Heeeeeya ! :D Je suis là pour posté un nouveau chapitre. Je n'ai pas été trop longue ça va ? ;D Alors concernant ce chapitre... Il est vraiment très court, quand je parlais de chapitre de transition vous allez voir ce que c'est qu'un vrai chapitre de transition. Il porte bien son nom parce que ce qui se passe après sera totalement différent de ce que vous aurez put lire avant... J'espère que vous ne serez pas déçus parce que certain pourrais l'être après cela. Désolée mais en ce moment je suis beaucoup prise avec le lycée, les manifs, les sorties etc. Donc j'essaye d'écrire au minimum une fois tous les deux jours mais j'ai bien dit minimum la plupart du temps j'écris tous les soirs, même si parfois ça ne dure que 5 minutes ça me fait des idées que je garde pour la suite. ;D
Voila je vais arrêté de blablaté et vous laissez lire. :DD
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Le bateau était repartis le lendemain et elle avait omis de parler de sa rencontre avec qui que ce soit. Et les jours avaient continués, qui devinrent des semaines et pendant les 3 qui suivirent les deux jeunes ne firent que s'entrainer sur le pont du bateau. Zuko était à présent au même niveau que Katara avant qu'ils n'échangent leur don, l'eau lui obéissait et il pouvait lui faire changer d'état aussi rapidement qu'il disait bonjour. Cela n'était pas la même chose pour la jeune fille, malheureusement, elle n'avait pas vraiment évolué… Le feu lui échappait comme un enfant turbulent échappe à sa mère, il se moquait d'elle en allant dans le sens inverse qu'elle demandait et elle se retrouvait souvent nu comme un ver alors qu'elle se mettant en colère et que son corps s'enflammait. Elle avait pourtant essayé, les conseils d'Iroh et les techniques de Zuko n'y faisait rien. Elle n'y arrivait pas.
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Son prénom résonna dans sa tête comme si on avait fait sonner une cloche près de son oreille. Katara ! Kataraaa ! Sa tête pivota lentement vers Zuko qui avait les yeux froncés. Elle-même le regardait avec incompréhension, il était près d'elle et pourtant elle avait l'impression de l'entendre à des dizaines de mètres.
Katara ? Tu n'as pas l'air d'aller…
Plusieurs fois ses yeux clignèrent, ne quittant pas le garçon du regard, sa main s'épongea lentement le front et elle soupira. Son corps était tout ankylosé… Pourquoi ? Sa tête semblait tellement lourde… Pourquoi ? Et ses jambes ne pouvaient plus la soutenir… Pourquoi ? Très bonnes questions. Elle allait vite avoir les réponses, c'était même Zuko qui les lui donnerait une fois qu'elle se réveillerait après s'être évanouis dans ses bras.
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Sans qu'il ne le remarque ses mains, portant la jeune fille, tremblaient légèrement. Il avait le souffle court et naviguait aussi vite qu'il le pouvait vers sa cabine son oncle le suivant derrière. Ce fut au moment qu'il la déposait sur son lit que Katara poussa un petit gémissement plaintif. Zuko s'assit lui aussi sur la couchette et observa son visage avec attention. Il était inquiet. Bien trop inquiet. Il avait eu une bien drôle réaction quand Katara s'était évanouis dans ses bras et avait agis avec comme par instinct. Ce ne fut que là qu'il reprit conscience de soi-même et il passa une main sur ses yeux en pensant qu'il était vraiment trop inquiet.
« Zuko… »
Son prénom n'avait été qu'un murmure sortit des lèvres de la jeune fille et il était même sûr qu'Iroh derrière lui ne l'avait pas entendus pourtant un sentiment de bien-être l'avait envahis tout entier au simple murmure de Katara. Elle avait tourné la tête et sa main remonta vers sa bouche alors qu'elle se redressait soudainement en ouvrant les yeux. Un instant il la vit chercher où elle pouvait bien être, puis quand elle se tourna vers lui son regard se fit plus rassurer.
« Zuko..? Qu'est ce qu'il s'est passé ?
- Tu t'es évanouis.
- Mais, comment ?...
- Tu es tombé dans les pommes Katara ! Tu es tombé dans les pommes. Dans mes… bras. »
Elle ne répondit rien et se recoucha en ne quittant pas son regard qui lui-même la regardait. Les deux jeunes semblaient comme hypnotisé l'un par l'autre et au bout de quelques dizaines de secondes, il se tourna légèrement vers son oncle mais regardant toujours Katara.
« Mon oncle, est-ce que tu pourrais aller nous préparer un de tes délicieux thés ? S'il te plait. Ajouta-t-il.
- Je reviens dans quelques minutes… »
La porte claqua même pas une seconde plus tard et un silence se fit. Que devait-il dire maintenant ? Il avait l'impression qu'elle pouvait comprendre rien qu'en le regardant et elle souriait d'une manière si… heureuse qu'il ne sut que dire à part…
« Tu m'as fait drôlement peur… »
Avec une voix basse. Son sourire s'agrandis alors encore plus et ses yeux quittèrent les siens pour aller fixer le plafond en riant doucement. Quand elle reposa ses deux pupilles sur lui il la trouva réellement belle, allongé sur son lit, en le regardant avec un petit sourire en coin.
« Je crois que j'ai dut attraper quelque chose…
- Où ça ? Nous n'avons pas mis pied à terre depuis au moins une semaine.
- Peut-être que j'ai attrapé ça sur le bateau simplement.
- Impossible, personne n'est malade mise à part toi. Et puis il n'y a rien de toxique sur ce navire.
- Le charbon…
- Il n'est pas toxique ! Je suis sûr que c'est autre chose.
- Je suis peut-être juste un peu fatiguée. Dit-elle en se redressant, le ton un peu plus boudeur. C'est vrai on ne fait que s'entrainer et comme je ne progresse pas je dois encore plus y mettre du mien. Je dois être fatiguée.
- Fatiguée ?
- Et bien oui…
- Pourquoi ne pas avoir dit plus tôt que tu ne te sentais pas bien ? Demanda-t-il en fronçant les yeux découvrant peu à peu que Katara n'était pas aussi bien qu'il le pensait.
- Je ne suis pas non plus au bord du gouffre… Il y a juste que plus le temps passe et plus tu me fais penser à un vrai maitre de l'eau… Tu peux dire ce que tu veux Zuko mais je sais que ce don te plait et que tu aimes jouer avec l'océan, tu te mets à penser comme un maitre de l'eau, je le remarque quand on s'affronte. Et moi… Moi je n'arrive à rien parce que ce monde est bien trop différent de ce que je suis, le feu n'est pas pour moi. Je le déteste et il me fait peur… Mais comment te le dire ? Comment, après tout ça reste une partie de toi, non… »
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Il encaissa ce qu'elle lui dit. Il y a quelques semaines il l'aurait surement remis à sa place en lui disant des méchancetés mais à l'heure d'aujourd'hui il resta juste muet en la regardant devenir un peu plus rouge qu'à l'habitude. Elle se sous-estimait, encore…
« Katara… »
Lentement elle releva les yeux vers lui et il secoua la tête en lui souriant gentiment.
« Arrête… Tu es toujours là à te mettre plus bas que terre, toi et moi on sait que tu es très forte. Et si je suis en train de devenir quelqu'un d'un peu plus… Bien qu'avant, on va dire, ça n'est que grâce à toi et personne d'autre. J'ai l'impression d'être une autre personne quand je suis avec toi et même si je ne sais pas pourquoi, ça me plait. Si tu as le pouvoir de changer les personnes, tu peux faire ce que tu veux, crois-moi.
- Non… Murmura-t-elle alors que ses yeux se remplissaient de larmes. Tu ne comprends pas Zuko… Je ne veux pas… Je ne peux pas ! Je suis… Je n'y arrive pas.
- Mais tu n'arrives pas à quoi ?
- A vivre… A vivre avec ça. »
Cette fois ci il ne put éviter son geste de recul, il se leva et pris un peu d'écart avec la jeune fille. Elle avait baissé la tête et il ne voyait plus rien de son visage caché derrière ses longs cheveux. Lui, n'avait qu'une envie fuir. Fuir ? Il n'aimait pas fuir, d'ailleurs, il n'avait presque jamais fuit de toute sa vie et là, une simple phrase de Katara pour qu'il veuille partir loin, très loin d'elle. Et bizarrement il le fit, il s'enfuit. De la cabine et de la prise qu'avait la jeune fille sur son cœur.
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Seule et maintenant dans sa propre cabine, Katara pleurait à chaudes larmes. Et chaudes elles l'étaient, vraiment très, très chaude, aussi chaude que son front, que ses lèvres et que ses doigts qui prirent en tremblant un stylo. Ce fut avec un mal de chien qu'elle attrapa une feuille, la simple caresse du papier sur sa peau se transformant en une griffure, elle poussa un gémissement plaintif et s'assit à même le sol avant de se mettre à écrire. Elle mit vingt bonnes minutes à la finir, ralentis par la douleur et quand elle ne trouvait pas ses mots. Puis elle sortit de la cabine en faisant le moins de bruit possible, un noir complet régnait dans le couloir et elle se dirigea à l'aveuglette vers la porte qui menait au pont, celui-ci était plongé dans le même noir. C'était une nuit sans lune mais les étoiles présentes dans le ciel l'aidèrent un peu à se diriger. Elle serrait une petite boite en fer, où elle avait mis la lettre, contre sa poitrine et soupira avant de la posé sur la table où à la fois ils mangeaient, établissaient des stratégies ou simplement buvaient du thé. Enfin elle jeta un dernier regard à l'immense navire de ses ravisseurs et se dirigea vers les barrières de sécurité pour les escalader. Longuement elle regarda l'eau qui, se jetant doucement sur les flancs du bateau, semblait impatiente de la retrouver. Fermant les yeux elle savoura le chant qui s'élevait de l'océan et elle se laissa tomber en avant.
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Prince Zuko,
Je sais que tu vas avoir envie de me tuer en lisant cette lettre, mais je me devais de te donner une raison. Ou du moins essayer et espérer que tu comprennes. Je suis la dernière Maitre de l'Eau de la Tribus du Pôle Nord. J'ai un grand frère se nommant Sokka et mon ami… Mon meilleur ami est Aang, Maitre de l'Air et Avatar. Tu es le Prince Zuko, Maitre du Feu et héritier du pays de la Nation du même nom et tu te bats contre l'Avatar. Réunis, ces deux êtres sont sensé former un 'nous'. Réunis Nous sommes les Deux Seuls Maitres. J'aurais tant aimé former un Nous avec toi. Je l'ai tellement voulut que ça m'a rendus malade parce que ça aurait été mal. Il y a tant de choses que j'aurais voulu te dire avec de m'enfui, tant de choses que j'aurais voulu faire avec toi. Quelle situation paradoxal. Je t'ai tellement détesté Zuko… Tu n'as même pas idée, et voilà que maintenant je t'apprécie au point de vouloir pleurer en pensant que je suis sur le point de te quitter. Je ne me comprends moi-même pas. Je t'admire aussi, tu es si fort et si brave. Tu te bats contre ta famille à présent, c'est bien cela ? Tu es courageux, tu l'as tellement été que tu as réussis en si peu de temps à devenir ce que moi-même je n'ai jamais réussis à être. Tu as encore beaucoup de choses à apprendre mais tu y arriveras. Je crois en toi. Moi, je suis différente de toi. Je ne peux pas allé contre ma nature, et ma nature est aussi douce, libre et volage que l'eau. Je ne suis pas dure, intrépide et forte comme la flamme. En réalité j'ai peur… Tu ne peux pas savoir comme je suis effrayé… Ma mère est morte par le feu. Mon père est partit combattre le feu. Et moi je dois vivre comme le feu. Mais je ne peux pas. Je suis différente de toi, Zuko, j'ai besoin de ma famille. J'en ai besoin pour vivre. J'en aurais besoin pour changer. J'en aurais besoin pour évoluer. Je te demande pardon, et je te promets que je réussirais. Qu'ils m'aideront. Que je reviendrais forte et que la prochaine fois qu'on s'affrontera je gagnerais Zuko. S'il te plait pardonne-moi et par pitié attends-moi, parce que quand je reviendrais je serais enfin à la hauteur et nous pourrons le former ce Nous.
Avec toute la fougue du feu, Katara.
