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Finalement, la suite. J'ai plus d'inspiration pour mes mots du début…
Hermione :
L'air frais me fait du bien, je dois l'admettre. J'étais réticente face à cette sortie à Pré-Au-Lard, mais j'ai bien fais d'y venir. Je me sens bien seule, par contre. Les garçons avaient envie d'aller boire une bierraubeurre, prétextant que le froid les frigorifiait. Ils sont aussi mauvais menteurs l'un que l'autre! Il fait 15 degrés, et la seule chose qui les frigorifie vraiment, c'est la possibilité de manquer l'impressionnant décolleté de Madame Rosmerta. Ah, les hommes! Mais c'est vrai que c'est une très belle femme, je dois le reconnaitre!
Donc, ne voulant pas m'enfermer à l'intérieur par cette chaleur, je déambule dans les rues du petit village de sorciers. J'aperçois plusieurs ruelles que je ne connaissais pas, le genre d'endroits où tu ne veux pas te retrouver seule la nuit. Mais il y a une des ruelles qui m'intrigue particulièrement. Elle est bondée de femmes en robes et corsets, qui attendent je ne sais pas quoi. Et je comprends. Ah wach! Ce sont toutes des putes!
En me voyant, plusieurs m'adressent un signe de la main, un clin d'œil. Elles croient quoi, que je vais m'offrir leurs services? Elles me dégoûtent! Toutes ces femmes qui vendent leur corps, pour arriver à se payer à peine de quoi manger… Et souvent de quoi boire, surtout. Boire quoi? De l'alcool, évidemment. J'ai beaucoup de préjugés envers ces femmes, car je suis convaincue qu'elles pourraient faire quelque chose de mieux, un métier plus respectable.
Je les observe, et je ne m'en rends pas compte. Certaines sont intimidées, et elles partent, tout simplement. Après tout, des hommes naïfs, il y en a partout! Si Ron et Harry avaient été avec moi, ils auraient probablement bavés comme des chiens pendant un bon moment.
Au moins, c'est mignon un chien. Et très affectueux. Personne ne devrait haïr les chiens. Les chats par contre… Les maudits chats, brrrr! Froids et égoïstes, ces créatures n'ont pas leur place sur cette planète.
Au moment même où cette idée me traverse l'esprit, un chat blanc et rachitique passe à mes côtés, me dévisage avec hargne. S'il fallait que ces sales bêtes sachent lire dans les pensées en plus, se serait la catastrophe!
Chat… Félin… Féline… Ouais, la femme que j'aperçois au loin est tout simplement féline. C'est la seule qui est restée, tandis que les autres se sont toutes enfuies, vers un endroit plus fréquenté. Je ne vois pas le visage de la femme, mais seulement sa silhouette. Des hanches assez larges, une taille fine, des seins voluptueux, un visage légèrement pointu…
- Allons, mon choux, n'est pas peur. Approche, approche…, elle murmure en s'approchant un peu.
Mon Dieu… Cette voix… Cette fichue voix! Si elle me reconnait, elle me tue! Oh non… Oh non…
La ruelle est plongée dans le noir total, mais plus elle s'approche, plus elle s'avance vers les lumières du soleil et du village. Ses talons battent les pierres du sol avec un bruit doux, et je dois l'avouer, assez sensuel. Non! Pas sensuel, pas ce mot pour elle, cette affreuse marâtre…
Voilà. Son visage est dans la lumière du lampadaire le plus proche, et elle me voit enfin. Elle me reconnait, c'est évident. C'est à ce moment précis que je réalise que la lumière du jour commence à franchement descendre vite… Puis, dans ses yeux, passe la rage d'une année entière à travailler dans le milieu de la prostitution. Et tout ça c'est ma faute, et ça aussi, ses yeux le savent.
- Toi!, crache t-elle en empoignant mon poignet avec force.
Elle me tire dans le fond de la ruelle, me plaque contre le mur du fond. Elle sent le parfum à plein nez. Mais pas le subtil parfum de la femme distinguée qu'elle a déjà été, non. Elle sent le parfum bon marché. Rita Skeeter, cette grosse truie, a beaucoup changée. Jamais je n'aurai cru que je pourrai la détester encore plus.
- Qu'est-ce que tu viens faire ici?, elle chuchote à mon oreille rageusement.
En voyant que je ne réponds pas, elle devient plus… plus Rita Skeeter.
- BORDEL DE MERDE QU'EST-CE QUE TU VEUX, ESPÈCE DE MISS-JE-SAIS-TOUT!
Sa poitrine est haletante, se cogne violemment contre la mienne. Cette sensation me dégoûte, Rita aussi. Dans sa robe d'un vert acide, la peau blanche de ses seins est beaucoup trop exposée à mon goût. Mais c'est ce qui la vend, après tout.
- Je ne le répéterai pas une autre fois… MAIS PARLE!
Je ferme les yeux, je ne veux pas regarder son visage enragé et mesquin. Je préfère encore être peureuse, et fuir son regard d'un vert tendre. Mais elle n'apprécie pas mon geste, car sa main s'écrase avec force contre ma joue. Je pousse un gémissement de douleur en caressant ma joue blessée, essayant de me convaincre que ce n'est qu'un mauvais rêve.
- Tu ne veux pas parler? Très bien. Alors hoche la tête, sinon je te jure que la douleur sera 4 fois pire, la prochaine fois! Es-tu venue à Pré-Au-Lard pour m'enquiquiner?
Je fais signe que non, mais je ne la regarde pas. Mon regard est fixé contre une benne d'ordure, à ma gauche. Comment peut-elle travailler dans un milieu pareil…
- Très bien… As-tu ma baguette avec toi?
Encore un autre signe négatif de ma tête. Elle grogne de rage, tourne ma tête brusquement, pour que ses yeux rencontrent les miens. Je sursaute. Je veux fermer mes yeux, mais j'ai trop peur. Trop peur de ce qu'elle pourrait me faire, si je la mettais encore plus en colère que maintenant.
- Tu vas me l'envoyer par courrier, compris? 1 an sans magie, je te jure que ça n'a rien d'agréable!
Le coup fatal… Je fais signe que non une troisième fois, et je m'échappe de son emprise en mordant la paume de sa main gauche, qui retenait mon visage si près du sien. Elle hurle de fureur, mais s'élance à ma poursuite avant même que je ne fasse un mètre à la course. Ses 2 mains retiennent mes hanches, ses longs ongles vernis d'un rouge écaillés pénètrent dans ma peau. Elle appuie mon dos contre sa poitrine, agrippe mes cheveux rudement en penchant ma tête vers l'arrière.
- T'a dit quoi, sale gosse?
- ALLEZ-VOUS FAIRE FOUTRE!
Elle hurle en me plaquant de nouveau, mais cette fois, sur un dur mur de briques rouges. Rita relève un peu sa jupe, pour dégager son genou droit, qu'elle m'abat avec hargne dans le ventre. J'ai le souffle coupé, mes yeux se brouillent. Mais elle renforce sa poigne sur mes cheveux, me penche encore plus la tête vers l'arrière. Je ne la vois même plus, ma gorge tremblante lui est exposée. Tout mon corps tremble, devant cette femme que je hais tant…
- Mon métier, c'est justement d'aller me faire foutre. Et c'est la faute à qui? LA TIENNE! Tu crois que je prends du plaisir à coucher avec tout ce qui bouge? BIEN SÛR QUE NON! Et toi là dedans… Tu m'empêches d'écrire, mon gagne pain! Et tu me voles une partie de mon âme, ma baguette. Si tu m'avais demandé gentiment d'arrêter d'écrire des vacheries, qui te dis que je ne l'aurai pas fais? Mais non, tout de suite les grands moyens! Si tu savais à quel point je te hais…
Sa dernière phrase est murmurée avec rage, mais surtout avec une tristesse qui me fend le cœur… Elle tire un peu plus sur mes cheveux, et je sais qu'elle va profiter du fait que je suis à sa merci pour me tuer. Mais je ne pense même pas à bouger, tellement j'ai peur.
Je sens quelque chose de froid s'abattre sur mon cou. Je retins mon souffle, je suis persuadée que c'est un couteau. Mais non… Ce sont ses lèvres… Elle embrasse mon cou longuement, lèche parfois ma peau frissonnante.
- Je vous en prie, je pleure à présent. Ne me violez pas… S'il-vous-plait…
Les larmes chutent contre mes joues, quand elle relâche mes cheveux pour caresser l'arrière de ma nuque endolorie. Je peux enfin la voir. Elle a les yeux stupéfaits, la bouche entrouverte. Rita s'approche de moi, embrasse mes lèvres doucement. J'essaie de me dégager quand je sens sa langue entrer délicatement dans ma bouche. J'ai un haut le cœur, et j'utilise mes mains pour le repousser.
- S'il-vous-plait…, je murmure, détruite.
Elle semble paniquée, totalement pétrifiée.
- Va t-en, Hermione. Va t-en. Pardonne-moi…
Elle s'effondre contre le mur de brique, et chute au sol dans un doux bruissement de tissu. Elle fond en larmes dans ses bras repliés, c'est la dernière image que j'ai d'elle quand je m'enfuis à la course vers le bar où je dois rejoindre mes amis… Qu'est-ce que me veux cette femme?
Finiiii! Je suis assez fière de mon chapitre, franchement!
Reviiiiiews :D (Je vous adore)
Anna Bella :)
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