Disclamer : L'univers d'Harry Potter appartient unniquement à J.K Rowling. Seul le personnage d'Anna est de moi.
Rating : T
Note sur la fic : Anna Black entre à Poudlard durant la 5ème année du trio. Certains points resterons inchangés, contrairement à d'autres, que je remanierais à ma manière.
*Dans les chapitres précédents* : Après un été riche en émotions, Anna a enfin put découvrir le célèbre Poudlard Express, auquel elle avait tant rêvé. Après plusieurs heures, elle et ses amis arrivent à destination : Poudlard.
Note de l'auteur : Voici le chapitre 5, avec énormément de retard. Je suis sincèrement désolé, avec la rentrée et le travail, je pensais pouvoir gérer mon temps, mais enfaite non. Cela explique que je n'ai pus publié avant. Malgré tout, j'espère que ce chapitre vous plaira !
Chapitre 5 – Poudlard.
Lorsque nous descendîmes du train, nous marchâmes jusqu'aux diligences. J'en profitai pour raconter à mes amis mes échanges corsés avec Malfoy.
- Les choses se compliquent alors… déclara Hermione. Mais comment a-t-il pu savoir que tu étais avec nous ?
- Un de ses chiens gardes lui aura dit, tout simplement, me résignais-je.
- Génial, j'adore les chiens ! intervint Luna réapparaissant soudain.
Nous changeâmes alors de sujet, quand Neville nous rejoignit à son tour. Nous montâmes dans nos moyens de locomotion qui nous amenèrent au château. Luna, tout comme moi, paraissait émerveillée à mesure que notre futur habitat se rapprochait. Je n'en croyais pas mes yeux. « Je dois rêver » pensais-je en moi-même. Poudlard était totalement magique, les hautes tours que l'on pouvait apercevoir donnaient le sentiment de vous écraser, de grandes murailles sillonnaient les alentours, un grand lac se dessinait, reflétant cette nuit de pleine lune. C'est alors que j'eu une pensée pour Lupin, ce brave homme. Je pensais aussi à ma tante, qui avait dû dîner seule à sa table, les yeux baignant de larmes. Je sentis un accès de tristesse monter en moi.
- Tout va bien Ana ? s'empressa de demander Ron.
- Oui c'est juste que… C'est génial ! Je ne voyais pas Poudlard comme ça ! C'est incroyable !
- Attends de voir l'intérieure du château alors, intervint Ginny.
- J'ai surtout hâte de voir la Grande Salle, expliquais-je. 'Dora m'en a tellement parlée.
- Oui enfin, ça, ça sera pour plus tard, avant tu dois passer par le bureau du Grand Marabout ! me rappela Ron.
- Voyons Ronald un peu de respect ! Imagine qu'il t'entende ! se réveilla soudain Hermione.
- Comme si il pouvait m'entendre d'ici, marmonna le rouquin.
Mon amie lui lança un regard noir, avant de m'expliquer les règles à savoir sur Poudlard. La forêt interdite était généralement interdite aux élèves. « Super, c'est qu'il doit y avoir pas mal de trucs intéressants ! » me dis-je toute excitée. Aucun élève n'était autorisé à sortir des dortoirs la nuit.
- Ca veut dire, aucunes balades nocturnes ? demandais-je choquée.
Miss Granger me toisa du regard. Bien sur que non, aucune balade nocturne. Je passais le reste du chemin à écouter minutieusement la leçon de mon amie, tout en m'émerveillant à la vue de l'école. Les diligences s'arrêtèrent enfin. Je mis quelques minutes à comprendre qu'il fallait en descendre. Une espèce de vieillard se trouvait près des grilles qui menaient dans l'enceinte du château. Il possédait de grands yeux globuleux et épais, habillés d'une tignasse grisonnante et grasse, mal coiffée.
- Si mademoiselle veut avancer pour ne pas bloquer le passage, m'aborda-t-il d'une voix sifflante, entre deux souffles.
Sans dire un mot, mais continuant à l'observer, je continuais mon chemin en suivant mes amis. Enfin, après quelques minutes de marche à travers les bords du parc, nous atteignîmes la Grande Porte. Je restais bouche bée. Je ne trouvais aucun mot pour décrire ce que j'avais sous les yeux. Magique ? Magnifique ? Merveilleux ? Déjà dis. Un brouhaha s'animait dans le château, de nombreux élèves s'engouffraient par les portes, hurlant leur joie de retrouver Poudlard. Ron m'attira vers lui, m'évitant au passage d'entrer une nouvelle fois en collision avec un jeune garçon. Je lui fis un aimable sourire pour le remercier.
- Je crois que nous devrions monter Ana… me dit-il tout bas.
- Monter ? Mais euh Ron pour quoi faire ? questionnais-je instinctivement.
- Pour voir Dumbledore quoi d'autre ?
- Ah oui ! J'allais oublier le choipeaux magique ! Allons-y ! m'encourageais-je en passant la porte.
J'ouvris grands les yeux en traversant les couloirs, voulant mémoriser tous les petits détails, même les plus infimes. J'avais totalement oublié cet accès de tristesse, pour laisser place à l'excitation. J'aurais voulu sautiller sur place, hurlant ma joie à quiconque voudrait bien m'écouter. Nous arrivâmes face à la statue d'un aigle, qui semblait dissimuler un étroit escalier. Il nous épiait avec son air de vorace, prêt à nous sauter à la gorge. Je frissonnais.
- C'est ici ? demandais-je à mon ami.
- Oui mais nous n'avons pas eu de mot de passe, donc j'aurais pensé que Dumbledore nous attendait.
- Parce qu'il a un mot de passe pour son bureau ? C'est dingue !
- Tous les directeurs d'écoles en ont, non ?
- Pas mon directeur de collège en tout cas.
L'aigle grinça, puis il fit volte face. Les escaliers se mirent à bouger, laissant la place au vieux mage. Il me sourit gracieusement puis, d'un signe de main, sans rien dire, il nous invita, Ron et moi, à le suivre. Nous arrivâmes dans un bureau très ancien, mais aussi très luxueux. Un petit oiseau poussa un cri de bienvenue. J'aurais voulu le lui rendre, mais je n'osais bouger. Le directeur s'installa derrière son bureau face à nous, nous invitant à nous assoir.
- Anna, j'imagine que tu as plaisir à te voir enfin dans l'enceinte de l'école, n'est-ce pas ?
- Absolument professeur ! J'avais tellement hâte ! m'emportais-je soudain sous tension.
- Comment s'est passé le voyage ? Tu as fais la rencontre d'autres élèves ?
- Oui, c'est le moins qu'on puisse dire, répondis-je en pensant à Drago.
- Très bien, j'en suis fort aise. Comment vas-tu Ronald, Molly se porte bien ?
- Très… très bien, balbutia-t-il.
- Dans ce cas c'est parfait ! parut-il satisfait. Ana, je sais que l'attente doit se faire longue, alors nous allons tout de suite passer à la répartition. Ne bouge pas, je vais placer le choipeaux magique sur ta tête.
Je répondis d'un signe de tête, les mains moites, les yeux mouillés, les jambes tremblantes. Il plaça sur ma tête un vieux chapeau rapiécé, qui ne ressemblait à rien. Ah l'instant où il fut posé, il laissa échapper une exclamation qui résonna dans ma tête. Dumbledore et Ron ne parurent pas s'en rendre compte :
« Incroyable ! La fille de Sirius Black ici, à Poudlard ! Le choix va être compliqué. Cela me rappelle le jeune Potter, Gryffondor ou Serpentard ? Nous avons là une jeune fille très forte, capable de se sortir des plus rudes situations. Ne dit-on pas que le courage est héréditaire ? Tu donnerais ta vie pour sauver tes amis n'est-ce pas ? Ton père était très rusé, remerci le ! Seulement, je vois, tout enfouie, une très forte ambition. Et quelle détermination à accomplir de grandes choses ! Serpentard t'amènerait là où tu le désire, grâce aux valeurs de cette maison, tu tiendrais de l'or dans tes mains. Mais comment pourrais-je priver Gryffondor d'une telle personnalité ? Hum Hum… Je dois dire que tu me mets dans l'embarras… Mais, tout bien réfléchis, ce sera… Gryffondor ! » Hurla-t-il ce dernier mot de façon à tenir informé le vieux directeur.
Je poussais un profond soupir de soulagement. Ron se leva brusquement de sa chaise, un sourire radieux aux lèvres. Même Dumbledore parut soulagé. Il alla reposer le choipeaux à sa place. Après de nombreuses félicitations, il nous conseilla, de rejoindre nos amis dans la Grande Salle, après avoir enfilé nos robes de sorciers. Du moins pour mon cas. Avec l'événement du Poudlard Express, je n'avais pas eu le temps de me changer. Ron m'accompagna jusqu'aux dortoirs des Gryffondor, où nos valises avaient toutes été déposées.
- C'est super ! Hermione va être tellement contente ! C'est vrai, si tu avais été envoyée à Serpentard, tu aurais certainement dû faire un choix entre eux, et nous.
- Et quel choix difficile ! ironisais-je en pouffant.
Il redescendit rejoindre les autres dans la Grande Salle. Puis, profitant de cette solitude soudaine, je me familiarisais avec mon nouveau chez moi. Le rouge et l'or habillaient la salle commune et les dortoirs, leurs donnant un air doux et chaleureux. Dans le dortoir des filles, je mis un certain temps à retrouver mon lit. J'avais {déjà !} été placée à côté de celui d'Hermione. Mes valises se trouvaient près de la petite table de chevet de bois, sur laquelle reposait une bougie blanche allumée. « Que homme ce Dumbledore ! » songeais-je. En vitesse, je passais ma robe et me détachais les cheveux. Après un dernier coup de brosse, je m'éclipsais laissant dans ma valise un véritable bazar. Lorsque j'entrais dans la Grande Salle, tous sans exception me scrutaient, mes amis rayonnant. La pièce était immense, quatre longues tables déjà assaillis par les élèves s'y logeaient. Au fond, une grande estrade réservée aux professeurs dominait. Je reconnus Severus Rogue, le professeur de potion. Il me toisa d'un air sévère. « Quel sale type ! ». Le directeur se trouvait au centre de tous ces collègues, comme pour affirmer son haut rang. A la place d'un plafond, un ciel étoilé, éclairé d'une centaine de bougies flottait dans les airs. Le brouhaha qui s'était installé à mon entrée se dissipa lorsque Dumbledore se leva, pour son discours annuel. Je n'eu pas le bon sens de bouger, par peur de paraitre impolie. Comme j'étais toujours plantée là, il me sourit, puis d'un bref signe de la main, il m'invita à rejoindre mes camarades à la table des Gryffondor. Je pris une profonde inspiration, prête à m'engager, fière, la tête haute. Lorsque je fis un pas, les choses se bousculèrent. Je me pris les pieds dans ma robe trop longue de cinq bon centimètres, puis, je trébuchai, m'étalant sur le sol de marbre froid, cette chute accompagnée d'un cri féroce. Après quelques secondes qui me parurent une éternité, passée à terre, je me relevai, l'air de rien. Pourtant, je savais pertinemment que tous retenaient un fou rire. Un petit blond boursoufflé gloussa lorsque je passais près de lui. Il devint écarlate lorsque je le fusillai du regard. Je m'assis, les joues d'un rouge sang, près de mes amis. Hermione me lança un regard compatissant. Pour reporter l'attention sur lui, Dumbledore se racla la gorge. A cet instant précis, j'en conclus qu'il s'agissait de la plus belle chose qu'il a faite pour moi.
- Allons, allons, je vous pris, commença-t-il. En tout premier lieux, j'aimerais m'adresser à nos chers élèves de Gryffondor. Comme vous avez pus le constater à l'instant, une nouvelle élève vous a rejoins. Le choipeaux magique a tranché, elle est une véritable Gryffondor. Ainsi, j'aimerais que tous, vous l'aidiez à s'intégrer au plus vite, tout ça dans la bonne humeur, il me fit un clin d'œil, et soudain, je sus que finalement, il aurait mieux fallu que je reste à terre. Très bien, maintenant, comme chaque année, je vais laisser la place au professeur McGonagall pour la répartition de premières années.
La répartition des premiers années se passa rapidement et sans aucun accros. Je remerciais le ciel de n'avoir pas eu à passer devant tous ces adolescents que je ne connaissais pas. Le vieux directeur, après que le professeur McGonagall se fut assise, se releva, attirant une nouvelle fois, toute l'attention.
- Vous voilà désormais tous répartis. L'année peut donc commencer ! Seulement, elle ne peut commencer sans le discours annuel. Tout d'abord, j'aimerais vous rappeler le règlement intérieur…
Durant la fin du repas, je sentis Malfoy me toiser du regard. Nos iris se rencontrèrent à plusieurs reprises, et à chaque fois, il détournait les yeux, à croire que je lui faisais peur. Lorsque nos penses semblèrent sur le point d'exploser, nous décidâmes de monter dans la salle commune. Mes amis eurent la présence d'esprit de ne pas lancer le sujet de ma majestueuse chute sur la table. Dieu merci. La salle commune de Gryffondor était pleine à craquer, mes camarades s'interpellant d'un bout à l'autre de la pièce, se parlant tous entre eux, s'éclaffant… J'aimais cet esprit de camaraderie ! Même si je n'en faisais pas encore vraiment partie. Harry était déjà monté se coucher, l'air perturbé, sous prétexte d'être fatigué. Ron et Hermione s'éclipsèrent pour retrouver les autres, me laissant seule, à l'entrée de la salle commune. Le rouquin revint vers moi, accompagné d'un grand garçon noir, et d'un plus petit.
- Salut ! commença le grand, je suis Dean, Dean Thomas ! C'est super que tu sois ici, avec nous !
- Oui je contente, continuais-je.
- Moi c'est Seamus, Finnigan. Mon père est un moldu, ma mère une sorcière, c'est important à savoir ! se présenta-t-il.
- On s'en fou Seam' de ça ! lui lança Dean.
- Qui sait peut être qu'un jour ça me servira ! rétorquais-je, en souriant. Désolé les garçons mais je pense que je vais monter pour prendre mes marques, bonne nuit.
- Bonne nuit Anna, me répondirent en cœur les trois garçons.
Je me hissais difficilement à travers les hordes de groupes d'élèves qui s'étalaient partout dans la pièce. Après avoir traversé l'escalier en vitesse, j'ouvris délicatement la porte du dortoir des filles. Mon amie m'attendait sagement sur son lit, à côté du mien, un livre à la main. « Enfin je commençais à croire que tu t'étais perdue » m'envoya-t-elle à la volée lorsque je me laissais tomber sur mon matelas. Elle me présenta à quelques filles comme Romilda Vane, Lavande Brown et Parvati Patil. Après deux bonnes heures à nous raconter nos vacances, nous éteignîmes les lumières. Lorsqu'au bout d'une vingtaine de minutes, quand j'entendais mon amie ronfler à côté, je ne dormais pas, je me demandais ce que je risquais à aller visiter le château à cette heure aussi tardive. Sautant hors du lit, j'enfilai un gros sweat à capuche gris et une paire de grosses bottines, puis je m'éclipsais hors du dortoir. Dans la salle commune, j'aperçu la tignasse rousse de Ron sur le canapé. Il s'y était endormi. Il semblait frissonner, je le couvris alors d'une couverture bleu azure qui était posée près de la cheminée. Puis je m'attardais. Il était incroyablement beau, il semblait si inoffensif, il paraissait être un ange. Prenant soin de ne faire aucun bruit pour ne pas le réveiller, je sortis de la pièce lentement. Les couloirs du château étaient glacials et humide, et je sentis mon nez couler. « Lumos » murmurais-je pour m'éclairer. Les tableaux tous endormis ne réagirent pas. Je marchais sans but dans ces couloirs tristes et froids. Je contemplais les alentours, m'émerveillant un peu plus à chaque découverte. Je fus soudainement arrachée à ma contemplation car on venait, une nouvelle fois, de me rentrer dedans. Je me relevais, et avant même que j'eus le temps de voir qui était mon interlocuteur, j'encaissais un reproche :
- Nan mais ce n'est pas vrai ! Tu ne peux pas regarder où tu marche bon sang ? Je commence à croire que te rentrer dedans est une habitude !
- Je ne te le fais pas dire Malfoy ! Et puis c'est toi qui m'a foncé dessus je te ferais dire ! C'est donc à TOI de regarder où tu mets les pieds. Et puis je peux savoir ce que tu fiches ici ?
- Je me promène voilà tout, et puis je n'ai pas à me justifier devant TOI ! Et qu'est-ce que TU fiches ici ?
- Oh, Oh, mais permets-moi de te rappeler, mon cher Drago, que nous sommes dans l'aile des Gryffondor, or, tu es un foutu Serpentard, tu n'as donc rien à faire là. Donc maintenant fais demi tour et retourne t'occuper de tes clébards !
- Espèce de sale petite…
- Dégage Malfoy ou je…
- Puis-je savoir ce qu'il se passe ici ? interrompit la voix rauque de Severus Rogue apparut de nulle part. Et que font deux élèves de maisons différentes dehors à une telle heure ?
- Et bien je disais justement à Malfoy qu'il devrait retourner là d'où il venait…
- Bien mais cela n'explique pas ce que vous, vous faisiez dans les couloirs, Miss Catastrophe.
- Je suis sortie à cause d'une vilain insomnie, et Malfoy m'est rentré dedans, encore… insistais-je sur le dernier mot.
- Je venais vous trouver professeur pour vous prévenir qu'une bagarre risquait d'éclater dans le dortoir des garçons.
- Tu as bien fait Drago, nous allons arranger ça de suite, quand à vous, Anna, regagnez votre lit, je parlerais de cet incident au professeur McGonagall demain.
Sur ces dernières paroles, ils tournèrent les paroles et je me retrouvais à nouveau seule. Avant de tourner à l'angle du mur, Malfoy me lança un sourire mesquin, telle une personne ayant gagnait une première bataille. Mon rapprochement avec mon cousin était encore plus mal parti que ce que je pensais. Il me fallait absolument trouver une solution pour gagner sa confiance. Je réfléchissais tellement que je ne me rendis même pas compte que j'étais arrivée devant la salle commune de Gryffondor. Sur le canapé, Ron dormait toujours comme un bébé. J'aurais apprécié me blottir contre lui, et m'endormir dans ses bras. Mais je me contentais de monter dans les dortoirs pour regagner mon lit. Toutes mes camarades dormaient à point fermé. La nuit fut de très courte durée, il était déjà l'heure de se lever pour cette première journée de cours. Après nous être préparées, avec Hermione, nous rejoignîmes les autres dans la grande salle, pour un petit déjeuné digne de ce nom. De toute mon existence, jamais je n'avais vue autant de nourritures. Cela m'ouvrit l'appétit et me rendit d'excellente humeur. J'observais Ron engloutir ses tartines et Hermione le sermonner. Je vis le regard d'Harry s'attardait sur Cho Chang, une jeune fille de Serdaigle. Avant qu'il soit tué par Voldemort, Cédric Diggory était son petit ami. Elle sourit à Harry qui le lui rendit, l'air totalement gaga. Ginny, qui avait elle aussi assister à cette scène farfelue fusilla Cho de son regard plein de rage et de haine. Harry en pinçait-il pour Cho alors que Ginny elle en pinçait pour lui ? Trop de question pour moi. Comment une fille comme moi, insociable, pouvait-elle se poser de telles questions, rien qu'en observant autours d'elle ? La cloche qui annonçait aux élèves qu'ils devaient se rendre en classe sonna. Nous avions cours de métamorphose, un des cours que j'attendais le plus. Seulement, je redoutais quelque peu cette première heure. Rogue avait certainement déjà parlait à McGonagall. Elle me sourit agréablement lorsque j'entrais dans la salle pour aller m'assoir près d'Hermione. J'en conclus donc que Rogue n'avait rien dit. L'heure passa à une vitesse folle, et la cloche retentit de nouveau. Nous nous dépêchâmes de rejoindre les cachots pour le tout premier cours de potion. Lorsque je m'assis, mon professeur me lança un regard noir, que je m'empressais de lui rendre. Mon cousin, quand à lui, se contenta de m'envoyer quelques sourires moqueurs, comme, j'en déduis, à son habitude.
- Alors que c'est-il passait hier avec Malfoy ? me murmura Hermione dans le coin de l'oreille.
- Pas grand-chose, je n'ai pas réussis à savoir ce qu'il faisait du côté des Gryffondor, en plus Rogue s'est pointé, il n'a rien dit à Malfoy , par contre moi il…
- Miss BLACK ! Continuez de bavarder ainsi durant mes cours et je vous recale d'avance pour vos BUSES ! s'écria ce dernier à travers la classe.
Tous les yeux se rivèrent sur moi. Le nom de Black retentait encore dans mes oreilles. Comme tous comme mes camarades de classe, j'étais ahurie. J'avais toujours pensé que j'avais été inscrite sous le nom de Tonks. Après un lourd silence imposant, un brouhaha s'éleva. « Black comme Sirius Black ? », « Elle est de sa famille ? », « Oh mon dieu ça doit être sa fille ! », « Drago c'est ta cousine ? ». Les questions volèrent à travers la salle, chacun interrogeant son voisin. Drago me fixait, décontenancé. Je ne pouvais déchiffrer l'expression qu'avaient ses yeux. Haine ? Colère ? Joie ? Certainement pas. En l'espace de quelques secondes Rogue réussit à rétablir l'ordre. Il devait savourer sa première victoire, il me détestait, tout comme il détestait mon père et celui d'Harry. Et tout comme mon ami, j'allais en faire les frais. Le cours fut interminable, j'eu le sentiment d'avoir passé une éternité dans cette sale hideuse, à préparer des potions nauséabondes et à encaisser les regards trépident de mes camarades. La nouvelle ne fut pas longue à être rependue, à peine j'étais dehors que déjà on se retournait sur mon passage, me montrant du doigt. J'étais le nouveau sujet de conversation de ces jeunes gens. Je filais en vitesse à mon cours de défense contre les forces du mal, accompagnée de Ron, Harry et Hermione. Cette, Dolores Ombrage enseignait cette matière. C'était une petite femme dodue, habillée de rose de la tête au pied, lançant de temps à autre quelques raclements de gorges narquois. Elle avait été présente à l'audience d'Harry, et elle avait tout fait pour qu'il ne soit pas autorisé à revenir à Poudlard. Cependant, elle avait échoué, ce qu'il l'amènerait surement à le saquer cette année. Après nous avoir fait un discours sur les BUSES, Brevet Universel de Sorcellerie Elémentaire, elle nous distribua des livres « conformes » au programme élaboré par le ministère de la magie. Autant dire que ces bouquin ne nous seraient d'aucune utilité, il n'y avait aucun sortilège de défense, ce qui n'échappa pas à Hermione :
- Pardonnez-moi professeur, mais il n'y a aucun sortilège de défense.
- Mais très chère, pourquoi apprendre ces sorts ? répondit Ombrage de sa voix fleurette.
- Peut être nous défendre si quelqu'un nous attaque, intervins-je piquée à vif par cette réflexion idiote.
- Mais personne ne va vous attaquer Miss Black...
- Et que faites vous des mangemorts ? lui répliquais-je.
- Et de Voldemort ? s'invita Harry.
Un froid glacial s'installa dans la salle.
- Très bien, reprit Ombrage, on vous a raconté qu'un puissant mage noir était de retour, mais cela est T-O-T-A-L-E-M-E-N-T faux !
- Nan c'est vraie je l'ai vu ! Je l'ai combattu ! s'écria Harry.
- Une RETENUE M. POTTER !
- Alors selon vous Cédric Diggory est mort de son plein grès ? cracha-t-il au professeur alors qu'elle était de dos.
- La mort de Cédric Diggory était un tragique accident ! hurla-t-elle en se retournant vivement.
- Non c'est faux ! Voldemort l'a tué et vous le savez !
- Cela suffit M. POTTER ! Dîtes un mot de plus, et je vous fais exclure de ce château définitivement !
- Mais…
- Harry la-ferme ! lançais-je à mon ami les dents serrées.
Je lui fis de grands yeux ronds, puis il se calma. Il s'en sortit avec deux heures de retenue. Seulement, si Ombrage refusait de nous apprendre à nous défendre, alors il nous faudrait nous débrouiller par nous même. Le cours poursuivit dans une ambiance électrique. C'est alors que je reçus un morceau de parchemin plié. « Il me semble que nous devrions parler, rejoins moi après le dîné sous la grande horloge, D.M ». Je fus très étonnée mais j'acceptais : « Je le pense aussi, ce soir, sous la grande horloge, A.B ». Le reste de la journée passa à une vitesse folle. Je m'assoupis durant le cours de divination, le dernier de la journée. Cela dit, j'avais une excuse. Sibylle Trelawney n'était pas des plus captivantes. C'était une petite femme très mince aux yeux cachés derrière de grosses lunettes. Un peu bizarre certes mais très aimable. Après le cours de divination je confiais à Harry, Ron et Hermione que j'avais un rendez-vous avec Drago. Nous étions tous d'accord, il fallait que je mette Drago Malfoy dans ma poche ce soir, sinon ce serait trop tard. Après le dîné, auquel Malfoy resta peu de temps, j'entendis Ron raconter à Harry qu'une personne mystère lui avait mit une couverture sur le corps la veille, alors qu'il s'était assoupi. Apparemment, ne pas savoir qui était cette personne le frustrait. Mais je gardais tout de même l'identité de la mystérieuse pour moi. L'heure était venue pour moi de laisser mes amis pour rallier la Grande Horloge. Lorsque j'arrivais, avec cinq minutes de retard, j'aperçus une tignasse blonde en costume. Je pris mon courage à deux mains, et je m'avançais vers lui.
Alors alors, j'espère que ce chapitre ci vous a plus et que vous attendez avec impatience le prochain =P Comme je ne sais pas comme je vais avancer, je ne prévois pas de date précise pour le chapitre 6. Mais je ferais en sorte de le publier au plus vite ! Bisous !
