…. T'arrête là ! Tu rêvasses encore vieux. Concentre-toi, sinon elle va te prendre pour un idiot …
Ses pensées m'irritaient et me plaisaient en même temps. J'étais compliquée !
« Oh, c'est gentil. Il me reste à faire six tours du parc, t'es partant ? » Allons voir si t'as le souffle lover boy.
… je suis déjà patraque, je ne pense pas pouvoir y arriver …
« Oui, ca marche. Alors, tu as annulé tes plans avec tes parents ? »
« Oh. On a eu une petite dispute hier soir dans la voiture après qu'on ait quitté ta maison. Ils n'ont pas aimé que je leur cache ce qui se passe au lycée. Ils me traitent comme une gamine de cinq ans. »
« Il ne faut pas leur en vouloir, ils ont le droit de s'inquiéter, tu ne trouves pas ? Surtout après l'accident. Tu… » Il s'interrompit quand il vit mon regard noir.
Je le regardais incrédule et dégoutée. Mais pour qui il se prenait en fin ? Il ne me connaissait que depuis cinq jours, et il se permettait déjà de me dire ce que je devais ou ne devais pas faire. À cet instant, tout sentiment de plaisance que j'ai pu sentir en sa présence s'évanouit. Il n'était pas meilleur que tous les autres qui se prenaient pour des psy' et faisaient des remarques aux gens alors qu'ils ne savaient rien d'eux. Je m'arrêtais net pour lui faire face.
« Qu'est-ce qui te fait croire que je leur en veux ? Hein ? Et puis, Tu n'as pas le droit... tu… tu te prends pour qui pour me dire ce que je dois ou ne dois pas faire? Tu… humph. Tu ne sais qu'une version de mon histoire, et voilà que tu te permets de sauter aux conclusions et de me juger. Mais en y repensant, si tu savais tout, tu ne serais pas là à me parler… » Criais-je.
J'avais cette horrible tendance à crier mes mots quand j'étais enragée. Et en ce moment, je sentis toute la rage et frustration du monde me frapper en flots. Ca m'était égal qu'on soit dans un lieu public où des enfants jouaient à quelques mètres de nous. Je m'en foutais que j'allais sûrement regretter ce qui allait suivre.
… mais qu'est-ce que j'ai dit ? Je comprends que ses parents veulent la protéger puisque j'éprouve la même chose. J'ai passé toute la nuit à penser à elle et à comment me rapprocher d'elle et lui faire comprendre que tous les hommes ne sont pas Jason Moore, qu'elle n'aura plus à cacher qui elle est réellement parce que je serai là pour la protéger…
« Bella, je… » Dit-il.
« Chut, c'est à mon tour de parler. J'en ai marre d'écouter toujours les autres et de ne rien dire parce que soit disant je peux les comprendre. J'en ai marre qu'on me prenne en pitié pour ce qui s'est passé alors qu'il faut me traiter de tous les noms. J'en ai marre qu'on veuille me manipuler et me dire ce que je dois ressentir comme tous ces psy' qui voulaient entrer dans ma tête et chambouler tout ce à quoi je crois, comme si tout va bien dans le meilleur des mondes et qu'il suffit que la pauvre Bella veuille oublier et hop c'est fait. J'en ai marre de voir mes parents faire semblant d'aller bien alors qu'en réalité rien ne va bien du tout. Ils ont perdu leur fils, nom de dieu ! J'en ai marre de toi, à vouloir me voir sourire, me protéger ou je ne sais quoi, ou encore à vouloir m'emmener diner, alors que tu devrais t'éloigner de moi… »
Il restait bouche-bée devant ma tirade, et moi j'essayais de me ressaisir. Je passais ma main sur mon visage et c'est là que je me rendis compte que je pleurais. Les larmes coulaient et je ne savais pas comment les arrêter, j'essayais avec tant de mal de les essuyer mais de nouvelles larmes se formaient dés que les précédentes séchaient.
J'étais tellement capturée dans ma rage que je ne me rappelais même plus ce que je venais de dire, j'imaginais juste que c'était horrible et qu'Edward allait me prendre pour une folle et prendre ses jambes à son cou. Tant mieux. Mais ce qu'il fit me pris au dépourvu. Il me prit dans ses bras et me berça en caressant mes cheveux.
« C'est bon Bella, chut, je suis désolé. » il murmura dans mon oreille.
Je le poussais tout à coup. Mais il ne comprenait donc pas ?
« Tu n'as pas saisi ? Pourquoi tu t'excuses ? Je viens carrément de te dire que si tu étais intelligent tu devrais me fuir et garder tes distances, et toi tu me réconfortes ? Va-t-en Edward, pars et ne me parle plus jamais. Je n'apporte rien de bon aux gens autour de moi. Va-t-en ! »
Il voulait me reprendre dans ses bras mais je n'arrêtais pas de le repousser. Je me dégoutais, comment ai-je pu croire un instant que je pouvais être amie avec les Cullen ? Si pour mon frère, j'étais la pire des sœurs qui pouvait exister pourquoi serais-je une bonne amie ? Les Cullen étaient des gens bien, et moi j'étais moi, une catastrophe ambulante. Ils ne méritaient pas ça.
« Bella, arrête. Je veux être avec toi et tu ne me feras pas fuir. Mais je veux comprendre. Hier soir tout allait bien… »
« Tu vois, tu ne comprends pas. Hier soir rien n'allait bien, tout n'était qu'un acte pour le bien de mes parents. Peut-être que je me suis emballée un peu en écoutant les blagues d'Emmett mais au fond rien n'allait bien. Mes parents ne devraient pas être amis avec les tiens mais ils le sont, et ils ne devraient pas vous raconter mes hontes, mais ils l'ont fait et je n'ai rien dit et j'essaie toujours de me convaincre que c'est leur droit de faire ce qu'ils veulent surtout que je suis la cause de la mort de leur fils, mais je n'y arrive plus, j'en ai marre. Je veux juste qu'on me laisse tranquille, que tu me laisses tranquille. » M'énervai-je.
En réalité, je ne me suis jamais sentie aussi bien dans les deux derniers mois qu'hier soir. Mais si je voulais qu'Edward me laisse tranquille, il fallait que je sois désagréable. C'était compliqué et contradictoire tout ça. Je voulais qu'il m'écoute et parte loin, très loin. Mais je voulais aussi qu'il reste, qu'il insiste pour me reprendre dans ses bras et qu'il me réconforte. Je le regardais brièvement dans les yeux pour voir sa réaction puisque dans l'état où j'étais, j'avais le chaos dans la tête, et je n'arrivais pas à me concentrer sur ses pensées. Ses yeux exprimaient plusieurs sentiments, il passa du choc à la confusion puis à la tristesse ou était-ce la déception ?
Je ne restais pas longtemps pour en voir plus, je courais à grand pas vers la sortie du parc sans regarder derrière moi. Je devais rentrer chez moi, la crise n'était pas encore passée et Edward en avait vu suffisamment pour m'éviter comme la peste. Il était intelligent et saurait que je n'étais pas une bonne nouvelle, et que rien de bon ne découlerait de ma connaissance.
Je fus sortie de mes songes par un klaxon et le son d'un pneu qui glissait sur le sol suite à un coup de frein sec. Je me tournais à ma droite pour voir une voiture bleue foncer droit sur moi et j'étais figée au milieu de la route. Etait-ce ça mon destin depuis le début ? Survire à l'accident à Phœnix pour périr deux mois plus tard dans un autre dans ce trou perdu nommé Forks ? J'espérais que mes parent auront un peu de sens commun et m'enterreront prés de la tombe de mon jumeau.
Je ne m'attardais pas sur mes questions puisque quelques secondes plus tard je sentis un choc et fus jetée par terre, visage en premier. Je sentis comme si un poids pesait sur mon dos. Le poids bougea mais il y avait toujours comme un bras qui m'entourait, et je fus en mesure de me retourner.
« Bella, est-ce que ca va ? Merde tu saignes. »
Edward m'avait sauvée, il m'a tirée du chemin de la voiture qui allait m'écraser. Il me regardait toujours avec inquiétude, mais je ne trouvais pas ma voix pour le rassurer. Il avait dit que je saignais, mais je ne ressentais rien. Je remarquais simplement que des gens se regroupaient autour de nous mais je ne quittais pas Edward des yeux. Il avait mis sa vie en danger pour me sauver. Sa vie en danger ? Oh mon dieu !
« Je vais bien. Et toi ? Tu vas bien ? Qu'est-ce qui t'as pris de faire ça ? Tu aurais pu te tuer… » Murmurais-je.
Il m'arrêta en posant sa main sur ma bouche et ricana un peu.
« Je vais bien Bella, c'est toi qui saigne. Je suis désolé, j'aurais dû faire plus attention, tu t'es cognée la tête sur le pavement en tombant… »
Il était désolé ? Mais est-ce qu'il se foutait de ma gueule ? Je ne sus ce qui m'arriva tout à coup. Tout ce qui s'est passé ce matin me revenait en flots. Ma course, mes réflexions, ma dispute avec Edward, ma tirade, mes larmes, le klaxon, le choc... ma vision devenait de plus en plus floue et j'avais des étourdissements, la voix d'Edward devenait de plus en plus lointaine, j'avais froid malgré la sueur qui dégoulinait de mon front, et bientôt je ne ressentis plus rien. Je sombrai dans le noir.
Je me réveillais au son d'une voix apeurée sur le bord d'une crise de nerfs. Je ne savais ni où j'étais ni avec qui j'étais, juste que j'avais un mal de chien à la tête, que j'étais allongée sur quelque chose de pas confortable et qu'il y avait un truc posé sur mon nez et ma bouche. Et en plus, les pensées étrangères de ceux autour de moi ne m'aidaient pas du tout avec mon mal de crane.
… pouls, respiration et tension revenus à la normal, le TA remonte. Ouf …
… allez bouge putain, t'écoute pas la sirène connard ? Laisse nous passer …
… Je suis un idiot. Je l'ai faite tomber et maintenant elle est inconsciente à cause de moi …
Il y avait quelqu'un qui me tenait la main. Je serrais la main de celui à côté de moi et ouvrais les yeux.
« Oh mon dieu, Bella, tu es réveillée. Comment tu te sens ? » Edward était perché prés de mon visage.
« Où est-ce que je suis ? Qu'est-ce qui s'est passé ? » Je dis doucement, mais je doutais qu'il m'écoute à cause du truc sur ma bouche. Un masque pour respirer je suppose ?
« Ne t'en fait pas, on est dans une ambulance pour aller à l'hôpital. Tu t'es évanouie après l'accident, tu t'en rappelles ? »
L'accident ? Ah, il voulait dire le presque accident ! Celui où je devais laisser ma peau s'il n'avait pas été là. Je m'en rappelais finalement, et je me rappelais aussi qu'il avait risqué sa vie pour sauver la mienne. Quel idiot !
« Oui, je vais bien maintenant. » dis-je tout en enlevant le foutu masque qui me gênait tant.
J'essayais de me relever du brancard pour m'asseoir mais l'ambulancier m'en empêcha.
« Restez calme mademoiselle, et restez éveillée. »
« Mais je vais bien, ce n'est pas la peine d'aller à l'hôpital. »
« C'est trop tard pour ça, on y est déjà ! » dit l'ambulancier.
Je sentis l'ambulance s'arrêter et je vis les portes s'ouvrir pour laisser apparaitre un Dr Cullen très inquiet. L'ambulancier lui précisa mon état avec des termes médicaux incompréhensibles pour moi tout en faisant descendre mon brancard et Carlisle hocha seulement la tête et poussa mon brancard vers la salle d'urgence. Edward nous accompagna aussi, et je remarquais qu'il tenait toujours ma main, ou était-ce moi qui tenais la sienne ?
« Qu'est-ce qui s'est passé ? » demanda Carlisle en nous regardant tour à tour, Edward et moi, puis commença à m'ausculter.
Edward me regardait pour voir si je voulais prendre la parole, mais je lui fis signe de le faire. D'ailleurs je ne savais pas ce qui s'était passé non plus, à part qu'à un moment j'étais convaincue que j'allais mourir, et, une seconde plus tard, Edward me tenait dans ses bras.
« Bella a traversé la route sans faire attention et il y avait ce chauffard roulant au-dessus de la vitesse limite qui allait la percuter. J'étais juste derrière elle alors je l'ai poussée du chemin, moi avec elle. On est tombé par terre et elle s'est cognée la tête. Je suis désolé Bella, tout s'est passé vite, je n'ai pas fait attention… »
« Si tu t'excuses encore une fois, je te frapperai moi-même, et tu sais très bien que je peux le faire. » dis-je en le fixant.
… ha ha ha … (Carlisle)
« Je n'aurais même pas été là à t'écouter si tu ne m'avais pas poussée du chemin. Tu m'as sauvée la vie Edward. Merci. » Rajoutai-je.
Il ne dit plus rien ensuite mais ses yeux ne lâchèrent pas les miens d'une seconde. Toute la colère de ce matin s'était envolée en laissant place à une reconnaissance infinie. Oui, j'étais reconnaissante qu'il m'ait sauvée. Malgré mes nombreux regrets je n'étais pas suicidaire, j'étais malheureuse et j'étais vide mais je n'étais jamais lâche.
… très belle, oh que j'adore ses yeux. Est-ce qu'elle est toujours en colère contre moi ? Est-ce qu'elle voudra toujours que je la laisse tranquille ?... (Edward)
… ces deux là ! Et qu'est-ce qu'ils faisaient ensemble déjà ? ... (Carlisle)
« Bien. » la voix de Carlisle me ramena à l'instant présent et je lâchais enfin la main d'Edward pour faire face au médecin.
« Je suis ravi que tu ailles bien Bella, il te faudra des points de suture pour ton front, et il faudra aussi faire des radios pour être sûr que tu n'as rien de cassé. Sinon je suis certain que tout va bien. Tes signes vitaux sont bons. »
« Merci Carlisle. Je peux m'asseoir maintenant ? » Demandai-je.
Edward ricana et Carlisle m'aida à me rasseoir, il nettoya la plaie sur mon front et la recousit avec finesse. Je ne ressentis presque pas de douleur. Il nettoya ensuite mes quelques égratignures sur mes paumes et genoux. La réceptionniste vint demander quelque chose à Carlisle et celui-ci se tourna vers moi.
« Bella, tu sais où on peut joindre tes parents ? Personne ne répond à la maison. » Oh non !
« Ils sont partis à Seattle pour aujourd'hui. Et ce n'est pas la peine de les appeler ils vont juste s'inquiéter pour rien. »
« On est obligé de les informer Bella. La loi de l'hôpital nous y oblige et il faudra remplir et signer de la paperasse pour l'assurance et autres. »
« Je connais le numéro d'assurance. S'il vous plait Carlisle, ils sont déjà loin et vont juste être morts d'inquiétude. »
« Ok, je vais voir ce que je peux faire et, en attendant, l'infirmière Susan va t'accompagner pour les radios. » sur ce il quitta la pièce me laissant seule avec Edward.
… vas y parle. Dis un truc abruti …
« Euh… je voulais dire, hum… que… euh… tu n'auras pas à te soucier de la cicatrice sur ton front. Ouais, c'est ça. Elle est toute petite et avec du temps elle ne sera même plus visible. Oui c'est vrai, j'ai lu un article sur ça quelque part. Tu sais, je veux être médecin et tout, alors… et puis ça te va très bien. »
Il s'arrêta net en réalisant ce qu'il venait de dire, mais moi je le regardais toujours impassible et le laissais dire ce qu'il voulait. Je trouvais ça amusant qu'il bafouille et dise n'importe quoi. C'était mignon.
… c'est ce que tu trouves à dire ? Abruti et con en plus …
« Non ce n'est pas ce que je voulais dire. » il répondit à ses propres pensées mais à haute voix cette fois-ci. « Je ne trouve pas le fait que tu te sois fait mal est bien, non, non pas ça… mais, cette cicatrice est mignonne, elle te donne un aspect de la fille sexy et dure, et puis… et puis j'arrête de parler. Je sens que je me suis assez ridiculisé comme ça. Ne te gène pas. Hein. Tu peux me demander de la boucler quand tu veux, je sais que… »
Sans réfléchir à ce que je faisais, je levais ma main et mis mon indexe sur ses lèvres. Un choc électrique parcourut tout mon corps et le long de ma colonne vertébrale mais je n'y prêtais pas attention, et au lieu de ça je souris, un beau vrai sourire.
« Tu es vraiment étrange Edward Cullen. Je ne m'attendais pas à te revoir après ma tirade tout à l'heure au parc, mais tu es là. Tu m'as sauvée la vie et accompagnée à l'hôpital en me tenant la main. Et là, tu pouvais partir mais tu es resté et tu t'excuses de m'avoir fait tomber en me sauvant en plus… Pourquoi ? Pourquoi tu me parles au lycée alors que tout le monde m'évite ? Pourquoi tu m'as demandé de diner avec toi ? Et pourquoi tu m'as sauvée après que j'ai été si désagréable avec toi ? Je ne mérite pas un ami comme toi Edward. »
Je baissais mon regard et laisser tomber ma main sur mes genoux. Edward se leva de sa chaise et vint s'asseoir à côté de moi sur le lit. Il mit sa main sous mon menton et releva mon visage pour lui faire face.
« Peut-être parce que je ne suis pas comme tout le monde. Peut-être parce que j'ai pu voir au-delà de l'image que tu projetais. Tu m'as dit tout à l'heure que je voulais te rendre le sourire et te protéger. Je ne sais pas comment tu l'as su. Si c'est évident dans mes gestes et paroles, c'est vrai. J'aime ton sourire, je l'ai adoré sur ta photo avec Ryan. Et je voudrais tellement le revoir plus souvent. Pas parce que je me prends pour un psy, mais juste pour moi. Et en ce qui concerne le fait de te protéger, et bien je l'ai senti le mardi quand Tyler t'a frappée avec le ballon. Je te connaissais à peine mais ça ne m'a pas empêché de vouloir le frapper pour avoir osé te toucher et je ne pouvais même pas m'expliquer pourquoi. Je ne savais même pas pour Ryan quand j'ai senti que j'étais très attiré par toi, Bella. »
Je ne pouvais pas décrire ce que je ressentais en ce moment, je savais seulement que le sentiment le plus dominant était la joie. Combien de fois avais-je entendu Edward penser à me voir sourire et à me protéger ? Des dizaines de fois, hein ? Mais l'entendre dire ces mots à haute voix me rendait muette. -Je suis attiré par toi Bella-. Il avait dit.
« D'ailleurs, tout à l'heure dans le parc, je voulais m'excuser pour t'avoir jugée. Je comprends que tu ne veuilles pas inquiéter tes parents, j'ai oublié que tu te débrouiller très bien par toi-même. Par contre je ne comprends pas pourquoi tu penses qu'exprimer ce que tu ressens me fera fuir. » Souriait il.
… il n'y a rien qui changerait ce que je ressens …
Le chaos dans ma tête commença à se résoudre et la réponse à pourquoi Edward avait tant d'effet sur moi devenait très clair dans mon esprit. J'étais amoureuse d'Edward Cullen et je ne savais pas quoi faire.
« J'en suis reconnaissante, que tu n'aies pas fui je veux dire. Sinon je ne serais pas en vie. Même si je pense toujours que c'était irresponsable et irréfléchi de sauter comme ça devant une voiture. Tu aurais pu te faire tuer. Cette voiture roulait vite et si quelque chose t'était arrivé par ma faute, jamais je ne me le pardonnerai. » Lui dis-je. « La mort de mon frère me pèse des tonnes sur la conscience, je ne voudrais pas rajouter la tienne. » Marmonnais-je pour moi-même en baissant la tête. Il ne m'avait pas entendue.
« Bella, regarde moi, je ne le regrette pas et si c'était à refaire je le referai sans hésiter. Tu me prendras pour un fou peut-être de dire ça si tôt, mais tu ne sais pas à quel point tu comptes pour moi. Je n'arrive plus à t'enlever de ma tête. » Il chuchota en reprenant mon visage dans sa main.
J'étais retombée sous son charme et je ne bougeais plus, mes yeux fixaient les siens, et mon cœur battait sa propre mélodie endiablée sur quoi dansaient les papillons dans mon ventre. Je ne me rendais pas compte de notre proximité jusqu'à ce que ses lèvres touchent ma joue. J'arrêtais de respirer du tout au tout, et l'électricité qui circulait dans mon corps eut raison de me faire faiblir.
J'allais retomber sur le matelas quand une infirmière vint m'emmener faire la radio. Edward me relâcha et je pus reprendre ma respiration. Il m'aida à me relever, non sans mal. Je me sentais toujours dans les vapes. Si un baiser sur la joue me rendait de confiture que serait mon état s'il m'embrassait sur les lèvres ? Non mais je méritais une claque de penser à ça. Je n'allais pas le laisser m'embrasser sur la bouche. Si ?
« Je resterai là Bella, je t'attendrais. » dit Edward comme s'il répondait à mes réflexions.
L'infirmière m'accompagna en dehors de la salle mais juste avant de partir je regardais mon sauveur et lui fis un autre beau sourire.
Deux heures plus tard, j'étais dans la voiture de Carlisle avec Edward qui me conduisait chez moi. Je n'avais rien de cassé, comme je l'avais dit, et Carlisle m'avait épargnée la peine d'appeler mes parents en me laissant signer les papiers moi-même. Je ne savais même pas si c'était légal mais je m'en foutais. Carlisle m'avait fait promettre de tout leur raconter quand ils rentreront le soir. Il avait encore des heures de travail devant lui alors il avait confié les clefs de sa voiture à Edward pour me ramener chez moi et revenir le prendre à l'hôpital en fin de journée.
Je jouais le rôle du GPS pour indiquer à Edward le chemin à prendre jusqu'à chez moi, et je savais qu'il était ravi de pouvoir enfin savoir où j'habitais.
« Wow, ta maison est immense ! » s'exclama Edward une fois garé devant chez moi.
« Si tu veux, tu peux rester. Je te ferais visiter la maison et je nous ferai à manger. C'est la moindre des choses. »
« Ne te sens pas obligée de m'inviter tu sais. Je t'ai imposée ma présence toute la matinée… »
… et puis tu te tais, tu sais très bien que tu veux rester, ne serait ce que pour être avec Bella …
J'hochais la tête face à sa drôle de lutte interne et ouvris la portière de la voiture en lui faisant signe de me suivre. Il était passé une heure de l'après midi et j'avais très faim puisque je n'avais pas pris de petit-déjeuner. J'ouvris la porte d'entrée et pénétrai à la maison avec Edward sur mes talons.
« Écoute, je suis désolée, je t'ai gardé avec moi toute la matinée, si tu veux tu peux prendre une douche et te mettre à l'aise. » lui dis-je.
« Je peux ? Ca serait génial. Je sens le pourri. » il rigola.
« Non, tu sens bon. » marmonnais-je dans ma barbe. « Viens, je vais te montrer la chambre d'ami. » dis-je à haute voix cette fois-ci.
Je le guidais à travers la maison jusqu'à la chambre d'ami au deuxième étage, et lui montrais la salle de bain ainsi que l'endroit où se trouvaient les serviettes.
« Je vais aller te chercher des vêtements propres et je les déposerais sur le lit. »
« Ok, merci beaucoup Bella. »
Je lui rapportais un bas de jogging et un pull neufs que j'avais trouvé dans le dressing de mes parents. Je ne restais pas longtemps dans la chambre d'ami pour éviter de fantasmer sur Edward nu dans la salle de bain d'à côté. Je décidais que j'avais besoin d'une douche moi aussi, alors je me douchais vite fait pour ne pas le laisser attendre.
« La salle de sport est énorme. Désolé mais la porte était ouverte et je n'ai pas pu résister à la curiosité.» me dit-il quand je redescendis au premier étage.
« Ouais je sais. Que dire ? Ma famille est sportive. Viens, on descend à la cuisine, qu'est-ce que tu veux manger ? »
« Euh, ce que tu peux faire, t'inquiète je mange de tout. »
« Alors, voyons voir. » dis-je en ouvrant le frigo « des steaks, ça te va ? »
« Parfais. Je peux faire quelque chose pour t'aider ? »
« On ne fait pas travailler les invités chez nous. Assieds-toi et regarde, sinon tu peux aller dans le salon voir la télé si tu veux. »
« Non, je suis bien ici. On pourrait parler pendant que tu cuisines. »
« Tu veux parler de quoi ? »
… dois-je lui demander pourquoi elle se sent coupable de la mort de Ryan ? Euh, non. Pas le moment …
« Et bien, on pourrait se poser des questions chacun notre tour pour se connaître plus. Tiens, je sais que tu es fan de littérature classique mais je ne sais pas quel est ton livre préféré ? »
« Maman croit que je suis fan des classiques parce que j'ai interprété Juliette quand j'étais au collège, mais en vérité je lis de tout à condition que ça m'attire. J'ai même de la préférence pour les non-fictions. »
« C'est quoi le dernier livre que tu as lu ? »
« On a dit à tour de rôle, non ? Mais bon je vais te répondre quand même. "Sœurs et amies" est le titre du dernier roman que j'ai lu de Danielle Steel. Je ne sais pas si tu connais, elle n'écrit que des romans d'amour et donc ses romans sont tous sentimentaux, tout ce que les mecs n'aiment pas. »
« Je la connais bien sûr. Tu oublies que j'habite avec Alice ? Elle est fan des romances à l'eau de rose. »
« Et toi ? C'était quoi le dernier livre que tu as lu ? » Demandais-je en marinant les steaks.
« Euh, je dirai "candyland" d'Ed Mc Bain. Je ne lis pas trop en fait, avec l'école, le piano et Emmett et Alice comme frère et sœur, je trouve rarement le temps pour avancer dans mes devoirs et encore moins pour lire. »
« Je ne te croyais pas fan de romans noirs. Mais, en y repensant, je ne t'imagine pas non plus fan de manga. » rigolais-je.
… c'est parce que tu me connais trop bien …
Notre conversation continua sur ce ton tout au long du déjeuner. Et, après beaucoup d'insistance, je le laissais préparer la salade et sortir les canettes de sodas du frigidaire. C'était fou comment mon humeur avait changé depuis ma rencontre avec Edward dans le parc ce matin. Je ne comprenais pas ce qui avait changé. Il me fallait prendre du recul pour réfléchir à tout ce qui s'est passé ce matin.
Je repensais toujours à sa déclaration dans l'hôpital, il m'avait dit qu'il était attiré par moi et que je comptais beaucoup pour lui. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Attiré par moi dans quel sens ? Si, en plus, je repensais à toutes ses réflexions où il me trouvait jolie ou attirante j'aurais cru qu'il m'aimait. M'aimait-il vraiment comme un homme aimait une femme ? On ne peut pas aimer quelqu'un qu'on connaît à peine ? Si ? bien sûr que si pensais-je, sinon comment expliquerais-je mon amour pour lui ?
Je sentais que ma tête allait exploser, d'un côté j'étais heureuse qu'enfin je puisse savoir à quoi ressemblait l'amour. Mais d'un autre côté, celui de ma conscience, j'étais furieuse de laisser une chose pareille arriver et de me trahir bêtement et si facilement.
Je revenais sur terre quand Edward s'adressa à moi.
« Désolée j'étais ailleurs, tu disais ? » lui dis-je embarrassée.
« Je disais que je devais rentrer chez moi. Je suis sûr que maman se demande où je suis et j'ai oublié mon téléphone à la maison. »
« Oh, d'accord. » lui dis-je et le raccompagnai jusqu'à la porte.
… pourquoi elle ne me demande pas d'utiliser son téléphone ? Elle veut que tu partes idiot …
Voulais-je vraiment qu'il parte ? Non. Pas vraiment. Mais il le devait parce que sinon je ne pourrais pas réfléchir et je devais penser à tout ce qui venait de se passer et décider ce que je devais faire.
« Merci pour le déjeuner, c'était délicieux surtout la salade. Celui qui l'a préparée devait être un bon cuistot ! »
« ha ha, très drôle. » dis-je sarcastique « merci encore une fois Edward … pour m'avoir sauvée et être resté à l'hôpital avec moi et m'avoir accompagnée ici. » continuais-je sérieuse.
« De rien Bella. Je te verrai lundi au lycée. » il m'embrassa encore une fois sur la joue et partit à sa voiture.
… putain j'ai oublié de lui demander de me montrer sa voiture. D'accord je lui demanderai plus tard, j'aurais au moins une nouvelle excuse pour revenir ici …
Le reste de l'après-midi passa en un éclair. Je devais réfléchir mais je n y arrivais pas ou bien je ne voulais pas. C'était peut-être ça le problème ? J'analysais trop les choses ? Et je prenais des décisions sans prendre en compte que le destin puisse avoir d'autres idées pour moi ? Je voulais rester seule pour le restant de ma vie, mais il a fallu que je tombe amoureuse d'Edward qui était trop parfait pour son bien. Lui aussi ne me facilitait pas la tâche de l'ignorer, il fallait toujours qu'il se trouve là où je ne m'y attendais pas.
Donc, je décidais d'oublier les Cullen pour le moment et de focaliser mon attention sur Port-Angeles. Cela faisait seulement trois jours que je n'y étais pas allée mais j'avais l'impression que des mois étaient passés. Sur ce, je laissai une note à mes parents leur disant que j'étais sortie faire un tour quelque part, et je pris la route vers une nouvelle aventure à la recherche d'esprits en détresse.
Il était presque sept heures du soir quand je garais ma Porsche sur le parking du centre commercial et partais pour une promenade. C'était un jour exceptionnellement doux à Port Angeles et donc beaucoup de gens circulaient sur les boulevards de la ville.
… wow, je n'en crois pas mes oreilles, est-ce qu'il vient de me dire qu'il m'aime ? …
…deux cents cinquante dollars pour une robe ? C'est abusé ! Mais nécessaire si je veux l'impressionner …
… j'ai merdé, elle ne me pardonnera jamais. Pourquoi fallait-il que sa sœur soit dans le même hôtel ?...
… putain de factures, putain de vie, fais chier, j'en ai marre moi, je vais leur en mettre plein la gueule moi à ces salauds …
… faut pas que je rentre tard sinon je serai privé de sortie pour toute ma vie …
… putain aujourd'hui on a rien vendu et c'est samedi, les affaires vont mal …
… le match va bientôt commencer…
… ce projet de sciences me rend dingue, je dois bosser dessus même en week-end …
… papa … faim … pa'ti … papa t'es où … veux aller nala maison … j'ai peur…
Je cherchais le petit garçon des yeux, il était terrifié et ce n'était pas normal s'il était avec sa mère ou quelqu'un qu'il connaissait. Je le trouvais debout au beau milieu du trottoir le regard perdu et triste. Il ne devait pas avoir plus de trois ans.
… veux papa … j'ai faim …
Je m'approchais de lui et me mis à genoux pour être à son niveau.
« Salut petit bonhomme, tu es là tout seul ? » je lui demandais.
… wouah, elle est jolie la dame …
« Oui. »
« Elle est où ta maman ? »
Je regardais et écoutais en même temps autour de moi pour voir s'il y avait une femme affolée qui cherchait son enfant mais je ne trouvais rien. Aucun signe d'un enfant perdu dans les esprits à côté.
« Sais pas. » il haussa ses petites épaules.
« Et tu t'appelles comment ? »
« Kevin. »
« Ok Kevin, moi c'est Bella. Tu veux que je t'aide à retrouver ta maman ? »
« Tu peux pas, papa dit qu'elle est pa'ti au pa'adis. »
Oh mon pauvre chou. Je me levais et pris sa petite main dans la mienne. Qu'allais-je faire maintenant ?
« Dis-moi Kevin. Il s'appelle comment ton papa ? »
« Papa ? »
« Ok, je vois. » marmonnais-je. « Comment tu es arrivé ici ? » continuais-je.
« Euh, j'étais avec Mel et elle a vu ses copines et pa'ti avec eux. »
Comment quelqu'un pourrait laisser un enfant de trois ans tout seul dans la rue pour partir se balader avec des copines ? On était toujours sur le même trottoir, peut-être que quelqu'un allait venir le chercher.
« C'est qui Mel ? »
« C'est l'amou'euse de mon papa. Elle est pas gentille et voulait pas me donner à manger. » il commença à pleurer ensuite.
« Chut… » Je me mis encore sur mon genoux et le regardai dans les yeux.
« Hey, pleure pas bonhomme. Je suis là ok. Tu as faim Kevin ? »
« Oui. » il essuya ses larmes avec le revers de sa main.
« Tu sais quoi ? Moi aussi j'ai faim. Viens, on va à Mc Donald, tu aimes bien, hein ? »
Après un bon happy meal et une glace, Kevin et moi sommes retournés à la rue où je l'avais trouvé pour voir s'il y avait quelqu'un qui le cherchait. Je scannais les pensées des passants et commerçants dans le même but mais sans aucun succès.
Kevin commençait à être fatigué alors je le portais dans mes bras et allais au commissariat le plus proche. En route, je lui posais plein de questions sur sa famille et ses amis pour essayer de le détendre. Il m'apprit qu'il avait un seul véritable ami qui était son chien, il n'avait pas de frère et sœur et que son père travaillait beaucoup.
« Bonsoir, pouvez-vous m'aider à retrouver le père de ce petit garçon, s'il vous plait? Il était tout seul dans la rue. » dis-je à l'officier à la réception du commissariat.
« Oh pauvre petit. Un instant, je passe un coup de fil à l'officier Adams. »
J'acquiesçais simplement et allais m'asseoir sur une chaise, Kevin toujours dans mes bras.
« Bella, on est amis toi et moi, pas vrai ? » me demanda-t-il avec sa voix de bébé.
« Euh, je crois que oui. »
« Alors, t'as un amou'eux ? »
« Non, pourquoi tu me demandes ça ? »
« pa'ce que t'es jolie et je veux être ton amou'eux, moi et pas quelqu'un d'aut'e. »
Le rire de quelqu'un nous interrompit. Je levais mes yeux pour voir un grand homme séduisant en uniforme de police. Il ne pouvait pas être âgé de plus de trente ans.
… son amoureux, ha ! Qu'est- ce qu'un môme de trois ans peut savoir sur l'amour ? ...
« Bonsoir, je suis l'officier Adams, veuillez me suivre dans mon bureau s'il vous plait. »
Je me levais et suivis l'officier jusqu'à son bureau.
« Alors, on m'a dit que vous aviez trouvé le petit tout seul dans la rue ? » me demanda-t-il.
« Oui c'est ça, je l'ai trouvé seul il y a une heure à peu prés sur la troisième avenue prés du bijoutier. J'ai attendu que quelqu'un puisse revenir le chercher mais au bout d'un moment, Kevin avait faim et je l'ai emmené à Mc Donald. Après on est revenu au même endroit qu'avant pour attendre mais comme personne n'est apparu on est venu ici. » Expliquais-je en omettant ce que Kevin m'avait raconté sur la copine de son père.
« D'accord mademoiselle… » Dit-il.
« Bella, Bella Swan. »
Il acquiesça puis se tourna vers le petit.
« Dis-moi, Kevin, tu t'appelles Kevin, c'est ça ? » l'officier Adams demanda au petit garçon qui cachait son visage dans mes cheveux.
« Oui. Kevin Will Bronson. » Kevin lui répondit en osant enfin montrer sa petite tête.
L'officier prit un talkie-walkie et passa un message radio à toutes les unités dans la ville pour voir s'il y avait quelqu'un à la recherche d'un enfant et pour leur dire qu'un enfant nommé Kevin Will Bronson âgé de trois ans, brun avec les yeux bleus se trouvait au commissariat central si un proche le cherchait.
« Aucun avis de disparition d'un enfant n'a été signalé cet après-midi. On doit alors suivre la procédure qui est de prendre sa photo et enregistrer les informations qu'il peut nous fournir sur ses parents. Le message sera envoyé à tous les commissariats de l'Etat de Washington. Vous l'avez trouvé il y a une heure sans prendre en compte le temps qu'il a pu passer seul dans la rue avant vous. J'ai bien peur que ça prendra beaucoup de temps à retrouver ses parents. Donc si vous voulez partir nous vous demanderions juste de laisser vos coordonnés. »
« Non, je veux attendre encore un peu si ça ne vous ennuie pas. Mais dites-moi, si vous ne trouvez pas son père ce soir parce qu'il m'avait dit que sa maman est décédée, où est-ce qu'il passera cette nuit et demain si ça prend plus de temps ? » Demandais-je.
« Euh, d'habitude l'enfant est placé dans un centre de protection à l'enfance de façon provisoire jusqu'à l'apparition des parents ou d'un des proches. Mais puisqu'il est plus de vingt-heures, Kevin partira avec moi à la maison jusqu'à demain matin où je l'emmènerai au centre. Mais, bon, espérons qu'on trouvera son père au plus vite. Alors je ferai mieux de prendre la photo et de mettre le message en ligne rapidement. »
… elle semble attachée au petit et lui à elle …
C'était vrai, Kevin avait su m'attacher à lui. Il était si mignon et si drôle que je ne pouvais pas supporter de le savoir maltraité. Je n'avais jamais eu d'occasion à inter-agir avec des enfants mais je savais que je les aimais et Kevin me l'avait prouvé.
L'officier Adams guida Kevin dans une autre salle où il prit sa photo et la mit sur ordinateur. Il lui posa plusieurs questions sur sa famille et son école. L'avis de recherche fut envoyé et il ne restait qu'à attendre.
Il était huit-heure et demi du soir, Kevin jouait avec un petite voiture que lui avait donné l'officier Adams et toujours aucun signal. Mon téléphone se mit à sonner et l'écran affichait "maman". Elle allait être en furie.
« Allo ? »
« Bella où est-ce que tu es ? Ton père et moi venons de rentrer à la maison pour ne trouver qu'une maudite note qui ne dit pas où tu es allée. » elle s'énerva.
« Calme-toi maman. Je suis à Port Angeles pour faire… Hum du shopping. Je rentrerais toute à l'heure. Bye. » je raccrochais le téléphone et le remis dans ma poche.
« Mademoiselle Swan, vous pouvez rentrer chez vous. Il n'y a rien que vous puissiez faire ici de toute façon. En plus, il faut que je rentre moi aussi. Kevin semble fatigué. »
Je regardais le petit et justement il bailla en se frottant les yeux.
« Je sais, mais je voulais attendre pour dire à son père et sa copine ce que je pense moi d'oublier un enfant dans la rue pour aller trainer avec des copines. Je ne comprends pas comment certains parents peuvent être si négligeants. »
Je me levais et allais m'asseoir à côté du petit garçon qui me regardait avec ses yeux plein de sommeil maintenant.
« Hey, mon grand, ça a été un grand plaisir de te rencontrer tu sais. Mais maintenant je dois rentrer chez moi, et le gentil policier va t'aider à retrouver ton papa. D'accord ? »
« Tu vas pa'tir ? pou'quoi ? Je veux pa'tir avec toi Bella. » il commença alors à pleurer et ça me fit mal.
… merde, je comptais passer une soirée tranquille et voilà que ce merdeux et son fils me pourrissent la vie …
… j'espère qu'il va bien, Mélanie n'a pas arrêté de pleurer depuis tout à l'heure …
J'ai su avant de les voir qu'il s'agissait du père de Kevin et son "amoureuse" Mélanie ou Mel.
« Pleure pas Kevin, voilà, ton papa est arrivé, il va entrer dans ce bureau dans une minute. Regarde. » Je pointais la porte de mon doigt en me levant du sol.
Et comme prévu, une minute plus tard un bel homme âgé de pas plus de vingt six ans pénétra dans la pièce accompagné d'une grande brune les yeux en larmes. Larmes de crocodile oui. Je vis que l'officier Adams me jetait des regards bizarres. Merde ! Ca devait être le fait que j'avais su que le père de Kevin était là avant de le voir.
« Papa ! » cria le petit en courant se jeter dans les bras de son père.
« Hey, mon grand. Tu m'as fait une grande frayeur. »
« Oh mon dieu, Kevin. Mais où est-ce que t'étais parti ? Une minute, tu étais à côté de moi et la prochaine tu n'y étais plus. Je t'ai cherché partout. » Pleurnicha la bimbo.
… il fallait que j'arrête ma séance de manucure pour venir ici morveux ! …
J'avais pu comprendre ce qui s'était réellement passé en lisant dans les pensées de Mr Bronson et de la bimbo qui lui servait de compagne. Il était en voyage d'affaires pour deux jours et devrait arriver demain mais il avait fini et était rentré plus tôt. Arrivé à la maison sans préavis pour faire une surprise à sa copine et son fils, il n'avait trouvé personne et donc il avait appelé la cruche sur son cellulaire. C'est à ce moment qu'elle s'était rendue compte qu'elle avait oublié que Kevin était avec elle et donc avait prétendu l'avoir perdu il y a un moment et qu'elle était à sa recherche, alors qu'en vérité, elle était en pleine séance manucure avec sa bande d'amies.
« Mr Bronson, je suis l'officier Adams, content que vous soyez arrivé, j'étais sur le point de rentrer chez moi avec Kevin. » ils se serrèrent la main « je vous présente Mlle Swan, c'est elle qui a retrouvé votre fils tout seul dans la rue. »
« Oh, merci beaucoup mademoiselle, je vous suis reconnaissant. » me dit-il.
« Ne me remerciez pas. Kevin est un si gentil petit garçon, on est ami, hein Kevin ? » Le petit me regarda un instant et un gros sourire illumina son petit visage.
« Oh oui, on est les meilleurs amis du monde. Et quand je serai grand je serai ton amoureux. »
Cela nous fit rire tous à l'exception de la cruche qui pleurnichait toujours mais pas pour avoir perdu le petit, simplement pour avoir trois ongles non vernis.
« Bien, je vais partir maintenant mais j'ai un conseil pour vous Mr Bronson. Faites attention à qui vous faites confiance pour garder votre enfant. » dis-je en jetant un coup d'œil exprès à la cruche.
« Comm-… » M'interrompit la Bimbo.
« Je ne serai pas là la prochaine fois que votre compagne oubliera Kevin dans la rue pour aller faire du shopping avec ses amies. » je continuai sans faire attention à ce qu'elle comptait me dire.
« Comment osez-vous ? C'est lui qui est parti tout seul et je l'ai cherché partout dans le magasin où on était. »
« Ah, arrêtez votre cirque voulez-vous. Je sens encore l'odeur du vernis émaner de vos ongles. Je suis une fille et je sais ce genre de chose. Ca ne date pas de ce matin ni de cet après midi et vous avez encore trois ongles non vernis. En tous cas, ça a été fait il y a moins d'une heure alors que moi j'ai trouvé Kevin il y a presque deux heures de cela. Sauf si chercher où il était parti signifie se faire vernir les ongles dans votre dictionnaire, vous êtes une pleurnicharde menteuse. » Ouf c'était dit.
J'osais regarder Mr Bronson pour voir sa réaction, il était choqué ! Il regardait la cruche pour voir si elle allait renier.
« Enfin, ca ne me concerne pas tout ça et je suis désolée si j'ai dépassé mes limites. C'est juste que je ne supporte pas les mensonges et les mesquineries et surtout pas les menteurs. Voilà, c'est dit, maintenant je peux rentrer chez moi. » m'adressais-je au père de Kevin.
J'ébouriffais les cheveux du petit et lui souhaitais bon week-end ainsi qu'à l'officier Adams et Mr Bronson, dont j'appris qu'il s'appelait Daniel. Les pensées dans la pièce étaient toutes confuses.
… ok. Elle voulait dire sa façon de penser au père du petit et elle l'a fait. Mais putain qu'elle l'a fait ! …
… merde, Daniel sera difficile à amadouer maintenant que la salope lui a raconté …
… c'est vrai que je ne connais Mel que depuis très peu mais elle me parait digne de confiance, mais si ce que cette fille m'a raconté est juste alors …
En sortant du commissariat, je me disais que ma sortie, ce soir-là, avait quand même porté un peu ces fruits. Je n'avais pas aidé à incarcérer des trafiquants de drogue ni à sauver quelqu'un du suicide, et n'importe qui aurait pu faire ce que j'avais fait avec Kevin, mais les autres n'auraient pas pu remettre Mélanie à sa place comme je l'avais fait. Si ? … Ah ! Arrête de penser comme ça Bella. Tu sonnes comme les chirurgiens internes de la série grey's anatomy. Ils se réjouissaient quand il y avait un accident juste pour avoir un corps à ouvrir et tripoter… j'étais loin d'imaginer que la nuit venait juste de commencer et que j'allais être servie.
N/A: Desolée pour le retard mais ca en valait la peine d'attendre non?
c'est bon, bella va commencer à sortir de son ombre petit à petit et edward sera là pour l'aider. mais l'histoire est loin d'etre finie, elle ne fait que commencer en fait.
gardez vos ceintures et restez fideles vous allez être servies.
en tous cas, j'aurais besoin de creer de nouveaux personnages filles et garcons. je ne suis pas encore sure sur le nombre ni s'il seront reguliers mais l'idée est que:
dites moi des noms de filles ou garcons que vous voudrez voir dans ma fiction. les premiers seront ajoutés à un moment ou autre.
bisous
bouclette7
