Allez ! C'est parti pour ce premier OS.

Je l'ai écris en une heure sans trop réfléchir et je crois que je ne suis pas une bonne auteure d'OS car j'étais parti pour écrire un truc hyper long... mais je me suis reprise à temps.

Je précise que je ne me moque absolument pas des auteurs qui écrivent sur ce sujet et que moi-même j'ai écrit dessus. C'est tout simplement de l'humour et pour que cela fonctionne il faut un minimum d'ouverture d'esprit…

Bien sûr je vais forcer les traits des personnages OC pour en faire une caricature et je vais rendre la situation relativement invraisemblable, mais le but n'est pas d'écrire une fanfiction. Je veux juste rendre la comparaison risible.

J'ai été agréablement surprise de voir que j'avais déjà eu beaucoup de lecteurs et même des reviews alors que je n'ai rien écris. MERCIIIIII


OS n°1 :

Idée classique de fanfiction que j'ai lu de très nombreuses fois : une fille arrive en Terre du Milieu est tombe pile poil devant la petite porte ronde de notre cher Bilbon. Du moins c'est ce qu'elle croit…


J'étais toute étourdie et j'eus beaucoup de peine à me relever. Un rapide coup d'œil aux alentours et je compris que je n'étais plus dans ma chambre. Mon lit avait disparu pour être remplacé par un parterre de fleurs.

Il faisait nuit et la fraîcheur me fit grelotter. Il fallait dire que j'étais uniquement vêtue de mon petit pyjama en version short et débardeur.

Mais où j'étais tombée ?

Bizarrement je n'avais pas vraiment peur. J'étais rassurée par le calme et la sérénité de l'endroit qui s'étendait face à moi. La lune était pleine et ses rayons éclairaient suffisamment pour pouvoir distinguer le paysage. Je devais me trouver sur une petite colline car je surplombais un village rondement vallonné où de nombreux points lumineux témoignaient de la présence de civilisation.

Je m'autorisai à faire quelques pas mais je trébuchai dans un malheureux pot de fleurs qui se brisa. Je regardai toute penaude le résultat de maladresse.

Je sursautai vivement en entendant le bruit d'une porte que l'on ouvre derrière moi. J'avais fait trop de bruit et dérangé le propriétaire du jardin dans lequel j'avais échoué. Me retournant, je pris conscience de l'architecture caractéristique du lieu. Je fis immédiatement le rapprochement entre le film que je venais de regarder le soir même et ce que j'avais devant les yeux. Mais comment cela était-il possible ?

- Mais que faites-vous dans mon jardin ? déclara une petite voix qui devait se vouloir autoritaire.

Je sortis de ma stupéfaction pour y retourner immédiatement en constatant que le propriétaire du lieu était un… Hobbit !

Je n'eus pas le temps de répondre quoi que ce soit que mon cerveau se mit en mode OFF, puis ce fut le trou noir.

Lorsque je rouvris les yeux il y avait au-dessus de moi le petit bonhomme aux cheveux bouclés. Il semblait inquiet et gêné.

- Vous allez bien Mademoiselle ? demanda-t-il.

Je pense que j'avais encore du mal à réaliser et je fus incapable de lui répondre.

Très gentiment il m'aida à me relever. Une fois debout à côté de lui, je constatai que je le dépassais de plus de 30 centimètre. Il était vraiment très petit. J'eus un frisson et le Hobbit s'en rendit compte car il me proposa de rentrer chez lui, ce que je fis sans me faire prier.

Je le suivis, toujours silencieuse, à l'intérieur de son trou. A quelques détails près j'aurais pu me croire dans un film de PJ. Nous nous rendîmes dans sa cuisine où une cheminée réchauffait agréablement la pièce.

Je me rendis compte que le Hobbit n'osait pas vraiment me regarder et qu'il semblait gêné.

- Vous… Vous devez avoir faim… et froid, bégaya-t-il avant de s'enfuir dans une pièce voisine pour y revenir avec une couverture. Tenez, couvrez-vous, dit-il toujours sans me regarder directement.

- Merci, réussi-je à dire.

Je compris que le peu de vêtement que je portais était la source de sa gêne, alors je me roulai généreusement dans la douce couverture qu'il m'offrit.

Il me montra une chaise autour de la table sur laquelle je m'assis. Puis le petit Hobbit retourna à ses marmites d'où émanait une agréable odeur.

- Nous n'avons pas l'habitude de voir des hommes dans notre pays, reprit-il tout en s'occupant de sa cuisine. Vous vous êtes perdue ?

- Euh… oui, répondis-je car je n'osais pas dire la vérité.

Je n'avais jamais été douée pour mentir et je me mis rapidement à m'inventer une histoire et un passé à peu près tenable.

- Vous venez d'où ? continua-t-il à demander en déposant une jolie truite dans sa poêle.

Je ne savais pas trop quoi répondre mais à ce moment précis quelqu'un frappa à la porte. « Ouf, sauvée » pensai-je.

Le gentil petit Hobbit parut fort surpris et quitta ses fourneaux pour aller ouvrir la porte. Bien sagement je restai dans la cuisine mais tendis l'oreille pour écouter...


FanFiction :

- Dwalin, pour vous servir.

J'entendis une voix grave avec un fort accent s'adresser à mon hôte. Puis j'eus la confirmation que je me trouvais belle et bien dans la maison de Bilbon Sacquet.

J'en avais des étoiles plein les yeux.


Real Life :

Malheureusement j'eus toute les peines du monde à entendre la conversation.

Quelques instants plus tard, le petit Hobbit revint avec une énorme courge dans les bras qu'il posa sur la table devant moi.

- Avez-vous déjà vu une aussi belle citrouille ? me dit mon hôte tout en contemplant fièrement le légume.

- Non je n'en ai jamais vu de tel.

- C'est mon voisin qui me l'offre, expliqua-t-il. Je l'ai aidé la semaine dernière pour…

Mais le Hobbit s'arrêta net et renifla l'air.

- Oh non ! Le poisson, s'écria-t-il.

La jolie truite avait été oubliée et elle avait brûlée dans la poêle. Une épaisse fumée se répandit et nous nous mîmes à tousser tous les deux.

Pendant que le Hobbit enlevait la poêle du feu, je me précipitai vers la fenêtre pour faire sortir la fumée. C'est là que j'entendis de forts éclats de rire venant de l'extérieur. Ceux qui riaient devaient être nombreux car ils faisaient un bruit monstre.

- Y avait-il une fête ? demandai-je.

- Une fête ? Non j'en aurais entendu parler, me répondit-il en venant écouter par lui-même. Oh, ça doit être Monsieur Bilbon Sacquet qui reçoit des amis, acheva-t-il nonchalamment.

Mon visage se décomposa.

Le destin ne m'avait pas déposé devant la bonne porte…


Soyez clément car je n'ai pas l'habitude de ce genre de texte, ni de faire de l'humour.

C'était un premier OS. J'ai d'autres idées en tête mais si vous avez des suggestions je suis prenante.

Biz

Sacrok