Note d'auteure : Alors voici mon deuxième chapitre qui reprend directement à la fin du premier. J'ai besoin de placer plusieurs événements avant que l'histoire ne prenne place, soyez patients et patientes mes chers ceci vaut la peine croyez-moi. Kwanita traversera les répercussions que l'on subit lorsque on est trahit. Bonne lecture.
Je pris la direction de la maison de Sam. Je n'avais pas le choix, j'avais besoin de mes affaires. Ça ne voulait pas dire que j'étais contente d'y aller. Loin de là. Je pris tout mon temps pour m'y rendre, repoussant l'inévitable. Plus j'approchais de la maison, plus j'entendais de bruits. Je restais quelques minutes devant la maison, la regardant de la rue. Ils y avaient probablement plusieurs personnes rassemblés se soir. On pouvait entendre des éclats de rire et plusieurs discussions sans discerner les mots bien sûr mais quand même une soirée y battait son plein. J'eus même pas besoin de courage pour avancer vers la porte. J'étais une coquille vide. Vider de tous ceux qu'elle aime. J'avançais donc et cognait à la porte. J'entendis le silence s'abattre dans la maison dès que mon poing atteignait la porte.
Aux bouts d'environ une minute la porte s'ouvrit. Emily ouvrit la porte et le souffle me coupa. Son visage portait maintenant trois grandes cicatrices comme des griffes géantes. Focus, focus ce n'est pas bien de fixer comme ça me dis-je à moi-même.
- Hum, Sam est là ? Chuchotais-je.
- Oui bien sûr entre Kwanita. Me répondis-t-elle en s'écartant un peu.
- Euh, je préfère attendre ici.
Elle ouvrit la porte en grand cette fois ci et je rougis immédiatement quand tous les regards se fixèrent sur moi. Je scannais la pièce des yeux rapidement et baissai les yeux. Euh ? Retour en arrière, est ce que j'ai vu Leah ? Je relevais mon regard et je tombais effectivement sur Leah. Assise dans le coin de la pièce, elle semblait être la sans y être non plus. Clairement pas à sa place parmi eux mais elle y était quand même. Je ne pus m'empêcher de laisser trainer mes yeux sur elle et d'en avoir les larmes aux yeux. Elle était ici avec eux, avec les traitres alors que moi je me faisais mettre à la porte de chez elle.
Je vis Sam s'approcher et je détournais mon attention vers lui pour ne pas éclater en sanglot.
- Kwanita. Me dit-il avec le fameux signe de tête. Son regard semblait inquiet mais je ne préférais pas y penser.
- Sam. J'ai besoin de quelques trucs que j'ai laissé ici y'a… hum… quelques mois. Dis-je d'une traite. Il me rendait nerveuse et faut dire qu'il était devenu imposant. J'avais du mal à me concentrer sur mes paroles, j'étais tellement bouleversée.
- Euh oui. Tout est entreposé dans ton ancienne chambre.
- Ok. Penses-tu que je pourrais aller les chercher, désoler de déranger mais c'est important.
J'avais envie de hurler, pleurer mais je devais rester polie, du moins jusqu'à ce que j'ai ce dont j'avais besoin.
- Bien sûr Kwa. Dit-il en se reculant et d'un geste de la main pointant vers le couloir qui menait aux chambres.
Je tiquai sur le surnom. Celui qu'il me donnait dans notre ancienne vie. Un pincement de souffrance ce fit paraitre l'espace d'une seconde avant que je ne remette mon masque. Je fis mon chemin à travers la pièce remplie de géants. Je ne croisai le regard de personne, gardant les yeux par terre.
J'atteignis ce que Sam nommait comme mon ancienne chambre. Le lit était défait, ce qui voulait dire que quelqu'un dormait ici. Le trou qui était désormais à la place de mon cœur me fit mal. J'ouvris le placard et y prit ma vieille tente dont je me servais enfant pour camper dans la cours arrière ainsi que mon sleeping et mon oreiller de campement. J'en profite pour fouiller dans ma boîte souvenir pour y sortir quelques photos, je prends quelques vêtements au passage mais je n'ai pas tellement de places, comme je n'ai plus de maison je dois voyager léger. Je me dépêche de tout fourrer dans mon sac à dos et de passer la bandoulière du sac de la tente sur mon dos et de sortir. Fallait que je sorte d'ici ça fait trop mal et je suffoquais.
Je repassais en coup de vent dans le salon.
- Merci. Au revoir. Dis-je dans un murmure rapide.
Je refermai la porte et j'entendis vaguement quelqu'un essayer de me parler. Mais j'étais tellement mal que je ne pourrais même pas dire si c'était une femme ou un homme.
Je m'enfonçais directement dans la forêt derrière la maison. Merde ! Je n'ai pas de lampe de poche et il fait nuit noire… Est-ce que s'il vous plaît je pourrais mourir sur le coup ? Ça m'éviterait de vivre les prochains jours et surtout la nuit qui commence…
Ça a dut me prendre deux heures entières pour monter une simple tente mais quand tu ne vois pas le bout de ton nez et que tu dois reconnaitre chaque pièce au toucher c'est long. Quel idée aussi de dormir dans une tente fin février ? Ah oui, je n'ai plus de maison. J'ai passé la nuit non pas à dormir mais à me geler le cul sévère. Le pire, c'était les loups. J'ai eu la trouille, je les entendais passer et repasser tout près, grogner, hurler. Je pense même qu'ils se sont battus entre eux à un moment. J'ai eu peur d'être attaqué car je sais de source sure qu'il était juste à côté, les traces de pattes le prouvent ! Passer une nuit d'enfer comme ça a ressassé toutes mes merdes a encore fait monter ma colère d'un cran…
Le lendemain matin, je ne suis pas allé à l'école, évidemment. J'étais malade, fiévreuse, gorge nouée, le nez qui coule, les yeux bouffis par les larmes. Je ne vais pas passer ma vie comme ça à vivre dans les bois, faut que je trouve une solution et aujourd'hui. J'errais dans les rues de LaPush nulle part où aller et je décidai de retourner faire un tour près des falaises sans trop m'approcher du bord. Déjà j'étais malade s'il fallait que je me prenne le vent de l'océan j'allais y rester… Peut-être pas une si mauvaise idée après tout…
Enfin, malgré tout ce brouillard qui troublait mon cerveau je finis par avoir une idée. C'est alors que je repris le chemin de LaPush en direction du centre sociale.
- Bonjour, j'aimerais rencontrer le conseil de la tribu. Je ne sais pas quand ils se réunissent mais j'ai un sujet d'extrême urgence à traiter avec eux.
- Vous êtes chanceuse mademoiselle Uley , ils se réunissent à midi donc dans une demi-heure. Je vais voir personnellement avec le chef s'il est possible de vous obtenir un entretien. Attendez-moi je reviens.
Elle me fit signe de la main pour m'inciter à m'asseoir en attendant. J'étais nerveuse mais bon c'était ma dernière chance, s'ils refusent de m'aider je ne vois pas trop comment je pourrais m'en sortir.
- Mademoiselle Uley, ils vont vous recevoir à midi moins dix. Le programme de la rencontre est déjà bien charger, vous êtes chanceuse qu'ils vous accordent une audience.
Chanceuse. Mouais ça dépend de quel point de vue.
A exactement midi moins dix, Sue sortie de la grande salle pour venir me chercher. Elle était la secrétaire du conseil c'était donc logique qu'il l'envoie pour venir me chercher.
- Bonjour ma grande, vient le conseil va te recevoir.
Hypocrite. Je ne répondis rien et me contenta la suivre. Je n'avais jamais mis les pieds dans la salle du grand conseil. On aurait dit un tribunal. Les anciens au fond tous assis les uns à côté des autres et en face d'eux un box pour les entretiens ainsi que des rangées de siège derrière pour ceux qui assistent. En l'occurrence personne n'assistait à la réunion autre que les anciens et Sue ce matin.
- Chef Black, M. Ateara, M. Clearwater, M. Littlesea, Mme Wat'oa, merci de me recevoir. Certains d'entre vous sont peut-être au courant de la situation délicate dans laquelle je me trouve. J'aurais une requête à demander aujourd'hui pour remédier à ma situation de sans-abri.
- Sans-abris ? Ne vis-tu pas chez les Clearwater ? demanda Mme Wat'oa.
- Non madame, pas depuis hier soir. Mon frère Samuel et moi sommes en désaccord depuis déjà plusieurs mois sans aucun contact et je vivais chez les Clearwaters mais ce n'est désormais plus possible.
- Et pourquoi ? Dit-elle se tournant vers Harry.
- Je ne sais pas, mais je ne peux décemment pas m'imposer où l'on ne veut pas de moi.
- Et qu'as-tu à nous proposer jeune fille ? demanda le Chef Black.
- Je sais que la maison de Mme Bird est vacante depuis près de 2 ans. J'aimerais que le conseil me laisse y habiter en échange de bénévolat au service de la tribu. Je prendrais soin de la maison et de la remettre en état petit à petit mais je ne peux pas payer la location.
- Quel genre de bénévolat proposes-tu ? Répondis Chef Black.
- N'importe quoi, je serais au service de la communauté peu importe ce qu'ils auront besoin.
- Et comment penses-tu subvenir à tes besoins ? Te nourrir ? Demanda .
- Je prendrais un petit boulot à côté pour mes dépenses personnelles.
- Et tu pourras toujours obtenir ton diplôme avec tout ça ? Demanda M. Littlesea.
- De toute façon, sur votre respect. Je n'ai plus personne, pas d'amis, pas de famille. Je n'ai aucune distraction autant me tenir occuper.
- Nous allons étudier ta demande et nous te contacterons. Rajouta Chef Black.
- En fait, j'aurais besoin d'une réponse aujourd'hui, je suis comme qu'on dirait à la rue. Ou plutôt à la forêt. Je ne pense pas pouvoir supporter une autre nuit en pleine forêt avec la température. Je dois savoir si je quitte LaPush ou pas.
Les anciens firent les yeux ronds. Ils venaient de comprendre que j'avais passé la nuit à dormir dehors, par ce temps.
- Très bien dans ce cas, patientez dans la salle d'attente nous te répondrons dans quelques minutes.
- Merci.
Je me levai et sortait. Ça c'était plutôt bien passé malgré le fait qu'Harry n'avait pas dit un seul mot. Il était comme un père pour moi comment pouvait-il retourner sa veste contre moi comme ça ? Je ne comprenais toujours pas ce que j'avais fait de mal.
- Kwanita ? Demanda Sue
- Oui.
- Le conseil va te recevoir.
Je n'étais plus nerveuse. De toute façon que pouvait-il se passer de si pire ? Qu'ils disent non ? Cela reviendrait à me jeter en dehors de LaPush et puis je survivrai, malheureusement.
- Nous sommes en faveur de votre requête. Nous vous tiendrons au courant quand nous aurons besoin de vos services pour commencer pour le loyer. Vous n'aurez qu'à prendre les clés à l'accueil en partant. Y'avait-il autre chose ? Dit Chef Black.
- Non se sera tout merci. Repondais-je un peu surprise par sa réponse expéditive.
- J'aimerais dire quelque chose svp, Chef Black demanda soudainement Sue.
- Oui Sue ?
- Nous ne savions pas que Kwanita dormirait dehors elle nous avait assuré dormir chez une amie. Comme nous ne pouvons plus la loger chez nous et qu'elle n'a pas de travail pour payer ses premières courses, j'aimerais l'approvisionner pour les prochaines semaines gratuitement.
- Ce n'est pas nécessaire madame Clearwater. Je vais me débrouiller.
Elle fronça les sourcils mais pas pour ce que vous pensez, je venais de l'appeler Madame Clearwater. Sue n'était plus de mise en nous. Elle m'avait renié et c'était ma façon de mettre de l'espace entre nous.
- J'insiste.
- Bien alors, parfait ! Le conseil avait déjà prévu de l'aider de ce point de vue mais voilà ce petit soucis régler. Maintenant nous avons beaucoup de sujets à aborder aujourd'hui alors se sera tout pour vous Mademoiselle Uley.
Je sortis bouche bée, ce petit soucis avait-il dit ? Sont-ils autant au-dessus de tout le monde ? Une jeune fille de 17 ans se retrouve à la rue et ils n'ont pas plus de compassion ? Pff…
- Pardon, on m'a dit de m'adresser ici pour les clés de la maison de Madame Bird.
- Oui, voilà.
Je ne pris pas la peine de la remercier. Je venais d'être traité comme un numéro par ma propre tribu. Je comprends bien qu'ils avaient d'autres chats à fouetter mais quand même. Ce n'était pas comme si c'était des inconnus. Bref.
J'atteignis rapidement ma nouvelle demeure. Elle se trouvait en bordure de forêt, dans la même rue que mon ancienne maison, maintenant celle de Sam. J'avais pour voisin, mon frère, Paul Lahote, Embry Call et Jacob Black. Yeah ! **sarcasme**
L'odeur était épouvantable. J'avais à peine mis les pieds dans la maison que mes poumons crachaient violemment tout l'air que j'y avais inspiré. Je cachais mon visage dans mon gilet afin d'atteindre les fenêtres pour faire aérer. La maison était dans un état … Mais sous la poussière et la saleté ce n'était pas si mal.
L'extérieur était bleu foncé avec de petit volets blanc de chaque côté des fenêtres. Il y avait un petit toit blanc au-dessus de la porte pour les jours de pluie. A l'intérieur il n'y avait que quatre pièces mais c'était amplement suffisant pour une personne seule. On entrait directement dans la salle de séjour qui donnait sur une petite cuisine à aire ouverte qui comprenait un petit comptoir à déjeuner et une table avec ses quatre chaises ainsi qu'une porte qui menait sur la cours arrière. Un petit couloir menait à la seule chambre de la maison. Dans chaque pièce il y avait une. La dernière pièce, la salle de bain, contenait un coin pour le lavage, un bain-douche, une toilette ainsi qu'un lavabo munis d'une petite pharmacie.
Quand Madame Bird était décédé personne n'avait récupéré les meubles seulement les effets personnels. Il me faudra quand même tester le frigo, le four, la laveuse et la sécheuse afin de m'assurer que tout fonctionne. Je ne pourrais pas dormir sur le lit aujourd'hui comme les draps doivent être lavés. Je dormirais sur le sofa dans mon sleeping, je n'ai pas la force de faire le grand nettoyage aujourd'hui. Trop malade et trop peu dormit. Nous étions en pleine après-midi mais je m'installais pour dormir ce que je fis à la minute où je posais ma tête sur l'oreiller.
Je me réveillai le lendemain matin, je devais m'occuper de pleins de choses et donc sortir du lit. J'avais mal partout et mon rhume ne s'améliorait pas. Déjà je devais prévenir l'école que je serais absente quelques jours, déjà pour me donner le temps de m'occuper de la maison mais surtout j'avais la bonne excuse d'être malade. Et puis, ça me donnait quelques jours pour éviter de croiser Leah. Le problème c'est que je n'avais pas le téléphone alors je devais me déplacer jusqu'à l'école et puis aussi à la compagnie de téléphone pour le faire brancher ainsi qu'à la pharmacie pour me trouver des médocs. J'avais quelques économies mais bon ce n'est pas avec 60 dollars que j'allais allez bien loin. L'école ne me posa pas de problème et la secrétaire me dit de prendre soin de moi et de rapporter mes nouvelles informations lors de mon retour à l'école quelques jours plus tard. La compagnie de téléphone était plus loin et comme je n'avais pas d'auto, j'ai passé toutes mes réserves d'énergie sur le trajet. Après avoir payé les frais de branchement ainsi que le premier mois pour le téléphone, les médocs et quelques courses je n'avais plus rien pour un bout. Je n'allais pas me fier au fait que Sue avait dit qu'elle m'aiderait. Je ne pouvais plus me fier à personne.
Sur le chemin du retour, une voiture s'arrêta à côté de moi. C'était Jared et Kim. Je devrais plutôt dire Kimed parce que qu'ils sont tellement toujours l'un sur l'autre qu'on pourrait s'y m'éprendre et ne voir plus qu'une personne.
- T'as besoin d'un lift Kwanita ? Dis Jared en baissant la fenêtre de sa voiture.
- Non, merci. Je me débrouille. Grommelai-je.
- Allez, t'as pas l'air bien.
- Ah. Ah. Plutôt marcher que d'être avec l'un des drones de Sam !
- Drones ? Mouais bon je suppose que je ne peux pas te forcer. T'es sure ?
- Certaine.
J'avais une fierté quand même, j'aurais peut-être dû accepter pour ma santé mais j'aurais regretté de prendre quoi que ce soit de leur part. Chaque chose a son dut.
Au bout de quelques jours, j'allais un peu mieux physiquement mais mentalement je m'efforçais de ne pas trop penser. J'avais réussi à débarrasser la maison de ses mauvaises odeurs et la maison était plutôt propre. Pour faire mieux j'allais devoir réaliser quelques rénovations et je n'avais pas d'argent pour me nourrir alors encore moins pour enjoliver ma maison.
Aujourd'hui c'était le grand retour à l'école. Honnêtement, si j'avais pu m'en passer je l'aurais fait mais obtenir mon diplôme c'était la seule chose qui pourrait me permettre de sortir de ce trou de merde remplit de mauvais souvenirs.
Déjà, c'était mauvais signe quand j'arrivais à l'école et que tous les yeux étaient braqués sur moi. Pas le genre de petit regard en coin, le genre de regard qui te suis jusqu'au bout. Putain, j'étais déjà de très, très mauvais poil. D'humeur à plutôt casser des gueules.
Je traçais mon chemin vers mon premier cours, fidèle à mes habitudes, j'ignorais tout le monde sur mon passage. La seule différente était que je n'avais personne à mes côtés pour partager mes commentaires sur mes camarades de classes. J'entrai dans mon cours de français et trouvai la place à côté de moi vide. J'étais déçu de ne pas voir Leah et d'avoir la chance de m'expliquer ou de la laisser s'expliquer mais en même temps j'étais soulager parce que peut-être qu'elle m'aurait juste ignoré.
Deux secondes avant la cloche, Leah s'écrasa lourdement sur son siège à côté de moi. Elle me lançant le regard qui tue juste avant de tourner son attention sur la prof à l'avant. C'est quoi son problème ? Je n'ai quand même pas tué son chat, putain !
Le cours n'était pas commencé depuis cinq minutes que Leah ronflait déjà sur son pupitre. Je retournais mon attention vers le cours essayant de sauver la seule chose qui puisse me faire avancer, mon diplôme. La matinée passa et la deuxième épreuve arriva, la pause midi.
J'avais pour habitude de manger avec Lee à notre table habituelle mais un rapide scan de la cafet' m'indiqua qu'elle avait bel et bien rejoint le camp des drones. Elles étaient entourées de ''géants-Sam''. Je pris le temps de l'observer un peu et je remarquai qu'elle avait grandit elle aussi et elle était maintenant beaucoup plus que musclé, comme les autres. Bizarre non ? C'était l'initiation pour y entrer ? Une bonne dose massive de stéroïdes ? Bande de fuckés… !
Nos regards se fixèrent, durement. Elle me dévisageait et ne m'offrait aucune pitié. J'avais envie de retrouver mon amie, ma sœur mais il y avait toujours bien des limites a enduré cet enfer. Au fil des jours, je perdais bien mes illusions quant à la reconquête de mon amitié avec elle. Je décidai de prendre mon destin en main et de tenir ma colonne bien droite. Je n'ai peut-être plus personne avec moi mais j'ai bel et bien une fierté et je ne me laisserai pas écraser comme une moins que rien, ça ce n'est pas vrai.
- T'as un problème Clearwater ? Hurlais-je dans la cafet'. Tout mon corps se crispait sous la colère et j'avais les poings bien fermés de chaque côté de mes cuisses.
- Ouais Uley, c'est toi mon problème, ta face me revient pas ! Crie-t-elle à son tour. Elle se leva d'un bon, sa chaise rebondissant sur le sol derrière elle.
J'étais grande hein, mais faut pas rêver avec sa pousse de baobab elle me dépassait maintenant d'une tête entière mais je ne me laissais pas démonter. Je soutenais son regard aussi durement que le sien. Son entourage essayait clairement de la raisonner car j'entendais des voix derrière sans pour autant me concentrer dessus.
- Leah, laisse tomber. Entendis-je Jacob Black.
- Laisse tomber ? Mais moi je ne veux pas que tu laisses tomber pétasse ! T'a clairement un problème avec moi alors va s'y dis-moi ! Ou peut-être que tu as besoin d'un porte-parole ? Ou d'un garde du corps ? Ou de SAM ?
Et là elle me laissa sur le cul pendant quelques secondes parce que jamais j'aurais pu imaginer Leah grogné. Pas un petit grr… Un grognement féroce, d'animal. Instinctivement je me reculai d'un pas. Mais je repris vite mes esprits.
- . Mais elle grogne maintenant ? Tu te prends pour un chien ? AhAHAHAHAh.
- Va s'y rigole en attendant MOI j'ai des amis, j'ai une famille, j'ai un toit, j'ai un frère, je ne suis pas rejeté comme un vieux déchet comme toi !
Ma bouche s'ouvra toute seule et je restai bouche bée. Je remarquai que Leah tremblait littéralement de colère devant moi et plusieurs personnes essayaient de la faire reculer en lui chuchotant des trucs à l'oreille.
- Sale pute va ! Moi au moins j'ai toujours ma dignité ! J'suis pas en train de ramper sous les ordres de celui qui ma déchirer le cœur. J'suis pas une TRAITRE ! Criais-je à mon tour.
Du point de vue d'une autre personne, elle aurait surement reculé. Leah était effrayante du haut de son mètre quatre-vingt-dix mais moi j'avais plus peur. Plus rien à perdre. J'étais rendu nez à nez avec elle et je sentais les bras de quelqu'un retenir les miens. Et là j'ai snapper. Je me suis retourné le visage déformé par la colère. Jacob Black essayait de me restreindre.
- Tu te prends pour qui toi Jacob Black ? Enlève tes salles pattes de sur moi ! Je le poussai mais il ne bougea pas. Ah bon ? C'est comme ça ? Je levai mon genou de toutes mes forces et frappait de toutes mes forces dans son entre-jambe.
Je profitai de l'effet surprise pour faire un cent quatre-vingt degrés et abattre mon poing fermé sur le visage de mon ancienne meilleure amie. Ow ! Ow fucking Ow ! J'entendis les os de ma main se fracturé à plusieurs endroits mais mon visage restait de marbre. Le marbre c'est ça, son visage à elle était aussi dur que le marbre. J'étais pourtant certaine d'avoir frappé fort et puis pour m'être déjà battu plusieurs fois je savais bien comment frapper mais elle n'a pas flanché une seconde seulement c'est tremblement se sont décuplés. Et puis pouf, en 10 secondes quelqu'un l'avait carrément transporté à l'extérieur où elle était disparut par la forêt derrière l'école. Etrange. Fucking Weird.
