Disclamer : L'univers d'Harry Potter appartient uniquement à J.K Rowling. Seul le personnage d'Anna est de moi.
Rating : T
Note sur la fic : Anna Black entre à Poudlard durant la 5ème année du trio. Certains points resteront inchangés, contrairerement à d'autres, que je remanierais à ma manière.
*Dans les chapitres précédents* : Après avoir rencontré les Weasley et Miss Granger, Anna fait enfin la connaissance du célèbre Harry Potter, dont Sirius est aussi le parrain. Comment, chacun de leurs côtés, vont-ils réagir ?
Note de l'auteur : alors voici ENFIN le chapitre 4 ! Je sais que j'ai mis pas mal de temps à le publier, et je tiens à m'en excuser ! J'espère que vous apprécierez, parce que, rien que pour vous, je l'ai ré écrit =P
Chapitre 4 – Le Poudlard Express.
Le soir, à table, le principal sujet de conversation fut Harry, l'audience, et la brillante façon dont Dumbledore l'avait sortit du pétrin. Il nous raconta comment le vieux sorcier l'avait défendu becs et ongles, comment la bataille avait était rude et combien il était soulagé, d'être présent avec nous ce soir là, en tant que jeune sorcier. Pour l'occasion, Molly avait préparé un gâteau au chocolat, de trois mètres de large, et deux de long. Arrivé à la fin du repas, il ne restait de ce gâteau que des miettes, qui d'ailleurs furent ingurgitées par Ron. Après le dîné, je fis une partie d'échec en équipe avec 'Dora, contre papa et Remus. Pendant ce temps là, Hermione aidait Molly à vérifier qu'elle avait bien acheté tous les livres qu'il nous fallait. En effet, la veille, la mère Weasley, accompagnée de Fol' œil et de ma cousine, était partie à la conquête du Chemin de Traverse, célèbre quartier sorcier où l'on trouvait tout ce qui était nécessaire aux sorciers et sorcières, à la recherche des listes de livres qui nous étaient demandées pour Poudlard. Dans ma vie, je n'y avais été que deux fois, la première lorsque j'avais onze ans, il me fallait ma baguette, et de quoi étudier la magie à domicile. Je me souviens avoir trouvé cet endroit féérique. Cet endroit où les sorciers n'avaient pas besoin de se cacher, où ils étaient rois. Puis j'y été retourné à treize ans, pour renouveler un peu mes fournitures. Que de souvenirs qui aujourd'hui me paraissaient bien lointains. Les deux amis d'enfance sortirent de table, les mines renfrognées par la défaite à laquelle ils avaient gouté. Ma cousine et moi avions toujours été douées dans ce domaine là. Après avoir dis bonsoir aux adultes de la maison, je montais me coucher. Harry attendit qu'ils dorment tous, pour venir frapper à ma porte. Elle était la plus éloignée de celle des parents Weasley et papa. Je lui fis signe d'entrer. Il passa le pas de la porte, Ron, puis Hermione, puis Ginny sur ses talons. Je me décalais pour laisser de la place à mes « invités ». Je fus quelque peu gênée quand je vis Hermione, habillée d'un vieux jogging et d'un t-shirt uniforme noir. Je me sentis un peu trop dénudée, avec mon short gris et mon très léger t-shirt violet. Harry, avant d'ouvrir le bal, pris un air grave.
- Bon alors qu'est-ce qui se passe ? s'impatienta Ron.
- Et bien, au ministère, lorsque j'attendais pour l'audience avec ton père Ron, j'ai aperçus Fudge et Malfoy, expliqua-t-il.
- Drago Malfoy ? demandais-je perplexe.
- Mais non Anna, Lucius Malfoy, son père, me reprit Hermione levant les yeux au ciel.
- Et pourquoi pense-tu qu'ils étaient là ? intervint Ginny soudain totalement absorbée par la conversation.
- Fudge ça paraît évident… déclarais-je. Mais Lucius…
- Je ne sais pas, dit Harry, mais qu'il soit là le jour de mon audience, je ne crois pas que ce soit une coïncidence…
- Il devait mijoter quelque chose, renchéris-je. Voldemort doit avoir quelque chose derrière la tête.
- Oui, et c'est pour ça que nous devons savoir ce qu'il faisait au ministère, reprit Harry.
- Drago Malfoy sait peut être quelque chose ! m'exclamais-je soudain. C'est vrai après tout, il s'agit de son fils.
- Et toi tu es sa cousine, si je ne me trompe pas, lança Ron à la volée.
- Oui justement ! m'emportais-je alors. Imaginez que j'arrive à approcher Drago, que, de fils en aiguilles, j'arrive à tisser des liens avec lui, peut être qu'il se sentira en confiance, et qu'il me confira des infos ! Ca ne coûte rien d'essayer !
- En effet, intervint Hermione la première, et puis vous savez ce qu'on dit, qui ne tente rien n'a rien !
- Ah bon on dit ça ? questionna Ron, jamais entendu…
- Enfin ça se dit, mais pas chez les sorciers…
- Génial ! c'est une très bonne idée, termina Harry.
- Oui mais en attendant nous devrions aller nous coucher, acheva Ron, demain va être un grand jour ! N'est-ce pas Anna ?
Il me fit un clin d'œil complice. Tous me souhaitèrent une bonne nuit, puis je me couchais et m'endormais. La nuit fut moins paisible que les précédentes, meublée d'un cauchemar dont je n'arrivais pas à me souvenir. Le lendemain Molly vint me réveiller, trop tôt à mon goût mais bon, le Poudlard Express ne pouvait pas m'attendre. Je me préparais en vitesse, mais malgré mon rythme éreinté, tous dans la maison tournaient à 100km/h. J'enfilais vivement mon seul jean qui était à peu près commode, accompagné d'un t-shirt simple noir, sous une chemise à carreaux rouge qui resta ouverte. Je mis le médaillon que ma cousine m'avait offert lors de mes 11ans, lors de mon entrée dans le monde magique, et mes boucles d'oreilles en perles blanches. Je nouais mes cheveux avec un vieil élastique, puis enfin, après une touche de mascara et de crayon, je sortis de ma chambre en sautant au passage dans mes Doc Marteens. Le grand départ était prévu pour dans deux heures, je décidais donc de passer le temps qu'il me restait avec mon père. Après de telles retrouvailles, cette séparation allait être déchirante. Seulement ces derniers jours nous nous étions quelque peu délaissés. Lorsque je descendis dans la cuisine, il était là, à m'attendre, à croire qu'il avait lu mes intentions. Nous nous éclipsâmes dans la pièce de l'arbre généalogique, nous parlâmes de tout et de rien, nous nous promirent de nous écrire toutes les semaines et de ne rien nous cacher. Les minutes passèrent plus vite que je ne l'aurais souhaité. Il était temps d'y aller, de rejoindre le Poudlard Express. Je déposais un baisé sur les joues mal rasées de mon père, puis, embarquant mes bagages, je suivis mes amis à travers le corridor. Je lui fis un dernier signe de main, avant de disparaître derrière la porte d'entrée. Arrivée à la gare, je fus pétrifiée d'y voir autant de monde. J'étais déjà entrée dans une gare, bien sur, mais là ce nombre d'enfants étouffés sous des tas de grosses valises, accompagnés de leurs parents me laissa bouche bée.
- Si tu veux on peut te laisser là, on repasse te prendre en juillet, m'indiqua 'Dora.
- Hum… grommelais-je simplement.
- Bon bah à dans dix mois alors ! s'égaya-t-elle en s'éloignant.
- Et mais, ATTENDS ! m'écriais-je en me dépêchant de la rejoindre.
Après avoir traversé presque la gare entière, nous arrivâmes enfin au quai numéro 9 ¾ . Sur le quai, la foule était encore plus impressionnante qu'à l'entrée de King's Cross. Jamais de ma vie je n'avais vue autant d'enfants. Certains disaient au revoir à leurs parents, laissant quelques fois couler quelques larmes, d'autre se réjouissaient de retrouver leurs amis, d'autre avaient déjà disparus dans les profondeurs du train, d'autre encore paraissaient paniqués. Après de longs au revoir avec les parents de Ron, je suivis mes amis à l'intérieur de la locomotive, à reculons. Je fus quelque peu bousculée, rien de méchant. Les autres adolescents étaient tellement heureux de retrouver leurs camarades qu'ils ne faisaient pas attention. J'essayais de me persuadée du contraire, mais la plupart de regards étaient rivés sur moi. « C'est qui elle ? Avec Potter », « C'est une nouvelle, mais elle paraît grande pour aller en première année vous ne trouvez pas ? », « C'est peut être la sœur de Miss je-sais-tout… ». Hermione me lança un regard compatissant. J'aurais pus me sentir mieux, elle, elle était surnommée Miss je-sais-tout après tout. Je baissais le regard, afin d'éviter à mes joues de s'empourprer. J'avais le sentiment d'être comme une nouvelle attraction offerte aux élèves en guise de bienvenue. Nous continuâmes notre parcours. Arrivée à la moitié du train, je m'impatientais. Allions-nous enfin trouver un wagon de libre pour que je retrouve un peu d'intimité oui ou non ? Je fus arrachée, car il s'agit du terme exact, à ma réflexion par un violent choc. J'étais entrée en collision avec un inconnu. Mais je retournais vivement, prête à lui sauter à la gorge si il ne s'excusait pas. Je restai figée quand nos regards se croisèrent. Il me toisa des ses iris grises, identiques aux miennes. J'ouvris la bouche, histoire de lui dire d'aller se faire voir à cette espèce d'abruti, mais je ne pus sortir aucun son. Même lui parut troublé. Nous restâmes quelques instants à nous contempler. Le temps parut s'arrêter, il portait un luxueux costume d'un noir sombre, allumé par l'éclat de sa chevelure blonde. Il avait les traits tirés et le teint pâle. Il me lança un dernier regard dédaigneux avant de faire demi-tour, et de continuer sa route, suivi de ses deux lèches bottes.
- Félicitations Anna, tu viens de rentrer dans Drago Malfoy, déclara Hermione en déposant une main sur mon épaule tout en regardant le blondinet s'éloigner.
- Et je suppose que les deux là étaient Grabbe et Goyle, hein ?
- Exactement.
- Je les voyais moins gros, et surtout moins laid. Dans la description que tu m'as faite, tu les as ménagés…
- T'es bête, gloussa-t-elle. Allez viens, Ron nous a trouvé un wagon de libre.
- Super !
- Merci Anna, grâce à toi, Malfoy n'a pas fait attention à nous, me lança Harry.
- Mais de rien, et puis, c'est pas mal pour une première approche vous ne trouvez pas ? demandais-je sur un air ironiquement théâtral.
- Ne t'en fais pas, il est tellement débile que d'ici une heure il ne se souviendra même plus t'avoir rentré dedans.
- Oui, espérons-le.
Je levai les yeux pour admirer le wagon du Poudlard Express, que j'avais tant imaginé. Pendant quatre années, à cette même date, je m'étais vue dans ce train, mes valises pleines à craquer. Mais durant quatre années, à cette même date, je commençais à étudier avec ma tante comme professeur. Les minutes commencèrent à filer. Nous avions quitté King's Cross trente minutes auparavant, lorsqu'on frappa à notre wagon. Une demande d'hospitalité. Elle était petite, elle avait des cheveux blonds, sales, et emmêlés qui lui tombaient jusqu'aux épaules, des sourcils très clairs et des yeux protubérants qui lui donnaient l'air surpris. Je la trouvais rigolote, sûrement parce qu'elle avait collé sa baguette magique sur son oreille droite. Nous l'accueillîmes dans notre compartiment même si Ron semblait quelque peu retissant.
- Hum… voici Lufoca… Luna Lovegood, la présenta Ginny en rompant le silence. Nous sommes de la même année, elle est à Serdaigle.
- Enchantée Luna, la saluais-je. Anna.
- Et euh voici Ron et Harry, déclara Hermione qui semblait déjà connaitre la blonde.
- Le célèbre Harry Potter ? Je t'ai vue dans les journaux, mais tu es plus beau en vrai.
- Ah oui ? oh et bien merci, Luna, c'est très…
- Flatteur ? proposais-je en retenant un fou rire.
- Gentil, choisi-t-il.
- Alors comment se sont passées tes vacances ? lui demanda la rouquine.
- Nous sommes allés une semaine en France avec mon père, à Paris. J'y est vu énormément de jonches ruines. Là-bas, les gens en sont infestés. C'est presque magique. Et j'ai essayé de faire une soupe aux choux, avec du potiron. Mais je n'ai obtenu qu'un bouillon de citrouille…
- On se demande pourquoi, murmura Ron à peine audible.
- Dis-moi Luna, l'interrompis-je. Où est passée ta deuxième chaussure ?
- Et bien enfaite, je soupçonne les nargoles de me l'avoir volée… Mais ils me la rendront, ne t'en fais pas.
- Je n'en doute pas, lui dis-je en esquissant un sourire forcé.
- C'est quoi des nargoles ? murmura Ron à l'intention d'Hermione.
- Pour une fois je n'en ai aucune idée…
Luna regardait en l'air à présent, elle devait sûrement observait des nargoles. Un autre élève fit irruption dans notre compartiment, à croire qu'il y avait une porte ouverte en ma faveur. Il était assez grand, il avait le visage joufflu avec un nez en trompette. Il possédait une petite touffe de cheveux sombre habillé par de grands yeux verts. Il avait de petites dents de lapin trop avancées. Je ne le connaissais pas mais je l'adorais déjà.
- Salut tout le monde ! cria-t-il en entrant dans le wagon.
- Salut Neville, répondirent en cœur mes amis.
- Salut Neville, lui lançais-je accompagnée d'un signe de tête. Anna B… Anna Tonks, lui tends-je la main.
- Oui bon… bonjour, me rendit-il en osant à peine lever les yeux.
Il n'osait me regarder, ou du moins, lorsque nos regards se croisaient et que je lui souriais, ses joues s'empourpraient. Durant une petite heure, Neville nous parla des vacances qu'il avait passées avec sa grand-mère, dans le nord de la France. La France, il faudrait que j'y aille un jour. Après sa timidité quelque peu perdue, Neville me demanda :
- Alors tu vas être en… en première année ?
- Pas exactement, pendant quatre ans j'ai étudié à domicile, donc comme j'ai le même niveau que vous, j'entre en cinquième, expliquais-je.
- Oh, c'est… bien ça, d'être en cinquième année… comme nous.
- Au faite Anna, s'avança Ron, es-tu officiellement une Gryffondor ?
Je ne répondis pas tout de suite, et le rouquin parut gêné. Mais il avait raison, en réalité, je ne savais même pas si je serais dans la même maison que les personnes avec qui j'avais créé de très forts liens. Et si je me retrouvais à Serpentard ? Mon père m'avait dit que seul lui et ma tante avaient étés à Gryffondor. Le reste de ma famille s'était retrouvé à Serpentard, alors…
- Non, je ne pense pas. Je vais certainement devoir passer par le choipeaux magique.
- Je cherche une certaine Anna ? demanda un jeune garçon blond qui ouvrit timidement la porte du wagon.
- Là ! lui répondis-je en lui lançant un regard interrogateur.
- Cette lettre vient d'arriver de Poudlard pour toi, expliqua-t-il en me tendant le morceau de parchemin intact.
- Merci… lui dis-je ne levant pas les yeux de la lettre.
Il partit et je restais seule, face à mes amis qui me regardaient fixement, le regard avide de savoir ce que contenait cette lettre. Délicatement, comme si il s'agissait d'une bombe, je l'ouvris et la lus à haute voix.
« Chère Anna,
Tu dois, à cette heure, te trouvais dans notre somptueux Poudlard Express. Tu dois te poser tant de questions en ce qui concerne ton arrivée à l'école. Notamment, te demandes-tu dans laquelle de nos maisons tu seras reçue ? Gryffondor ? Ou Serpentard ? Le Choipeaux Magique répondra à cette question, Anna. Ainsi, je t'attends dans mon bureau, dès ton arrivée à l'école. Je suis sur que Ron se fera une joie de t'indiquer le chemin.
Cordialement, A. Dumbledore. »
Je poussai un profond soupir de soulagement, au moins, je n'aurais pas à passer devant l'école entière. Mes amis me souriaient tous, Ron le premier, fier de se voir confier une mission dès son entrée à Poudlard. Cependant, Hermione parut soucieuse. Elle m'expliqua alors qu'elle avait peur que je sois envoyée à Serpentard.
- T'inquiète Hermione, la rassurais-je. Je suis amie avec vous, des Gryffondor, et mon père lui-même y a été. Alors je ne vois pas pourquoi je serais envoyée dans la fausse au lions.
- Là ce serait plutôt la fausse aux serpents, rectifia Ron.
Je lui fis un léger sourire. En réalité j'étais terrifiée. Histoire de penser à autre chose qu'à ma répartition de maison, je décidai d'aller me dégourdir un peu les jambes. J'essayai difficilement de me frayer un chemin parmi mes amis.
- Où est-ce que tu vas ? me demanda Ginny, en interrompant sa conversation avec Luna.
- Marcher un peu. Je n'ai pas vraiment l'habitude de rester assise aussi longtemps. Je reviens vite.
Je me hissais hors du wagon, respirant l'air frais qui s'engouffrait par les fenêtres du couloir. Très peu d'élèves flânaient là, seulement les quelques uns qui n'avaient pas réussis à trouver de wagon, ou bien qui s'y étaient sentis trop à l'étroit. Je tournais la tête dans les deux sens, afin de savoir de quel côté aller. J'optais pour le côté gauche, là où la population se faisait quasi invisible. Je m'arrêtais quelques minutes, deux, voir trois, pour admirer le paysage au dehors. Je n'étais jamais vraiment sortie de ma petite banlieue londonienne avant, et découvrir autant d'images d'un monde que je ne connaissais pas était exquis. Après avoir traversé une porte coulissante, j'étais totalement seule. Je sentis un froid glaciale traverser le compartiment. Plus aucun n'élèves ne s'aventuraient jusque là, et pour cause, je me trouvais dans le compartiment que les Serpentard s'étaient approprié au fil des années. J'apercevais derrière la bai vitrée qui me faisait face, des dizaines d'uniformes aux couleurs d'argent et de vert. « Génial, la fausse aux serpents… » Pensais-je. Certain m'avait remarquée, d'autre non. A contre cœur, je décidais de m'y aventurer, pour ne pas passer pour une idiote. J'avais repéré au bout du grand compartiment, une petite porte qui débouchait sur ce que je nommerais, faute de vocabulaire, une esplanade, au bout du train. Passant le pas de la bai, j'avançai vers la porte, la tête haute. Tous me dévisagèrent, me lançant au passage des regards dédaigneux. Certains se raclèrent la gorge. Même Malfoy arrêta le récit de ses vacances pour me scruter de haut en bas, une grimace sur le visage. Je mis peu de temps à atteindre l'issue, mais ce lapse de temps me parut une éternité. Arrivée au grand air, je pris une profonde respiration. A cause de la vitesse du train, le vent me fouettait les joues. Je les sentis rougir et puis mon nez coula. « Glamour… » Me lançais-je à moi-même en reniflant. Après quelques brèves minutes seule, j'entendis la porte grincer et je sentis une présence dans mon dos. Le blondinet vint s'appuyer à la rambarde près de moi. Il me fixa froidement puis commença :
- Qu'est-ce que tu viens faire ici ?
- On dirait bien que je vais à Poudlard, répondis-je sur un air de défis.
- Je ne suis pas stupide, j'avais compris. Je voulais dire, que viens-tu faire ici, chez les Serpentard ?
- Désolé je n'ai pas vu le panneau indiquant « Serpentard uniquement ».
- Alors écoute moi bien, la nouvelle, qui que tu sois, tu vas aller te dégourdir les jambes du côté des Gryffondor. Et dis à Potter et Weasmoche de bien se préparer pour cette année, m'indiqua-t-il en jetant un regard vers la porte comme pour m'inviter à déguerpir.
Sur ces dernières paroles, je le fusillais du regard puis fis demi-tour. Je regagnais la porte coulissante sans aucun regard en arrière. Tout bien réfléchis, le rapprochement avec Malfoy n'allait pas être aussi simple.
