Accablé par la situation qui le tourmentait depuis peu, Aphrodite fit le bilan de sa situation. Il venait de retrouver celui qu'il avait appris à aimer malgré lui, il n'avait pas trouvé en lui la force nécessaire pour briser l'image de Saga. Les chevaliers qu'ils considéraient comme ses amis lui avaient dit qu'il cherchait en vain un mort, mais jamais sa motivation n'avait pour autant disparue. Certes, elle avait baissé à certains moments, mais elle était toujours ravivée d'une façon ou d'une autre. Comment pouvait-on seulement vouloir oublier un homme tel que le Gémeau ?
Il plaisait au chevalier des Poissons de croire en la romance de cette histoire qui n'avait pas lieu d'être entre Saga et lui. La mort de celui qu'il admirait autrefois s'était radicalement changé en amour, un amour fort qui faisait battre son coeur fortement dés qu'il pensait à lui... Une idylle qui n'était réelle que dans son imaginaire fécond. Un sentiment nait naturellement qui avait énormément fait souffrir le jeune Poisson. Des nuits entières, il avait regardé d'un oeil morne les plis de ses draps, les imperfections de la pièce où il couchait. Déjà adulte alors qu'il avait à peine une dizaine d'années... Et le modèle qu'il affectionnait tant était mort pour tous. Un an seulement que Saga n'était plus et tout le monde avait semblé l'oublier, comme s'il n'avait jamais existé à leurs côtés, lui qui avait pourtant tant fait pour eux, lui qui leur avait appris plus de choses capitales qu'un frère de sang ne l'aurait fait. Et pourtant à présent...
Cet homme avait un autre visage, d'autres traits qu'Aphrodite ne reconnaissait plus. Il avait été jeté telle une marchandise sur le lit du Grand Pope avec un dilemme simple dont il fallait donner la réponse. Il n'y avait pas à réfléchir plus, le chevalier aux mille roses, bien que bouleversé, n'avait pas le choix. La solution était claire: faire ce que cet homme voulait. C'était l'unique solution pour préserver Saga. Simple... Si simple... Mais si dur à accomplir, Aphrodite était résigné mais cela n'empêcha pas ses mains de trembler lorsqu'il les posa sur son armure. Il dut inspirer profondément avant de lui ordonner mentalement de se défaire, de le laisser seul face à son assaillant. L'armure d'Or brilla davantage et se détacha, reprenant sa forme initiale plus loin sur le sol. Le petit Poisson n'était plus qu'en pantalon et fixait le Grand Pope dans l'espoir de le satisfaire. Visiblement, c'était chose réussie si l'on en croyait le sourire lubrique qui illuminait ses lèvres.
- Continue joli Poisson.
Il n'y a pas à le nier, Aphrodite est réellement mignon... Ses yeux gardent une certaine rancune à mon égard, c'est amusant. Ses mains se posent docilement sur son pantalon et il commence à le faire descendre lentement, trop lentement mon goût... Il arrive à ses genoux, plus vite ! Enlève-le complètement ! Je n'aime pas attendre, même si maintenant, cette attente aiguise mon désir. Ses cuisses dévoilées sont pâles, une étendue opalescente dont mes doigts brûlent d'envie de cajoler leur douceur. Et ce sous-vêtement... Tu devrais regarder cela Saga, ton bien-aimé porte un dessous trés attrayant... Un dessous blanc qui moule ses formes... Il est au plus prés de son corps, comme il serait simple pourtant de le lui arracher héhé... Enfin, il a fini son oeuvre et me regarde, me quémandant mon avis. En réponse, je lui souris et m'approche de lui. Puisqu'il ne semble pas prêt à me révéler ce qu'il a de plus intime, alors je vais me faire un plaisir de le faire pour lui.
A cette pensée, Arès alla à Aphrodite, grimpant sur le lit tel un fauve désireux de se rassasier de la chair de sa proie. Sa main glissa immédiatement contre le dernier rempart qui protégeait encore le jeune chevalier de lui. Les doigts de l'imposteur jouèrent avec ce sexe toujours caché à sa vue, il était comme attendri de voir que petit à petit ses caresses provoquaient quelques frémissements chez le Poisson contre son gré. Et Dieu seul savait à quel point c'était excitant. Le Grand Pope accentua plus sévèrement ses attouchements puis vint déposer ses lèvres au coin de celles d'Aphrodite pour finalement les descendre au commencement de son cou, sur l'une de ses clavicules, et enfin une épaule. Sa bouche la contourna alors que le Grand Pope jouait toujours à exciter le pauvre Poisson pris dans ses filets. Il le trouvait pourtant si beau ainsi à fermer les yeux comme s'il couvrait sa honte par la même occasion. Malgré toute sa bonne volonté, son visage reflétait le désir qui commençait à naître en lui. Et son membre de plus en plus formé le lui prouvait aussi.
Je parierai cher qu'il se maudit en ce moment même... Se demandant pourquoi son corps aime les caresses d'un inconnu, d'un monstre... Héhé plus je le caresse et plus il sombre. C'est vraiment fragile un Poisson, je ne pensais pas qu'il serait aussi réceptif à mon traitement... A moins qu'il n'y ait autre chose derrière tout cela... Ma foi, ce serait possible. Le chevalier des Poissons est censé être le plus réceptif aux émotions, le plus sensible... Il doit être en conflit avec lui-même, je le ressens... Je le sens mieux que quiconque.
- Aphrodite...
Je gémis doucement à son oreille et quelle est sa réponse ? Un long frisson de plaisir. Il ne résiste pas à notre voix... Est-ce que par hasard... Il se laisserait faire par pur amour ? Oh, voilà qui est trés intéressant. Extrêmement passionnant. Mon petit chevalier parait bien docile d'un coup. Il ne parle plus, il subit juste. J'ai beau embrasser son oreille, repasser le contour délicat de cette dernière, il ne fait que ressentir, et ça, ça ne va pas m'amuser encore longtemps... Mais bon, je lui pardonne pour le moment, son visage est si agréable à voir lorsqu'il est divisé en deux, comme le mien l'a tant été... Il est déchiré entre l'acceptation du plaisir et les remords.
- Pourquoi ? ... Pourquoi à moi ?
Aphrodite soupira ses mots, il se sentait terriblement mal à l'aise ainsi touché. Mais le silence le pesait trop, il s'était focalisé sur le contrôle de son être, de sa respiration, des battements de son coeur, mais tout cela lui échappait petit à petit. Le chevalier aux mille roses avait tenté de cerner le Grand Pope en écoutant le bruit de ses mouvements obscènes, celui de ses lèvres pourtant bienfaisantes... Il préféra finalement rouvrir le regard et se confronter à lui en lui demandant la raison de son malheur. Qu'avait-il donc fait de mal pour être traité comme un objet ? Etait-ce seulement la faute de sa curiosité ? Et puis cet homme était Saga sans l'être... Aphrodite avait vu l'homme qu'il aimait peu de temps auparavant et cette seule vision de ce dernier en martyr avait su raviver d'une incroyable force ses sentiments amoureux. Il aurait donné sur le champs tout son être pour le préserver, le protéger de tout. Mais maintenant qu'il en avait l'occasion... Tout lui semblait plutôt incertain. Tout était entre les mains de cet homme.
- Pourquoi toi ? Aurais-tu préféré que je choisisse quelqu'un d'autre pour 'cela' ?
Je lui souris méchamment en pressant plus fortement sur son sexe afin de bien lui faire comprendre ce que je veux entendre dans mes propos et lui rougit. Il me regarde de nouveau avec de la colère, comme si j'aurais pris n'importe qui pour me satisfaire, comme si n'importe qui aurait pu faire l'affaire... Pour combler une Oeuvre, il faut être la Beauté-même. Et pour Saga, à ses yeux, c'est ce que tu es Aphrodite. Mais n'espère jamais faire de moi l'esclave qu'est devenu par ta faute le chevalier des Gémeaux. Je ne serai jamais l'esclave de ta Beauté. En revanche, tu seras l'esclave de l'Oeuvre que j'incarne conjointement avec lui.
- Non ? Alors ? Pour te répondre un peu plus clairement, tu l'as bien cherché. Venant si souvent dans la salle d'audience, cherchant Saga qui n'était plus, tu as tout fait pour te retrouver où tu es maintenant. Ne t'en prends qu'à toi-même. Qui ne te désire pas en ce Sanctuaire ? En as-tu la moindre idée ? Je ne fais que t'obtenir, Aphrodite.
- Qu... Mes frères d'armes ne me désirent pas !
- Oh, si tu savais, tu es plutôt mignon.
Le Grand Pope accéléra ses caresses sur le membre durci du Poisson puis s'arrêta sans prévenir. Aphrodite ressentait toujours son coeur battre sous l'excitation et se demanda pourquoi une telle clémence soudainement. Aprés lui avoir jeté un regard étrangement complice, Arès déchira son sous-vêtement avec une facilité déconcertante. Enfin ! Il pouvait voir la Beauté mise à nu. Son regard engloba tout le superbe corps offert à sa vue...
Oh Saga... Regarde-le... Regarde Aphrodite comme tu ne l'as jamais vu. Regarde-le tel que je te l'offre, superbe et magnifique. N'est-il pas beau ainsi ? Une telle Beauté, rien que pour moi... Et je vais me faire un plaisir de la dénaturer à cause de toi, Saga, par ton amour, je vais le blesser. Il le mérite ! Son corps est parfait, pas autant que le nôtre, mais je lui accorde qu'il est sublime. C'est entièrement mis à nu que l'on se rend compte que cet homme est le plus beau de tous les chevaliers... Et moi, je suis le plus parfait.
Aphrodite angoissait au fil des secondes qui passèrent sans que le Grand Pope ne fasse aucun geste. Il ne faisait que le regarder, le contempler... Il l'admirait avec une mystérieuse passion, comme si la folie pouvait surgir à tout moment de ses iris. Tant de questions se bousculèrent dans sa tête, mais par où commencer ? De toute façon, Arès ne lui laissa pas plus de temps à la réflexion car sa bouche venait de se sceller à la sienne, s'offrant un sulfureux baiser, se l'appropriant, perforant cette petite bouche rosée de sa langue aventureuse. Un baiser féroce et passionné, possessif à l'extrême. Usant d'une telle arme, l'imposteur du Sanctuaire n'eut aucun mal à coucher le jeune chevalier aux roses sous lui. Il arriva même à le faire gémir par carence d'oxygène et se décida à se relever un peu, histoire de contempler le tableau qu'il venait de créer. Son Aphrodite, sa chose, le souffle court, les joues rougies, les yeux quelque peu embués, nu... L'érotisme à l'état pur.
Le Grand Pope se sentit lourd d'un coup, il désirait ce corps plus que tout, le posséder était devenu sa raison de vivre actuelle. Rien d'autre n'avait d'importance, pour bien vivre désormais, il fallait réduire Aphrodite à une créature avide du plaisir qu'il allait lui donner. Arès ferma les yeux à contre-coeur, puis défit sa magnifique tunique. Ses colliers ne restèrent pas en place également, il lui fallait être absolument nu pour être lui-même, l'Oeuvre à l'état pur, au paroxysme de sa magnificence.
Le petit Poisson lui jeta un regard inquiet et rougit furieusement en voyant l'objet de sa convoitise: le sexe parfait du chevalier des Gémeaux, si fièrement dressé. Arès eut un sourire amusé en voyant la gène de son adorable proie, il caressa tendrement la peau claire qui recouvrait la poitrine du jeune homme, puis le bout de ses doigts se posa à leur aise sur ses pointes de chair. Diable, Aphrodite était si désirable ! Comment vouloir laisser pur une peau aussi douce et attirante ? Elle l'appelait, c'était manifeste, elle lui ordonnait de la dévorer sans demi-mesure, il fallait qu'Arès consomme ce long corps offert... Tel un fauve, il se coucha sur le chevalier aux mille roses et vint lécher sa lèvre supérieure dans un chaud soupir, puis il titilla du bout de sa langue humide la lèvre inférieure d'Aphrodite.
- Embrasse-moi. C'est ce que je veux, soupira-t-il de nouveau tout contre la bouche saupoudrée d'une tendre rosée en ancrant son regard fou de désir dans celui rebuté du jeune homme. Les iris d'Aphrodite lui répondirent avec un air de défi. Tout cela le révulsait et l'excitait à la fois, son membre tendu en était la preuve la plus honteuse. Il haïssait cette soumission et pourtant... Il lui devait obéissance totale. Le Grand Pope était devenu son Maître absolu depuis qu'il lui avait imposé son odieux chantage. De plus, il lui avait révélé son secret, ce fardeau... Le jeune chevalier n'avait pas besoin de demander à Arès ce qui était advenu de l'ancien Grand Pope, il était clair qu'il avait été assez fou pour le tuer... Une folie furieuse et meurtrière... Qu'est-ce qui avait pu aiguiser un tel désir chez lui, cette face sombre de Saga ?
Aphrodite combla les quelques millimètres entre leurs lèvres afin de déposer un timide baiser contre la bouche du fauve. L'imposteur du Sanctuaire se lécha les babines puis le fixa patiemment. Le Poisson se résolut à lui donner un véritable baiser, il n'avait aucun choix. L'obéissance devait être parfaite et plus vite il serait absolument docile, plus sa tâche - se disait-il - serait simple à gérer et à satisfaire. Finalement consentant, il embrassa le Grand Pope, léchant consciencieusement cette bouche, ses contours, qu'il avait tant voulu chérir auparavant. Il n'osa pourtant jamais y faire pénétrer sa langue.
- Fais-le simplement, ordonna Arès dans un regard plus dédaigneux, comme s'il avait réussi à lire dans ses pensées. Le chevalier des Poissons en frissonna. L'autorité de cet homme était oppressante... Si aisément oppressante... Il s'y plia et passa ses bras autour du cou de celui qu'il aurait aimé appeler Saga. Enfin, il lui offrit un baiser digne de ce nom, caressant sa bouche de la sienne avec une tendresse malhabile. Sa langue trouva l'accès jusqu'à sa jumelle, la touchant d'une délicatesse respectueuse, la suçant tandis que sa respiration se saccadait petit à petit. Le Grand Pope se sentit enivrer à la même vitesse, il répondait aux appels de cette petite bouche, il la harcelait de sa passion. Arès allait défaillir, il adorait cet échange humide et complet où il dominait à volonté Aphrodite. Le désir lui délibéra une folle envie de tout avoir chez ce jeune homme. Il s'arracha à leur baiser afin de lui dévorer le cou, le mordant férocement, cherchant à se délecter toujours un peu plus de cette délicate peau, de son délicat parfum florale. Le petit Poisson gémit à cause de cette souffrance, il désirait tout arrêter, rompre définitivement avec sa propre folie qui était en train de le conduire dans des eaux trop dangereuses. Il ne devait pas laisser cet inconnu lui voler ce qu'il avait toujours su préserver jusqu'à présent: sa virginité. Lui désobéir ! Ce fut ce qu'il tenta de faire, cherchant à repousser son assaillant à l'aide de ses mains posées contre son torse mais en vain, l'imposteur était bien plus fort que lui physiquement...
- Ne cherche pas à t'échapper, tu es mien. De gré ou de force.
Une réponse qui enfonça une fourche dans le coeur d'Aphrodite. La main du Grand Pope s'abattit de la même manière contre la fine gorge qu'il goûtait peu de temps avant cette rébellion, resserrant ses doigts contre elle, étrécissant les pupilles du plus beau des chevaliers. La douleur était lancinante, elle lui brûlait la peau du cou. Alors sa volonté était aussi faible ? Ce n'était que cela la force d'un chevalier amoureux ? Ses gémissements plaintifs cessèrent lorsque la facette sombre de Saga relâcha sa prise dans les conséquences de son acte.
Tss, ça t'apprendra idiot à vouloir te mesurer à moi... Imbécile d'Aphrodite, tu te crois vraiment capable de te soustraire à mes envies ? Foutaises !
- Je te conseille de ne plus recommencer, Aphrodite, ou bien je me verrais dans l'obligation de te tuer. Ce serait dommage, non ?
Arès lui lança un sourire mêlant moquerie et sadisme, câlinant les lèvres du Poisson de son pouce alors que ce dernier s'était mis à hoqueter. La respiration hachurée rendit irrésistible le jeune homme à la chevelure azurée aux yeux de son présent bourreau, elle rehaussait de façon presque régulière sa cage thoracique et valorisait les formes tréssaillantes de son cou fin. La peur, la douleur menait à ce joli résultat et le Grand Pope n'était pas peu fier du tableau qu'il avait entamé.
Aphrodite avait effectivement peur, mais lui-même ne savait pas précisément quelle était la nature de ses craintes. Avait-il peur de cette main diabolique qu'il aurait voulu caressante ? De ne jamais revoir Saga ? Il était rendu si faible par sa propre faute, par ses sentiments. Il l'avait toujours su, on lui avait toujours dit qu'un chevalier ne pouvait aimer que sa déesse. Le jeune Poisson ne s'était pas dérobé pas à cette maxime puisqu'il vénérait son Dieu Saga, mais ce n'était pas considéré de la même façon. L'amour tel qu'il était dicté dans son enfance, était un sentiment d'adoration envers une entité intouchable. Il n'y avait rien à espérer en retour hormis la bonté divine. Ainsi le petit rêveur aux cheveux d'azur avait joué sur les deux tableaux en secret: d'un côté il avait vénéré Athéna d'un amour dénué d'émotion, et de l'autre il avait adoré le chevalier des Gémeaux parce qu'à ses grands yeux d'enfant, il était l'image même de la Bonté.
Et il avait tenté de le trahir en refusant que le nouveau possesseur de son corps divin ne le touche davantage. Que faire... Aphrodite se laissa perdre dans ses pensées, il lança un regard désemparé à son bourreau. Ce dernier lui sourit en réponse avec une bienveillance anormale et posa tendrement son index sur la lèvre inférieure du chevalier des roses. Il savait ce dont avait besoin ce jeune homme troublé par les nouvelles eaux où il se noyait progressivement: d'un guide tout simplement. Un guide qui lui simplifierait toujours la vie en lui disant ce qu'il devait faire sans avoir besoin de réfléchir, jamais. Juste obéir. L'obéissance instantanée.
- Obéis-moi. Fais-le.
Le chevalier des Poissons se calma légèrement sous ce doigt qui caressait avec douceur sa lèvre. " Fais-le " avait dit cet homme sans aucune animosité ou force quelconque. Alors que son ongle effleurait délicatement l'entrée de cette petite bouche, Aphrodite céda et lécha l'index d'Arès. Il contourna son ongle de sa langue, puis suça longuement le bout de ce doigt qui devait le guider. A ce moment précis, il ne savait même plus comment s'orthographiait son propre nom, ni même comment il devait appeler celui qui lui servait de bourreau et de guide. Juste obéir. A cette main qui se faisait enfin caressante contre sa joue... Le jeune homme se sentit presque rassuré, le sourire trop tendre d'Arès ne l'angoissait plus. Il avait comme l'impression que Saga et lui n'étaient plus si étrangers l'un à l'autre, la même douceur pouvait transparaître dans leurs gestes... Et pourtant...
Pourtant le doux sourire de ce dieu macabre se brisa pour se faire plus fou. Fini la tendresse, l'imposteur du Sanctuaire gifla de nouveau le chevalier aux mille roses d'une brutalité inhumaine. Une claque qui fit rougir le Poisson et le fit gémir sous l'effet de la surprise et de la douleur naissante. Pourquoi ce diable devait-il toujours arriver aprés un soupçon de douceur ? Ce changement si soudain choqua plus que tout le reste Aphrodite qui était plus perdu que jamais. Une certaine fureur naquit entre eux, l'un était injustement battu alors qu'il s'était rendu et l'autre était fou de désir. Arès embrassa furtivement sa proie, puis il alla mordre sauvagement son épaule, griffant l'autre telle une bête affamé le fit si bien qu'il arracha quelques cris douloureusement excitants de la bouche d'Aphrodite.
Ma Beauté... Que la souffrance te va bien, elle n'arrive pas à t'enlaidir. Je ne sais pas si je dois m'en réjouir, mais tu fais un formidables partenaire de jeux. Mes ongles se plantent dans ton épaule et tu cries, bien que tu essaies d'étouffer les nombreuses preuves de ta faiblesse. Mais aprés la douleur, la tendresse était toujours meilleure, n'est-ce pas ?
Le Grand Pope cessa sa petite torture et lécha la plaie qu'il avait fait naître. Ses griffes acérées s'étaient changées en ongles caressants une fois arrivés contre le sexe tendu du plus beau des chevaliers. Aphrodite eut les yeux qui s'embuèrent à cause de cette vive douleur qui était toujours présente en sa peau. Cependant, il se jura de ne pas pleurer, il ne montrerait pas des larmes de souffrance à l'homme qu'il aimait, il était assez fort pour surpasser cette douleur.
- Tu ne sais plus si tu ressens du plaisir ou de la douleur, n'est-ce pas ?, demande Arès dans un sourire amusé tandis qu'il resserrait ses caresses sur le bas-ventre de sa proie.
- ...
- Ne t'en fais pas va, les deux ne feront plus qu'un trés bientôt. Patience mon petit Poisson.
A ses mots, le démon à la chevelure cendrée embrassa l'oreille d'Aphrodite, il la mordilla sans férocité, ni même méchanceté. Il la délaissa bien vite pour s'en prendre à son lobe d'oreille, ne manquant pas de faire réagir le bel éphèbe. Ce dernier se laissa faire, il n'y avait rien d'autre à faire de toute façon. Mais s'occuper d'une poupée vide n'était pas l'objectif du Grand Pope. Lui aussi aprés tout devait patienter pour avoir ce qu'il voulait, une soumission bien sage de la part de son nouveau jouet.
- Saga...
Voilà qui est intéressant... Il soupire ton nom. Que c'est pathétique ! Il t'appelle et je réponds à ta place par des caresses qu'il aurait préféré être les tiennes, je le sens... Cependant, il va te haïr par ma faute, n'est-ce pas Saga ? Tu le savais dés l'instant que je l'ai touché, pas vrai ? Il va te haïr de tout son être parce que tu n'auras pas su le protéger ! Parce que tu n'auras pas su préserver sa précieuse virginité... Mais tu frémis Saga ! Mais tu es faible ! Faible ! Tu ne peux rien contre moi, c'est moi le Maître absolu de ce corps et de ce Sanctuaire ! Et c'est ce parfait Maître qui va déflorer la rose que tu préfères. Avoue-le moi, tu as toujours rêvé de posséder Aphrodite ! Je vais t'exaucer !
- Moi-même.
La réponse du Grand Pope rendit frissonnant le corps du chevalier des Poissons. Etait-ce vraiment Saga qui le touchait de la sorte ? Sa voix était toujours la même et malgré toute la volonté d'Aphrodite, elle l'excitait terriblement. Des années qu'il ne l'avait plus entendu et elle lui faisait un effet fou... Il n'osa plus, néanmoins, le regarder, de peur de revoir les yeux empourprés du Grand Pope. Arès délaissa son oreille pour venir taquiner du bout de la langue son cou, puis ses clavicules, et enfin il déposa des baisers ravageurs et ardents partout où il le pouvait sur la fine poitrine de l'éphèbe. Il suçota avec tendresse les pointes de chair durcies, couplant à ses suçotements d'aimables caresses contre ses hanches opalescentes.
Le petit Poisson se mordit les lèvres pour empêcher de petits gémissements de naître, mais il ne put retenir son sang d'empourprer ses joues claires. Arès le remarqua bien vite et eut un nouveau sourire amusé. Ainsi la respectable beauté du Sanctuaire, la fleur intouchable et rêveuse aimait les caresses obscènes qui lui étaient prodiguées ? Une joie malsaine et irrépressible emplie tout le corps du démon qui offrit une rafale de baisers encore plus ardents tout le long du torse et du ventre de son magnifique jouet. Il se sentit prêt à être complètement ivre, enivré de cette curieuse joie. Ses mains se perdirent sur toute la longueur des longues et pâles jambes d'Aphrodite. Son souffle se saccadait petit à petit et se réchauffait au fur et à mesure qu'il goûtait cette peau. Il n'avait plus envie de l'abandonner, jamais ! Ce corps si voluptueux, la beauté de l'innocence dans ce regard azuré, tout d'Aphrodite lui appartenait, ça devait être ainsi !
- Obéis-moi Aphrodite.
- ... Ai-je vraiment le choix ?
- Non.
- Alors j'obéirai, répondit le chevalier d'Or des Poissons dans un léger soupir perplexe.
Le Grand Pope eut petit rire amusé, finalement, ce n'était pas plus mal. Ce soupçon de rébellion ne lui déplut pas, et il ne le réprimerait pas d'une gifle cinglante. Il lui avait bien trop plu pour cela. Mais une fois lancé, le démon ne s'arrêtait pas, surtout pas lorsque son terrain d'exploration était d'une telle beauté, il allait en faire son exploitation. Du bout de la langue, il taquina brièvement le bout de la virilité d'Aphrodite. Ce dernier grimaça, il ne voulait pas gémir mais son corps se liguait contre lui afin de réaliser ce désir. Il dut se mordre sévèrement les lèvres pour réprimer cette envie. Une fois, cela réussit, mais dés qu'Arès prit possessivement en bouche son membre et le harcela avec une telle ferveur de baisers et de succions pressantes, le petit Poisson ne put que se cambrer et gémir tout son plaisir. Des petits cris de plaisir nés d'une voix terriblement sensuelle... Le Grand Pope eut l'ouïe ravit mais grogna de frustration, lui ne pouvait pas gémir malgré son envie, sa bouche se préoccupa premièrement de l'objet de sa convoitise plutôt que de son propre plaisir.
Et qu'il en profite bien car je ne vais pas l'habituer à la tendresse, je ne lui offre que des prémices au bonheur afin qu'il chute de plus haut, dans un fracas terrible, terriblement douloureux ! Souffre Aphrodite ! Souffre ton plaisir pour moi ! Pour la convoitise que tu as fait naître chez Saga ! Comment as-tu pu l'aimer, Saga, aimer cet homme beau mais non parfait ? N'avais-tu plus assez à faire avec notre divin corps ? Allons bon, je vais racheter ta futile erreur et tu culpabiliseras pour te faire pardonner. Tu mérites bien ça au moins et Aphrodite te détestera ! Muahahaha !
Enjoué par son idée, le Grand Pope continua ses divines succions sur le sexe de sa proie. Ses mains épousèrent chaleureusement les cuisses que son regard affectionnait tout particulièrement. Puis il s'arrêta et se releva un peu pour mieux admirer le visage rougi d'Aphrodite, empli de plaisir. Et il ne pouvait pas le lui cacher ! C'était surement ça qui était le plus délectable. Le jeune homme aux boucles d'azur eut un petit cri de surprise. Pourquoi maintenant s'arrêtait-il en si bon chemin ? Son regard plongé dans l'incompréhension amusa davantage le fauve aux yeux empoisonnés de sang. Il en fut presque attendri et pencha la tête légèrement sur son épaule gauche.
- Quoi ? Tu voulais que je te suce jusqu'au bout ?, demanda Arès avec un large sourire amusé en tapotant le bout de la virilité de son index. Le jeune chevalier le regarda outré.
- Et puis quoi encore ? N'oublie pas que parmi nous deux, je suis la victime !
- Et alors ? L'un n'empêche pas l'autre tu sais, lui répondit le Grand Pope en lui affligeant un long et sensuel coup de langue contre le sexe palpitant de désir.
- ... Tu es vraiment odieux !
- Merci, j'aime ce mot !
- Il te ressemble bien...
- Et pour cause... Je suis un dieu, ne l'oublie pas. Et pour te remercier de cette adorable qualification..., commença Arès avant de se relever, majestueux, jusqu'à déposer ses lèvres contre celles d'Aphrodite. La douceur de sa peau l'enivra rapidement et il se résolut à vraiment le gratifier d'un mémorable baiser, dénué d'agressivité ou de brusquerie. A force de le cajoler et de le battre à tour de rôle, Arès avait appris qu'une petite attention pouvait facilement perturber l'adorable chevalier couché sous lui et vite lui faire oublier ses précédents excès de violence.
C'était néanmoins ce qu'il pensait. Mais c'était mal connaître le chevalier aux mille roses, il n'oublierait jamais la moindre gifle injustement accordée à ses joues. Il les laissait seulement de côté, en faisait abstraction. Il ne pouvait rien lui faire, c'était le corps de Saga, il le désirait avec ardeur. Toutefois, tout ce plaisir était gâché parce que ce n'était pas Saga.
Arès cessa leur baiser, à force de le faire perdurer, il allait surement finir par croire que ce bouche à bouche était teinté d'amour ou d'un sentiment proche. Il n'en était, et il n'en serait, jamais rien de tel. Il ancra son regard fou dans les claires prunelles d'Aphrodite. Un sourire amusé, sa marque de fabrication, et un furtif baiser avant de se relever et de vêtir le masque du sérieux.
- Es-tu prêt à m'obéir, Aphrodite des Poissons ?, demanda le Grand Pope en embrassant une de ses boucles azurées. Aphrodite lui lança un regard perplexe, presque rancunier. Il ne lui répondit qu'en fermant les yeux et en tournant la tête dans un reniflement de dédain. Obtenir son aveu une fois ne lui suffisait pas ? Il fallait encore qu'il réponde à cet ordre déguisé en question ?
- Je prends ça pour un grand oui, reprit-t-il avant de sourire comme un démon libéré et de s'installer confortablement entre les cuisses du jeune chevalier. Ce dernier se releva vivement, s'appuyant sur ses coudes pour mieux anticiper ce qui allait forcement arriver. Ses pupilles s'étrécirent pour le plus grand bonheur de l'imposteur du Sanctuaire, ainsi Aphrodite le craignait toujours. Le Grand Pope attrapa l'une des jambes de sa proie et la cala dans le creux de son propre bras, embrassant son genou et une partie de sa cuisse. Le mettre en confiance était indispensable pour mieux le détruire... Arès sentit comme un coup de fouet caresser son dos en voyant cette peur si belle persister au fond de ses pupilles... Sans plus de cérémonie, il lui écarta les cuisses, saisit les hanches du jeune homme et enfonça d'un seul coup sa virilité tout entière en la chaude intimité d'Aphrodite, laissant un soupir passer la barrière de ses lèvres.
Oh Saga ! C'est exquis ! Il est brûlant... C'est un pur délice...
Les prémices du pur bonheur... Agrémenté par l'obéissance du chevalier des Poissons. Il n'avait aucunement tenté de refermer ses jambes, c'était inutile. Leurs regards s'étaient accrochés jusqu'à ce que le démon aux cheveux cendrés le pénètre de toute sa longueur. Aphrodite tentait de ne rien laisser paraître mais la douleur était bien trop féroce pour l'ignorer...Une douleur fulgurante qui le remonta jusqu'à s'établir en son ventre, crispant son visage d'une certaine crainte. Le Poisson se mordit la lèvre inférieure jusqu'au sang et étouffa au maximum un long cri plaintif, se concentrant plus sur cette nouvelle souffrance finalement que sur ce qu'était en train de lui faire subir le démon. S'il avait depuis longtemps souhaité ressentir Saga de la sorte, il aurait préféré qu'Arès cesse immédiatement cette pénétration. Il se sentit comme déchiré intérieurement et un vif pic se mit à persister par la même occasion. Ses yeux purs s'embuèrent mais jamais ils ne se déversèrent. Et malgré cette torture, son bourreau ne bougea pas, il s'était figé en lui l'espace de quelques instants.
Arès voulait ancrer cette sensation étrange et fabuleuse dans son corps, c'était parfaitement exquis. Le mal d'Aphrodite était en parfait contraste avec son bonheur actuel. Il était parfaitement à sa place, en son bel hôte. Durant peu de secondes, l'imposteur du Sanctuaire avait gardé les yeux clos, il ressentait juste la chaleur de l'éphèbe. Son fourreau. Il le comprimait en son intérieur, créant d'infimes spasmes de plaisir tout le long du dos du Grand Pope. Néanmoins, cela ne pouvait durer encore et Arès brisa cette inaction en entamant une longue série de va-et-viens en cette Beauté. Aphrodite se cambra de toute son échine dés qu'il le sentit bouger en lui et ses doigts essayaient désespérément de déchirer de leurs ongles les draps. Si mal... Ses jambes se mirent à trembler fébrilement et frôlèrent les hanches d'Arès.
- Oh... Aphrodite...
- S... Comment est-ce ?..., soupira Aphrodite dans un douloureux effort. N'importe quelle demande lui était passée par la tête, pourvu que le démon lui dise quelque chose sur lequel se focaliser et ainsi, penser à autre chose. Il suppliait dans un même temps Saga de l'arrêter, ce mal était insupportable ! Impossible de l'ignorer, même en imaginant le doux Gémeaux, la souffrance était toujours maîtresse en lui. Chaque coup de butoir effectué le faisait souffrir, mais surtout, il lui arrachait petit à petit sa virginité.
- C'est bon, lui répondit le Grand Pope en rouvrant les yeux, heureux, il n'allait pas non plus lui avouer qu'il était en train de vivre un moment de pur bonheur. Le visage de l'adorable Poisson en peine ravit le sien qui ne se contenait plus depuis déjà un petit moment. Libre ! Sa folie était libre ! Saga n'avait aucun contrôle sur lui, il n'avait plus la force de protéger son bien-aimé. D'ailleurs Arès ne l'entendait même plus, l'avait-il enfin tué pour de bon ? Voir son amour ainsi abusé et déshonoré était-il de trop pour lui ? Peu importait, il n'y avait plus que la jouissance qui l'intéressait à présent. Et c'était Aphrodite qui allait la lui offrir ! Plus il déchirait l'intimité du Poisson et plus il se sentait bien, à l'aise. Ses cris étaient effroyables mais terriblement excitants, que demander de plus ?
Le Grand Pope resserra sa prise sur les hanches d'Aphrodite tandis que leurs deux souffles s'entremêlaient, plus il resserrait ses griffes autour de sa taille et plus il avait l'impression de le pourfendre davantage à chaque va-et viens effectué. Le chevalier des Poissons, lui, ne se sentit pas autant à son aise et n'arriva plus à retenir ses gémissements désespérés. Il avait mal, mais Arès s'en fichait éperdument tant qu'il pouvait aller et venir à sa guise en lui. Le démon à la chevelure cendrée poussa le vice jusqu'à accélérer sa frénétique cadence teintée de sa voix haletante. Il voulait tout avoir d'Aphrodite, ne l'avoir que pour lui ! Et il ferait en sorte que plus jamais le doux Poisson n'arrive à s'endormir sans penser honteusement à lui, à eux deux dans la situation la plus obscène et indélicate...
Oui Aphrodite... Tu vas rougir dés que tu repenseras à ce que je te fais, tu ne sauras plus si tu veux mes caresses ou juste m'échapper. Tu ne peux pas complètement détester ma présence en toi, n'est-ce pas Saga également que tu accueilles ? Et ton corps est la meilleure preuve que tu aimes ça !
Arès délaissa l'une des hanches du chevalier afin de reprendre en main le sexe qu'il avait trop longtemps ignoré. Il le réchauffa de vives et attendrissantes caresses contrastant impeccablement avec la vigueur de ses coups de reins. Aphrodite s'électrisa sous ces nouvelles attentions... Il avait beau souffrir et ressentir une véritable lame en sa plus profonde intimité, il ne pouvait pas dire que tout était déplaisant pour autant... Un plaisir innommable l'envahissait progressivement, une chaleur à la fois douce et piquante le tiraillait. Il n'était pas possédé, ses esprits lui appartenaient encore... Et pourtant, il se sentit envahi... Etrangement envahi par quelque chose de désagréable qui le forçait cependant à vivre un plaisir fou.
Le fougueux démon y arriva ! Le chevalier des Poissons avait cessé de crier son mal. Il eut même le plaisir d'entendre quelques fois le nom de Saga sortir des lèvres du bel éphèbe tandis que ce dernier lacérait les draps qui l'entouraient. Quelle volupté ! Arès n'en devint que plus fou ! Dans un dernier élan de vigueur, il assaillit une dernière fois Aphrodite en faisant atteindre à ses va-et-viens leur paroxysme. Peu importait le plaisir ou la douleur que le plus beau chevalier des roses ressentait ou non, lui vivait une intense parade qu'il allait achever de manière brillante. Le démon se plaqua au plus prés du corps tant désiré, il scella ses lèvres possessivement à celles de son jouet, les maltraitant de sa passion, avant de se libérer, déversant sa précieuse liqueur en lui dans un râle féroce entrainant la jouissance d'Aphrodite par la même occasion. Un doux cri empli de plaisir... Il avait définitivement volé la virginité du Poisson, elle n'était plus. Et ne serait plus jamais à quelqu'un d'autre, Arès en était le seul et unique détenteur, pour toujours ! L'orgasme les liait toujours l'un à l'autre, chacun ressentait encore les spasmes dus au plaisir. Le jeune chevalier des roses s'était libéré entre eux et avait collé un peu plus à lui son bourreau.
Un bourreau ! Pire que cela, un véritable détraqué qui avait enfin eu ce qu'il avait voulu ! Aphrodite n'en revint pas encore, il était à bout de souffle... Ses pensées n'étaient plus aucunement cohérentes, il se sentait brûlant... La peau de l'homme qu'il aimait était toujours accolée à la sienne, humides de leur ébat torride... Que Saga le réchauffait, lui faisait du bien... Et qu'Arès lui avait fait mal... Tout cela provoqué par ce corps parfait.
A présent qu'il lui avait obéi une fois... Son obéissance devait être totale. Cela devait être ainsi, et Arès ne le savait que trop bien.
Aprés une longue absence, voici enfin le chapitre 4 ! Et pour me faire pardonner, il est beaucoup plus long que les précédents ^^
Je ne vais pas en dire beaucoup plus dessus, autrement que c'est un bien curieux lemon pour moi. Ne vous inquiétez pas, Arès n'en a pas fini avec notre pauvre Aphrodite, je vais le laisser s'amuser encore à ses risques et périls, il aime bien ça ! x)
Vos avis ? Je suis curieuse de voir ce que vous en pensez, n'hésitez pas à me faire parvenir la moindre suggestion ou autre pensée, je pourrais toujours m'en inspirer ! (je ne l'ai pas spécialement aimé comme chapitre, j'espère en faire un plus "léger" par la suite).
Voilà, à la prochaine ! ;3
