Troisième chapitre les amis !
Je vais plutôt vite en ce moment parce que je suis très inspirée, en espérant que cela ne s'évapore pas, j'écris tant que je peux.
Bonne lecture !
Il ne détachait pas ses yeux de mon décolleté, Aucun mot ne traversa la barrière de sa bouche. Mais son regard pervers en disait assez pour lui. Je l'observais passer sa langue sur ses fines lèvres gercées. Scabior n'avait absolument pas changé, sa coupe de cheveux …peut-on appelé ça une coupe ? Ses vêtements d'une époque bien lointaine me rappelai une comédie musicale moldue « Mozart l'opéra rock ». Il porta ses doigts à sa bouche en m'observant toujours. A mon grand étonnement, Il ne semblait pas m'avoir reconnue. D'un coté il m'a connue adolescente et pas assez longtemps avant que je ne tombe entre les mains de Bellatrix et qu'il quitte le pays. Je ne pouvais rester passive plus longtemps, je bondis brutalement sur mes jambes et me mit à hurler.
« Mon mari ! Je veux voir mon mari ! Où est-il monsieur ?
Ce fut comme un violent réveil pour son esprit pervers qui divergeait vers des pensées plus que malsaines à en juger son regard. Il marqua une pause, me regardant de haut .
–Votre mari …Il n'était pas sur le toit ? Me répondit-il, un sourire sournois se dessinant sur ses lèvres.
Je devais tenter le tout pour le tout, quitte à inventer une histoire délirante.
–Où sommes-nous ? C'est une maison de prostituées hein ? JE le suis depuis des semaines ! Je sais qu'il me trompe ! Où est-il ?
–A mon grand désespoir, il n'y pas de prostituées ici ma chérie, Il s'approcha de moi…trop près et caressa ma joue. Alors comme ça tu as dormi sur le toit pour espionner ton il prit un air dégouté époux …
–S'il ne me trompe pas qu'est-ce qu'il fait ici ? Il n'a pas de problèmes au moins …
Il commença à marcher dans la direction opposée tout en continuant de me parler.
–Pas de problèmes du tout…qui est ton mari en fait ?
–C'est …heu …Robert !
Je priai intérieurement pour qu'il ait conservé son véritable prénom.
–Robert … Robert ! Hurla t-il Allez me chercher ce Robert !
Il se retourna vers moi, lorgnant une fois de plus mon soutien gorge.
–Vous essayez de le faire disparaitre à la force de votre esprit ? Parce que ça ne marche visiblement pas. »
Il releva la tête l'air hautain mais déçu tel un enfant qu'on aurait privé de cookies. Un long silence s'en suivit. Robert pénétra enfin la pièce suivit de près d'un autre mangemort. Il fallait que j'agisse vite afin qu'il comprenne ma combine improvisée.
« –Mon amour ! criai-je en lui sautant dans les brasen lui lançant un discret regard suppliant lorsque nos visages se touchèrent.
Il mit peu de temps à comprendre et entra dans mon jeu.
–Chérie ! Qu'est-ce que tu fais là ?
–Je t'ai cherché partout ! Alors j'ai suivi tes traces et je suis arrivée ici, mais comme je n'étais pas sure que c'était bien toi je t'ai espionné par la fenêtre du toit et …et je me suis écrasée au milieu du salon !
Je faisais en sorte de dévoiler mon plan dans les moindre détails à Robert sans que cela paraisse trop suspect aux autres mangemorts qui arrivaient en masse dans la salle. Robert m'empoigna par les hanches et me serra contre lui, dissimulant mes fesses au reste du groupe qui continuait de me matter. Je passai amoureusement mes doigts dans ces cheveux bruns et continuai devant les autres.
–Je suis désolée mon amour de ne pas t'avoir fait confiance. En plus j'ai cassé mon balai et …mes vêtements et bien …je ne sais pas où ils sont.
–Et bien tu vois j'étais juste là pour affaires…secrètes il lança un regard appuyé à Scabior qui le lui rendit.
JE pris alors le plus niais et innocent possible et lançai
–Oh d'accord, je vais rentrer à la maison. Je vais juste dire à ta mère où tu es, et au reste de ta famille aussi. Et tu sais que tout tes amis du ministère te cherchent aussi, je devrais les informer que tu es ici pour affaires secrètes. Et la presse aussi ! Ca irait plus vite mon amour hein ?
Scabior prit un air horrifié à l'écoute des plans que j'organisais en rentrant qui menaçaient de dévoiler toute son organisation au autorités. Il se précipita alors sur moi.
« Enfin, vous pouvez rester ici autant de temps que vous le voulez, vous partagerez la chambre de Mr Abbot …n'est-ce pas Robert ? »
J'acquiescai et suivit Robert qui me tirai par la main vers des escaliers en pierre d'une hauteur fascinante, si hauts que l'on en voyait pas le bout. Nombreux mangemorts devaient loger ici afin que Scabior puisse garder un œil sur eux et leur famille, un peu bavarde …comme moi. Après de longues minutes à monter les marches dures et glaciales du château, nous arrivames devant une porte massive. Mon mari d'un jour murmura un mot de passe inaudible et pénétra une vaste pièce sombre aux couleurs de sang et de cendres.
Au centre de la pièce trônait un gigantesque lit à baldaquins en bois d'ébène, surplombé par de magnifiques draps pourpres. Une unique fenêtre donnait sur l'arrière du château que nous avions eu le dégout de visiter un peu plus tôt, en face un vaste bureau où trainaient des documents en runes anciennes prenait place. Le reste du mobilier se composait essentiellement de larges fauteuils et canapés. Mon tour de la pièce se termina sur les yeux émeraude de mon collègue, ses yeux emplis d'une colère sans nom.
« –Qu'est-ce qui t'as pris ? T'as pas eu les instructions ?
–Eh ! On a eu un petit contretemps alors j'ai improvisé !
–T'aurais pû te faire tuer ! Hurla t-il.
Une étrange sensation m'envahit à ce moment précis, on aurait pû mourir tous les deux, j'ai failli tout faire rater mais il se souciait seulement de moi. Honteuse, je baissai les yeux. Remarquant ma gêne, il se rapprocha de moi doucement et avec une tendresse infinie, il saisit mon visage en coupe entre ses mains, le rapprochant de son visage.
–Je suis désolée mais je n'ai pas pu faire autrement …murmurais-je contre ses lèvres
Il posa son front contre le mien et m'enlaça tendrement tandis que je déposais mes mains sur ses épaules.
–Je te promets de faire attention maintenant.
Il me sourit légèrement et se détacha de moi à mon plus grand regret pour se diriger vers son bureau où il saisit quelques parchemins qu'il déposa sur son lit. Je me décidai enfin à refermer ma chemise et m'installai sur le lit à ses côtés.
« Scabior a bien plus de connaissances qu'on ne peut le croire. Après avoir travaillé pendant plus de vingt ans avec les sorciers les plus sadiques et les plus vicieux, il a noué des liens assez solides qui lui permettent de se créer un semblant d'armée autour de lui. Il a signé quelques engagements avec des familles de sang purs qui vivent dans l'ombre pour éviter les procès.
Je me saisis d'un des parchemins qu'il m'avait tendu.
–Ce sont des runes… Me remémorant les cours du professeur Babbling, je déchiffrai aisément les caractères anciens. Il a scellé un pacte avec des trolls !
–Tout est bon à prendre selon lui les gnomes comme les mages noirs. »
Robert passa toute la soirée à me raconter ses semaines passées parmi les mangemorts, les tortures auxquelles il avait assisté et qu'il avait été contraint de pratiquer pour prouver sa bonne foi. Un Américain, un simple étudiant, il avait toqué au manoir annonçant qu'il recherchait la sorcière de Blair, Blairwitch comme il l'appelait. Les mangemorts de garde s'étaient empressés de le capturer voyant en lui une cible facile pour se défouler à leur guise. Robert avait été forcé de lui infliger le sort de non retour, le sort de la mort, l'Avada Kedavra. Il me parla aussi des multiples passages secrets qu'il avait découverts. Tous menant à une nouvelle salle de mutilation, où étaient enchainés cadavres de sang de bourbe, vidés de leur chair et de leur sang ou étranglés avec leur propres tripes.
Je le sentis se raidir à cette révélation. Je l'attirai alors contre mon épaule et m'allongeai maintenant sa tête sur ma poitrine. Nous restames de longues minutes ainsi dans le silence le plus total, moi fixant le plafond repensant à ses images morbides et lui douloureusement plongé dans les méandres tortueux de son esprit.
Un « crac » sonore nous sortit de nos pensées. Un elfe de maison, vêtu d'une misérable toge lacérée et sale, apparut dans l'embrasure de la porte. Nous nous redressâmes afin de mieux l'observer. Il portait une lourde malle, bien trop pesante pour lui qui blessait ses doigts abimés et déjà ensanglantés. Robert se détacha de moi et se dirigea rapidement vers la créature l'air dur et froid. Il lui arracha violemment la malle et s'en retourna vers moi sans un regard pour la créature qui s'était au préalable protégé le visage de ses petites mains bandées.
« Tu peux partir. Lui lança froidement Robert »
Une fois l'elfe volatilisé, je regardai mon ami attendant des explications sur la scène qui venait de se dérouler sous mes yeux. Sentant mon regard peser sur lui, il me répondit en ouvrant la malle.
« Les elfes parlent beaucoup Hermione, il suffit que quelqu'un le lui demande pour qu'il aille balancer que je suis étrangement gentil. N'oublie que je suis un mangemort, et toi une femme de mangemort, alors conduis-toi comme telle. »
Le ton qu'il prit me toucha droit au cœur, nous étions seuls, il n'était pas obligé de me parler froidement. Je décidai de laisser ce petit évènement de côté ne voulant pas altérer ma mission pour une futilité pareille.
Je m'avançai vers la malle. Elle contenait des robes du soir, sous vêtements sexy et autres habits féminins. Scabior voulait surement me retenir le plus longtemps au château voilà pourquoi il s'occupait si bien de moi, au moins je n'aurais pas l'idée de partir avant qu'il ait fini ses petites affaires. J'attrapai une fine nuisette noire et un ensemble string et soutien gorge rouge sang et me dirigeai vers la salle de bain sans un regard pour Robert.
Après un long moment a réfléchir aux prochaines heures, je coupai l'eau de la douche et quittai la salle de bain des vêtements que j'avais choisi quelques heures plus tôt non sans une idée derrière la tête.
Je pénétrai dans la chambre où Robert était négligemment allongé sur le lit torse nu, il avait du prendre une douche dans une des nombreuses autres salle de bains du manoir. Au moment où je passai la porte de la chambre, il prit appui sur ses coudes pour m'observer. Il me détaillait sans gêne de haut en bas. Mes cheveux bouclés reposaient soigneusement sur mon épaule gauche, ma nuisette noire dévoilait totalement mon soutien gorge finement brodé et s'arrêtait juste en dessous de mes fesses laissant voir mes longues jambes à l'homme qui ne me quittait plus des yeux.
J'avançai doucement, d'une démarche féline vers le lit et prit soin de passer par-dessus son corps pour me placer à ses côtés et enfin lui tourner le dos. Il comprit rapidement que je ne lui adressai pas la parole. Il colla son torse contre mon dos, m'entoura de ses bras musclés et me murmura à l'oreille.
« Excuse-moi 'Mione. J'aurais pas dû te parler comme ça, on est une équipe on doit rester soudés hein ?
–Hum…Je sors ce soir. Je vais essayer de découvrir des passages secrets qui pourraient nous être utiles pour l'offensive. Je dois me familiariser avec les lieux. »
Sur ce, je fermai les yeux pour dormir quelques heures avant ma visite nocturne.
……
Une lumière aveuglante me sortit des bras de Morphée. Robert m'avait allumé un lumos en pleine figure pour me réveiller. Après lui avoir assainit un coup de poing dans les côtes, je sortis du lit en ronchonnant. Je lui lancai un dernier regard auquel il répondit par un sourire en coin qui se voulait encourageant .Et je partis à l'aventure m'enfonçant dans les ténèbres inconnus du château simplement armée de ma baguette, je n'avais même pas pris la peine d'enfiler des chaussures ou quoi que ce soit d'autre, il aurait été plus difficile d'expliquer que je me promène tout habillée au milieu de la nuit dans le château.
Je longeai les murs jusqu'à atteindre progressivement les escaliers menant au salon. Je réussis à repérer la porte poisseuse menant aux cachots mais n'osait y pénétrer. Enfin je me dirigeai vers la pièce que nous avions quittée quelques heures plus tôt. Une réunion s'y tenait, quelques mangemorts discutaient de la tournure des prochains évènements. Je pris alors conscience que Scabior avait des renforts dans le monde entier.J'estimai en avoir assez entendu pour ce soir mais une conversation attira mon attention. Il parlait d'Abbot, mon Robert et des sorciers qu'il allait faire venir d'Angleterre. Lesly, Tony et les autres arriveraient donc dans la semaine, ce qui me rassura. Ils devaient sûrement être en train de dormir dans le bois en ce moment…pendant que moi, je dormais au chaud dans un lit immense. Aucune justice dans ce monde cruel quoique …C'est moi qui me suis aplatie sur le sol. Même si je l'avais un peu cherché, je mérite du réconfort.
Je décidai de reprendre le chemin de la chambre mais la porte s'ouvrit à la volée sur le salon …vide. Les hommes devaient avoir quitté la pièce par l'autre porte, une petite voix me criait de monter me réfugier dans ma chambre, mais elle était couverte par celle qui hurlait « Allez Hermione va voir dans le salon ! Où est passé ton courage de Gryffondor ? T'as la frousse hein ? Hein ? » Tais-toi sale petite voix, je suis une Gryffondor et qui plus est Hermione Granger, meilleure élève de Poudlard . Alors oui je vais entrer dans ce foutu salon !
Je pénétrai la pièce à pas feutrés, observant les moindres recoins, les moindres détails. Rien d'anormal à première vue, si ce n'est les têtes d'elfes de maison clouées au mur tels des trophées. Je réprimais une envie de vomir, quand ces pauvres créatures seront-elles enfin libres ?
Un bruit de pas me stoppa dans mes recherches et me figea sur place. Un souffle chaud dans mon cou, un murmure dans mon oreille, une main sur ma cuisse passant dangereusement sous ma nuisette…
Hermione Jane Granger, tu as un don pour te foutre dans la merde.
