Ô sublissimme lecteur,
*s'agenouille* Nous te supplions de ne pas nous frapper pour nous punir de notre retard.
Non ! Pas taper !
Chapitre 7 : Hostilité
Je me réveillai le lendemain d'un sommeil lourds et sans rêves. Edward n'était pas là.
Ma déception fut telle que je renonçai à me lever. C'est pourquoi je ne remarquai pas tout de suite la feuille pliée en quatre posée sur ma table de chevet. En gémissant, je me retournai et me cognai sur la table, faisant tomber le mot. Je m'en emparai aussitôt et lu rapidement les quelques lignes qui y étaient écrites:
Bella,
Désolé de ne pas être là à ton réveil. Alice à vu que nous allions recevoir une petite visite des Dénali, je suis parti les accueillir. Je reviendrais bientôt. J'aimerais te les présenter.
Je t'aime.
Edward
En soupirant, je reposais le papier.
Edward m'avait souvent parlé de Tanya et des siens. Ils se considéraient comme cousins. Le clan de Dénali avait en effet adopté le même régime alimentaire que les Cullen. Ils pensaient être les seuls avant l'arrivée des Edenson. Y avait-il encore beaucoup de vampires qui liaient ainsi leur nature ? Combien?
Tout en me posant ces questions, je relus la dernière phrase de son mot:
J'aimerais te les présenter.
Une bouffée de trac m'assaillit, me couvrant de sueur, me nouant la gorge. A l'aide de toute ma volonté, je le repoussai. Il était inutile de s'inquiéter maintenant, me morigénais-je. Ca ne ferait qu'empirer les choses.
Je repoussais les couvertures et descendis dans la cuisine. J'essayai d'avaler quelque chose, mais le nœud de ma gorge semblait avoir emménagé au niveau de mon estomac. Après quelques bouchées de céréales, je renonçai, et bu du lait à même le goulot.
Je remontai dans ma chambre,ouvris mon armoire... et m'immobilisai.
Confrontée à un terrible dilemme.
Que mettre ?
Après avoir longuement hésité, j'optai pour la jupe que j'avais déjà porté lorsque Edward avait voulu me présenter à ses parents. Et pour le haut...
Avec un étrange sentiment d'appréhension, je m'approchai des sacs qu'Alice m'avait remis la veille. J'en tirai un col roulé ivoire simple mais fait dans une étoffe lourde et luxueuse, et qui avait dû coûter très cher. Il n'y avait plus de ticket de caisse, Alice avait coupé les étiquettes indiquant le prix, mais elle avait oublié celle fixée au col.
Prada.
Prada?!
Ecœurée, je posai le pull sur mon lit.
Les Cullen ne pouvaient-ils donc pas se vêtir dans un simple magasin de prêt à porter, comme tout le monde?
Je repris tout de même le col roulé. J'aurais porté n'importe quoi, tant que ça m'eût permis de aire bonne impression.
Je m'habillai rapidement, puis m'observai d'un œil critique dans le miroir. Je n'étais plutôt pas mal. Le pull m'allait bien, comme s'il avait été fait sur mesure. Je fus envahie par un sentiment de malaise quand je rendis compte que c'était peut-être la vérité.
Puis je m'emparai de ma brosse et me coiffai férocement mes cheveux avant de les nouer en queue de cheval.
Je me retournai ensuite et me heurtai à une masse dure comme la pierre et froide comme le marbre.
Les bras froids d'Edward se refermèrent sur mon dos, et il appuya ses lèvres contre mon front. Comme d'habitude, l'intensité de son regard me donna le vertige, mais j'essaya tant bien que mal de passer outre.
-Prête? me souffla-t-il à l'oreille.
-Pas le moins du monde, claironnais-je. Et si on y allait?
Avec un petit rire, il me prit dans ses bras et sauta par la fenêtre. Je montai ensuite sur son dos et il s'enfonça sans bruit dans la forêt.
Nous arrivâmes rapidement.
Edward me posa délicatement à terre. Ses mains s'attardèrent autour de ma taille un peu plus longtemps que nécessaire. Puis il se tourna vers moi, ficha son regard dans le mien et caressa doucement ma joue, de l tempe au menton. Les battements de mon coeur accélèrent frénétiquement. Il m'offrit le sourire en coin auquel je ne pouvais résister, puis me pris par la main et me fit pivoter vers la villa.
J'éprouvais alors une incroyable sensation de déjà vu. Comme si nous étions revenus un an en arrière, alors qu'Edward allait me présenter à sa famille;
Je compris alors que même si j'avais beaucoup changé depuis, certaines choses subsistaient.
Comme mes peurs.
Et mes doutes.
Car, à l'instant où Edward m'avait déposée au sol, les questions que je m'étais efforcé de réprimer avaient jaillit dans mon esprit.
Et s'ils ne m'aimaient pas ?
Et s'ils ne voulaient pas de moi?
Étaient-ils seulement au courant de la relation qu'Edward et moi entretenions ?
Edward pressa doucement ma main, me tirant de mes pensées inquiètes.
-On y va? me demanda-t-il.
Je hochai la tête, incapable de proférer le moindre son. Nous étions à peine arrivés devant la porte lorsqu'elle s'ouvrit sur... mon lutin préféré, alias Alice Cullen.
-Entrez! dit-elle en sautillant sur place. Ils sont tous là. Vous nous avez fait attendre, ajouta-t-elle sévèrement. Vous auriez pu vous dépêcher.
Edward leva les yeux au ciel, puis, d'une légère pression dans le dos, m'incita à rentrer.
Dans le salon des Cullen se tenaient quatre magnifiques vampires.
Trois filles et un garçon.
L'une d'elles, grande, brune, fine et élancée avait tout d'un mannequin. Ses longs cheveux noirs lui tombaient dans le dos, et quelques mèches folles allaient se balader sur ses épaules. Elle était tout simplement époustouflante. L'autre, les cheveux châtain clair, affichait un air rassurant. Elle était petite, à peine plus grande qu'Alice. Elle se trouvait dans les bras du garçon, un grand brun qui me dévisageait d'un air curieux. Je me sentis rougir.
La dernière était fantastique. Les traits harmonieux, les cheveux fins et vaporeux blonds vénitiens, elle semblait éviter de me regarder.
-Bella, me dit Edward en indiquant la brune, je te présente Kate.
-Salut Bella! me lança-t-elle.
Je devinai à ce mot qu'elle devait sortir du même moule qu'Alice.
-Carmen et Eleazar, continua-t-il en désignant les deux vampires enlacés.
Carmen m'adressa un joli sourire, et Eleazar un bref signe de tête.
-Bonjour, murmura Carmen.
-Bonjour, répondis-je timidement.
-Et voici Tanya, acheva Edward.
La vampire blonde vrilla son regard le mien. Je tressaillit. On y lisait tant de haine.
Elle finit par m'assener:
-Rose m'a beaucoup parlé de toi.
Zut! Elle avait dû lui en parler quand Edward m'avait quitté, alors qu'elle me détestait encore. Pas étonnant que Tanya ait une mauvaise opinion de moi.
Justement, Rosalie s'agitait nerveusement. Elle murmura, hésitante:
-Ecoutes, Tanya...
-C'est bon, Rose, je gères.
Un silence pesant s'installa. Il fut brisé, quelques secondes plus tard par deux coups légers frappés à la porte. Fronçant les sourcils, Alice se dirigea vers l'entrée. Nous vîmes alors débouler sans un bruit dans le salon... les Edenson.
J'entendis Edward grogner légèrement, puis il m'entraîna à sa suite dans les escaliers pour arriver dans sa chambre. nous nous asseillames sur son canapé, en silence. Puis je me rendis compte d'un détail dérangeant chez les Denalis. Je posai la question à Edward.
-Les Dénalis ne sont pas censés être cinq?
-Si, me répondit-il. Mais nous avions sous-estimé les liens qui attachaient Laurent – à ce nom, je frissonnais – à Irina, la dernière du clan Les loups ont tué Laurent, donc elle à exigé réparation.
-Réparation?
-Elle exige la destruction de la meute.
-QUOI ?!
-C'est exclu, évidemment, continua-t-il, imperturbable. Aussi elle à refusé de venir.
Ouïe! Donc deux des membre des Dénali me détestaient. Coup dur.
-Tanya est-elle toujours aussi... froide?
Edward paraissait embêté. Comme j'insistais, il finit par me dire:
-Il y à longtemps, quand nous habitions chez les Dénali, Tanya à manifesté de l'intérêt... pour moi.
Je soupirai. Je comprenais mieux à présent.
-Qu'y à-t-il? me demanda-t-il.
-Rien. C'est juste que je n'avais pas besoin d'une rivale super belle, super forte... super blonde...
Edward resta un moment interloqué. Puis il éclata de rire. Vexée, je lui tournai le dos et fis mine de bouder.
Edward se rapprocha et enlaça ma taille, plaquant mon dos contre son torse.
-Combien de fois devrais-je te le répéter, Bella? Je t'aime. Tu es la seule personne qui ait jamais touché mon cœur.
J'allais lui répondre lorsque Kate, Carmen et Eleazar entrèrent dans la chambre. Carmen s'installa sur le canapé à côté de moi, Eleazar s'adossa au mur tandis que Kate s'asseyait carrément par terre.
-On est ravis de te rencontrer, Bella. Dit-elle.
Puis, sans façon, las deux femmes se mirent à me bombarder de questions, partant de l'innocent « comment vous vous êtes rencontrés? » jusqu'au vicieux « Vous l'avez déjà fait? En passant par e classique « mais comment Edward fait-il donc pour rester avec toi? »
J'y répondais du mieux que je pouvais.
L'heure tourna, et, bientôt, il me fallut regagner la maison. Après avoir dit au revoir à tout le monde, Edward me pris sur son dos, et nous filâmes vers ma maison, avant le retour de Charlie d'une énième partie de pêche.
Point de vue: Tanya
Comment pouvait-elle? Comment osait-elle? Edward était à moi. Depuis toujours et pour toujours. Cette garce n'avait rien à faire avec lui. C'était une humaine, bon sang! Ne se rendait-il pas compte de tout ce qu'il perdait en restant avec elle?
Et de tout ce qu'il pourrait gagner en partant avec moi?
Cette fille ne le méritait pas. Elle était faible, fragile...humaine! Et d'une maladresse, et hideuse, en plus. Que pouvait-il bien lui trouver?
Je la détestais.
J'aurais dû faire comme Irina, rester à la maison.
Une main tapota doucement mon épaule.
Je me retournais.
April.
L'une des nouvelles vampires de Forks.
Cela aussi, ça m'avait étonnée. J'ignorais qu'il existait d'autres familles végétariennes. Et puis, quelle coïncidence, qu'ils aient choisi précisément Forks!
-Tu es Tanya, n'est-ce pas?
-C'est ça, acquiesçais-je, méfiante.
-Je suis April
-Je sais.
Elle sourit. Pas moi.
-Quelque chose me dit qu'on va bien s'entendre, toutes les deux.
-Et pourquoi cela?
Elle m'agaçait, avec ses allusions pseudo-mystérieuses.
-Je suis assez... observatrice, continua-t-elle. Et quelque chose me dit que tu n'apprécie pas la proximité d'Edward et de Bella.
J'ouvris de grands yeux étonnés.
-Si tu veux savoir, moi non plus.
-Qu'est-ce ça peut bien faire? m'énervais-je
-l'union fait la force, comme le dit le proverbe. A deux, on à plus de choses de les éloigner. C'est un couple. Et le propre d'un couple, c'est...?
-Qu'ils sont ensemble? demandais-je, incrédule.
-Qu'on peut les séparer. Qu'en dis-tu?
Elle tendis la main vers moi. Je réfléchis quelques secondes, puis prononçai lentement:
-Qu'est-ce qui me dit que tu n'essaiera pas de me piquer Edward après?
-Oh, mais je le ferais.
A quoi jouait-elle?
-Mais le fait est que séparément, nous n'avons aucune chance. On aura tout le temps de se crêper le chignon plus tard. Pour l'instant, soyons alliées.
Sans l'ombre d'un doute, je lui serrai la main.
April m'expliqua son plan.
Simple.
Efficace
Machiavélique.
Je retins un sourire.
Bella n'avait aucune chance d'y échapper.
Point de vue: Bella Swan
Edward me raccompagna chez moi. J'étais éreintée, et vaguement honteuse. J'avais trop parlé, me semblait-il. Les questions de Carmen, souvent gênantes, m'avaient laissé les joues en feu. Tanya m'avait sûrement entendue, et , après les révélations d'Edward, ses réactions prenaient un tout autre sens. J'avouais qu'elle me faisait un peu peur.
Mon vampire adoré s'arrêta devant la maison. Après être entrée, je fonçai dans la cuisine pour préparer le repas avant que Charlie ne rentre. Je sortis rapidement une boîte de lasagnes du placard et m'appliquai à les préparer. Pendant ce temps, Edward s'était assis sur une une chaise et me regardait m'affairer avec son habituel sourire en coin. Quand je saisis une assiette et y versai une grosse portion de pâtes fumantes,il me demanda enfin:
-Qu'en as-tu pensé?
Je soupirai, pris une fourchette, m'assis face à lui et fourrai une pâte dans ma bouche. Edward fronça les sourcils.
-Que suis-je censé comprendre?
Après une hésitation,je lui répondis:
-Ils sont charmants.
-Mais encore? dit-il en haussant un sourcil.
-Kate et Carmen ont l'air sympa. Peut-être un peu indiscrète, mais sympa. Eleazar aussi à l'air gentil. Lui et Carmen se complètent.
Derechef, Edward fronça les sourcils.
-Et Tanya ?
-Je n'ai pas l'impression qu'elle m'apprécie. Et elle me fait un peu peur, avouais-je devant son regard inquisiteur.
Il se rapprocha de moi et me prit la main.
-Elle ne te fera rien, murmura-t-il. Du moins, pas tant que je serais avec toi, précisa-t-il devant mon air incrédule.
Il se rapprocha encore. Mon coeur se mit à battre plus vite.
-Et je n'ai pas l'intention de partir.
Ses lèvres froides se posèrent doucement sur les miennes, et en un instant, j'oubliais tous mes soucis.
Edward avait raison.
Tanya n'allait rien me faire.
Du moins, je l'espérais.
Oui oui, on sait, chapitre trop court. On vous promet que le prochain sera plus long, avec un POV Edward en prime.
Vous voulez connaitre le plan machiavélique de Tanya et April ?
Une seule solution; et je suis sure que vous la connaissez.
...
Non, rien ?
ET BEN C'EST LES REVIEW !!!!
Abyss et Tara
