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Suite en retard, mon excuse: j'arrive de voyage! Hum hum…

Rita :

Je suis presque certaine que ce matin, j'étais avec un homme. Pourtant, dans mon nez si sensible, c'est le parfum plus subtil d'une femme que je respire. Une jeune femme. Elle remue à mes côtés, et se colle contre moi quand je tente de la repousser gentiment. Je suis enroulée dans le couvre-lit de plume, elle porte tous ses vêtements. J'ouvre les yeux, et je vois Hermione, toute endormie, les yeux collés de fatigue et le sourire aux lèvres. Jolie, je ne peux m'empêcher de penser.

J'ai un mal de tête incroyable, et je me lève donc pour aller boire un grand verre d'eau, qui ne me fera pas de mal! À peine suis-je debout sur mes 2 pieds que je ressens un étourdissement qui monte en moi. C'est léger, mais ça me fait me demander ce que j'ai bien pu faire hier soir. Qui plus est, qu'est-ce que j'ai fais avec cette jeune adolescente de 15 ans! Je n'ai pas fais l'amour avec elle, je m'en rappellerais! Je crois…

Je me sers un grand verre d'eau, et j'observe les passants dans la rue, de ma fenêtre au dessus de l'évier. Ils semblent pressés, je vois même certaines de mes collègues se hâter vers des ruelles un peu plus occupées, pour s'assurer un maximum de clients. La nuit tombe lentement. Il est déjà 5h du soir… 5h? Hermione ne devrait-elle pas être à l'école? Je veux bien qu'elle soit en vacances de Noël, mais ces professeurs vont s'inquiéter, et je serai jugée coupable, pour quelque chose que je ne me rappelle même pas avoir commis. Elle fait quoi ici?

Une seule façon de le savoir : la réveiller. Je m'approche du lit, m'assoit sur le bord, à ses côtés. Je secoue doucement son épaule recouverte du lourd chandail de laine, et je passe ma main dans ses cheveux bruns.

- Hermione? Réveille-toi…

Elle ouvre les yeux brusquement, et, surprise, elle me parle de la voix rauque de celle qui vient tout juste d'être tirée du sommeil.

- Madame Skeeter! Vous allez mieux?

- Comment ça, mieux? Je vais parfaitement bien!, je m'énerve, fâchée de ne pas savoir ce qui m'est arrivée.

- Et il vous a donné quoi comme médicament, l'homme?, elle me demande, perplexe.

Richard… Une pilule que je ne connais pas… Le verre de vodka… GHB, je comprends sans le vouloir. Couramment appelée : drogue du viol. Je ferme les yeux, et réalise que je suis bien contente de ne plus me souvenir des détails…

- Ce n'est rien. Mais dit-moi… On…. Il ne s'est rien passé?

- Bien sûr que non! Je suis seulement restée pour m'assurer que vous alliez bien… Vous sembliez euh… perdue. Vous m'avez même demandée de coucher avec vous, si j'ai bien su interpréter les signes…

Je rougis, et je baisse la tête pour éviter son regard naïf.

- Tu devrais y aller, les gens vont commencer à te chercher.

- Ils croient que je suis en vacances avec mes parents, et eux croient que je suis à l'école, elle répond, tremblante de honte.

- Et tu comptes dormir où, Miss Parfaite?, j'explose, à bout de nerfs.

- Chez Madame Rosmerta, sûrement…

Je soupire et lui pointe mon lit du bout du nez.

- Reste ici. Je prends des vacances pendant le temps des fêtes. Je te laisse le lit, je dormirais sur le divan, je déclare en pointant de mon index un divan vert acide, appuyé contre le mur à droite de mon lit.

Elle me regarde, sidérée, mais finit par me sourire en se recouchant sur le lit avec un soupir de bonheur. Si jeune, si naïve… J'aurai une semaine avec elle, une semaine dans laquelle je conte bien essayé de la connaître plus. Après tout, que puis-je faire d'autre avec cette jeune femme?

Court, mais il introduit le prochain…

AB