Disclamer : L'univers d'Harry Potter appartient entièrement à J.K. Rowling, seul le personnage d'Anna Black est de moi.

Rating : T

Note sur la fic : Anna Black entre à Poudlard durant la 5ème année du trio. Certains points resteront inchangés, contrairement à d'autre que je remanierais à ma manière.

*Dans les chapitres précédents* : Anna Black, attend avec impatience sa première rentrée à Poudlard. En attendant, elle passe ses vacances au 12 Square Grimmaud, le QG, où elle a fait la rencontre de son père, Sirius Black, et de la famille Weasley, ainsi que la studieuse Hermione Granger. Ayant entièrement prit connaissance des évènements qui tourmentent le monde magique, Anna s'est fait une place dans une guerre, sur le point d'éclater.

Note de l'auteur : Alors voilà le chapitre 3, la rencontre avec le célèbre Harry Potter. Un chapitre plus long que les autres (j'ai envie de dire "Enfin"). J'espère qu'il vous plaira ! Je commence à me répéter mais, j'espère vraiment que vous n'avez pas décroché ! Bonne lecture =)


Chapitre 3 – Harry Potter.

Une semaine s'était écoulée depuis mon arrivée au QG, et je me sentais incroyablement bien. Il me tardait de rencontrer Harry dont mes nouveaux amis m'avaient fait tant d'éloges. Malgré le chao qui régnait au dehors, malgré toute cette série de meurtres et d'enlèvements, malgré tout ces accidents inexplicables, malgré tout cela, la bonne humeur était au rendez vous dans l'humble demeure des Black. La veille, j'avais fait la connaissance de Buck, l'hippogriffe qui avait permis à mon père de s'enfuir de Poudlard deux ans auparavant, lorsqu'Harry et Hermione l'avait libéré. Il été gardé caché dans le grenier de la maison, assez vaste pour que l'animal s'y sente bien.

- Il a vraiment amoché Drago Malfoy ? avais-je demandé à Ron lorsque je m'étais approché de l'hippogriffe.

- Oui je t'assure, parce que cet imbécile l'a insulté de grosse brute repoussante, m'avais répondu le rouquin. Fais attention ! me mit-il en garde. Il faut du tact pour approcher un hippogriffe.

- Oui je l'ai lu dans mon manuel de soins aux créatures magiques, avais-je renchéri avec malice.

Ron avait prit une mine renfrognée et était resté sur le pas de la porte. Doucement je m'étais approchée de Buck, prenant soin de m'incliner assez bas, pour montrer à l'hippogriffe tout mon respect. L'animal m'avait scruté à l'aide de ses grands yeux globuleux, puis m'avait rendu mon salut, en s'inclinant à son tour. Fière de moi, j'avais lentement avancé ma main vers lui. Je lui avais caressé le bec durant quelques minutes, quand Molly avait débarquée comme une furie, sur le point d'exploser. Buck qui avait prit peur, s'était éloigné dans l'obscurité du grenier.

- Non d'une pipe je vous ai cherchés partout ! J'étais morte d'inquiétude !

- Pardon Molly, j'ai demandé à Ron ce qu'il y avait dans le grenier, et quand j'ai su que c'était un hippogriffe, je veux dire un vrai hippogriffe, je n'ai pas résisté, avais-je expliqué.

- Oh ce n'est rien ma chérie, mais la prochaine fois, prévenez quelqu'un qu'on ne s'inquiète pas. Allons descendez le dîné est prêt.

Nous sommes alors descendus, nous joignant aux restes des occupants de la maison. Ce soir là j'avais fait la rencontre, je n'irais pas jusqu'à dire, la magnifique rencontre, de Modingus Fletcher, que tous appelaient Mod. C'était un petit homme d'apparence miteuse, possédant une longue tignasse rousse, habillant des gros yeux injectés de sang, soulignés par de grosses cernes. Une forte odeur d'alcool et de vieux tabac froid émanée de cet individu. J'avais répondus à son « Bonjour à vous jolie demoiselle » par un rapide geste de la main, accompagné du regard noir de mon père. Nous avions mangé jusqu'à en faire éclater nos penses. Durant la nuit, j'avais été réveillée en sursaut par Hermione, qui avait rêvé qu'elle se faisait dévorer par son manuel de potions, sous les yeux de Severus Rogue, se léchant les babines. Je me levai tôt, dévalant les escaliers deux par deux. Je manquai de trébucher, et de continuer cette descente sur les fesses. Par moments, je me demandais si je n'avais pas hérité de la maladresse de ma cousine. Ron, les jumeaux et Ginny étaient déjà là, affalés à la table, à dévorer leurs petits déjeunés. Je me joignis à eux, surexcitée. Harry devait débarquer dans la soirée, Alastor Maugrey, Kingsley, Remus et 'Dora avaient pour mission de le ramener ici, au QG. Ron et Hermione passèrent la journée à me raconter des anecdotes sur Harry et eux-mêmes, pour mon plus grand plaisir.

- … et en deuxième année, enchaina Ron, avec Harry, nous avons bu du polynectar. Résultat, nous sommes devenus Crabbe et Goyle ! Seulement Hermione s'était trompée, et elle a ajouté un poil de chat dans sa potion ! pouffa-t-il.

- Oh mon dieu Hermione ! m'exclamais-je. Comment t'as fait alors ?

- Et bien, je suis restée enfermée dans les toilettes, et j'ai terminée à l'infirmerie pendant trois jours à cracher des boules de poils ! Ron cesse de rire ou je te transforme en rat ! s'emporta mon amie.

- Quelqu'un veut un chocolat ? demanda le rouquin devenant soudainement écarlate.

- On dirait que Buck s'excite, déclarais-je lorsque la bête poussa un rugissement sonore dans toute la maison.

« Bucky ça suffit ! » hurla Molly de la cuisine.

- Et dire que sans ton Retourneur de Temps il serait mort, lâcha Ron à l'adresse d'Hermione en levant son nez du plafond.

- Ronald bon sang ! s'écria mon amie.

- Un Retourneur de Temps ? interrogeais-je.

- Bon, ça va parce que c'est toi Anna ! Mais Ron tient ta langue tu veux ! le sermonna-t-elle. Lors de notre 3ème année, continua-t-elle se retournant vers moi, le professeur McGonagall m'a offert un Retourneur de Temps, ceci afin que je puisse suivre tous les cours. Lorsque Buck a blaisé Malfoy, en troisième année, année durant laquelle ton père s'est évadé d'Azkaban, il a été condamné à la peine de mort par le ministère. Et c'est grâce à ce merveilleux petit objet, qu'avec Harry, nous sommes remontés trois heures en arrière, afin de sauver Buck du bourreau et Sirius des Détraqueurs.

- Waouh, ça parait dingue raconté comme ça ! m'exclamais-je.

Hermione me sourit. Ron s'apprêtait à se lancer dans le récit d'une nouvelle anecdote, lorsqu'au rez-de-chaussée, nous entendîmes la porte claquer, et ma grand-mère beugler. Dans la cuisine on s'agitait. Je reconnus la voix rauque de Fol Œil, j'en déduisis donc que le célèbre Harry Potter était enfin arrivé. Ron et Hermione se précipitèrent hors la chambre, et dévalèrent les escaliers à toute allure, provoquant au passage un tapage infernal. Je descendis les marches plus calmement restant en retrait. Harry enlaça Hermione puis Ron, un sourire radieux aux lèvres. Puis mon père passa la porte de la cuisine, l'air très heureux. « Sirius ! » s'exclama Harry en se jetant dans les bras de son parrain. A la vue de cette image, je ressentis un petit pincement au cœur, me rappelant qu'en effet, je n'étais pas la seule à avoir une grande importance pour Sirius Black. Un grand silence s'installa durant lequel Harry et mon père s'étreignirent. Lorsque le nouveau venu vit le regard de son parrain s'attarder sur moi, il se retourna et me fit face. Je lui souris timidement, et il me rendit la pareille.

- Bonjour, me salua-t-il.

- Salut Harry, je suis heureuse de te rencontrer, Ron et Hermione m'ont tellement parlé de toi ! déclarais-je nerveusement.

- Oui je suis content aussi, Sirius m'a souvent parlé de toi dans ses lettres, et j'avais hâte d'enfin te connaitre.

Harry semblait sincère, il avait envie de connaitre La fille de Sirius. Il arborait une tignasse brune décoiffée, et des lunettes rondes. Il portait une chemise à carreaux bleue sombre, et un jean déchiré à plusieurs endroits. Ses converses blanches semblaient rapiécées d'un peu partout. Ses traits étaient tirés, il semblait fatigué. Je me doutais qu'il ne devait pas se sentir très bien avec tous les évènements parvenus l'an passé. Le retour de Lord Voldemort était dur à vivre pour tous, mais Harry devait être le plus touché. Sans oublier que d'ici une semaine, il était convoqué à expliquer un acte de défense devant tout le bataclan du Magenmagot. D'après ce que j'avais compris, Harry avait utilisé un patronus pour sauver son cousin Dudley des griffes d'un Détraqueurs. Ayant ainsi transgressé le décrès sur la Restriction de l'usage de la magie chez les sorciers de premier cycle Harry se retrouvait confronté à défendre son acte.

- Allons, il est temps de passer à table ! Harry mon chéri tu dois être affamé ! déclara Molly.

Tous les convives se précipitèrent dans la cuisine, alléchés par l'odeur exaltante, qui sortait du four. Je fis signe à Harry de passer devant moi, derrière Ron. Pour le moment, Harry ne semblait pas me détester. Ce qui était plutôt bon signe. J'avais redouté qu'il se sente en danger envers Sirius et ses amis, qu'il se dise que je lui volais sa place et qu'il me rejette. Le diné touchait à sa fin, lorsqu'une discussion très sérieuse s'installa. Je me trouvais entre Remus et mon père, face à Harry. Molly lançait aux aurores des regards réprobateurs.

- Que ce passe-t-il, demanda soucieusement le jeune Potter.

- Je pense… Nous pensons, commença Remus, que tu dois prendre connaissance des évènements. Les choses vont vraiment très mal pour l'Ordre. Fudge bloque toutes les informations, et il fait impasse sur toutes ces séries de meurtres et d'enlèvements.

- Sans oublier tous ces trucs bizarres que les moldus ne peuvent pas expliquer, ajoutais-je comme un cheveu dans la soupe, sans même lever les yeux de mon assiette.

- Nous pensons que Voldemort créé une armée.

- Une armée ? s'étonna Harry. Mais nous le savions déjà non ? Les Mangemorts ?

- Oui, une armée. Mais pas une simple armée de Mangemorts. Il rallie à sa cause toutes sortes de créatures. Des géants, des inféris et bien d'autre.

- De plus, nous pensons que Voldemort est à la recherche de quelque chose qu'il ne possédait pas la dernière fois.

- Stop Sirius ça suffit ! Ce ne sont que des enfants ! Ils sont bien trop jeunes ! intervint la mère Weasley.

- Vous pensez à une arme ? demanda Harry, soudain inquiet.

- Quel genre d'arme ? interrogeais-je à mon tour, soudainement très captivée par l'ampleur que prenait la discussion.

- Et bien… commença mon père.

- Non stop, stop, STOP ! l'interrompis de nouveau Molly. Je refuse Sirius! Fred, George, Ginny, Ronald, Hermione, Anna, Harry, vous montez vous coucher! Tout de suite et pas d'objections !

Ne voulant la contrarier d'avantage, nous souhaitâmes bonsoir aux adultes, puis nous montâmes nous coucher. Les jours filèrent à une vitesse folle. D'après ce qu'il laissait voir, Harry m'avait totalement accepté. De plus, une certaine complicité c'était installée entre nous, pour mon plus grand plaisir. L'audience au ministère arriva. Nous fûmes tous debout de bonne heure ce matin là. Tous plutôt à cran. Durant le petit déjeuné, personne ne prononça une parole. Je m'attardais sur mon bol de chocolat chaud, qui commençait à pâlir à mesure qu'il refroidissait. Harry se concentrait sur trois corn flakes, qui se battaient en duel. Ron lui… Ron s'était rendormi sur la table. Même Hermione, qui, d'habitude l'aurait réveillé pour l'enguirlander, ne sembla pas s'en apercevoir. Arthur débarqua dans la cuisine, la mine radieuse, paré de ses plus beaux vêtements moldu. Il allait accompagner Harry au ministère, sous prétexte que grâce à la place qu'il occupait, il serait certainement très utile. Lorsque l'heure fut venue de quitter le QG, nous accompagnâmes nos deux missionnaires jusqu'à la porte, au risque de réveiller mon aïeule. Après maintes embrassades, nous les suivîmes du regard par la fenêtre, jusqu'à ce qu'ils tournent dans la rue principale. Le silence retomba. Hermione resta bloquée à la fenêtre à regarder dans le vide, anxieuse.

- Bon et si on retournait manger ? demanda Ronald. Tout bien réfléchis, je meurs de faim.

- Oh Ron ! Ce que tu peux être exaspérant ! La vie de sorcier d'Harry est peut être sur le point de s'arrêter, et toi tu ne pense qu'à manger !

La voix d'Hermione avait prit un ton, qu'elle aurait certainement préféré cacher. Elle fila à toute vitesse dans les escaliers, et alla s'enfermer dans les toilettes.

- Bravo Ron ! Comme si on avait besoin de ça ! m'exclamais-je en disparaissant à mon tour dans les escaliers pour rejoindre mon amie.

Je fus consciente que ce qu'il venait de se passer n'avait échappé à personne, et qu'on entendrait parler de cet incident. Je n'en voulais pas à Ron d'avoir voulu dédramatiser la situation j'en voulais simplement au stress que l'on avait tous essayait de calmer d'avoir prit le dessus. Je tapais à la porte mais Hermione ne répondit pas. Je renouvelai mon geste à plusieurs reprises en ajoutant :

- Hermione ouvre, s'il te plait, c'est moi. Je voudrais te parler.

- Qui est avec toi ? me demanda cette dernière en reniflant.

- Personne, je suis seule. Promis.

Mon amie ouvrit la porte, elle avait les yeux rouges, gonflés par les larmes qui avaient coulées sur ses joues. Je la pris dans mes bras et elle fondit en larmes.

- Tu sais Anna, si Harry devait nous qui quitter et devait aller vivre avec son horrible famille, qui, il ne faut pas l'oublier, on mit des barreaux à ses fenêtres lors de sa deuxième année pour l'empêcher de venir à Poudlard, je crois que je ne m'y habituerai pas. Cette situation est tellement injuste. Harry est si…. Si …si génial !

Elle repartie de plus belle dans ses larmes, moi, ne sachant quoi dire. Je me rappelais alors une conversation que j'avais eue la veille au soir avec mon père.

- Tu sais Hermione, j'ai entendu dire que Dumbledore serait présent à l'audience. Je suis certaine qu'il fera tout son possible pour qu'Harry s'en sorte, tu ne crois pas ? Et puis, il ne faut pas en vouloir à Ron, il cherchait simplement à détendre l'atmosphère.

- Oui mais cela n'empêche ! Ron a toujours été un glouton ! s'emporta-t-elle.

- Raison de plus pour ne pas lui en vouloir, la raisonnais-je calmement.

Mon intervention semblait avoir porté ses fruits, car Hermione avait cessé de pleurer. Elle me sourit, puis m'entrainant dans ma propre chambre elle déclara :

- Viens, on va papoter, comme ça la journée passera plus vite !

Nous nous affalâmes chacune à une extrémité du lit, scrutant le plafond. Même si mon amie m'avait dit que nous devions papoter, un silence pesant régnait. Je m'attardais quelques instants sur le cadre, posé sur ma table de chevet. Il contenait une photo, nous représentant 'Dora et moi, faisant ce qui était censé être un gâteau. Le simple fait que ma tante Androméda a accepté de nous prêter sa cuisine ce jour là était un exploit. Je souris en me souvenant de cet instant de grande complicité avec ma cousine.

- Qu'est-ce qui te fais sourire ? me demanda Hermione relevant la tête, m'observant d'un air interrogateur.

- Oh rien, juste cette photo. Un bon souvenir, répondis-je rêveuse.

- Une question que je me pose. Pourquoi tu n'es pas entrée avec nous en première année il y a quatre ans ?

- C'est une longue histoire…

- Nous avons toute l'après-midi, me souri mon amie.

- Bon très bien, déclarais-je en me relevant pour m'assoir en tailleur. Avec Androméda et Nymphadora, nous avons toujours vécues dans un petit village moldu. A l'âge de trois ans, je suis allée à l'école maternelle. Jusque là, tout allait bien. Les enfants ne font pas attention aux différences. Puis à six ans, j'ai été inscrite à l'école primaire du village voisin. Et c'est là que ça a commencé à devenir très difficile. Parce que les enfants grandissent, ils deviennent méchants, surtout avec ceux qui ne sont pas comme eux. Durant quatre ans, j'ai été exclue, enchainant moqueries sur moqueries, parce que j'étais « bizarre », comme si je venais d'un « autre monde ». Ma tante Androméda me disait sans arrêt qu'il ne fallait pas que je m'arrête à ça, parce que, en effet, je n'étais pas comme eux, j'étais une sorcière. J'étais simplement différente. Alors j'ai essayé, j'ai fais des efforts pour passer au dessus de tout ça. Mais tu sais, quand tu es enfant, et qu'à part ta cousine, tu n'as aucun amis, c'est dur. Et plus les jours passaient, plus j'avais peur. Je ne voulais plus sortir, même pour aller au supermarché. Le simple fait de mettre le pied dehors me terrorisait. Je restais cloîtrée dans ma chambre, à écouter de la musique, ou à jouer avec mes poupées. Alors un jour, ma tante, qui s'inquiétait, a fait venir le médecin. Quand il a eu fini de m'occulter, il a déclaré que je souffrais de phobie sociale. Alors j'ai eu droit à tous les antidépresseurs possibles et inimaginables, sans effet. Lorsque j'allais à l'école, j'avais toujours aussi peur. Puis ça s'est aggravé. J'ai commencé à faire des malaises, de grosses crises d'angoisses… Un jour je me suis même arrêtée de respirer, parce que Jeanne Hopcrew m'avait jeté un verre d'eau à la figure en déclarant que je n'avais pas ma place dans l'école et que je devais retourner dans mon monde de fous. Et l'école primaire s'est terminée. J'ai reçu une lettre pour Poudlard. Mais j'étais traumatisée et ma tante a trouvé plus sage de renvoyer un courrier au directeur, lui expliquant la situation, et qu'ainsi, il m'était impossible d'intégrer l'école pour le moment. D'ailleurs Dumbledore a été super cool, il a accepté de me garder ma place bien au chaud, pour le jour où je serais enfin prête à lutter contre mes ennemis Serpentariens ! déclarais-je solennellement en m'esclaffant. J'ai alors suivis des cours à domicile durant deux ans. Là mon problème s'est peu à peu estompé, et je retrouvais la joie de vivre. J'ai recommencé à sortir, à m'amuser… bien sur toujours avec la même personne, 'Dora. Pui, quand j'ai été totalement guérie de ma phobie, quand j'osais sortir seule, passer devant les gens en gardant la tête haute, c'est ma tante qui a eu peur. Mon père venait de s'évader d'Azkaban, et le retour de Voldemort était imminent. Alors elle a décidé de me garder un peu plus longtemps à la maison. Jusqu'au jour où Dumbledore est venu me trouver dans ce parc, pour m'annoncer que j'entrais officiellement à Poudlard !

- Et bien ! lâcha Hermione avec les yeux ronds !

Nous passâmes ainsi une bonne partie de la journée à parler de tout et de rien. Rigolant, se taquinant… Vers 17h, mon amie déclara qu'elle rejoignait Ginny, qui devait se sentir délaissée. Je préférai rester là pour me reposer un peu. Je m'assis sur une chaise en bois près de la fenêtre et je scrutais le ciel. Il faisait sombre dehors malgré ce milieu d'après midi. Je frissonnais en pensant à ce qu'il m'attendait durant cette année à venir. J'allais malgré moi être entraînée dans cette guerre qui nous opposait nous, les gens que j'aime et mes amis et eux, les serviteurs du Seigneur des Ténèbres. Je fus arrachée à mes pensées lorsqu'on frappa à ma porte. Papa ? Mon rouquin préféré passa la tête dans l'entrebâillement de la porte.

- Je peux entrer ? Je te dérange ? Je peux repasser plus tard si tu veux ? me demanda-t-il.

- Non va y entre.

- Je voulais m'excuser pour tout à l'heure. Et je me suis aussi excusé auprès d'Hermione, s'empressa-t-il d'ajouter.

- Tu n'as pas à t'excuser Ron, ce serait plutôt à moi de te faire mes excuses, je n'aurais pas dut m'emporter, ma réaction était idiote. Excuse-moi.

Il me sourit, un sourire que je lui rendis avec sincérité. Soudain nous aperçûmes Dumbledore avec Harry à ses côtés qui arrivaient. Le jeune Potter arborait un sourire rayonnant. Hermione allait enfin être rassurée, il n'était rien arrivé à Harry, j'en étais persuadée.


C'est tout pour le chapitre 3 ! J'espère que vous avez aimé, dîtes moi ce que vous en avez pensé ! =) PS : Je vous préviens que je pars en vacances dans trois jours, je ne publierais donc pas dans deux semaines, comme j'aurais dû, mais plutard dans le mois d'août =) Bonnes vacances et surtout profitez en ! Biisous !