Bonjour à toutes !

Désolées pour le retard, mais ce n'est qu'un seul jour après tout.

Vous avez été nombreuses à le demander, mais non, il n'y aura pas de couple Angela/Thomas. Par contre, ils auront des rôles très importants dans la suite de l'histoire.

Encore désolées et bonne lecture.


Chapitre 5 : Conversation


Point de vue Edward Cullen

Je courrai de nouveau, Bella –une fois n'est pas coutume- dans mes bras et non sur mon dos.
J'arrivai rapidement à la maison. Sans m'arrêter, je courus jusqu'à ma chambre et l'allongeai précautionneusement sur le canapé en cuir noir. Enfin, je m'écartai d'elle contrecœur et plongeai mes yeux dans les siens, cherchant des traces du choc qu'elle venait de subir. Elle devait être effrayée. Ce qu'elle avait vécu était effrayant. Pourtant, il n'y avait aucune trace de peur dans les yeux chocolat de Bella, rien que du soulagement et de l'amour, cet amour que je ne méritais pas.
Finalement, je me résolus à poser la question :

-Tu vas bien ?

Elle acquiesça. Deuxième question, plus difficile, que j'avais ruminé pendant tout le trajet :

-Tu m'en veux ?
-Pardon ?

Elle paraissait surprise, comme si elle n'avait pas compris ce que je lui demandais. Je pris une grande inspiration.

-Bella, est-ce que tu es fâchée contre moi ? Réponds-moi franchement.
-Pourquoi serais-je fâchée ?

Alors elle ne m'en voulait pas. Non, me corrigeais-je automatiquement. C'est juste qu'elle ne se rendait pas compte. Tout en moi aspirait à lui dire d'oublier et de passer à autre chose. Mais je devais lui expliquer. Même si après cela, elle me détestait.

-Bella, si tu savais à quel point je suis désolé... Non, laisses-moi finir, ajoutais-je en la voyant ouvrir la bouche, prête à protester.

Comme à chaque fois que j'abordai un sujet difficile avec elle, mon débit s'accéléra.

-D'abord, je n'aurais pas dû te laisser seule. C'était complètement irresponsable de ma part compte tenu de ta capacité à te fourrer dans les pires ennuis. Mais il ne s'était rien passé depuis si longtemps, et Jasper et Emet me harcelaient depuis si longtemps pour que j'aille faire cette partie de chasse en famille. Je suis impardonnable. J'aurais dû me renseigner sur les Edenson, mais je ne me doutais absolument pas... Je suis minable. Je ne mérite pas d'être ici, de te parler, de te tenir dans mes bras. J'ai...

Les lèvres chaudes de Bella s'écrasant contre les miennes me coupèrent dans ma tirade. Comme à chaque fois que nous nous embrassions, je sentis une puissante vague de désir déferler sur moi. Je voulais plus, toujours plus. Me redresser. L'allonger sur le canapé, mon corps juste au-dessus du sien. Passer ma main sous son pull...
Assez.
Je reculai, malgré tout mon corps qui me hurlait de m'approcher d'elle, toujours plus près. En aucun cas je ne devais perdre le contrôle. J'avais trop peur de la blesser. Dans ma tête passa l'image que je redoutais, moi, complètement instinctif, appuyant mes dents contre la gorge fragile de ma Bella. Je repoussai cette image cauchemardesque de mon esprit, me concentrant sur le visage de mon amour.

-Edward, commença-t-elle, arrêtes ça tout de suite. Tu dois cesser de culpabiliser ainsi. Si les Edenson sont venus ici alors que vous n'étiez pas là, ce n'est en aucun cas de ta faute. C'est celle de ce maudit destin qui persiste à s'acharner contre moi. Tu ne peux rien contre le destin, Edward, alors arrêtes de reporter la faute sur toi sous prétexte que tu es impuissant.

Elle se trompait. C'était entièrement de ma faute. Et même si le destin y était pour quelque chose, il était de mon devoir de le combattre. Néanmoins, Bella était si têtue qu'il était inutile d'insister.
Au rez-de-chaussée, un bruit se fit entendre. Ils étaient rentrés. Mais les Edenson étaient avec eux. Je me concentrai aussitôt sur les pensées de Carlisle.

« Nous ne leur avons rien dit, nous leur avons simplement proposé des négociations. Contrôle toi, s'il te plait, nous n'avons pas besoin d'une guerre de clans. »

Je retint de justesse un grognement de frustration. Je ne pourrais pas tuer Colin.
Je reportai mon attention sur Bella.

-Carlisle est rentré avec les Edenson, lui annonçais-je.
-Bien, répliqua-t-elle.

Elle se leva du canapé et fit quelques pas en titubant. Je l'attrapai par la taille et lui jetai un regard mi-amusé, mi-agacé.

-J'imagine qu'il est inutile de te demander de rester sagement ici à attendre ?
-Tout à fait, répondit-elle.


Point de vue : Bella Swan

Nous descendîmes l'escalier, Edward gardant son bras autour de ma taille. Arrivés dans le salon, nous fumes aussitôt le point de mire de dix regard dorés.
Edward me guida vers la table de la salle à manger, salle manger, où j'avais négocié, il y a des siècles me semblait-il, ma mortalité. Des chaises y avaient été ajoutées, sans doute pour permettre aux Edenson de participer à la conversation.
Nous primes place, moi entre Jasper et Edward, à un bout de la table, tandis que les Edenson allaient de placer à l'autre bout. Emmett, Rosalie, Carlisle et Alice et Esmée se placèrent au milieu. Un silence gêné s'instaura. Ce fut Carlisle qui le brisa.

-Commençons par nous présenter, dit-il. Et voici ma compagne, Esmée, et mes enfants, Alice, Jasper, Emmett, Rosalie, Edward, et vous connaissez déjà Bella.

Je ne sais pas pourquoi, je sentis Edward se raidir quand Carlisle présenta Esmée.

-Enchantée, dit la femme dont je ne connaissait pas le nom.

Elle n'avait pas du tout l'air enchantée.

-Je suis Elena, reprit-elle. Voici mes enfants, Colin, Thomas et April.

Un long silence succéda ses paroles.

-Vous êtes sur notre territoire, dit Colin d'un air qui se voulait sévère.

Le rire explosif d'Emmett retentit.

-Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, lâcha Thomas.
-Moi si, répliqua Emmett.

Elena fronça les sourcils.

-Et qu'y a-t-il de drôle ? insista-t-elle.
-C'est vous qui êtes sur notre territoire.

Ils tiquèrent tous sauf April.

-Vous n'étiez pourtant pas là quand nous sommes arrivés, rétorqua Colin.
-Nous étions partis chasser, précisa Carlisle.
-Oh, fit Elena.

Derechef, il y eût un long silence.

-Ça ne change rien, déclara Colin, d'une voix menaçante.

Edward m'attrapa la main et la serra.

-Ça ne change rien à quoi ? demanda Esmée, l'air perdue.
-La fille sait. Elle doit mourir.
-Non.

C'était Edward qui avait parlé, serrant soudain plus fort ma main dans la sienne. Il avait l'air calme, mais je savais qu'il était tendu comme un arc, prêt à bondir. A mon tour, je pressai sa main. Il sembla se calmer. Un peu.

-La situation est un peu plus compliquée que ça, tempéra Carlisle.
-MAIS MERDE A LA FIN ! QU'EST-CE QU'ELLE A CETTE FOUTUE HUMAINE, hurla Thomas, perdant son calme.
-NE L'APPELLE PAS COMME CA ! répliqua Edward sur le même ton, se levant à demi de sa chaise.

Je serrai sa main de toutes mes forces. De son côté, April posa sa main sur l'épaule de Thomas pour l'apaiser. Ils semblèrent se calmer.
Edward se rassit, et ils s'observèrent en chien de faïence.

-Il se trouve que... Edward est amoureux de Bella, continua Carlisle, comme si rien ne s'était passé.

Il me semble que les Edenson n'auraient pas été plus surpris si le toit de la maison s'était envolé.

-Très bien, déclara Elena d'un ton sec. Où est la blague ?
-Il n'y a pas de blague, répliqua Alice, visiblement en colère.
-Edward est avec Bella. Où est le problème ? continua Rosalie.

Son intervention me surprit autant qu'elle me ravit. Rosalie et moi n'avions jamais été en très bons termes, même si nos relations s'étaient arrangées au retour d'Italie.

-Mais... répliqua Colin ahurit, c'est une humaine.
-Oui, dit Edward d'un ton cassant.

Tous les regards des Edenson convergèrent vers moi. Comme à mon habitude, je rougis.
April secoua la tête de droite à gauche, comme si elle cherchait à se débarrasser d'une pensée désagréable.

-C'est complètement stupide, déclara-t-elle. Tu ne peux pas aimer une humaine. C'est contre-nature.
-Tu sais, ça m'est complètement égal.

Elle le fixa pendant quelques secondes, avant de darder sur moi un regard brûlant de haine.
Longtemps, les regards curieux de Thomas et Elena, le regard perplexe de Colin, et celui, haineux d'April restèrent fixés sur moi. Je dus faire appel à tout mon courage pour soutenir ce dernier. Finalement, elle détourna les yeux.

-Très bien, déclara-t-elle. Aussi étrange que ça puisse paraître, Edward et Bella ... sortent ensemble. Il reste un problème à régler.
-Lequel ? s'enquit Carlisle.
-Le territoire. Visiblement, nous sommes deux familles de vampires dans une même ville. Si vous considérez que c'est une de trop, nous partirons.

Carlisle sembla réfléchir. Au bout d'un moment, il déclara :

-Ce ne sera pas nécessaire.

Edward émit un grognement désappointé.

-Nous pouvons partager ce territoire. Cela ne nous pose aucun problème.
-Dans ce cas, demanda Elena, pouvons-nous partir ?
-En fait... non, répondit Carlisle. Il reste un petit détail à régler.
-Pas si petit que ça, d'ailleurs, commenta Emmett.

Au moment même où il prononça ces mots, mon téléphone portable sonna. Je vérifiai l'identité de mon correspondant avant de répondre.

-Quand on parle du loup... marmonnais-je.

Un sourire apparut sur le visage de tout les Cullen. Je décrochai.

-Allo Bella ? Tu vas bien ? Ils ne t'ont pas fait de mal ? S'ils t'en ont fait, je vais les...
-Stop Jake ! Je vais bien, ne t'inquiète pas. Je suis en sécurité.
-Les b... Les Cullen sont revenus ?
-Oui, je suis chez eux...

Il émit un son, moitié grognement, moitié soulagement.

-... Avec les Edenson.
-QUOI ?

Je dus éloigner le portable de mon oreille en grimaçant.

-Il ne m'arrivera rien Jake.
-Alors expliques-moi pourquoi ça pue le vampire chez toi ?
-Tu es passé chez moi !
-Bien sûr ! Tu ne répondais pas, je suis passé voir si tout allait bien !
-Et bien, c'est vrai, les Edenson sont passés chez moi... Ils voulaient savoir si je savais... heureusement, Edward est arrivé à temps.
-Ton buveur de sang est arrivé à temps pour quoi ?
-Jake !
-Réponds à ma question !

Je pris une grande inspiration.

-Et bien, ayant eu la confirmation que je savais, la loi des vampires dit que, pour préserver le secret, ils doivent ...me tuer.

J'avais baissé de ton pour dire ces deux derniers mots. Un rugissement indigné me parvint de l'autre bout du fil.

-Ce n'est rien ! m'empressais-je de dire. Je vais devoir porter des cols roulés pendant une semaine, mais à par ça, plus rien.
-Ils t'ont étranglé ?!

Je me mordis la lèvre. J'avais gaffé. J'entendis plusieurs inspirations, comme si Jake essayait de se calmer. Puis, il demanda :

-Tes sangsues leur ont parlé de nous ?
-Jacob !
-Désolé.
-Ils allaient le faire juste avant que tu appelles.
-N'oublie pas Bella, deux jours.
-Je n'oublie rien.
-Salut dit-il.

Et il raccrocha.
Je rangeai mon téléphone dans ma poche, puis expliquai à Edward :

-Hier, je suis allée à la Push, et je leur ai tout raconté. Ils voulaient attaquer tout de suite, mais j'ai réussi à les convaincre de me laisser trois jours. Aujourd'hui, ça fait deux.

Il hocha la tête. On voyait à son regard qu'il s'y attendait. Il tourna la tête vers les Edenson, qui affichaient tous un air curieux.

-Il se trouve, commença-t-il, que nous ne sommes pas les seuls créatures mythiques des alentours.

Les vampires affichaient des mines ahuries. Mon amoureux continua :

-Il existe non loin de Forks une réserve Quileute. Il se trouve que les Indiens qui y vivent réagissent à la présence de vampires. Ils se transforment en loup.
-Des enfants de la lune ? Demanda Elena. Je croyais que Caïus les avait tous fait tuer !

Carlisle balaya cette affirmation d'un geste de la main.

-Ces personnes n'ont rien à voir avec les loups garous classiques. Ils n'ont pas besoin de la lune pour se transformer et perpétue l'espèce par les gènes et non en infectant d'autres êtres humains.

Nous laissâmes les Edenson digérer cette information. Je regardai Edward d'un air curieux. Il ne m'avait jamais parlé de l'existence de loups-garous classiques !
Colin repris :

-Vous compter les attaquer ?

Je me tournai vivement vers lui.`

-Bien sûr que non !

Ils me regardèrent, étonnés par ma réaction plutôt violente. Carlisle repris :
-En vérité, les loups-garous –appelons les ainsi, faute de mieux- se sont fait protecteurs de l'espèce humaine. Afin de rester en paix à Forks, nous avons conclu avec eux un traité. Il stipule que si nous mordons un humain ou pénétrons dans le territoire quileute, ces derniers seraient en droit de nous tuer.

À ces mots, Thomas renifla dédaigneusement. Je pris la parole.

-Ils m'ont laissé trois jours pour que vous signiez le traité. Passé ce délai, ils vous attaqueront.

-Et si nous refusons de signer ce... traité ? demanda April.
-Vous pouvez partir d'ici tout de suite, répondit Edward.

Les yeux des Edenson se plissèrent. Ils cherchaient visiblement une échappatoire. Agacée, je demandai :

-Avez-vous l'intention de mordre un humain tant que vous serez à Forks ?
-Non, répondit Elena, surprise par ma colère.
-Et avez-vous une soudaine envie de vous rendre à la Push alors que vous ne connaissez cet endroit que depuis deux minutes ?
-Non plus, grogna April, maussade.
-Alors la question est réglée, intervint Esmée. Vous allez signer le traité, et je suis sûre que nous allons devenir bons amis.

À voire les têtes de Colin, Thomas et April, ils en doutaient.

-Une dernière chose, demanda Jasper. Quelqu'un à un talent particulier dans votre famille ?

Ils se regardèrent, puis April pris la parole.

-Je peux pressentir les choses. J'ai souvent une bonne une bonne intuition. Par exemple, dès que nous sommes arrivés à Forks, j'ai su que nous n'étions pas tout à fait chez nous.

Jasper hocha la tête.

-C'est tout ? demanda-t-il.
-Oui, répondit Elena. Et vous ?
-Edward peut lire dans les pensées. Alice a un don proche de celui de April, mais en plus puissant : elle peut voire l'avenir. Moi, je peux ressentir et modifier les émotions.
-Parfait, dit Elena.

À sa tête, on voyait bien que ce n'était pas parfait du tout.

-Nous pouvons rentrer chez nous maintenant.
-Bien sûr, dit Carlisle. Nous nous revoyons demain à six heures. Bella, reprit-il en s'adressant à moi, peux-tu prévenir les Quileutes ? Nous aimerions les voire à la frontière à six heures et quart.
-Je le ferai, dis-je.
-Viens, dit Edward, je te ramène chez toi avant que Charlie ne rentre.
-Merci, dis-je en grimpant sur son dos.

Il partit à vitesse vampirique en direction de ma maison.


Voilà !!!

On poste la suite le 14, promis !

A+

Abyss et Tara