Heeeya. Heeeya. Voila la suite tant attendus. (?) :D
J'espère que le chapitre précédent vous a plut. Je tiens à dire que ce chapitre sera peut-être le dernier avant longtemps parce que je vais envoyé mon ordi a réparé. :/ Je n'ai pas beaucoup de temps alors j'espère que vous allez apprécier ce chapitre ! :D
Désolée pour les fautes s'il y a parce que je n'ai pas la foi de recorriger... ^^'
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Katara soupira en se massant la nuque, depuis qu'ils avaient regagnés le bateau pour suivre Aang, Zuko avait décidé qu'elle resterait dans cette cellule et ça n'était pas le grand confort. Elle avait mal au dos, elle avait mal aux jambes, elle avait mal à la tête, à dire vrai elle avait mal partout. Personne ne lui avait rendus visite depuis au moins 3 jours et elle sentait incroyablement seule. Et dire qu'elle avait pu croire que Zuko allait enfin la traiter comme il fallait après avoir vu le regard doux qu'il avait posé sur elle. Elle s'était faite des idées…
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Les mains jointes et les yeux fermés Zuko réfléchissait. Ou plutôt il pensait, et à son plus grand malheur il pensait à Katara, encore. A ses cheveux, à ses yeux, à son nez, à sa bouche… A tous ceux qu'elle avait dit, il ne pouvait se résoudre à l'approuvé. Ça serait comme dire que les trois dernières années de sa vie n'avait été que du feu, anéantis par la simple vérité d'une gamine de 14 ans. Impossible. Et sentir son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine quand il pensait à elle ne lui plaisait pas du tout. Encore moins que les maudites manies de son oncle. Se levant précipitamment il poussa du pied la porte de sa couchette et se dirigea vers celle de Katara. Autant perdre son temps à quelque chose dans ce maudit navire. Il ne prit même pas la peine de toquer et entra, Katara avait la tête baissé et se massait la nuque les yeux étroitement fermés elle releva la tête et croisa son regard, le sien était surpris alors que lui la regardait juste froidement comme à son habitude.
« Zuko ? »
Il releva un sourcil et elle se redressa, sa main retombant sur sa cuisse. Puis son visage changea du tout au tout et elle le lorgna de bas en haut en grimaçant.
« Enfin quelqu'un daigne venir me voir.
- Tu n'es pas une invitée aux dernières nouvelles.
- Mais j'ai décidé de rester. J'aurais très bien put m'en aller avec mon frère mais non ! Tu ferais mieux de mieux me traiter si tu veux que je reste.
- Fais-moi rire… Comme si tu voulais partir.
- Comme si tu voulais que je parte ! »
Cette réplique scotcha le jeune homme et il fixa la jeune fille vraiment étonné. Il n'y avait pas pensé à ça. Voulait-il qu'elle parte au final ? Ses yeux se froncèrent et il vit que Katara perdait aussi de son assurance. Ils se retrouvèrent tous deux à se regardé comme deux idiots, puis elle finit par baissé la tête et il crut même apercevoir des rougeurs sur son visage. Il toussa et lui prit le poignet.
« Bon viens.
- Où… Où va-t-on ? Demanda-t-elle alors qu'ils franchissaient la porte de la cellule.
- Sur le pont du bateau.
- Mais quoi ? Tu ne vas quand même pas me jeter par-dessus bord ! »
Le jeune homme eut un petit sourire et il sentit Katara s'arrêté, il se tourna vers elle et l'interrogea du regard.
« Ne fais pas ça !
- T'es idiote ou quoi ? Je veux juste que tu… Que tu…
- Que je ?
- Tu m'enseignes des trucs…
- Des trucs en quoi ?
- A ton avis… Murmura-t-il en fronçant les yeux. Sur la maitrise de l'eau. »
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Assise sur une caisse, Katara regardait Zuko devant lui. Quand il lui avait annoncé sa requête elle n'avait pu que murmurer un petit oh! et l'avais suivi. Elle avait presque oublié son devoir envers lui maintenant, en fait non elle n'avait pas oublié seulement après tant de temps sans nouvelle elle avait pensé qu'il refuserait simplement de l'écouter à nouveau. Mais voilà que maintenant il lui demandait… des cours. Possible ?
« Katara ? »
Elle releva la tête, évaporant ces pensées de sa tête et se concentra. Comment pouvait-elle faire ça ? Elle ne maitrisait pas assez bien elle-même pour se permettre de donner des leçons à quelqu'un.
« Zuko, je ne… »
Elle se tut en se souvenant des livres. Ceux qu'elle avait pris à la bibliothèque plusieurs jours plus tôt. Le fixant dans les yeux elle se releva soudainement.
« As-tu gardé les livres que j'avais pris à la bibliothèque ?
- Tu parles du livres qui…
- Non pas celui-là, le coupa-t-elle en secouant la tête, les autres. Les trois autres !
- Je ne sais pas… Pourquoi ?
- Il t'aiderait. Je ne maitrisais pas assez bien pour t'aider mais avec ces livres je suis sûr qu'on y arrivera. »
Il hocha la tête et partis. Elle resta là, debout et bizarrement enthousiasme. Le devrait-elle vraiment ? Ne devrait-elle pas plutôt en profité pour s'enfuir ? Maintenant que personne ne la surveillé ? Trop de questions se bousculaient dans sa tête et n'avais qu'une envie c'était que Zuko revienne pour que cela cesse, pour qu'elle n'ait plus à s'en vouloir de ne pas avoir envie de s'enfuir. Et elle fut exaucée, il revint presque en courant trois livres dans les mains et elle crut voir du soulagement quand il l'aperçut. Lui aussi avait sans nulle doute eut plein de questions dans la tête.
« Tu es là.
- Où aurais-je put aller ? » Répondit-elle sur un air de défi.
Il ne dit rien se contentant de la regarder fixement en lui tendant les livres. A la minute où elle ouvrit celui sur la maitrise de l'eau, l'ambiance changea complètement. Zuko devint étrangement studieux et plus aucune remarque des deux côtés ne fut faites. La première heure elle lui expliqua les bases du savoir sur sa maitrise et il l'écouta avec attention, elle crut même voir du véritable intérêt dans ses yeux. Elle sentait son regard posé sur elle à chaque minute de chaque seconde où elle lui expliquait comment les premiers maitres de l'eau avait réussis à dompter cet élément et les enseignement qu'il fallait en tirer par rapport à l'humilité, et son regard la troublait beaucoup plus qu'elle n'aurait voulu l'admettre, d'ailleurs elle sentait par moment ses joues chauffaient.
« Dit moi… La coupa le garçon alors qu'elle énumérait divers grands maitres de sa tribus. Quand va-t-on commencé la pratique ?
- Il… Il faut d'abord commencé par la théorie avant quoi que ce soit. Si tu ne connais pas ce que tu as entre les mains ça peut très bien t'explosé entre les mains !
- La métaphore aurait mieux marché si ça avait été le feu que tu…
- Dis-moi ce que tu as retenus ! Dit-elle soudainement.
- Et bien… Que tu admires ta tribus plus que tout au monde, que tu vénères encore plus la maitrise de l'eau que quiconque et aussi que tu es la dernière maitrisant l'eau de la tribu du Pôle Nord.
- Mais je… Je ne parlais de moi, je parlais de la maitrise.
- Tu m'en as bien plus appris sur toi que sur la maitrise en fait. Il suffisait de te regarder.
- Mais…
- T'inquiète pas… J'ai aussi appris des trucs sur la théorie…
- Zuko, tu dois te mettre dans la tête que c'est très important. Comme pour tous les autres éléments, l'eau est une partie de toi, bien plus supérieur que ce que tu penses et si tu arrives à comprendre comment elle marche tu peux devenir très puissant. Si tu arrives à ne faire plus qu'un avec elle, tu ne craindras plus rien, même pas la brulure de l'ennemie… »
Elle avait fini en murmure et en disant cela elle avait avancé sa main vers son côté du visage blessé. Seulement il ne la laissa pas faire et attrapa sa main d'un geste autoritaire son regard devenant plus dur. Katara sursauta et son cœur se mit à battre la chamade, elle avait agis sans réfléchir et maintenant les yeux de Zuko la fixé avec une sévérité qu'elle n'avait jamais vu auparavant, pas même quand elle lui avait parlé de son père. Elle voulut murmurer quelque chose mais les mots restèrent coincé dans sa gorge, ce fut lui qui parla d'une voix étrangement calme.
« Ne refait plus jamais ça Katara.
- Excuse-moi, je ne voulais pas… »
Elle ne finit pas sa phrase et il ne répondit rien non plus, il lui lâcha juste la main d'un geste précipité et recula de plusieurs pas. Un silence dura environ 5 minutes avant qu'elle ne relève la tête pour lui demander s'il voulait reprendre à sa grande surprise il le voulait et elle lui annonça cette fois-ci de la pratique. Les pas qu'elle avait appris avec Aang lui revenaient en tête et elle commença l'enchainement devant le garçon en lui expliquant ce que chaque pas voulait dire dans le langage du maitre et de son élément et encore une fois Zuko replongea dans son apprentissage. Bien sûr rien ne se produit pour elle, même en y mettant toute sa volonté la vague ne bougea pas, par contre quand Zuko s'y mit ce fut plus mouvementé, le bateau tangué, les vagues le portant un peu partout parce que les mouvements étaient trop brusques le garçon était habitué à l'agressivité de son art à lui il n'arrivait pas à cerné la douceur dont avait besoin l'eau. La fin de l'après-midi se passa comme ça et pas une seule fois l'eau obéit à l'ordre clair de Zuko. Malgré elle, Katara se sentit satisfaite.
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Pour dire vrai, il en avait marre. Zuko n'en pouvait plus de ces remous, de ces vagues et de tout ce qui pouvait lui donné envie de vomir. Pour la première fois, il avait le mal de mer et à cause de lui-même par-dessus le marché. Parce qu'il n'arrivait pas à maitriser ce maudit liquide qu'est l'eau. Il soupira puis s'assit en ronchonnant, la jeune fille arrêta alors de parler et vint près de lui.
« Tu sais c'est normal que ça ne soit pas encore tout à fait bien… J'étais pareil au début. » Ajouta-t-elle alors qu'il ne répondait pas.
Il ne prit pas soin de la regarder et soupira une nouvelle fois, elle dut le prendre pour de l'agacement car elle recula. Il releva alors la tête vers elle.
« Combien de temps tu as mis toi ?
- Je n'ai toujours pas finit mon apprentissage… A dire vrai c'est comme si je l'avais à peine commencé…
- Et que comptes-tu m'enseigné alors ?
- Je suis sûr de pouvoir t'apprendre une chose au moins. Répondit en se redressant légèrement vexé. La douceur ! »
Puis elle s'en alla, sa longue tresse flottant derrière elle, elle disparut par la porte menant aux cabines et il ne s'en formalisa pas, se contentant de soupirer. 5 minutes passèrent avant qu'il ne reprenne son exercice. Pendant encore 10 minutes le bateau fut secoué dans un peu tous les sens, l'éloignant parfois de sa trajectoire, puis il ferma les yeux et expira avec le plus grand calme qui lui était possible. Sa main effectua un rond devant lui et lentement il tourna sur lui-même, son pied caressant le sol, son autre main se leva vers le haut, puis les deux se rejoignirent devant son visage et il s'arrêta. Il remarqua alors que le bateau avait arrêté de bougé et il ouvrit les yeux sans bouger là son souffle fut coupé dans sa poitrine, devant lui une boule d'eau de la taille d'un ballon tourné et retourné devant lui. Son corps se mit à trembler puis il lâcha ses mains et la boule alla s'écraser au sol.
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Derrière la porte Katara mit une main sur sa bouche en voyant peu à peu l'eau se calmer et allé vers Zuko pour former une boule. Sans s'en rendre compte, une larme roula sur sa joue et elle se sentit encore plus démunis que jamais. Une main se posa sur son épaule et elle ne prit même pas la peine de savoir qui s'était, elle se retourna et plongea dans ses bras. Il se révéla que c'était l'oncle. Il mit un temps avant de répondre mais il dut voir Zuko derrière car après quelques secondes il lui tapa gentiment dans le dos.
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Environ 2 heures plus tard, Iroh, Zuko et Katara étaient tous trois réunis autour d'une table silencieux. Le repas avait commencé depuis une dizaine de minutes et aucun n'avait pipé mot. Iroh, lui, avait bien essayé mais c'était à peine s'ils lui répondaient alors il avait abandonné et ne faisait qu'observer. Il observait son neveu qui avait la tête baissé vers son bol, n'ayant presque pas touché à sa nourriture puis Katara, qui elle par contre, mangeait dans un silence de mort et réservait son assiette toutes les deux minutes. Il soupira, ces deux-là étaient des contraires… Pourquoi avaient-ils été choisis ? Ils étaient si jeunes.
« Katara… »
Il vit la jeune fille sursauter, et lui-même fut plus que surpris par son neveu qui venait de parler. Alors que leurs regards se croisaient il se sentit comme exclus, une étrange aura émanait des deux et ils étaient comme absorbés par l'un et l'autre. Katara ouvrit la bouche pour murmurer mais ce fut comme si les mots n'arrivaient pas à sortir de sa bouche vu sa tête de poisson hors de l'eau.
« Ne parles pas… C'est moi… Je voulais juste te demander de m'excuser. »
Sa bouche à lui s'ouvrit une demi-seconde à cette phrase mais il se reprit bien vite fixant les deux les yeux grands ouvert, avide de connaitre la suite.
« Je comprends ce que tu voulais dire maintenant. Tout à l'heure… Quand j'ai enfin réussis à la maitriser… Ne serais-ce qu'une petite seconde… Eh bien, je ne me suis jamais sentis aussi détendus c'était comme si elle s'insinuait en moi pour me rendre meilleur et j'ai… adoré. Je sais que j'ai encore beaucoup à apprendre et, si tu le veux bien, je voudrais que tu m'aides. Parce que… Parce que je pense que sur ce bateau tu es la seule qui peut m'enseigner la douceur. »
Devant eux, la jeune fille ne put retenir ses larmes. Elle pleura. Elle pleura bien plus que quand il l'avait trouvé quelques heures plus tôt. Et le plus étrange c'est que Zuko se leva pour venir poser une main sur son épaule, cherchant à la réconforter. Iroh assistait à la scène et il avait l'impression que plus aucun des deux ne ressentait sa présence. Pour la deuxième fois dans la journée Katara prit un maitre du feu dans ses bras et Zuko répondit à l'étreinte, les deux adolescents apparurent alors comme nouveau pour le vieil homme, qui pour la première fois depuis des années vit son neveu avoir un réel sourire. Un sourire serein.
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Il existe deux personnes. Deux maitres. Qui pendant un temps de guerre se verrons face à leurs responsabilités. Et qui devront avec les armes de l'ennemie, se retourner contre leur propre camp afin d'arrêter la guerre. Les deux maitres ne seront pas les plus beaux, ni les plus forts, ni les plus rusés. Ils seront juste en connaissance de la douleur qu'inflige la guerre et ne voudront pas de celle-ci. L'un deviendra alors l'autre et les maitrises s'inverseront. Ils partageront leurs savoirs et combattrons ensemble pour ce qu'ils croient être bon et contre ce qu'ils croient être mauvais.
Le premier, l'Homme, sera le Roi, celui qu'on appelle le Fort. Gardien des clés de la sureté et aussi loyale envers la Reine, qu'envers son dernier homme de main, tous croit en lui et lui jure fidélité.
La deuxième, la Femme, sera la Reine, celle qu'on appelle la Douce. Gardienne des clés du savoir et aimante pour quiconque prend la peine de réfléchir aux sens des mots, elle est aussi belle que droite.
Enfin le dernier, l'Enfant, sera le Prince, on l'appellera la Fin. Gardien des clés de la cité des morts, il naitra de l'union du Roi et de la Reine au moment où leur pouvoir fusionnera, alors tout sera finit.
Zuko caressa du bout des doigts le dernier mot qu'il avait lu et soupira en ne voyant aucune suite arriver. Qu'est-ce que tout cela voulait dire ? Il ne comprenait rien… Il ne voulait pas comprendre… Ce livre était un mystère aussi grand que ce qui les habiter, lui et Katara, et tout ceci commençait sérieusement à lui faire peur.
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Alors ? Alors ? :D
