disclaimer: les noms des personnages de Twilight appartinnent de droit à SM. ce que j'en fais ainsi que les nouveaux personnages est le fruit de ma propre imagination.
Merci toujours pour toutes celles qui m'ont laissé reviews et celles qui ont ajouté ma fiction à leurs favoris ou alertes.
merci pour Phika17 ma correctrice
Attention: language et leger lemon dans ce chapitre
N/A: fans d'edward? vous serez ravies de lire chapitre.
bella affrontera encore une fois un tourment de son passé, mais tout est pour le mieux. enfin j'espere.
Ma vie après lui
dans le chapitre precedant:
Oh mon dieu, j'étais jalouse !
Au moment où je décidais d'arrêter de lire les esprits des autres, une dernière pensée lointaine m'alarma au point de faire tomber mon sac et courir. Pourvu que je ne sois pas en retard.
Chapitre 15: Edward is not my boyfriend. Not yet anyway
… au secours … respire … aidez-moi … je vais mourir … ma vie … papa … maman … dirai au revoir … je t'aime Matt … mourir …
Je suivais la direction de ces pensées confuses et illogiques. D'habitude quand une pensée était non réfléchie de cette sorte, elle signifiait que la personne était soit un petit enfant, soit atteint d'une maladie mentale ou bien se trouvait dans un état de choc et perdait toute notion de cohérence.
Dans cette situation, j'étais certaine qu'il s'agissait de la troisième option. La personne était une fille et elle était en danger.
« Hey, Bella attend. Où est-ce que tu vas comme ça ? » Quelqu'un me héla. Je reconnaitrais cette voix parmi des milliers.
Je ne m'arrêtais pas, il n'y avait pas de temps à perdre et je m'approchais de plus en plus de l'endroit d'où venait la pensée. Edward courait derrière moi, pour je ne sais quelle raison. Je n'y prêtais aucune attention et concentrais mon cerveau sur la fille. Je ne l'écoutais plus et c'était un mauvais signe. Très mauvais signe.
Je pénétrais en trombe dans la salle de piscine qui était apparemment ouverte, et cherchais partout la fille du regard tout en enlevant ma veste. Je plongeais tête la première dans la piscine et nageais jusqu'au fond de celle-ci. Et là je la vis, elle ne bougeait plus. Je nageais jusqu'à elle et la pris par la taille avec un seul bras et me débâtis avec l'autre pour remonter à la surface.
« Bella, qu'est-ce qui t'as pris de sauter dans la pisci-… » Edward se tut quand il vit que je tenais une fille inconsciente et bleuâtre dans mes bras.
« Dépêche-toi, aide-moi à la ressortir de l'eau, elle ne respire plus ! » lui criais-je.
Il la tint par les aisselles et la poussa en dehors de la piscine. Je m'appuyais sur mes deux mains pour sortir à mon tour et allai m'agenouiller à côté de la fille.
« Il faut qu'elle respire. Tu sais comment faire la réanimation ? » Lui demandais-je effrénée.
« Je suppose, mais je ne l'ai jamais appliqué sur un vrai cas, il faut appeler les secouristes ! » il bégaya.
« On n'a pas le temps, faut faire quelque chose. Vas-y, fais ce que tu peux, je vais aller demander de l'aide, fais attention à sa tête on ne sait pas si elle l'a cogné. Je sais que tu peux le faire. »
Je le vis commencer à souffler de l'air dans la bouche de la fille et à pomper sa poitrine et je me levais en trombe et courais vers la salle des profs où il y aura probablement quelqu'un qui s'y connaît en premiers secours. J'ignorais les regards et pensées des autres autour de moi, je supposais que mon apparence 'mouillée de la tête aux pieds et affolée' n'était pas des plus communes dans les couloirs du lycée. Quand je vis le coach Clapp je lui sautais dessus littéralement.
« Mr, il faut que vous m'aidiez. Il y a une fille qui s'est noyée dans la piscine, je l'ai repêché et Edward est avec elle maintenant pour la réanimer. Suivez-moi, je vous en prie. » Criai-je et recommençais à courir vers la piscine avec le coach à mes côtés « Il faut appeler une ambulance, elle a peut-être une hypothermie. » continuais-je.
Quand je revenais auprès d'Edward, la fille avait déjà recraché l'eau qu'elle avait avalée mais elle était toujours étourdie et allongée par terre. Elle tremblait de froid mais au moins elle était vivante et respirait.
« Très bon boulot Edward, tu feras un bon médecin. » lui dis-je.
Je relevais ma tête et vis qu'on n'était plus les seuls ici mais plusieurs élèves et profs s'étaient regroupés autour de nous et prés de la porte. Edward enleva sa veste et la mit sur mes épaules parce que je tremblais aussi et je ne l'avais même pas remarqué.
« Merci Edward, mais mets-la sur elle, j'ai déjà ma veste avec moi je vais la mettre. » dis-je en désignant la fille du menton.
« Bella. Comment … comment tu as su pour elle ? » Me demanda-t-il doucement.
Uoh, c'était une question à laquelle je ne m'attendais pas et je n'avais pas de réponse plausible à lui fournir. Mais je ne voulais pas lui raconter n'importe quoi non plus, alors j'optais pour une semi vérité espérant qu'il lâcherait l'affaire.
« Je l'ai entendu crier au secours. » dis-je comme si c'était évident.
« Mais quand je t'ai vu courir, tu étais loin de la piscine, tu étais à côté de ton casier je t'ai vu. Et comment as-tu pu l'entendre avec tout le bruit dans le couloir ? »
Je réfléchis une seconde à ce qu'il me disait, et je trouvai qu'il avait tout à fait raison. Même avec mon don, d'habitude, je n'arrivais pas à entendre les pensées lointaines, et la piscine était certainement loin des casiers. Alors comment avais-je pu entendre les pensées de la fille ? Je n'en avais aucune idée pour le moment. Je décidais d'y réfléchir plus tard et d'essayer de contrôler les dégâts.
« J'ai une très bonne ouïe c'est tout, fais-moi confiance. » j'haussai les épaules.
… une bonne ouïe ? Moi j'ai une bonne ouïe pourtant je n'ai pas rien entendu. Plus tard …
Deux secouristes arrivèrent en ce moment avec un brancard et transportèrent la fille jusqu'à l'ambulance. Le coach Clapp me dit alors que j'étais excusée des cours de l'après-midi et que je pouvais rentrer chez moi pour me changer. Edward me remit ensuite mon sac. Il l'avait trouvé où ?
« Je t'ai vu le laisser tomber mais je pensais que tu aimerais le récupérer alors, voila. »
« Merci beaucoup. »
Les chuchotements autour de nous s'accrurent, suivis d'un rond d'applaudissements et d'acclamations pour le sauvetage. J'étais soulagée de constater que personne, à part Edward, ne semblait avoir trouvé ça soupçonneux.
Ce dernier était entouré de quelques élèves avides d'informations sur ce qui venait de se passer et dont la majorité était des filles battant leurs cils et flirtant ouvertement avec lui. Je voulais juste lui dire au revoir avant de partir mais les groupies autour de lui me barraient le chemin. Juste lui dire au revoir ? T'en es sûre ? Parce que là je t'ai senti capable de tirer ses greluches par leur tignasse et réclamer ce qui est à toi. S'exprima mon subconscient.
Je pris congé de la foule qui s'agrandissait de plus en plus et me dirigeais vers le parking. Je priais seulement de ne pas attraper un rhume vu que j'étais mouillée et que le vent était froid. J'ouvris la portière côté conducteur de ma voiture avec des mains tremblantes et jetais mon sac sur le siège passager. Une tape sur mon épaule me fit sursauter légèrement et je pivotais pour faire face à un Edward inquiet ? Crispé ?
« Oui ? » lui demandais-je d'une petite voix.
« Tu es partie très vite, et je voulais savoir comment tu te sentais ? »
… j'espère qu'elle ne me prend pas pour un dragueur. Arg, maudites soient ces filles et maudit soit Emmett …
Je ne comprenais pas. Qu'est-ce qu'Emmett venait faire là-dedans ? Je notais mentalement de lui poser la question plus tard.
« Là, tout de suite, j'ai tellement froid que je ne sens plus mes orteils. » murmurai-je en claquant les dents.
« Oh pardon. Désolé de t'avoir retenue, je m'inquiétais, c'est tout. Si tu veux je peux te reconduire chez toi ? »
« Tu as déjà récupéré ta voiture ? »
« Oh merde. Oups désolé. J'ai oublié qu'Emmett me conduit à l'école maintenant. »
… je me demande comment j'ai pu oublier ça. C'est de la pire torture de supporter ses choix foireux en musique tous les jours …
« Pas grave, même si tu avais la Volvo je n'aurais pas accepté. Tu as cours dans quinze minutes, tu n'as pas oublié ça aussi rassure-moi. »
Il baissa les yeux honteux. Il avait oublié ! Oh que je l'aimais. C'était étrange et inexplicable ce que je ressentais en ce moment. Malgré le froid qui me rongeait les os, j'avais chaud au cœur. Je le regardais minutieusement comme pour graver son portrait dans ma mémoire, jamais je ne voudrais l'oublier.
« Ce n'est pas un problème tu sais, je peux aller voir Mme Cope et lui dire que je ne me sens pas bien et prendre les clefs de la jeep d'Emmett, il n'a qu'à rentrer avec Rosalie ou jasper. »
« Merci Edward, c'est très gentil. Mais ce n'est pas la peine, je vais juste attendre dans la voiture jusqu'à ce que je me réchauffe un peu et conduire jusqu'à chez moi. »
« Je vais attendre avec toi un peu alors. » conclut-il « si tu es d'accord bien sûr. »
« Vas-y, monte ! »
Nous montâmes en voiture et j'allumais le chauffage en le mettant à max.
« Qu'est-il arrivé à tes mains ? » s'enquit-il en prenant ma main dans la sienne.
« Un peu de nerfs et un sac de frappe. » murmurai-je nerveusement. Allait-il me prendre pour une personne violente ?
« Je vois, tu veux en parler ? » j'hochais négativement la tête.
« Hey, mais tu n'as rien mangé ce midi, tu ne penses pas que ce serait mieux si tu allais à la cafétéria manger quelque chose avant le début des cours ? » lui demandai-je.
Il sacrifiait son déjeuner pour rester avec moi. Je ne mentirai pas en disant que ça m'était égal. Au contraire, j'étais très flattée et heureuse que je puisse lui parler même pour quelques minutes.
… elle veut que je parte ? Ah ! Mais elle est mal tombée, je ne partirai pas tant qu'elle ne me le demande pas franco et tant pis pour mon ego …
Cette remarque me fit chaud au cœur, c'était bien de savoir qu'il ne lâchait pas facilement l'affaire et qu'il savait ce qu'il voulait. Même si je pensais toujours qu'il avait mal choisi, et je n'étais pas celle qui le contredirait. C'était trop tard pour ça, j'étais déjà très attachée à lui. Cependant, je ne le retiendrai pas quand il ouvrirait enfin les yeux et me verrait sur ma réalité.
« Ne t'inquiète pas pour moi, j'ai eu un petit-déj de roi. Sinon, comment tes parents ont pris la nouvelle de l'accident ? Renée semblait très émue au téléphone hier. »
« Ne m'en parle pas. Mon père serait prés à m'enfermer dans ma chambre pour le restant de ma vie si ça m'éviterait les accidents, mais il trouve ça difficile à croire. »
… dans ce cas comment pourrais-je la voir alors moi ? …
« Ta chambre est à quel étage ? » s'enquit-il soudain.
« Troisième, pourquoi ? »
… merde, c'est trop haut. Pourquoi le troisième ? Pourquoi pas le premier ou le rez-de-chaussée ? Ça aurait était plus cool ...
J'étouffais un rire en feignant de tousser, pourquoi voulait-il que ma chambre soit au rez-de-chaussée ? Est-ce qu'il comptait me rendre visite en cachette dans ma chambre ? Je devrais être outrée pas cette idée mais la façon dont Edward pensait à ça était trop drôle. Il n'y avait rien de malsain dans sa tête, enfin pas plus pervers que ce à quoi je pensais moi-même à son égard.
Il ne répondit pas à ma question, absorbé toujours dans ses multiples plans à grimper jusqu'à ma fenêtre si jamais mon père m'empêchait de sortir. A ce moment, je décidais de sortir de sa tête et de n'écouter ses pensées qu'en cas d'extrême besoin. J'imaginais que trop bien son expression choquée et dégoutée si un jour je lui révélais mon secret. Je ne voudrais pas qu'il m'accuse de l'espionner en plus.
C'était clair qu'il allait me prendre soit pour une psychopathe, soit pour une bête de foire. Tu sautes aux conclusions là, ma belle. Edward n'est pas comme ca. Mon subconscient me réprimanda une nouvelle fois. Dis-donc, il se faisait plus présent aujourd'hui celui-là !
« Edward ? » chuchotai-je ne voulant pas le faire sursauter.
« Hein ? » il sortit de sa transe et me dévisagea un moment.
Ses yeux s'assombrirent sous l'effet d'une émotion qui m'était étrangère jusqu'à ce que je rencontre ce beau et charmant garçon assis en face de moi. Je vis dans ses yeux mon expression miroiter la sienne et il y avait soudain comme de l'électricité dans l'air qui me donnait une délicieuse sensation dans mon bas-ventre et faisait remonter le rouge à mes joues. Il inclina sa tête vers moi et je faisais de même. Quelque part dans mon cerveau j'entendis une voix me raisonner et me supplier d'arrêter ça tout de suite, elle me disait que j'allais regretter, que j'allais souffrir et faire souffrir Edward avec moi, qu'il fallait que je soigne les plaies du passé avant d'en créer d'autres. Mais je l'ignorais, je ne pouvais désormais plus renier ce nouveau besoin naissant et fleurissant en moi. Le besoin d'être proche de l'homme que j'aimais. Il caressa ma joue avec ses doigts, remis une mèche de cheveux derrière mon oreille et approcha mon visage du sien avec sa main posée sur ma nuque.
Ses lèvres allaient se poser sur les miennes quand une tape sur la vitre du côté passager nous fit sursauter et le moment fut interrompu. Flop. Il n'y avait plus de magie dans l'air, seulement un silence inconfortable. Je me repris vite et fis descendre la vitre. Emmett était debout devant la porte, il s'inclina pour bien nous voir.
… que faisaient ces deux-là dans la voiture ? …
Il dut voir le regard noir que lui lançait Edward et la gêne apparente sur mon visage parce que ses pensées furent plus confuses à un instant puis amusées.
… j'ai interrompu quelque chose ? … oh putain ! J'ai vraiment interrompu quelque chose. Merde Edward va me faire la peau, mais pas avant que je le taquine à mort. Je n'oublierai jamais son coup monté avec Alice …
Humm, je me demandais ce que ça pouvait bien être. J'imaginais seulement que ça devait être horrible si la lutine y était impliquée.
« Hey mec, on t'attendait à la cantine vieux. On a entendu des bribes sur ce qui s'est passé à la piscine et on te cherchait partout. C'est Thomas qui m'a dit t'avoir vu partir au parking. Alors c'est quoi l'histoire ? Salut Bella, il parait que t'as plongé dans la piscine pour sauver une novice en première année? »
« Emmett, qu'est-ce que tu veux ? » demanda Edward d'une voix terne, ou était-ce frustrée ?
« Hey relax, t'auras tout le temps pour cajoler ta chérie plus tard. Raconte-moi ce qui s'est passé plutôt. »
« Emmett. » siffla t-il d'entre ses dents.
J'étais embarrassée et mortifiée parce que je ne savais pas où est-ce que j'en étais. Maintenant que la magie du moment était interrompue ma raison avait pu reprendre le dessus sur mes hormones, et elle n'était pas contente du tout.
« C'est bon Edward, Emmett ne sait pas de quoi il parle. Alors voyons voir. J'ai entendu cette fille crier au secours et donc on est allé voir ce qui n'allait pas. Elle était tombée dans la piscine alors j'ai plongé pour la repêcher et c'est Edward qui l'a réanimé. Voila tout. » lui dis-je.
« Alors tu n'as pas couru comme une folle dans les couloirs à crier à l'aide ? C'est pourtant ce que racontaient quelques uns. Et il y en a d'autres qui ont trouvé le spectacle hot, tes vêtements collaient à ton corps comme dans une pub. » me dit-il taquin avant d'éclater de rire.
« C'est mieux que de se filmer en vidéo avec seulement un string qui est rouge en plus. » oups ! Je n'étais pas supposée savoir ça. Et puis Zut.
C'était au tour d'Edward de partir en un sacré fou rire et claquer la paume de sa main sur sa cuisse. Je souris à cette vue. Il avait le plus merveilleux rire que j'avais jamais entendu.
« Comment tu le sais ça ? Qui est-ce qui te l'a dit ? C'est ce morveux ? » Demanda-t-il livide en désignant Edward « Ou est-ce que c'est l'autre petite emmerdeuse ? Hein ? »
« Peu importe qui me l'a dit, l'important c'est que je sais. Et laisse-moi te dire que c'était le moyen de séduction le plus minable dont j'ai jamais entendu parler. »
… qui que ce soit qui lui en a parlé, je le découvrirai et il aura affaire à moi. On avait un accord de ne plus jamais en parler …
La sonnerie signalant le début des cours retentit et je sentis mon cœur se resserrer, je devais dire au revoir à Edward et en plus la situation entre nous après ce presque baiser était on ne peut plus maladroite. Je ne savais pas quoi lui dire. Mais Emmett m'épargna l'effort.
« Edward tu viens ? »
« Oui, vas-y toi, je te rejoins. » Emmett partit en classe et Edward pivota sur son siège pour me faire face.
S'il te plait. Ne reparle pas de ce qui aurait pu se passer si Emmett n'était pas intervenu. Je n'étais pas prête. Il fallait que je fasse quelque chose.
« Je te vois demain au lycée, Edward ? » je lui demandais d'une voix calme et détachée.
Ma question le prit au dépourvu car il paraissait surpris et ensuite blessé ? Mais je ne voulais pas le blesser, je voulais juste un peu de temps. Tout allait trop vite.
« Oui, euh, à demain Bella et prend soin de toi. » me dit-il d'une voix aussi détachée que la mienne sans me regarder dans les yeux.
Il sortit de la voiture et partit en classe sans regarder derrière lui. Je résistais à mon envie de lire ses pensées. J'avais pris une décision et il fallait que je m'y tienne. Pour notre bien. S'il y aurait un nous s'entend. - Ah tu m'énerves avec ta philosophie et moral à deux sous-. S'écria mon subconscient en tenant sa tête entre ses mains.
Je démarrais mon ancienne Audi et conduisis jusqu'à chez moi. Il faisait un froid de canard et je sentais que j'allais tomber malade. Avec ma poisse pas question d'y échapper. Je vis la voiture de mon père dans le garage ce qui voulait dire qu'il ne travaillait pas aujourd'hui ou bien que ma mère l'avait emmené avec elle dans la sienne.
« Anna, est-ce que tu peux me préparer quelque chose à manger pendant que je prend une douche ? » demandais-je quand j'entrais en cuisine.
Anna sursauta et laissa tomber l'assiette qu'elle lavait dans l'évier.
« Non de dieu Bella, tu m'as fais peur. Qu'est-ce que tu fais à la maison à cette heure-ci. Et pourquoi diable t'es toute trempée ? »
« Longue histoire. S'il te plait, prépare-moi un sandwich ou quelque chose je meurs de faim. »
« Ok, va d'abord te nettoyer. »
… qu'est-ce qui lui est arrivé ? Peut être que quelqu'un dans l'école lui a fait une mauvaise blague ? Il faut que je lui apprenne à se défendre et ne pas se laisser faire …
Je rigolais toute seule à l'idée d'Anna m'apprenant des techniques de défense et quelques insultes. Dans sa tête, j'étais une gosse de riche gâtée et facilement intimidée.
« Bella, viens au salon une minute ! » la voix de mon père résonnait dans la maison, il avait l'air pas content. Et ce n'était pas bon pour moi. Mais qu'est-ce que j'avais fait ?
« Oui, papa, tu voulais quelque chose ? » demandai-je quand je fus à vingt mètres de lui. Valait mieux garder sa distance pour m'esquiver vite si ça dégénérait.
« Écoutes, je sais que tu es-… » Commença t-il calmement. Et puis il me vit et là « pourquoi t'es trempée ? Regarde-toi, t'es toute bleu, tu veux attraper la mort ou quoi ? » Il s'énerva.
… je lui en parlerai plus tard quand elle aura repris des couleurs …
« Euh, c'est une longue histoire. Ca te dit si je te la raconte après que j'ai pris une douche ? »
« Oui fais ça. Et reviens ici vite fait, je veux te parler. » Mais qu'est-ce qui lui prenait ? Je ne savais pas et ses pensées ne furent d'aucune aide. Il ne pensait pas à ce dont il voulait me parler.
Ah ! Que c'était bon d'être sous un jet d'eau chaude. Je me lavais minutieusement le corps en essayant d'ignorer la partie de mon cerveau qui imaginait Edward ici avec moi sous la douche.
Que me ferait-il s'il était là ? Je tremblais à l'idée de ses mains habiles parcourant tout mon corps, et de ses lèvres parfaites mordillant mon cou et le lobe de mon oreille, je le laisserai volontiers me toucher là où personne ne m'avait jamais touché. Et moi, que lui ferais-je s'il était là ? Hum… D'abord je l'embrasserai passionnément et fougueusement en gémissant son nom et en lui disant que je l'aimais, je laisserai mes mains caresser ses cheveux en batailles et puis son dos et son torse musclés et même son derrière ferme, je me régalerai à la vue de son sexe tendu que je pourrais toucher, j'envelopperai mes jambes sur sa taille et le supplierai de me prendre et de nous faire qu'un.
Hé-oh, Putain tu te réveilles ma vieille ? T'es trop osée pour une vierge ma parole. Fais vite ton père t'attend- encore une fois mon subconscient me prit au dépourvu. Je me rinçais et sortis de la douche. Mes pas étaient mal assurés à cause des titillations entre mes jambes et mon bas ventre. Je savais de quoi il s'agissait, j'avais entendu beaucoup de filles en parler mais je n'avais jamais expérimenté ce sentiment jusque là et c'était frustrant.
Mon père était assis sur un fauteuil lisant un livre quand je me mis devant lui. Il ferma le livre, le posa sur la table et enleva ses lunettes.
… tu peux le faire, t'es son père t'as le droit de savoir. Respire, expire. Renée t'es où quand j'ai besoin de toi ? …
Ok, je commençais à flipper là. Qu'est-ce qui se passait ? Il allait m'enfermer dans ma chambre comme il me l'avait fait bien croire hier soir c'était ça ? Dans un coin de ma tête j'étais contente d'avoir dit à Edward où se trouvait ma chambre.
« Je voulais te parler de ça. » dit-il d'une voix ferme, menaçante à peu prés.
Il tenait des vêtements dans sa main. Quand il vit ma confusion il les déplia et là j'entendis comme un click sonner dans ma tête. Je pus enfin voir dans la tête de mon père de quoi il s'agissait et je n'en avais plus besoin de ses pensées pour savoir où cette conversation allait nous mener. Le bas de jogging ainsi que le pull appartenaient à Edward. Il les avait oublié ici le samedi quand il avait pris une douche.
Ma gorge devint sèche et, tout à coup, j'avais besoin de m'asseoir. En une tentative sans espoir d'y échapper, je décidais de me la jouer stupide même si je doutais que ça marcherait sur mon père.
« Ah désolée papa, je suis une idiote. Je voulais t'en parler avant mais j'ai totalement oublié. Tu vois, samedi après l'accident et tout, j'ai comme oublié de faire le linge. Donne-les moi je vais les laver tout de suite et les remettre dans ton dressing. Mais je ne comprends pas pourquoi toute cette scène, tu aurais pu seulement les donner à Anna et elle les aurait lavé. » J'haussai les épaules et tendis mes mains comme pour prendre les fringues.
… quoi ? Mais qu'est-ce qu'elle me raconte ? …
« Ils ne sont pas à moi ces fringues. Et pourquoi diable je laisserai mes vêtements dans la salle de bain de la chambre d'amis au premier ? » S'énerva-t-il.
« Mais si il sont à toi. Tu as dû sûrement oublier c'est tout. » J'haussais de nouveau mes épaules en évitant de le regarder dans les yeux.
« Je te dis qu'ils ne sont pas à moi. Ils sont 'deux tailles' plus petits, alors ? »
… elle me prend pour un imbécile ! Ma fille se moque de moi et me prend pour un imbécile …
J'étais cuite.
« Peut-être que c'est un fantôme qui hante les lieux ? » dis-je d'une toute petite voix.
Il ne gobait pas non plus cette excuse et me jetait un regard qui disait "allez ma fille accouche". Mais pourquoi fallait-il que l'idiote d'Anna lui demande si les vêtements étaient à lui ? Et pourquoi penser à moi ? Je n'étais pas la seule à vivre dans cette baraque tout de même.
« Un cambrioleur alors ? » il ne gobait pas ça non plus. « Non ? Pas un cambrioleur non plus ? » Chuchotai-je. Il secoua la tête et continua à me fixer.
« Ben, s'ils ne sont ni à toi ni à un cambrioleur ni à un fantôme, alorsilssontàEdward. » avouai-je d'une traite.
« Attend, répète doucement ce que tu as dit. »
« J'ai dit qu'ils sont à Edward. »
Mon père pâlit et tapa le sol du pied. Et j'aurais juré voir de la fumée sortir de ses narines et oreilles.
… Edward ? que faisait ce morveux dans ma maison ? …
« Je ne savais pas qu'Edward était venu dans ma maison et encore moins qu'il s'y est déshabillé ! » fulminait mon père.
« Oh non, mais que vas-tu imaginer enfin ? Il a pris une douche et a oublié d'apporter ses vêtements avec lui, c'est tout. »
« S'il a oublié ses fringues sales ici en quoi est-il rentré chez lui ? Nu ? En sous-vêtements ? Tu l'as vu nu ? Oh mon dieu, ne répond pas à cette question. Et pourquoi diable a-t-il pris une douche ici ? Tu vas me dire qu'il n'avait pas d'eau chez lui ? Qu'un cambrioleur a volé tout le savon et serviettes chez les Cullen ? Qu'est-ce que tu vas me sortir comme baliverne maintenant ? J'aurais à parler à Carlisle, qu'il tient son fils loin de toi. Je savais qu'il n'était pas net à la façon dont il te regardait au diner. Et toi, jeune fille, ne parle plus jamais à ce garçon. »
C'était le plus long discours que j'avais entendu mon père dire depuis longtemps. Il était énervé et comme mon père s'énervait rarement, je trouvais la situation amusante quand il le faisait. Je tournais ma tête loin de lui pour cacher mon sourire.
« Et pourquoi pas me mettre une Ceinture de chasteté tant que t'y es ? Et m'enfermer dans une forteresse en haut d'une montagne où nulle personne ne pourra m'atteindre ? Il n'y a rien qui s'est passé samedi ni aucun autre jour. T'inquiète pas, personne n'a encore volé la vertue de ta fille.» le rassurais-je. Je repris mon souffle et continuais. « Edward s'est jeté devant une voiture roulant à plus de cent kilomètres à l'heure pour me sauver, et ensuite il m'a accompagné à l'hôpital. Il a dû attendre avec moi pour me conduire à la maison après. Il était déjà passé une heure de l'après-midi et j'avais faim et je savais que lui aussi aurait faim alors je l'ai invité à entrer et manger quelque chose. Et comme il n'avait pas eu le temps de prendre une douche après le jogging du matin, je lui ai proposé de le faire ici. Et calme-toi, je ne l'ai pas vu nu. Je lui ai donné des vêtements que j'ai trouvés dans ton dressing. Voilà, on a déjeuné ensemble et il est parti chez lui. Content ? »
« Quoi qu'il en soit, je n'aime pas trop cette histoire, il aurait dû te conduire ici et rentrer chez lui. Ecoute, je comprends ce que tu peux ressentir à cet âge mais tu es encore jeune, pense seulement à tes études et fais attention à toi. »
Et voila, l'amusement était parti et je sentis comme un ancien tiroir dans mon cerveau s'ouvrir laissant sortir des paroles que je ne me croyais pas capable de dire.
« D'où te vient cette soudaine envie d'être super protecteur ? Hein ? Tu ne t'en souciais pas avant. Je pouvais sortir quand je voulais, où je voulais et tu ne disais rien. Tu savais que je buvais de l'alcool, et fumais parfois mais ça ne t'as jamais gêné. Tu n'avais que ton travail et quand tu ne travaillais pas tu t'enfermais dans ton bureau pour suivre le cours des actions de tes différentes sociétés. Alors ne fais pas comme si tu t'intéressais à moi, ça ne te va pas. » M'écriai-je avant d'arracher les vêtements d'Edward des mains de mon père et de monter les escaliers en courant.
« Reviens ici, je t'interdis de me parler sur ce ton jeune fille. Tu sais très bien qu'il n'y avait rien de plus important pour moi dans ce monde que toi et ton frère. » Cria-t-il du bas des escaliers.
« NON, je ne sais rien du tout. Tes nouveaux recrus dans l'armée étaient plus importants que Ryan et moi. La preuve c'est que les week-ends au lieu de nous emmener dans un parc d'attraction tu préférais nous emmener à la base avec toi pour soit disant apprendre les arts martiaux. Et, avec ça, on devait faire bonne figure devant la haute société et assister à des galas et diners avec votre bande de copains riches. Tu attendais toujours jusqu'à ce que quelque chose de grave arrive pour agir et tu faisais quoi ? Tu prenais des mesures drastiques sans même essayer de comprendre. »
Je le laissais planté là, figé en bas des escaliers, choqué ? Incrédule ? Et remontais les marches restantes jusqu'à ma chambre. Je n'essayais même pas de lire ses pensées, je ne voulais pas lui trouver d'excuses ou le prendre en pitié. Pas pour le moment en tous cas.
Je claquais la porte derrière moi et allumais ma chaine HI-FI en mettant le son à son plus haut niveau. Au diable le calme. Je rangeais vite le pantalon et pull de l'homme que j'aimais dans mon dressing et faisais les cent pas dans la chambre, ne sachant quoi faire d'autre avec mon corps. Comment on en est arrivé là ? Pourquoi avais-je dit ça ? C'était de l'histoire ancienne et je croyais que j'avais oublié le sentiment d'amertume que j'éprouvais face à la négligence de mes parents, mais apparemment il était toujours là, caché au plus profond de mon être attendant une occasion pour se manifester.
Quelqu'un frappa à ma porte et je dus baisser le son de la musique pour entendre.
« Entre ! » criai-je.
Anna entra avec un plateau de nourritures en main.
« Je t'ai apporté à manger. Euh, il faut vraiment penser à installer un ascenseur dans cette maison les marches pour monter jusqu'ici m'ont épuisé ! » dit-elle essoufflée.
« Mais il y en a déjà un, tu ne le savais pas ? Il est hors service pour le moment. Quelqu'un de la compagnie d'entretien passera cette semaine pour voir ce qui ne va pas. »
« Ok, c'est bien alors. Je vais descendre préparer le diner. »
« Ok Anna, merci. »
Elle ferma la porte derrière elle et je me sentis tout à coup calme alors je mangeais tout ce qui se trouvait sur le plateau. Je pris mon médicament contre le rhume juste au cas où. Et m'attaquais aux devoirs scolaires.
Une heure plus tard, je me connectais sur ma boite mail pour voir s'il y avait une réponse de Jenna mais il n'y en avait pas. Par contre, je reçus quelques mails de quelques uns des potes de Ryan qui demandaient de mes nouvelles. Je leurs répondis par l'habituel 'tout va bien merci d'être inquiét'.
Il était déjà dix-huit heures quand je décidais d'aller voir papa. Je ne m'étais jamais fâchée contre lui et ça ne me plaisait pas du tout. Il m'aimait je le savais, c'était juste qu'il n'avait jamais su le dire. Et je l'aimais aussi, beaucoup même. Tous mes actes passés : sorties, fêtes, alcool, et course de voiture, je les faisais dans le but d'attirer son attention et celle de maman.
Parfois je jalousais Jenna, quand elle se plaignait de son père protecteur, je souhaitais intérieurement que mon père soit au moins à peu prés comme le sien. J'aurais aimé qu'il me dise ce qu'il fallait et ce qu'il ne fallait pas faire ou qu'il m'interdise de sortir avec des personnes qu'il ne connaissait pas. Mais non, il me disait toujours qu'il me faisait confiance et que j'étais assez mure pour savoir ce qui était bien pour moi, ou bien il se moquait en disant que j'étais encore incapable de faire des conneries même si je le voulais. Je ne savais pas s'il disait ça parce qu'il le croyait ou simplement pour ne pas avoir à se casser la tête avec mes histoires. Mais s'il m'arrivait de faire une bêtise toute sa confiance s'envolait et il prenait le rôle du juge et exécuteur à cœur.
« Je peux entrer ? » demandai-je en toquant sur la porte de son bureau.
Il releva la tête de son ordinateur pour me regarder. Je n'attendis pas sa permission et fermais déjà la porte derrière moi.
« Je viens m'excuser pour ce que j'ai dit tout à l'heure, je, je ne voulais pas le dire. Et puis tu es un père génial. Et… » Bafouillai-je.
« Viens là. » il me fit signe d'aller m'asseoir sur son genou. Ce que je fis sans hésiter.
Il encercla ses bras autour de moi et caressa mes cheveux comme il le faisait quand j'étais petite.
« Je ne t'en veux pas, car ce que tu as dit n'est autre que la vérité. Je me suis rendu compte trop tard que je n'étais pas là pour ton frère et toi comme il le fallait. Je ne vais pas me chercher des excuses parce que j'en n'ai aucune. Jamais mon travail ne devait prendre la première place devant ma famille. Je te demande pardon, et si jamais Ryan nous écoute, pardon mon fils. » il embrassa mes cheveux et essuya mes larmes. Larmes ? Je ne savais même pas que je pleurais.
Je passais, à mon tour, mes bras autour de son cou et posai ma tête sur son épaule. On resta comme ça un bon moment à nous rappeler les bêtises et anecdotes d'enfance de Ryan et moi, comme la fois où on faisait du skate et papa voulait essayer mais finit par tomber deux secondes après. Les souvenirs me faisaient rire ou rougir d'embarras mais les larmes étaient là tout le temps. Mon frère me manquait, il nous manquait.
« Alors, Edward et toi vous êtes quoi … ? » Demanda-t-il suggestif après un moment de silence.
Je levais ma tête de son épaule pour le regarder dans les yeux.
« Edward et moi, on est amis ? » c'est sorti plus comme une question.
« Hum… d'accord. Et vous comptez le rester, amis je veux dire, ou vous comptez …? » Encore une fois il ne finit pas sa phrase.
« Tu veux vraiment parler garçons maintenant ? »
« Heu, non pas vraiment. » finit-il par dire.
… je trouverai bien un autre moyen de le tenir à l'écart de ma fille ce morveux …
Ce fut la première pensée que j'entendis de mon père après notre dispute toute à l'heure. J'avais comme fait exprès de ne pas l'écouter avant pour vivre notre conversation pleinement. Ma mère entra de son boulot quelques minutes plus tard et fut surprise de nous voir enlacés mais elle se joignit vite à l'étreinte.
La soirée passa ensuite en parfaite harmonie en dinant tous ensemble et regardant un film, après même Anna se joignit à nous. Elle était très contente celle-là et j'étais contente pour elle. Je finis par raconter l'incident de la piscine à mes parents et ils dirent combien ils étaient fiers de moi. Ma mère chanta les louanges d'Edward quand je lui racontais qu'il avait réussi à réanimer la fille tout seul. Mon père, lui, ne faisait aucune remarque, il pensait déjà aux nombreux moyens de le faire fuir si jamais il osait me demander de sortir avec lui, commençant par le forcer à un entrainement militaire puis lui montrer la collection de pistolets et mitrailleuses qu'il gardait dans son bureau, ensuite l'emmener à un camping entre hommes où il pourrait le traumatiser à vie et ainsi de suite.
Pauvre Edward ! Rappelez-moi encore pourquoi je souhaitais avant que mon père soit protecteur ? - Parce que t'es qu'une idiote qui ne sait pas apprécier ce qu'elle a. voila. Il faut toujours que tu te compliques la vie-. Ben, tiens, mon subconscient était toujours là, je l'avais oublié celui-là.
N/A: quelques une d'entre vous m'ont reproché le cliffhanger du dernier chapitre, disant que j'étais mechante. alors je fini ce chapitre sans cliffhanger. meme si je doute que beaucoup dentre vous voudrez savoir ce qui va se passer avec Edward et bien sans vous laissez attendre: Edward ne sera plus dans ma fiction.
lol je rigole. je vous ai eu pas vrai?
allez vous fachez pas et laissez moi savoir ce que vous pensez.
a bientot
bouclette7
