disclaimer: les noms des personnages de Twilight appartinnent de droit à SM. ce que j'en fais ainsi que les nouveaux personnages est le fruit de ma propre imagination.


Merci toujours pour toutes celles qui m'ont laissé reviews et celles qui ont ajouté ma fiction à leurs favoris ou alertes.

merci pour Phika17 ma correctrice

Attention: ce chapitre contient du language.

N/A: on ne voit pas Edward dans ce chapitre par ce qu'il couvre en majorité le reste du week-end. ce chapitre contient des moments de violence, d'émotions, et de rire. mais j'ai jugé necessaire de traiter certains sujets pour faire avancer l'histoire.

Ex: bella va encore craquer. en fait il faut comprendre qu'elle n'avait pas jusque là fait son deuil puisqu'elle s'attachait à sa culpabilité. soyez indulgentes envers elle si elle vous tape dans les nerfs.

le plus dur dans ce chapitre était d'imaginer ce que peuvent être les pensées des autres éleves quand bella les entend. je devais trouver des idées originales, pas trop "fluf", et qui aient un quelque peu rapport avec le contexte.

voila, lisez et laissez moi savoir ce que vous en pensez. ne craignez rien, j'accepte aussi bien les critiques que les compliments.


Ma vie après lui

Chapitre 14 :

Dans mon chemin vers le central boulevard, je passais à côté d'une ruelle sombre à quoi je n'aurais prêté aucune attention si je n'avais pas entendu les pensées de deux personnes. La première était une jeune femme apeurée, terrifiée même, et qui luttait contre l'autre personne qui était un homme extasié à l'idée qu'il était plus fort et que la fille n'aurait aucune chance contre lui. Il allait avoir ce qu'il voulait et personne ne l'en empêcherait.

Je ne pouvais pas entendre leur voix puisqu'ils étaient à l'autre bout de l'allée, mais je pus suivre ce qu'ils disaient à l'instant où ca se transmettait dans leur tête. Et en même temps je courais vers leur direction.

Mike s'il te plait ne fais pas ça. Lâche-moi et je ne dirai à personne ce que tu m'as fait … la fille supplia son agresseur. Elle le connaissait.

chut et laisse-toi aller, je suis sûr que tu vas adorer. C'est toi qui m'as allumé d'abord… répondit le violeur.

non je n'aime pas ça, arrête putain. Lâche-moi ...

tais-toi salope … il la frappa sur le visage du revers de sa main et continua à la toucher et remonter sa jupe.

« Non. Je t'en supplie ! » je fus enfin en mesure de l'entendre à haute voix.

Le dénommé Mike ne l'a pas écoutée et ne m'a pas entendue approcher non plus jusqu'à ce que je le prenne du dos de son pull et le jette à terre loin de la fille. Il se releva aussitôt.

« T'es qui toi ? »

« Quand une fille te dit non c'est non, connard ! » sifflais-je d'entre mes dents en avançant vers lui.

Je pus enfin voir sa gueule grâce au peu de lumière venant du lampadaire de la rue d'à côte. Et qu'elle fut ma surprise de voir qu'il s'agissait de Newton. Mais lui ne me reconnut pas. J'étais folle de rage, cet incident m'avait rappelée ce qui m'était arrivé deux mois auparavant sauf qu'à l'époque j'étais droguée et je ne pouvais pas lutter. Deux pas en avant et je lui donnais un coup de pied là où ça faisait mal.

« Prend ça, comme ça tu ne pourras plus fanfaronner avec ta petite bite, fils de pute ! »

J'enchainais une série de coups de pieds et coups de poing là où je pouvais. Mes talons laissèrent leurs marques partout sur le corps du sale cabot.

« Comment tu te sens maintenant ? Hein ? Tu ne fais plus ton fier ? Allez montre-moi ce que t'as imbécile ! »

« Espèce de salope, tu vas me le payer ! »

L'adrénaline pompait dans mes veines et j'esquivais chacune de ses tentatives pour m'attaquer. Je lui assenais un coup de grâce dans le nez et j'entendis l'os craquer. Il tituba en arrière et retomba sur le sol en se prenant le visage dans ses mains et criant comme la petite fille qu'il était au fond.

« Tu laisses la fille tranquille et tu ne l'harcèles plus jamais, sinon je te jure que je te trouverais et te ferais la peau ! » je sifflais dans ses oreilles en le prenant par la tignasse. Il acquiesça et je laissai sa tête retomber sur le sol plus fort que nécessaire.

« Appelle quelqu'un pour te conduire à l'hôpital. Tu as sûrement un os ou deux de brisés. » lui criais-je quand je fus prés de la fille assise contre le mur.

« Va te faire foutre ! » il cria et ensuite pleurnicha de douleur.

oh pourquoi je n'ai pas laissé Tyler venir encore ? À deux on aurait eu cette pétasse et je l'aurai baisé jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus marcher. Elle a une belle gueule, la salope …

Je traversais les pas qui me séparaient de lui très vite et lui assenais un nouveau coup de pied dans les côtes et un deuxième dans son entre-jambe. J'avais envie de lui hurler 'pense à me toucher une seconde fois et t'auras ta bite en bouillie'. Je revenais vers la fille, elle était dans l'ombre et je ne pouvais toujours pas voir son visage.

comment ? Qu'est-ce que je vais faire maintenant ? Merci mon dieu pour m'avoir sauvé. Oh mon dieu ! …

« Hey, n'est pas peur, c'est fini. Il ne te fera plus mal. Viens. » et doucement je pris son avant bras et l'aidai à se relever.

« Tu veux que j'appelle quelqu'un pour venir te chercher ? »

non, non …

« Non. »

« Tu as une voiture ? Tu habites où ? »

« À Forks, je suis venue à Port Angeles avec lui. » elle pointait son menton vers le fils de pute qui était encore par terre et qui luttait pour se relever. J'aurais dû m'en douter puisque Newton était de Forks et elle semblait le connaître.

« D'accord, moi aussi je suis de Forks, je t'y emmène. »

elle est de Forks ? Je la retrouverai. Aie. Je la tuerai. Aie. Elle m'a cassé salope …

Je repartais avec la fille en direction du centre commercial. Une fois sortie de la ruelle sombre, je pus voir son visage. Elle avait un bleu sur sa joue gauche et ses lèvres étaient gonflées et saignées, ses cheveux en bataille, ses yeux gonflés et rouge à force de pleurer et elle avait un hématome sur son cou. Je la reconnus, c'était Angela Weber. Elle était avec moi en cours de math, biologie et sport. Elle m'étudia elle aussi et je vis la confusion dans ses yeux.

« Je ne t'ai jamais vu à Forks. Et tu devrais être au lycée mais je ne t'ai jamais vu avant. » elle renifla.

« C'est que je suis nouvelle Angela. Enfin j'étais nouvelle la semaine dernière. »

En arrivant au parking, je cliquais sur le bouton de la clé de ma Porsche et les lumières de cette dernière clignotèrent. Je fis signe à Angela de monter et je fis pareil après avoir remis mon sac à dos sur le siège arrière.

« Nouvelle ? Il n'y avait qu'une seule nouvelle élève toute cette année et c'est Isabella Swan. » Elle dit en me regardant, j'haussais un sourcil pour lui faire comprendre. Je démarrais et pris la route vers Forks.

wow, c'est vrai qu'elle lui ressemble énormément mais Isabella n'a pas une Porsche et ne s'habille sûrement avec des fringues de marque …

« Isabella ? Mais comment et si tu as ce bijou pourquoi tu ne la conduis pas au lycée ? »

« Bella. Je préfère qu'on m'appelle Bella. Et bien pour la voiture c'est très simple, je n'aime pas attirer l'attention. Maintenant dis-moi, comment tu te sens ? Qu'est-ce que tu faisais avec cet imbécile de Mike ? »

Je regrettais très vite de lui rappeler ce qui venait de se passer puisqu'elle recommença à sangloter. Elle enleva ses chaussures et remonta ses pieds sur son siège pour serrer ses genoux contre elle.

je ne suis qu'une idiote. Idiote et stupide. Comment j'ai pu accepter de sortir avec lui ? …

« Je suis désolée de te rappeler ça. Ce que tu faisais avec Mike le pleurnichard ne me regarde pas. »

Ma remarque sur Newton eu l'effet escompté. Elle rigola entre ses sanglots et se calma très vite en essuyant le résidu de ses larmes avec sa manche.

« Tu as vu son visage quand tu l'as jeté par terre ? » elle rigola.

« Ouais, ça l'apprendra. »

« Sacrée raclée ! Tu dois être très forte pour l'avoir battu comme un chien. Merde regarde ta main ! »

Ah ! Je n'avais pas fait attention mais ma main droite n'était pas en très bon état. Rien de cassé j'en étais sûre, seulement tâchée de sang. Celui de Newton quand je lui avais cassé le nez. Et j'avais juste un peu mal à mes phalanges et articulations carpiennes.

« T'en fais pas, c'est le sang de Newton quand je lui ai pété le nez. Tu crois qu'il va venir à l'école lundi ? Tu penses qu'il va raconter ce qui s'est passé ?»

« Non, je ne pense pas qu'il osera raconter qu'il s'est fait tabasser par une fille. Son égo est trop gros pour ça. »

Elle sortit un petit miroir de son sac à main pour voir son visage et eut un hoquet de surprise.

« Oh ! Ce salaud m'a laissée un bleu sur le visage. Qu'est-ce que je vais dire à mes parents ? J'imagine la tête de mon père, il va me tuer. »

« Pourquoi tu dis ça ? »

« Tu ne connais pas mon père. Il est très conservateur et ne sait pas que j'avais rendez-vous avec Mike. En fait, il ne veut pas que je sorte avec des garçons et aurait préféré m'envoyer dans un couvent. »

« Oh... » je ne savais pas quoi dire d'autre.

« Et en plus Mike ne me plait même pas. Il m'a demandé de sortir en tant qu'amis et moi j'ai accepté pour rendre Ben jaloux. Mon dieu que j'étais idiote, je savais que Mike était un coureur de jupon mais jamais je ne l'ai imaginé capable de forcer une fille. Tout est de ma faute. »

« Non, ne dis pas ca. Tu n'aurais pas pu imaginer ce qui allait arriver. Mike est un lâche, ne pense surtout pas que c'est de ta faute. »

« Mais il a dit que je l'ai allumé. Peut être que j'ai fait quelque chose qui lui a fait croire que je m'intéressais, je ne sais pas. »

« Écoute, tous les violeurs disent ça pour faire culpabiliser leurs proies. Il voulait que tu te sentes mal pour ne pas lutter et pour ne rien dire après. » je lui répétais la même phrase qu'un thérapeute m'avait dit il y a un mois de cela.

« Merci Bella pour tout. Je ne sais pas ce qui me serait arrivé si tu n'avais pas été là pour l'arrêter. »

probablement violée et abandonnée dans cette ruelle. Mon père m'aurait tuée ou à la moindre des choses reniée…

« De rien, n'importe qui à ma place aurait fait la même chose. Ecoute, si tu te soucies toujours de quoi raconter à tes parents, tu pourrais peut-être dormir chez moi cette nuit. Et demain on cachera le bleu avec du maquillage. Au moins ils n'auront pas à voir tes yeux bouffis de larmes. Qu'est-ce que t'en penses ? »

tu veux rire ? C'est très généreux …

« Je pense que c'est une bonne idée, mais je ne voudrais pas m'imposer, je t'ai causé suffisamment de problèmes comme ça, et puis tes parents diront quoi ? Et je ne suis pas sûre si les miens accepteront. »

« Si je propose c'est que ça ne me dérange pas du tout. Et ne t'inquiète pas pour mes parents, ils comprendront. Et pour les tiens, et bien, je pourrais demander à ma mère de les appeler à notre retour pour leur demander la permission. Ils ne lui diront pas non. »

« D'accord. Merci beaucoup. »

« De rien. »

Arrivées devant chez moi, je garais ma voiture dans le garage à sa place habituelle et pénétrais à la maison accompagnée d'Angela. Mes parents étaient devant la télé comme à leur habitude et je me doutais qu'ils attendaient mon retour.

« Bella, c'est toi chérie ? » maman héla de là où elle était.

Drôle de question, comme si un braqueur ou tueur allait lui répondre genre "non je ne suis pas Bella mais ne vous en faites pas je ferai vite. Je vais juste voler la télé que vous êtes en train de regarder. Rien d'extravagant. Ha ha ha"

« Oui c'est moi. Qui d'autre veux-tu que ce soit ?» je répondis en ricanant.

Elle se leva et vint me rencontrer dans le hall.

« Où sont passés les sacs de shopping ? C'est bien ce que tu m'as dit que t'étais en train de faire au téléphone pourtant. Et quel magasin est encore ouvert à-… » Elle se tut quand elle remarqua Angela.

« Maman, je te présente Angela, une amie et camarade de classe. On s'est rencontré à Port Angeles et je l'ai invitée à passé la nuit ici. Ca ne te dérange pas d'appeler ses parents pour leur demander la permission, hein, maman ? » je l'implorais d'accepter du regard.

mais qu'est-il arrivé à cette pauvre fille ? Oh non, si c'est ce que je pense il faut l'emmener aux urgences et prévenir la police …

« Euh non ça ne me dérange pas du tout. Mais je voudrais savoir ce qui s'est passé. Qu'est-ce qui t'es arrivée, Angela ? »

merde je n'ai pas pensé à ce que j'allais dire. Je ne veux pas qu'elle pense que je suis une trainée …

En sentant le malaise d'Angela, je décidais d'intervenir.

« Ce n'est rien de très grave maman. Il y avait ce voleur qui voulait lui prendre son sac et qui l'a frappée mais quand je l'ai vue, je l'ai défendue et j'ai crié à l'aide et le voyou s'est enfui. Le père d'Angela est très protecteur et elle ne souhaite pas qu'il l'enferme dans sa chambre pour le restant de sa vie, alors on a décidé que ça serait bien si elle passait la nuit ici et demain on cachera le bleu avec du maquillage. »

sauvée, merci Bella. Elle est géniale cette fille …

« Oh ma pauvre chérie ! » maman prit Angela de suite dans ses bras pour la réconforter. « Viens, je vais mettre une crème sur ta joue. » on partit à la cuisine.

« Merci Madame Swan. » répondit Angela.

« Oh, appelle-moi Renée. » dit maman en mettant des glaçons dans une serviette qu'elle donna à Angela.

« Je ne suis pas sûre s'il faut laisser passer cet incident sans prévenir la police, ce voyou se promène toujours en ville et il pourra s'attaquer à d'autres victimes » dit mon père. Il avait les mains posées sur le comptoir. Je ne savais pas qu'il avait écouté notre conversation.

« Ah, bonsoir papa. Ca était ta journée à Seattle ? » Demandai-je en espérant changer le sujet.

« Oui, on a fait les magasins de fourniture et déco. Tout sera délivré lundi. » me dit-il.

« Alors maman, tu passes le coup de téléphone ? Je suis fatiguée et je pense qu'Angela l'est aussi. »

« Ok. Mais avant dis-moi pourquoi t'as un pansement sur le front ?» Demanda ma mère en fronçant ses sourcils.

« Ah, ça ? » Zut !

« Oui ça ? Dans quoi tu t'es engouffrée cette fois-ci ? » Elle insista. Mon père et Angela attendait une réponse aussi.

« Ok, mais, maman, papa, promettez-moi de ne pas flipper. »

« Vas-y réponds, tu me fais flipper encore plus comme ça. » s'énerva mon père.

« Ok. Bon, ce matin je suis sortie faire du jogging au parc de la ville et je n'avais pas fait attention à la route. Une voiture allait me heurter quand Edward m'a tirée du chemin. J'ai perdu l'équilibre et je suis tombée par terre d'où la toute petite mignonne plaie sur mon front. Edward est allé avec moi à l'hôpital et Carlisle m'a fait des touts petits points de sutures, ça ne m'a même pas fait mal, je vous jure. Ha ha ! » j'eus un petit rire nerveux pour leur montrer que tout allait bien, mais comme personne ne rit avec moi je continuais.

« Il m'a fait faire des radios pour s'assurer que je n'avais rien de cassé et c'est le cas. Je suis en parfait état. Voila, vous savez tout, maintenant prend le téléphone et passe le coup de fil que je monte dormir. »

Ma tentative pour alléger la situation en utilisant les "tout petit" et "mignonne" n'avait pas fonctionné apparemment puisque mes parents étaient là scotchés. Je ne pouvais même pas savoir à quoi ils pensaient parce qu'ils ne pensaient à rien. Il y avait le vide total dans leur esprit pour un bon moment. Angela comprit que la situation était tendue et voulut m'aider à son tour et donc intervint.

« Euh, en fin de compte je pense que je vais rentrer chez moi pour vous laisser en famille. Je vois que vous avez des choses à vous dire et moi je ne suis qu'une étrangère après tout. » elle dit d'un air triste.

Ma mère sortit de sa transe à ce moment.

« Quoi ? Oh non, Angela ça n'a rien à voir avec toi. Bella on en reparlera plus tard et rappelle-moi de remercier Edward. Donne-moi le téléphone veux-tu ? »

La mère d'Angela accepta sans hésitation que sa fille passe la nuit chez nous et promit de passer le message à Monsieur Weber. Angela fut soulagée qu'elle n'eut pas à se confronter à ses parents si tôt et que mon père semblait oublier son soucis pour les autres victimes potentielles du 'voyou'.

En fait raconter à mes parents que c'était un étranger qui avait agressé Angela me rendait service aussi. Je ne voulais pas imaginer la réaction de mon père s'il apprenait que Newton (le garçon qui avait menacé sa fille AKA : moi) était un violeur.

« Et voila c'est ma chambre. » dis-je à Angela.

« Wow, ta maison est vraiment immense et ta chambre fait le triple de la mienne. T'as une superbe vue d'ici ! » s'exclama Angela en se posant devant la baie vitrée donnant sur la terrasse.

« Ouais, écoute si tu veux prendre une douche vas-y, je te trouverai un pyjama pour dormir. »

« Ok. Merci encore une fois Bella, pour tout. »

« De rien, je te demanderais juste de ne pas dire à Mike ni à qui que ce soit que c'était moi qui l'ait tabassé. Il m'en veut assez déjà après l'incident avec Chad White, je ne voudrais pas l'envenimer encore plus contre moi. »

« Je ne comptais rien dire du tout. C'est le moindre que je puisse faire. Et, en plus, il est évident que tu tiens à ne pas attirer l'attention. »

Je lui montrais ensuite la salle de bain et lui donnais un pyjama à mettre. Et, après la douche, je lui montrais l'autre chambre d'ami au bout du couloir au troisième étage.

« Sois libre de dormir jusqu'à n'importe quelle heure. Bonne nuit ! »

« Bonne nuit Bella ! »

Cette nuit-là, les cauchemars hantèrent mon esprit et me rappelèrent des souvenirs que je voulais tellement oublier. Je me réveillais en sursaut et les images vives des événements de la maudite soirée passaient et repassaient encore dans ma tête comme si c'était arrivé juste hier. Le visage triste de mon frère quand il a vu Elena embrasser un autre que lui, ses paroles quand j'ai avoué lui avoir menti à propos d'Elena juste pour m'accompagner à la fête, ma peur quand Jason touchait toutes les parcelles de mon corps alors que je ne pouvais pas me débattre de son emprise, ma terreur quand sa voiture heurtait celle de Ryan pour lui faire perdre le contrôle et ses cris et menaces qu'il allait se venger…

Mon corps convulsa sous la force de mes sanglots imprévus, j'avais l'habitude d'avoir des cauchemars mais jamais je n'avais eu une aussi violente réaction. Se pouvait-il que ce soit à cause de l'incident avec Angela ? Où était-ce la crise du samedi matin qui n'était pas encore révolue ? En tous cas, quoi que ce soit ce qui ait pu déclencher mes larmes, ça avait suscité une colère noire et une volonté de tout casser.

La maison était calme, il était six-heures du matin et tout le monde dormait encore. Je me dépêchais de descendre à la salle de sport avant de craquer. Je m'attaquais au sac de frappe et lui assenais coup après coup. Pourquoi devait-il mourir ? Ce n'était pas juste, il n'avait que dix-sept ans, avec un très beau futur devant lui. Il devait vivre et aller à l'université, devenir ingénieur aérospatial comme il rêvait et participer à des découvertes de l'espace. Il devait fonder une famille et avoir une grande maison et un chien comme il souhaitait depuis toujours. Ah oui, même ça, je l'en lui avais privé, à cause de ma peur bleue des chiens étant petite.

Je n'étais qu'une arrogante égoïste qui ne se souciait de personne d'autre qu'elle-même, une idiote qui faisait souffrir tout le monde autour d'elle. Rien dans ce monde ne me ferait me pardonner, même si je passais ma vie à aider les autres.

« Bella arrête chérie, tu te fais du mal. » j'entendis la voix de mère dire de loin.

Deux bras frêles m'entourèrent et je me débattis pour me libérer, comme la personne ne me lâcha pas, la réalité me frappa et je me rendis compte que j'agrippais toujours le sac de frappe avec force. Mon cœur battait à cent miles à l'heure et j'haletais en respirant. Mes mains et jambes me faisaient mal, très mal mais j'en tins pas rigueur à ce moment. Ce qui attira mon attention était ma mère qui me tenait dans ses bras les larmes aux yeux.

« C'est bon chérie tout ira bien, laisse-toi aller ! » elle me murmura en caressant mes cheveux.

oui ma chérie, fais ton deuil, ça me brise le cœur de te voir ainsi mais il fallait que ça arrive un jour ou l'autre …

Mes jambes cédèrent en dessous de moi et je tombais au sol entrainant ma mère avec moi. Les sanglots reprirent de plus belle et je ne pouvais rien y faire, à part écouter les paroles réconfortantes de ma mère. Les minutes passèrent et mes sanglots devinrent de plus en plus calmes jusqu'à ce qu'ils ne soient que des reniflements.

« Il me manque tellement maman. Pourquoi fallait-il que ce soit lui ? Pourquoi pas moi ? Ca aurait était que justice. Après tout, l'idée d'aller à cette fête était la mienne et Jason m'en voulait, à moi, pourquoi fallait-il que Ryan paye le prix de mes erreurs ? »

« Je t'interdis de penser à ça, rien n'était de ta faute, tu m'entends. Tu ne savais pas ce qui allait se passer à cette fête et tu ne pouvais rien faire. Le coupable est derrière les barreaux, tu le sais ça, tu étais toi-même une victime et t'en as souffert. J'aurai pu te perdre toi aussi tu sais. » Elle renifla puis continua « Quand les médecins nous ont annoncé, à ton père et moi, qu'il fallait t'opérer du crâne et qu'il y avait un grand risque que tu ne survives pas, mon monde s'est écroulé. Je ne pouvais pas perdre deux enfants en même temps. »

Je vis dans ses yeux qu'elle croyait chaque mot de ce qu'elle me disait, mais je ne pouvais toujours pas renier ce sentiment de culpabilité qui me rongeait. Rien ne le fera disparaître parce que c'était la vérité. J'allais argumenter et lui dire pour quelles raisons je me sentais coupable mais elle ne me laissa pas le temps.

« Mais regarde ce que t'as fait à tes mains ! Quand tu veux faire de la boxe, et bien, pense au moins à mettre des gants. Viens, il te faudra des glaçons sinon elles vont encore gonfler. »

Elle se leva et m'entraina avec elle jusqu'en cuisine, l'heure sur le micro-onde indiquait sept-heures et demi du matin. Wow, combien de temps avais-je passé avec le sac de frappe ?

« Il est où papa ? » je ne savais pas s'il était déjà parti au travail ou s'il dormait encore.

« Il est déjà parti à son travail, il t'a vu toute à l'heure mais je lui ai demandé de ne pas intervenir. »

Donc mon père avait lui aussi assisté à mon cataclysme soudain. Ma mère remplit deux sacs de glaçons et les posa sur mes mains. Ensuite elle mouilla sa main et la passa sur mon visage pour enlever les traces de larmes comme si j'avais encore six ans.

qu'est-ce qui a pu déclencher ça ? Si seulement elle s'ouvrait à moi ! …

« Ton amie ne s'est pas encore levée. Tu veux bien aller la réveiller pour prendre le petit déjeuner. Je m'y met tout de suite. »

Mon amie ? Oh oui putain, je l'avais oubliée celle-là. Angela dormait toujours et j'espérais seulement ne pas l'avoir pas réveillée quand j'avais dévallé les escaliers comme une folle ce matin.

« Elle dort encore, il est encore tôt alors ça va. » reniflai-je.

Le reste de la matinée passa sans incident, je ramenais Angela chez elle après avoir bien caché toute trace de son agression la veille. J'avais dû discuter avec sa mère et prétendre qu'Angela et moi étions devenues de très bonnes amies pour éviter les soupçons et les questions mal placées.

Angela se posait plein de questions sur les raisons de mon comportement antisocial au lycée, elle ne comprenait pas pourquoi je m'isolais alors que je pouvais être populaire en un rien de temps, elle se demandait pourquoi mes parents semblaient très bien connaître les Cullen et pourquoi ne trainais-je pas avec eux au lycée si nos parents étaient amis. Elle se demandait si elle devait m'en parler mais en avait décidé autrement. En tous cas, elle ne comptait pas en parler aux autres et pour ça, je la remerciais.

L'après-midi, par contre, était beaucoup plus animé. Anna, notre nouvelle employée de maison avait emménagé chez nous, dans la chambre au premier étage, elle était venue accompagnée d'une amie à elle, Eléonore, pour l'aider à s'installer et dire qu'elles étaient excitées était un mensonge. Anna n'en croyait pas ses yeux en voyant que sa chambre était plus grande que son ancien studio et qu'elle avait une vue sur la forêt avoisinante.

Ma mère lui avait fait faire le tour de la propriété et expliqué quelles seront ses tâches ainsi que les règles à suivre. Moi, j'avais bien fait attention à écouter attentivement les pensées des deux jeunes femmes pour être sûre qu'il n'y avait aucune faute de jugement de ma part et qu'Anna était belle et bien la bonne personne pour le job. Le reste de l'après-midi je l'avais passé dans ma chambre à faire mes devoirs.

Lundi matin, j'avais décidé d'améliorer légèrement mon look pour plusieurs raisons. Premièrement, je ne me cachais pas derrière mes pulls ringards parce que je n'avais aucune raison d'avoir peur et puisque tout le monde semblait comprendre autrement, j'allais leur prouver qu'ils avaient tort. Deuxièmement, une semaine m'avait largement suffie pour observer les autres et distinguer le superficiel du naturel. Et finalement, j'avais toujours mon don qui me permettait de connaître les vraies intentions de ceux autour de moi et donc je pouvais remettre à leur place ceux qui m'approcheront avec mauvaise foie.

Et donc ce fut habillée d'un jean moulant bleu foncé, un pull vert ajusté, une veste bleue courte et des baskets que je me rendis au lycée. Non pas avant d'avoir eu droit à un bon petit déjeuner préparé par Anna.

voila elle arrive, c'est bien elle n'est ce pas ? …

est-ce qu'elle a changé de look ou je me trompe ? …

regarde-moi ce joli petit cul …

putain elle est forte. Elle a évincé Tanya de son chemin pour avoir Edward rien que pour elle …

la chance, je vendrai mon âme pour qu'Edward me prenne dans ses bras comme elle, et ils m'ont dit qu'il en avait pleurait …

Je devenais de plus en plus parano et confuse après chaque pas vers ma classe d'anglais. Pourquoi tout le monde pensait à moi et me saluait ?

est-ce qu'elle prendra la place de Tanya? …

les vidéos Denali/Swan sont hilarantes, j'ai déjà atteint dix miles hits sur youtube …

alors c'est vrai ? Cullen l'a sauvé d'un accident …

Putain ce n'était pas vrai, il ne me manquait plus que ça, faire le buzz sur internet. C'était quoi cette chance de merde que j'avais ? Je haïssais le lycée.

ah la voila …

« Salut Bella ! » dit Lauren avec un sourire jaune.

Je ne lui répondis pas et me contentais d'hausser un sourcil.

« Écoute, Jessica et moi, on voulait te parler d'une chose importante. »

« Allez-y ! » lui dis-je simplement.

« Sais-tu que Mr Royce va être mis à l'épreuve et qu'un inspecteur du ministère de l'éducation va venir ici faire une enquête sur l'affaire avec Tanya et des autres filles ? Et tu sais, Tanya ne reviendra pas au lycée avant que cette affaire ne soit terminée. » me dit Jessica toute excitée pour une raison qui m'échappait encore.

« Non, moi, j'ai entendu qu'elle ne reviendra plus du tout. » dit Lauren.

« Pourquoi vous me racontez tout ça ? » lui demandais-je.

Les deux cruches se regardèrent un instant puis se tournèrent vers moi.

« Tu as vaincu Tanya alors tu prends sa place, désormais tu es la reine du lycée. » dit Lauren.

« Et c'est notre job de collecter tous les ragots et de les raconter à Tanya avant. » continua Jessica.

Je sentis la matière grise de mon cerveau se rétrécir rien qu'en écoutant les babillages de ces deux-là.

« Je ne comprends pas. Vous étiez amies avec Tanya à ce que je me souviens, puis-je savoir la raison de ce revirement ? »

« C'est de sa faute, elle ne sait pas ce que veut dire amitié. Tu te rends compte qu'elle ne nous a rien dit sur son affaire avec le principal ? Amie ? non j y crois pas une seconde ! » pleurnicha Jessica.

« Et en plus c'était toujours à propos de ce qu'elle voulait, elle. Tu te souviens Jessica de la fête de noël chez Tyler ? Tu te rends compte Bella ? On est allé toutes les trois acheter des robes, et il y avait cette jolie robe rose que j'avais vu en premier et que je voulais acheter pour moi, et bien sa majesté me l'a arrachée des mains et l'a acheté pour elle-même. » continua Lauren en me tenant par l'avant bras.

Je me débâtis de son emprise et fis un pas en avant pour leur échapper mais au moment où j'allais leur dire qu'il fallait que j'aille en cours, Jessica me tenait pas l'autre bras.

« Ou bien la fois où je lui avais avoué que je trouvais Mike Newton craquant, et bien deux jours plus tard et elle me raconta qu'elle était sortie en rendez-vous avec lui la veille et qu'ils s'étaient embrassés. Maintenant je me demande si c'était tout ce qu'ils avaient fait. »

J'arrachais mon bras de sa main et reculais en levant les mains devant moi en faisant attention de les cacher dans mes manches ne laissant apparaître que mes doigts. J'avais encore quelques bleus datant de ma crise de nerfs du dimanche matin.

« Écoutez-moi vous deux, je n'ai pas vaincu Tanya, je me suis juste défendue parce qu'elle s'en est prise à moi. Ok ? Et ce n'était clairement pas pour devenir reine ou ce que vous l'appelez. Et votre machin truc là sur me raconter les ragots et bien ça ne m'intéresse pas du tout. Ok ? D'ailleurs je suis contre la monarchie. Alors, moi, je vais aller à mon cours et, vous deux, et bien trouvez-vous une nouvelle reine ou cornichon ailleurs.»

Sur ce, j'accélérais mes pas vers ma salle de classe et pris place au fond de la salle comme toujours.

« Bonjour, tu es nouvelle ? » me demanda un garçon que je voyais pour la première fois.

je suis sûr que c'est la première fois que je la vois …

Il était assis à la table sur ma droite, mais d'habitude c'était une fille qui s'y assayait. Je la cherchais du regard pour voir si elle était là et vis qu'elle avait pris la place de Tanya.

« Euh, non pas vraiment. J'étais nouvelle il y a une semaine de cela. Aujourd'hui c'est toi le nouveau. »

« Euh, non. Je suis très ancien et figure-toi que c'est d'habitude ma place où tu t'assoies maintenant. J'étais juste parti en voyage en Malaisie, mais malade pour les profs et administration. » il me chuchota sa dernière phrase.

« Tu viens de me l'avouer, tu n'as pas peur que je te dénonce ? Je ne te connais pas après tout. »

« Mais moi je te connais, en tous cas j'ai entendu parler de toi dans les couloirs. La fille qui a fait tomber le règne de Denali en une semaine. »

Alice et Edward m'en ont parlé un peu aussi quand je les ai vu hier …

Le prof nous rappela à l'ordre pour commencer le cours. Et moi j'écoutais à quoi pensait mon voisin, je voulais savoir comment il connaissait Alice et Edward et qu'est-ce qu'ils avaient pu lui raconter. Mais, avec ma poisse, il était concentré sur la lecture du prof et ne pensait à rien en dehors des cours qu'il devait rattraper. En fin d'heure il se tourna vers moi et me dit qu'il s'appelait Thomas Mc Kurt avant de partir.

Isabella Swan, je sens qu'on va être très amis ! …

Je n'aimais pas comment il prononçait mon nom dans sa tête mais je n'y prêtais aucune attention pour le moment. Alors que je rangeais mes affaires dans mon sac, je vis qu'Alice m'attendait à la sortie de classe, la tête remplie de questions ?

qu'est-ce qui s'est passé samedi avec Edward ? Pourquoi ne m'a-t-elle pas appelé pour sortir samedi soir si elle n'avait rien de prévu ? Pourquoi elle avait invité Edward chez elle et pas moi ? Qu'est-ce qu'elle pense de la vidéo d'elle dans les bras d'Edward après l'accident ? Mon pauvre frère est terrifié à l'idée qu'elle soit en colère et qu'elle lui en veuille. De quoi parlait-elle avec Lauren et Jessica tout à l'heure ? Putain je n'y tiens plus, il faut que je sache, il faut qu'elle me raconte tout …

Je m'approchais d'elle et vis qu'elle ne tenait pas en place. Pour quelqu'un d'autre, elle paraissait comme shootée ou au pire comme si elle avait une envie pressante de faire pipi.

« Tout doux Alice, je commence à te connaître et je sens que là tu as des questions à me poser. Alors vas-y mollo et pose une question à la fois. » je ne voulais pas répondre directement à ses questions mentales pour éviter les soupçons.

« Oui oui, tu connais tout toi ! » dit-elle sarcastique « mais, bon, alors voila, qu'est-ce qui s'est passé samedi avec Edward ? »

Et comme ça, je lui racontais tout ce qui s'était passé omettant la dispute avec Edward dans le parc et ma révélation que j'avais des sentiments pour lui. Elle me montra ensuite une video où on voyait Edward me tenir inconsciente dans ses bras et crier pour que quelqu'un appelle une ambulance. Je ne savais pas quoi en penser, ce n'était pas de sa faute si un élève du lycée se trouvait dans les parages au moment de l'accident et avait trouvé amusant le fait de prendre la scène en vidéo. Mais je n'avais pas besoin d'entendre des rumeurs sur ma soit disant relation secrète avec lui. Vous parlez de passer inaperçue ! Pas avec ma poisse.

Alice me raccompagna jusqu'à ma deuxième salle de cours, qui se trouvait juste en face de la sienne alors elle n'allait pas être en retard.

« Au fait, belle tenue aujourd'hui. Pas autant que vendredi mais tu t'améliores. Puis-je demander pourquoi le changement ? »

« Merci, et non tu ne peux pas, ce sont des raisons personnelles. » lui dis-je en lui faisant un clin d'œil.

Mon cours de math passa en douceur, je n'avais aucun problème avec les intégrales. Ryan était mon tuteur pour les matières scientifiques et il avait une manière très pédagogiquement efficace pour me faire comprendre les différents sujets, mieux que certains profs ne le faisaient.

Angela qui était dans le même cours que moi avait hésité à venir me parler, et je voyais très bien dans sa tête qu'elle se demandait si je voudrais qu'elle me parle alors pour arrêter ses soupçons je la saluais brièvement moi-même.

Quinze minutes avant la fin du cours, la secrétaire du principal vint me demander de la suivre au bureau de Mr Royce. Le prof me permit d'y aller sans rechigner.

... et bien, enfin quelqu'un a pu mettre terme à Royce. Je le déteste depuis le premier jour de mon travail ici … (secrétaire)

Entrée dans le bureau, j'étais face à un Mr Royce fulminant en silence, il y avait aussi un autre homme dans la quarantaine tenant un magnétoscope dans la main et un dossier dans l'autre. Il était assis sur l'une des deux chaises devant le bureau. Il se leva en me voyant entrer et se présenta en tant que Nicolas Scott, inspecteur d'éducation dans l'Etat de Washington, et me demanda ensuite de le suivre dans une petite salle de conférence où il pourrait me poser des questions sans être sous pression devant Mr Royce.

L'interrogatoire se passa dans le calme, les questions qu'il me posa étaient légitimes et je répondis avec autant de sincérité que je pouvais sans compromettre mon secret. Ensuite il me demanda de répondre à certaines accusations de Mr Royce où il prétendait que j'avais tout imaginé et que j'étais nouvelle dans l'établissement alors c'était improbable que Tanya m'ait raconté une chose si intime sans me connaître.

J'avais simplement répondu que je n'avais aucun intérêt à mentir ou imaginer une chose pareille et que Tanya m'avait avouée sa relation avec Mr Royce et m'avait menacée de ne rien dire et qu'il y avait d'autres témoins pour le prouver. En fin de compte, je pus voir dans la tête de l'inspecteur que Mr Royce courait le risque de renvoie immédiat de son poste ainsi qu'un procès pour pédophilie et abus de pouvoir.

L'heure du déjeuner arriva et je forçais mon chemin dans la foule d'élèves pour aller à mon casier avant la cafeteria. Ce qui s'avérait être une épreuve pour mes nerfs. Les pensées de quelques uns me donnaient la nausée, et celles d'autres me faisaient bouillir de rage. Encore une fois, je haïssais le lycée !

putain ce Tyler n'a pas arrêté de frimer sur sa nuit avec Mallory. S'il savait que je savais déjà à quoi ressemblaient ses nichons ! En plus elle n'a rien de spécial comme toutes les autres …

il est si beau, qu'est-ce que je ferais pour être sa petite amie ? Edward Cullen humm…

As I watched my mother die, I lost, my head,Revenge now I sought, to break with my bread … (celui là chantait une chanson de Metallica dans sa tête)

je savais qu'il n'allait pas aimer, lui qui m'a parié qu'il l'aurait avant les vacances de printemps. Elle est avec Cullen maintenant. A moi les dix dollars …

le cours de math m'a fait chier …

ha ! C'est ce que je pensais. Alice Cullen l'a pris en pitié et lui a donné de nouvelles fringues …

allez les belles jambes, je serai heureux de les voir autour de ma taille …

Ugrr les hormones !

C'était midi et pourtant personne ne pensait à ce qu'il allait manger, la majorité des mâles pensaient au sexe et fantasmaient sur les filles, et les femelles fantasmaient sur les garçons, c'était affolant surtout quand quelques unes de ces femelles en chaleur pensaient à Edward dans leurs fantasmes. Oh mon dieu, j'étais jalouse !

Au moment où je décidais d'arrêter de lire les esprits des autres, une dernière pensée lointaine m'alarma au point de faire tomber mon sac et courir. Pourvu que je ne sois pas en retard.


N/A: voila, maintenant il est clair que bella prend trés au serieux sa mission d'aider les autres. je ferais en sorte de detailler quelques unes de ses missions sauvetages, et de decrire brievement d'autres. enfin, ca depend de l'impact de cette intervention sur la vie de bella.

on sait qu'Anna est bel et bien la nouvelle employée de maison chez les swan, que bella ne s'habillera plus comme une ringarde, qu'il y a des filles qui courent toujours après Edward et que Bella en est jalouse.

à trés bientot mes cheres lectrices.

bouclette7