Coucou! Comment ça va depuis la dernière fois? (non, je ne parle pas du tout dans le vide…)

Je suis désolé de poster ce chapitre en avance (c'est pas si mal, nan?) mais je me suis rappelé que j'allais à un mariage ce weekend, donc que je ne pouvais pas poster ce chapitre. J'ai donc décidé de le poster EXCEPTIONNELLEMENT aujourd'hui (mercredi).

Enfin bref, voilà le premier chapitre de mon histoire.

Place aux réponses des reviews ^^ :

Maeva : Merci pour ton review, ça m'a fait plaisir !

On dirait que ton souhait est exaucé vu que je dois poster la suite plus vite que prévu ;)

Littlejuju : Merci beaucoup, j'espère que la suite te satisfera autant !

ChibiLuna : Merci beaucoup! J'espère (une fois de plus! ^^) que tu ne seras pas déçu par ce chapitre !

Chapitre 1 :

Shiryuko venait d'avoir ses huit ans le mois dernier. La petite avait reçu de sa mère de nouvelles feuilles et des crayons pour dessiner.

L'enfant adorait dessiner les visions qu'elle avait, cela lui permettait de voir certains détails qu'elle pourrait oublier.

C'est comme cela qu'elle se trouva sur la falaise, près de sa maison à esquisser un cadeau pour sa mère, dont l'anniversaire approchait. D'une voix enfantine, elle chantait l'air d'une musique qu'elle appréciait beaucoup qui lui trottait dans la tête. Ne se rappelant plus des paroles, elle se contentait de l'air.

Il y avait parfois des bourrasques de vent qui se levait et faisait danser ses longs cheveux blancs, amenant la délicieuse odeur de la mer dans ses narines. Elle avait l'impression de revivre.

Sa mère avait plusieurs fois conté des histoires sur les hommes libres qui laissaient tous derrière eux devenant des hors-la-loi pour parcourir les océans et vivre leurs rêves. Bien qu'elle se soit vite arrêtée quand sa fille s'était mise en tête de devenir comme eux, un pirate.

La jeune fille fut parcourue d'un rire en se rappelant cette période où pour la faire changer d'avis, sa mère lui avait raconté plusieurs histoires de princesses prisonnières qui attendaient le prince charmant, tentative désespérée qui c'était soldé par un échec total vu que l'enfant ne faisait plus que rêvé d'aventure.

Elle n'avait pas particulièrement envie d'être capitaine ou encore chercher de l'or toute sa vie, mais visiter les moindres recoins de ce monde était devenu son rêve. Rester à attendre un type qui l'enfermera dans une maison loin de sa mère pour fonder une famille, n'était pas une vie pour elle.

Lorsqu'elle sortit un petit miroir de sa poche, elle regarda l'anomalie qu'étaient ses yeux. L'un était couleur or et l'autre bleuté. Les haïssant autant qu'elle les trouvait beaux. En effet, la fillette avait toujours trouvé que les deux couleurs étaient jolies, mais le regard remplis de dégoût des autres villageois lui avait appris qu'elle était une erreur et qu'elle n'avait pas sa place ici, avec ses yeux.

Lorsque sa mère et elle allait en ville, elle entendait les moqueries des enfants de son âge. Bien qu'elle fasse la sourde oreille, elle aurait bien voulu avoir un ami autre qu'un animal qu'elle trouvait dans la forêt.

Voyant le soleil, qui commençait à décliner, l'enfant se rendit compte qu'elle devait rentrer si elle ne voulait pas inquiéter sa mère. La petite fille se leva alors, tapotant sa robe bleue avec sa main pour retirer la terre et l'herbe qui s'y était accroché.

Shiryuko se mit à marcher en direction de sa maison, les jambes légèrement engourdies par les heures passées assises. Alors que la fillette se dirigeait tranquillement chez elle, un frisson lui parcourut le corps.

« -Encore ? C'est la cinquième fois aujourd'hui... » Murmura l'enfant, alors qu'elle s'apprêtait à s'asseoir pour dessiner sa vision, elle retint un hoquet de stupeur et en tremblotant légèrement, elle s'élança en direction de sa maison sans attendre une seconde.

Shiryuko courait à en perdre l'haleine, il fallait qu'elle se dépêche, elle allait arriver trop tard. Des larmes coulaient sur son visage d'enfant et les branches d'arbres déchiraient sa robe. C'était pourtant la dernière préoccupation de la fillette qui était essoufflée, n'osant pas s'arrêter.

Cette scène lui était étrangement familière, comme si elle l'avait déjà vécu. Ne voyant pas la racine d'un arbre, Shiryuko s'écroula par terre, s'égratignant les bras.

En tombant, un flash lui vint en mémoire accompagné d'un frisson glacial.

Elle avait l'impression de ne jamais pouvoir les atteindre.

C'était comme si les secondes s'étaient transformés en minutes, tout était au ralenti. Une autre larme coula. Elle devait réussir, l'échec n'était pas une solution acceptable.

Ne s'interrogeant pas plus, elle se releva et recommença sa course effrénée. Ce fut le soulagement qui la submergea lorsqu'elle atteignit sa petite demeure. Ouvrant la porte dans la volée, elle se rua vers sa mère et sans que celle-ci ne puisse dire quoi que ce soit, elle cria : « Il faut partir !

-Qu'est-ce que tu racontes ma chérie ? On ne peut pas partir comme cela, le diner est presque près. Et regardes-toi un peu, où est-ce que tu es encore allé traîner ? La gronda doucement sa mère.

-Ils, Ils arrivent. Vite !

-Mais de quoi parles-tu à la fin ?

-Les marines, ils arrivent. Il faut partir. Répondit l'enfant affolé, le temps pressait.

-Vous n'irez nulle part. La fillette se tourna pour voir à qui appartenait cette voix et découvrit plusieurs marines qui les menaçaient avec leurs fusils.

Trop tard

L'enfant fit un pas vers sa mère mais un lourd choc lui frappa la tête, elle sombra lentement dans l'inconscience en entendant sa mère crier son nom. Elle ouvrit une dernière fois les yeux avant de les refermer aussitôt.

Un coup de fusil raisonna.

Et elle n'avait rien pu faire.

Shiryuko ne se réveilla que plus tard dans la soirée, encore sonné par le coup reçut, le temps passa sans qu'elle ne sans rendent compte, les soldats ne venaient que pour lui apporter son repas, la droguant avec de la morphine. Elle ne posa aucune question et on ne lui donna aucune explication.

De toute façon, elle savait où on l'emmenait. Lorsqu'ils arrivèrent enfin au lieu prévu on la détacha de sa cellule et on lui enfila des menottes en granite marin, la quantité de morphine ayant presque complètement disparu de son sang.

Une fois fait, un soldat la conduisit à l'extérieur du bateau, de là, elle put observer l'île où ils allaient la déposer, rien que d'y penser, un frisson la parcourut.

C'était définitif, elle était définitivement terrifiée. Face à elle se tenait la célèbre prison Impel Down, là où sont gardés les pires criminels de Grand Line.

Elle vit alors le lever du soleil et resta comme éblouie par sa beauté, jamais elle ne l'avait vu aussi beau, mais peut-être était-ce dû au fait qu'elle ne le verrait pas avant un très long moment.

Lorsque le bateau accosta, plusieurs soldats se dirigèrent vers eux, certains furent étonnés de voir que leur nouvelle prisonnière n'était autre qu'une petite fille terrorisée de huit ans.

Le colonel qui l'avait amené, signa vite une déposition pour son rapport avant de repartir à la chasse aux pirates, de vrais cette fois espéra-t-il en abandonnant la fillette sans un regard en arrière.

C'est alors que commença une inspection minutieuse pour la jeune fille où l'on vérifia qu'elle n'avait aucune arme sur elle, elle osa alors juste une question, ses premiers mots depuis presque un mois.

« -Pourquoi est-ce que je suis ici ? » L'inspecteur leva son regard furibond sur elle et la frappa d'une telle violence qu'elle fut projetée contre le mur blanc.

« -Comment oses-tu m'adresser la parole alors que je ne te l'ai pas autorisé ?! Et ne fait pas l'innocente, si tu es ici c'est que tu es une criminelle, tout simplement ! »

Des larmes coulèrent sur la joue de la jeune fille qui n'osa plus prononcer le moindre bruit de peur d'attiser encore plus la colère de son geôlier.

Une fois qu'il eut fini on l'emmena dans une salle étrange avec une énorme bassine d'eau où l'on pouvait voir de la fumée qui s'y échappait, signe que l'eau devait être très chaude, deux soldats la prirent violemment et commencèrent à la pousser vers l'eau. Shiryoku tenta de se débattre de toutes ses forces mais c'était sans compter la poigne de fer de ses hommes.

On la plongea d'un coup sec dans l'eau, qui se révéla être une vraie bouilloire. Elle eut soudainement l'impression que tout son corps était en train de brûler. Le gémissement qui lui échappa se transforma en un hurlement de douleur. D'un coin de l'œil, elle pouvait voir des gardiens sourire sadiquement. Alors elle cria et cria encore, espérant que son calvaire se finisse le plus vite possible, malheureusement dans son esprit les secondes se transformèrent en minutes et les minutes en heures.

Lorsqu'on la ressorti de l'eau, un frisson la parcourut, elle avait froid. On lui tendit alors un horrible vêtement rayé blanc et noir. Elle sut à ce moment qu'elle était devenue officiellement une prisonnière d'Impel Down.

On l'amena dans un ascenseur et le gardien chargé de la mettre en cellule prononça : « -Etage 6, celui des condamnés à vies ou condamné à mort » On la mena à ce fameux étage où une vingtaine de prisonniers la regardaient avec un air surpris, pensant tout d'abord à une blague, puis certains se demandèrent ce qu'avait pu faire cette enfant pour arriver dans cet enfer pour prisonniers.

Une fois arrivée dans sa cellule elle remarqua qu'elle était inhabitée des autres prisonniers et ne sut pas si elle devait être contente ou au contraire. On ne l'attacha pas au mur, contrairement à d'autres, la laissant les poignets et chevilles attachés par du granite marin qui était relier au sol. Une fois fait, les marines partirent à leurs taches respectives, soit torturer et surveiller les prisonniers.

Elle se sentit tout de suite mal à l'aise. En effet, tous les autres prisonniers de cet étage la regardaient.

Shiryuko se mit alors à pleurer silencieusement alors que des millions de questions tournaient dans sa tête. Personne ne parla, tous se contentèrent de la regarder. Ce fut au bout d'une énième chute que quelqu'un osa lui demander, intrigué.

« -Microbe, qu'est-ce que tu fais ici ?

-Je ne sais pas.

-Quoi ?

-Je ne sais pas. » Sa voix était alors remplie de désespoir.

Et sur ces paroles, plus personne ne parla. Le silence ne fut brisé que lorsque des bourreaux venaient chercher les prisonniers, puis les ramenaient après les avoir torturés. Bien évidemment, la jeune fille y passera aussi dès le lendemain, elle l'avait vu.

Alors qu'un garde passait toutes les heures pour vérifier si tout se passait bien, c'est-à-dire qu'aucune évasion n'avait eu lieu et en profitait parfois pour fouetter les prisonniers pour la moindre petite excuse, qui pouvait se résumer à un simple claquement de chaîne.

Pourtant, la fillette avait pu observer une certaine craint dans le regard des gardiens et étrangement, plus ils étaient mal à l'aise, plus ils abusaient de leurs autorités.

Lorsqu'on vint leur apporter de la nourriture, la fillette remarqua que c'était une sorte de liquide visqueux vert refroidi. Elle se força tout de même à tout avaler. Attendant patiemment l'extinction des feux de sa première journée à Impel Down.

Le temps semblait pourtant avoir décidé de se ralentir, la jeune fille en profita pour se rappeler de la mystérieuse vision qu'elle avait eue en courant dans les bois. Elle se résigna à chercher plus tard quand une alarme désagréable sonna la fin de la journée.

Fermant les yeux, elle ressentit un frisson avant de se rendormir et les prisonniers les plus proches purent entendre son murmure: « -Plus que dix ans ».

Et voilà (je crois que je ne l'ai pas trop répété cette fois-ci^^) un nouveau chapitre terminé.
N'hésitez pas à m'écrire un petit commentaire pour me dire vos impressions et à samedi prochain!