Dix ans
Disclaimers : Toujours pas à moi mais je travaille mon japonais pour pouvoir négocier.
Résumé : Ça fait dix ans que la guerre est finie, dix ans que le coup d'état a été évité, dix ans que les G-boys ont une vie normale, dix ans que Quatre est amoureux de Trowa. Et aujourd'hui c'est l'occasion pour l'Arabe de se déclarer...
Couple : QuatrexTrowa
Rating : M
Notes de l'auteure : Voici le troisième et dernier chapitre.
Bonne lecture.
« Entrez, dit Quatre quand il entendit frapper à la porte de son bureau.
_ Bonjour mon ange, dit Trowa.
_ Bonjour. Qu'est-ce que tu fais là ?
_ Je suis venu te voir. J'ai apporté le déjeuner, ajouta le Français en montrant le panier qu'il avait à la main ». Il posa ce qu'il tenait sur le bar et se dirigea vers l'armoire. Trowa l'ouvrit et déplia le lit qui était à l'intérieur. « Trowa, qu'est-ce que tu fais ?
_ Je profite de toi.
_ Mais... ». Le Français s'approcha de l'Arabe et l'embrassa. Il fit glisser ses lèvres dans le cou du blond. « Trowa, la secrétaire...
_ Je lui ai dit de prendre sa pause déjeuner et de revenir dans deux heures.
_ Trowa, je...
_ Shht. Ça sera juste un avant-goût.
_ Trowa, souffla Quatre.
_ Duo a raison de dire que tu es trop stressé ». Le Français avait ouvert le chemise de son vis-à-vis et lui caressait le torse. Il allongea l'Arabe et s'étendit au-dessus de lui. Il lui caressa le visage, faisant glisser sa main jusqu'à son torse, descendant sur son ventre. Le blond retenait son souffle, fixant les prunelles vertes de son amant. Une fois qu'il eut dessiné des arabesques sur sa peau, Trowa la parcourut de ses lèvres. Quatre laissait s'échapper quelques soupirs. Il n'arrivait pas à s'enlever de la tête qu'ils étaient dans son bureau. Trowa retrouva les lèvres de l'Arabe pour un baiser passionné. Il se mit à genoux et retira son pull. Il sourit quand il s'aperçut que le blond le dévorait des yeux. Il se pencha vers lui et l'embrassa. Le Français s'allongea sur l'empathe qui gémit. Le dompteur relâcha les lèvres de son amant avant de les reprendre aussitôt. Il ne voulait pas laisser à Quatre le temps de réfléchir. Il voulait que l'Arabe se laisse porter par ses sensations. Trowa défit lentement la boucle de la ceinture de Quatre. Il voulait laisser le temps au blond de l'arrêter s'il le voulait. L'Arabe avait arrêté de respirer. Il appréhendait un peu ce qui allait se passer. En même temps, cette situation l'excitait. Le dompteur descendit lentement, trop lentement, le pantalon de l'Arabe et sourit de la bosse qui déformait le sous-vêtement de son vis-à-vis. Trowa retrouva les lèvres de Quatre qui se serra contre lui. Le Français promenait ses lèvres et ses mains sur le corps du blond. Quatre se laissait de plus en plus aller et souleva de lui-même ses hanches pour que le dompteur finissent de le déshabiller. Trowa se débarrassa de ses vêtements tout en fixant intensément Quatre. L'Arabe sursauta quand le châtain l'embrassa sur le coin de l'aine. Le dompteur remonta sur le ventre du blond. Quatre se relâchait petit à petit, même s'il appréhendait un peu. Il n'avait aucune idée de ce que Trowa allait lui faire. Le dompteur prenait son temps. Il découvrait et redécouvrait le corps de son amant. Il descendit lentement sa main et caressa quatre. L'empathe se mit à gémir plus fort. Trowa était en train de lui faire perdre la tête. Il sursauta quand il sentit les lèvres du châtain sur son intimité. Trowa n'allait-il pas ?... Quatre ne put retenir un cri quand le dompteur le fit prisonnier de sa bouche. L'Arabe passa une main dans les cheveux du Français et de l'autre serra son oreiller. Il s'était connecté aux émotions de Trowa et ne cessait de gémir le prénom du châtain. Le dompteur s'arrêta, faisant grogner Quatre mais la frustration du blond fut de courte durée. Trowa continuait de l'embrasser, posant ses lèvres sur tout son corps. Le châtain se leva et fouilla dans le sac qu'il avait apporté, exposant son corps parfait au regard avide de l'Arabe. Il revint vers le lit, un préservatif à la main. « Trowa, demanda Quatre anxieux.
_ C'est au cas où tu aies envie que je continue ». Le blond resta interdit la bouche ouverte. Que Trowa continue quoi ? Qu'il lui fasse l'amour ou qu'il continue ce qu'il était en train de faire ? L'Arabe hésita. Il était sûr que Trowa avait compris qu'il n'était pas encore prêt. Et ils n'allaient quand même pas faire l'amour pour la première fois dans son bureau ?! Et s'il parlait de l'autre chose... Quatre devint écarlate. Il avait aimé ce que Trowa lui avait fait. Et son corps en témoignait. Il s'assit malgré son bas-ventre douloureux et embrassa le châtain. Les deux hommes se rallongèrent. Trowa couvrait le corps de Quatre de baisers avant de revenir à sa cible première. Il avait compris que le blond se bloquerait s'il lui sautait dessus directement. Et il tenait trop à lui pour faire ça. L'Arabe ne put retenir sa surprise quand le châtain posa sa bouche sur son intimité recommençant ses caresses là où il les avait arrêtées. Quand il sentit le blond au bord de l'orgasme, il défit le préservatif et le lui mit. Quatre se sentit un peu décontenancé de sentir Trowa à travers le plastique. Mais ses sensations redevinrent vite intenses. Trowa accéléra jusqu'à ce que Quatre se tende sous la jouissance.
Le dompteur remonta jusqu'aux lèvres du blond. L'Arabe embrassa le châtain sur tout le visage avant de se blottir dans ses bras. « Merci ». Trowa sourit, retira le préservatif et s'enroula avec Quatre dans les couvertures. « Tu peux dormir mon ange. Je te réveillerai ». Le blond étouffa un baîllement et sombra aussitôt dans le sommeil.
Trowa regardait Quatre dormir. Le blond était paisible, enroulé dans sa couverture. Le dompteur laissa errer son regard dans le bureau. Il allait bientôt devoir réveiller son ange. Il se leva avec précaution et mit en marche la bouilloire électrique. « Quatre...
_ Mmh.
_ Il faut se lever. Ta secrétaire va bientôt revenir.
_ Déjà ?
_ Oui, déjà. Thé à la menthe ?
_ Oui ». Le blond se releva et s'assit sur le lit. Il regardait le châtain qui s'affairait à installer le déjeuner. Il tourna la tête et vit ses vêtements pliés à côté de lui. Décidément, Trowa était d'une efficacité redoutable. Quatre s'habilla et refit le lit qu'il replia. Il s'approcha du Français et se serra contre son dos. « Tu avais vraiment tout prévu.
_ Je te connais Quatre. Je sais que tu peux parfois être tellement plongé dans ton travail que tu en oublies de manger.
_ Et comment je peux te remercier de tout ce que tu fais pour moi ?
_ En mangeant tout ce que je t'ai préparé ». L'Arabe obligea le châtain à se retourner. « Je suis sérieux Trowa.
_ Moi aussi ». Le blond soupira. « Trowa, tu sais très bien ce que je veux dire ». Le Français posa son front sur celui de son amant. « Je sais très bien ce que tu veux dire Quatre. Mais tu sais, je n'ai pas besoin que tu fasses quelque chose de spécial pour moi. Tant que je suis près de toi, je suis heureux ». Quatre se mit sur la pointe des pieds et l'embrassa. « Et si on goûtait ce que tu nous a préparé ? ». Trowa sourit.
Quatre se frotta les yeux avant d'éteindre son ordinateur. Il regarda la pendule, minuit passé. Heureusement qu'il avait prévenu Trowa qu'il rentrait tard. Le blond soupira. Son amant arrivait toujours à trouver du temps pour lui et lui... Il passait tout son temps au bureau alors qu'il devrait être près de Trowa à lui montrer à quel point il l'aimait. Quatre soupira à nouveau en prenant sa veste.
Le blond arriva dans la chambre et sourit de voir Trowa endormi. Il passa dans la salle de bains pour se rafraîchir et revint dans la chambre en silence. Il s'installa dans le lit avec beaucoup de précautions. Il se pencha vers le Français et posa ses lèvres contre les siennes en un baiser aérien, ce qui le fit remuer un peu. Quatre sourit et pposa à nouveau ses lèvres sur celles de Trowa. Il continua ensuite dans son cou et sur son torse. Le blond sentait le désir monter en même temps qu'il déposait des baisers papillon sur le corps du dompteur. Trowa ouvrit les yeux et demanda d'une voix enrouée : « Tu es rentré ?
_ Oui.
_ Il est quelle heure ?
_ Presqu'une heure du matin ». Quatre continua ses baisers. Il voulait montrer à Trowa à quel point il tenait à lui et aussi le remercier pour le déjeuner surprise, enfin surtout pour la surprise. Le châtain se retourna sur le dos, appréciant l'initiative de l'Arabe. « mon ange, tu ne crois pas qu'on devrait dormir ». Quatre re leva vivement la tête. « Ça te dérange que...
_ Non, le rassura Trowa. C'est juste que... que si tu continues comme ça, la nuit risque d'être courte. Et tu as besoin de te reposer.
_ Je, commença Quatre en s'agenouillant sur le lit. Je ne me sens pas encore prêt à faire l'amour avec toi. Même si... même si j'ai beaucoup apprécié ce que tu m'as fait à midi, avoua l'empathe en rougissant. C'est juste que... j'ai besoin de... de te montrer que je t'aime, que je tiens à toi. Je t'aime Trowa. Malheureusement, je ne peux pas passer autant de temps avec toi que je le voudrais. C'est pour ça... C'est pour ça que... ». Trowa se redressa et embrassa Quatre avec passion. Il s'arrangea pour entourer son bassin avec les jambes du blond et se rallongea, son amant au-dessus de lui. Les deux hommes se séparèrent, légèrement essoufflés. Le blond caressa le visage du dompteur et lui sourit avant de l'embrasser. Trowa laissait ses mains caresser les reins de Quatre pendant que celui-ci lui faisait... un suçon ? Une fois qu'il eut une jolie marque rosée, l'Arabe continua sur le torse et le ventre du dompteur avant d'y faire un nouveau suçon. Quatre, même s'il détestait ça, avait laissé tomber ses barrières et se rendait compte que le Français appréciait beaucoup ce qu'il lui faisait. Trowa, quant à lui, bien qu'il se réjouissait de l'initiative de l'empathe, essayait de garder le contrôle de son corps. Le blond retrouva les lèvres du dompteur pour un baiser enflammé. Le châtain en profita pour inverser leur position. Il promena ses lèvres sur la gorge offerte de Quatre tout en lui caressant la cuisse. Trowa décidé de descendre sur le torse de son amant et d'y poser sa marque. Après tout, le blond méritait bien une petite vengeance. « Trowa, murmura Quatre ». Le dompteur continua sa douce torture avant d'embrasser passionnément l'Arabe. Les deux hommes se fixèrent en souriant. « Trowa, dit Quatre en retirant la main du Français, je... j'ai encore besoin de temps.
_ Je sais.
_ C'est juste que... je n'ai pas envie qu'on fasse ça comme ça. J'ai envie qu'on prenne le temps de le faire, qu'on ait le temps de le faire. Car je suis sûr qu'on aura envie de recommencer.
_ Tu es vraiment sûr de toi.
_ J'apprécie beaucoup nos câlins et je sais aussi que toi aussi.
_ Je croyais que tu n'utilisais pas ton empathie.
_ Je ne le fais pas exprès. C'est juste que … quand nos ébats deviennent passionnés, je perds le contrôle et...
_ C'est pas grave.
_ Je ne veux pas violer ton intimité mais...
_ C'est pas grave, Quatre. Je sais que tu ne maîtrises pas pas toujours ton empathie. Et ça ne me dérange pas.
_ Mais j'ai l'impression de te léser parce que...
_ Je ne me sens pas lésé, Quatre. Apprendre à comprendre l'autre et à le connaître fait partie de la vie de couple. Et des tas de gens y arrivent sans empathie.
_ J'ai de la chance de t'avoir ». Trowa sourit, de ce sourire lumineux que seul Quatre connaissait. « Moi aussi j'ai de la chance ».
Quatre avait des difficultés à rester concentré sur ce qui se disait pendant la réunion. Il se servit un verre d'eau et le but lentement. Le migraine ne passait pas mais l'étourdissement si. Le blond respira profondément et se reconcentra. Il avait à peine eu le temps de déjeuner et se disait qu'un peu de sucre lui ferait du bien. Heureusement pour lui, Trowa avait laissé une provision de biscuits dans son bureau. Quatre se disait qu'il devait trouver un prétexte pour quitter la salle. Ni tenant plus, il se leva en s'excusant, feignant d'avoir envie d'aller aux toilettes. Mais au moment d'atteindre la porte, il vit la pièce tourner et défaillit avant que le noir ne se fit.
Trowa sauta de la voiture et courut aussi vite qu'il le put jusqu'à l'hôpital. Il essaya de marcher le plus calmement possible jusqu'à l'accueil. « Bonjour.
_ Bonjour, vous désirez ?
_ Je voudrais voir monsieur Winner. Il a été amené d'urgence pour un malaise.
_ Vous êtes ?
_ Son ami Trowa Barton.
_ Chambre 328, troisième étage à droite en sortant de l'ascenseur.
_ Merci ». Le Français repartit à grandes enjambées.
« Entrez, murmura faiblement Quatre ». Il sourit en voyant Trowa entrer dans la chambre. « Bonjour mon cœur.
_ Bonjour, répondit le Français en s'asseyant sur le lit.
_ Je suis désolé de t'avoir fait peur.
_ Ce n'est pas grave. Qu'a dit le médecin ?
_ Juste une baisse de tension. Il faut que je me repose un peu.
_ Tu sors quand ?
_ Demain. Le médecin veut me garder en observation.
_ Je t'apporterai quelques affaires, alors. Tu veux que je reste quelques jours de plus ?
_ C'est gentil Trowa mais ce n'est pas la peine. Tu vas déjà tellement d'efforts pour moi.
_ Ça ne me dérange pas tu sais. Je pourrais rester un peu plus longtemps et on pourrait partir en vacances.
_ Ce n'est possible. Je dois finir un dossier important.
_ Quatre...
_ Non, Trowa ! Tu vas m'écouter, s'il te plaît. Je sais que tu es inquiet . Ne me dis pas non, je le sens. Et je me sens assez coupable sans que tu en rajoutes. Coupable que tu t'inquiètes autant. Coupable que tu sois réellement le seul à t'investir dans notre relation. Coupable de ne pas réussir à prendre soin de toi autant que tu prends soin de moi. Coupable de t'avoir autant fait mal pendant la guerre. Alors ne me fait pas la morale. Je sais bien que tu t'inquiètes. D'autant plus qu'à cause de mon empathie, je suis plus fragile. Je le sais. J'ai toujours vécu avec. Et tu n'es pas la première personne à me dire de faire attention. Et tu ne seras pas la dernière. Je te demandes juste de me laisser le temps de finir ce dossier et après, on s'offrira des vacances. Et par seulement parce que j'en ai besoin. Mais aussi parce que j'ai aussi envie de passer du temps avec toi, de ne m'occuper que de toi. Tu comprends ? ». Trowa était impressionné. C'était la première fois qu'il voyait Quatre en colère. Quelle que soit le situation, l'Arabe ne s'énervait jamais. Le Français prit le visage de son-à-vis dans ses mains. « Je comprends. Mais j'aimerais aussi que tu comprennes que si je suis aussi inquiet pour toi, c'est que je n'ai pas envie de te perdre. Tu es ce qui m'est de plus précieux. Et je n'ai pas l'impression d'être le seul à m'investir dans notre relation. Je sais que tu n'as jamais vécu ce genre de choses. Je comprends tes hésitations. Mais tu m'apportes beaucoup plus que tu ne le croies. En ce qui concerne la guerre, je ne t'en ai jamais voulu.
_ Trowa, même si tu n'es plus amnésique, je sais que tu as des problèmes de mémoire. Je t'ai vu noter certaines choses pour t'en souvenir.
_ C'est vrai. Mais en ce qui concerne ma mémoire, ce n'est pas de ta faute. Tu étais sous l'emprise du système zéro. Et en ce qui concerne mes problèmes de mémoire, je me suis pris tellement de coups à la tête, que ça peut très bien venir aussi de là.
_ Trowa...
_ Maintenant, tu vas m'écouter. Tu vas te reposer un peu. Et je reviendrai avec tes affaires pour la nuit.
_ D'accord ». Trowa embrassa Quatre avant de l'obliger à se rallonger. Quand il fut sûr que le blond dormait, il quitta la chambre sans bruit.
Trowa ouvrit lentement les yeux et regarda Quatre qui dormait dans ses bras. Le blond était rentré de l'hôpital le matin-même et il avait essayé de ne pas trop de le couver. Il avait même laisser travailler son amant quelques heures. La Winner Corp. Devait construire un barrage sur l'un des satellites de L4 mais le projet risquait d'entraîner le déplacement de certains villages et la destruction de certain sites. Quatre passait donc beaucoup à élaborer un projet qui permettrait de concilier les contraintes écologiques et économiques. Trowa soupira. Il devait repartir avec le cirque le surlendemanin mais il n'en avait pas vraiment envie. Il avait envie de prendre soin de son petit prince. Cependant, il n'avait pas essayé de négocier avec Quatre. Il savait qu'il supporterait mal d'être traité comme une chose fragile. Trowa resserra le blond contre lui. Il aimait Quatre. Il était ce qu'il lui était arrivé de plus beau. Et il n'avait pas l'intention de le perdre. Dès que Quatre en aurait fini avec son projet de barrage, il l'emmènerait en vacances de gré ou de force. Le Français vit l'Arabe sourire. Il espéra seulement qu'il n'avait pas pensé trop fort. On ne savait jamais avec l'empathie du blond. Trowa embrassa la nuque de quatre, réajustant ses bras autour de sa taille. « Je t'aime, murmura-t-il à l'oreille de l'empathe ». Le brun s'endormit au rythme de la respiration de son amant, son petit prince blotti contre lui.
Trowa avait recouvert son masque de clown triste et attendait dans les coulisses de pouvoir commencer le numéro de lancer de couteaux. Mais il n'était pas réellement concentré sur ce qu'il allait faire. Il pensait plutôt à Quatre. Il savait que le blond était sur l'un des satellites de L4. L'Arabe lui avait dit qu'il essaierait de faire un crochet pour essayer de venir le voir mais le châtain savait que cela serait compliqué. « Tu es prêt, demanda Catherine, le sortant de sa rêverie.
_ Mmh.
_ Et maintenant, annonça monsieur Loyal, un numéro que vous attendez tous, Catherine Bloom et Trowa Barton pour leur fameux numéro de lancer de couteaux ». Le châtain s'installa sur la cible. Le premier couteau frôla sa taille, le deuxième sa jambe, mais quand Trowa sentitle troisième couteau frôler son visage, un frisson lui parcourut la colonne vertébrale et son cœur accéléra brusquement : « Quatre ! ». Quatre était là, il en était sûr. Malheureusement, de sa pplace Trowa ne pouvait voir qu'une partie du public.
Le numéro fini, les deux artistes saluèrent. Le châtain balaya rapidement l'assemblée mais n'y remarqua aucune crinière blonde. Trowa ne put s'empêcher de soupirer, il était pourtant sûr que Quatre était dans la salle. Il disparut dans les coulisses et se prépara pour son numéro de dressage de fauves. Il passa voir les lions pour les rassurer avant leur entrée en scène. À nouveau, pendant tout son numéro, Trowa sentit son cœur s'accélérer et des picotements sur sa nuque. Quatre était là, il en était sûr. Il salua la foule et ressentit une légère déception de n'y apercevoir aucune chevelure blonde.
Le Français passa sa main dans ses cheveux tout en se dirigeant vers sa caravane. Il était épuisé et préoccupé. Il était sûr d'avoir sentit la présence de Quatre mais n'avait pas vu l'Arabe. Peut-être qu'il s'était trompé. Après tout, Quatre lui manquait et peut-être qu'il avait tout imaginé. Il alluma la lumière de sa caravane et s'arrâta sur le pas de la porte en souriant. Son ange éétait là qui l'attendait. Le Français referma la porte et s'approcha du blond qu'il serra contre lui. « Je savais que tu étais là. Comment tu as fait pour passer inaperçu ?
_ C'est un secret, répondit Quatre mutin.
_ Je suis content que tu sois là.
_ Moi aussi ». L'empathe embrassa le Français qui répondit avec passion. Les deux hommes ne s'étaient pas vus depuis plusieurs semaines et leurs corps réagissaient plus que de raison à cette étreinte. Quatre se détacha de Trowa et se blottit contre lui. Le dompteur resserra sa prise sur son ange, savourant de sentir sa respiration dans son cou. Il prit le visage de l'Arabe dans ses mains et l'observa avec amour. L'empathe avait les yeux cernés et était un peu pâle. Le dompteur se doutait que le blond travaillait comme un fou. Il posa ses lèvres sur celles de Quatre, sur ses yeux, ses joues, son cou. L'Arabe frissonait sous les baisers papillon du châtain. Il gémit quand il retrouva les lèvres de Trowa. Les deux hommes laissaient passer leur frustration des dernières semaines. Leurs mains se firent plus aventureuses et se glissèrent sous lerus vêtements. Trowa retira la chemise de Quatre avant de le pousser sur le lit. Le Français retira son tee-shirt et s'allongea sur l'empathe. Les deux hommes se fixèrent un moment. « Je suis content d'avoir réussi à venir.
_ Moi aussi. Tu dois repartir quand ?
_ Demain matin.
_ Ça nous laisse la nuit ». Trowa sourit avant d'embrasser Quatre. Le dompteur posa ses lèvres sur la peau douce de la gorge de l'empathe. Il descendit, mordilla la clavicule, marquant le torse du blond. « Trowa, attends.
_ Qu'est-ce qu'il y a ?
_ Je... ». Quatre cherchait ses mots. Il ne savait pas comment formuler ce qu'il voulait. « Je suis très content d'être ici avec toi. Tu m'as vraiment beucoup manqué. Et j'ai très envie d'un câlin. Mais... j'ai toujours l'impression qu'il n'y a que moi qui en profite. Tu... tu te souviens la première fois qu'on a dormi nus tous les deux ?
_ Oui.
_ J'ai très envie de... de recommencer ce qu'on avait fait cette nuit-là ». Trowa sourit. « Tu est très mignon quand quand tu rougis, murmura-t-il à Quatre ». Ce qui rendit le blond complètement cramoisi. Le Français rit avant d'embrasser son vis-à-vis.
« Je comprends ce que tu voulais dire quand qu'on serait au calme, avoua Trowa en descendant de voiture. On est vraiment loin de tout ici.
_ C'est le but. J'avais envie qu'on ait de vraies vacances. Juste toi et moi, expliqua Quatre.
_ Je suppose que tu as tout prévu ?
_ Rashid s'est occupé du ravitaillement. On n'aura pas besoin de sortir. Sauf si on a envie de faire une ballade.
_ Tu as prévu programme ?
_ Non, pourquoi ? Tu aurais voulu que j'en prépare un ?
_ Non. C'est juste que comme tu as tout préparé, je me dis que tu avais peut-être une idée de ce qu'on allait faire.
_ Pouvoir enfin faire l'amour, pensa Quatre ». Au lieu de celq, l'empathe répondit en prenant sa valise : « Profiter du temps qu'on va passer ensemble ». Trowa lui sourit et lui prit la main. Les deux hommes se dirigèrent vers la maison qui allait les accueillir pendant deux semaines.
Quatre s'approcha de Trowa et le prit dans ses bras, s'appuyant contre son dos. « On va se coucher ?
_ Pas tout de suite. Le coucher de soleil est magnifique ici ». Quatre se décolla du Français et se plaça à côté de lui. « C'est vraiment romantique.
_ C'est une des choses que j'aime sur Terre. Tu peux voir des centaines de couchers de soleil, ça ne sera jamais le même.
_ C'est pour ça que tu as décidé de rester sur Terre.
_ Il y a une autre raison.
_ Laquelle ?
_ Pouvoir être avec toi, répondit Trowa dans un sourire ». Quatre sourit également et se blottit dans les bras du dompteur. « Trowa, ça ne te dérange pas si on ne regarde pas jusqu'à la fin ?
_ Tu es fatigué à ce point-là ?
_ Ce n'est pas ça. Je... On a la chance d'être seuls. Pendant deux semaines. Je me disais qu'on aurait pu en profiter pour... pour enfin faire l'amour ». Quatre avait murmuré ces derniers mots en rougissant. Trowa sourit et l'embrassa. « Je pense que le soleil ne nous en voudra pas si on rentre tout de suite ». Le Français entraîna son futur amant dans la chambre.
Les deux hommes s'allongèrent côte à côte. Trowa caressa la joue de Quatre avant de la poser sur sa hanche et de l'embrasser. Le blond entoura le Français de ses bras et resserra leurs deux corps. Trowa quitta les lèvres de l'arabe et descendit dans son cou tout en passant ses mains sous le tee-shirt de Quatre. L'empathe sentait son cœur s'accélérer alors que le châtain suçotait la peau fine de sa gorge. Trowa retira le tee-shirt de Quatre puis le sien. Il posa ses lèvres sur le torse du blond avant de descendre le long de sa cicatrice. « Elle te plaît beucoup ma cicatrice, suggéra Quatre.
_ J'aimerais beaucoup la faire disparaître ». L'Arabe sentit une vague de culpabilité émaner de Trowa. « Tu te sens coupable, murmura Quatre.
_ C'est vrai, confirma le Français. Si j'étais arrivé quelques minutes plus tôt...
_ Ce n'est pas de ta faute, murmura le blond.
_ Je sais, mais quand je t'ai vu allongé par terre et blessé, j'ai eu la peur de ma vie. J'ai cru que... ». Quatre l'embrassa. « Je suis là. Ce n'est qu'un mauvais souvenir.
_ Et une vilaine cicatrice.
_ Que tu adores embrasser ». Trowa ne put s'empêcher d'embrasser Quatre. « Mais il y a plein d'autres endroits que j'aime embrasser, murmura le Français taquin ». Quatre ne put s'empêcher de gémir quand il sentit les lèvres de Trowa dans son cou. Les mains du châtain se firent plus avantureuses, passant sous les vêtements de l'Arabe. Le blond avait laissé tomber ses barrières, laissant le désir de Trowa se mêler au sien. Le dompteur les débarrassa de leurs derniers vêtements avant de s'allonger sur son amant. Trowa était impatient mais il se retenait par respect pour Quatre. L'empathe faisait courir ses mains dans les cheveux et sur les épaules du châtain. Il retrouva les lèvres de son amant avec plaisir. Il les mordilla avant de longer sa mâchoire et lui embrassa le torse. Trowa était ravi que Quatre prenne des initiatives. L'Arabe embrassait la peau du châtain, apprécia sa douceur et son goût un peu salé. Il remonta lentement jusqu'aux lèvres du dompteur. Trowa resserra le corps de Quatre contre le sien et les refit basculer.
Trowa prit la main de l'Arabe et glissa deux doigts dans sa bouche. En même temps qu'il léchait les doigts du blondinet, le Français fixait son vis-à-vis. Quatre était partagé entre l'excitation et la curiosité. Voir Trowa lui sucer les doigts de cette manière était très érotique. En même temps, il se demandait comment serait la suite. Le pilote 03 retira les doigts de son ami de sa bouche et les descendit jusqu'à son entrejambe. Il posa la main de Quatre sur son sexe et lui imprima un mouvement de va-et-vient. Le dompteur lécha deux de ses doigts qu'il fit descendre le long du torse de l'empathe, redessinant les courbes de ses fesses et s'arrêtant à son intimité inviolée. Trowa glissa son doigt sur l'intimité de Quatre qu'il caressa doucement. Le blond s'était mis à gémir et s'arrêta de caresser le dompteur. Le Français embrassait l'Arabe tout en le caressant. Il attrapa le tube de lubrifiant et s'en mit sur les doigts. Trowa allongea Quatre sur le dos. Il descendit sa main sur le ventre de l'empathe, y dessinant des arabesques. « Quatre, tu es sûr ?
_ Oui ». Le Français l'embrassa et recommença à caresser son intimité. Le blond sursauta quand il sentit un doigt dans son intimité. C'était un peu désagréable, mais l'Arabe se détendit petit à petit, gémissant de plus en plus fort. Trowa continua à caresser Quatre tout en cherchant son point G. Le blond sentait som corps aller à la rencontre des doigts du dompteur. Il sentait la chaleur monter de son bas-ventre dans tout son corps. Son désir était augmenté par son empathie ? Il ressentait le désir de Trowa ressentait pour lui et cela lui faisait encore plus perdre la tête. Le brun remonta l'Arabe sur son oreiller avant de se préparer pour la suite. « Quatre, ça va être un peu douloureux mais si tu arrives à te détendre, ça ira. D'accord ?
_ D'accord ». Quatre serra les dents pendant que Trowa le faisait sien. Le Français était très doux, le caressant et l'embrassant pour qu'il se détende. Le dompteur attendit le signal de l'empathe avant de bouger lentement. Quatre se concentrait sur le regard de Trowa et sur les sentiments qu'il y lisait. Le Français s'allongea sur le blond et accéléra progressivement. Petit à petit, les gémissements de l'empathe se transformèrent en cris. Il s'accrochait au brun tout en murmurant sur nom sur tous les tons. Quatre sentait qu'il perdait pied d'autant plus que Trowa ne cessait de susurrer son nom. Les deux hommes atteignirent le septième ciel en même temps. Le Français sourit à son amant. Il l'embrassa tout en reprenant son souffle. Le brun se retira et et s'allongea à côté de Quatre. L'empathe se blottit contre son amant qui les recouvrit avec la couette.
Trowa ne cessait de caresser les cheveux de son ange blond. Celui-ci s'était blotti dans ses bras et ne disait rien. Mais le Français savait qu'il ne dormait pas. L'Arabe lui caressait le torse du bout des doigts. Le dompteur avait peur de briser le silence. Peut-être que Quatre n'était pas aussi prêt qu'il voulait l'entendre. Il releva le menton de son amant : « Quatre, ça va ?
_ Oui. C'est juste que je me disais qu'à la fin des vacances tu allais repartir.
_ Je serai vite de retour.
_ Je sais ». Le blond soupira. « Mais si tu veux, je peux rester avec toi.
_ Tu adores ton métier et les gens du cirque. Je ne veux pas t'obliger à abandonner tout ça.
_ Et si j'en avais envie, moi aussi ? Il y a un emploi dans la clinique vétérinaire près de ton bureau.
_ Trowa... ». Le dompteur prit la main de son amant et se mit à en caresser l'annulaire, faisant glisser ses doigts autour. « Quatre, j'ai vraiment envie d'être avec toi tous les jours. Moi aussi j'en ai assez de te voir que tous les deux mois. Et j'en ai marre du visiophone. Épouse-moi ». Sans qu'il comprenne comment, l'Arabe se retrouva affublé d'un anneau à l'annuaire gauche. « Tu es vraiment sérieux ?
_ Oui ». Les larmes se mirent à couler des yeux du blond. « Je suis d'accord ». Le Français le serra dans ses bras et l'embrassa. « Quatre, ne pleure pas.
_ Je suis tellement heureux ». Trowa embrassa chaque larme qui coulait sur les joues de son amant. Quatre bascula sur le lit, amenant son amant au-dessus de lui. Il serra le Français contre lui. Celui-ci s'était mis à lui suçoter le cou. « Tu veux bien me refaire l'amour ? » Trowa releva la tête. « Il faut fêter ça ». Le dompteur sourit et repartit à l'attaque de la gorge de son amant. « Tu sais comment je vois notre mariage ?
_ Non.
_ Parfait, surtout la nuit de noces.
_ Pour ça, compte sur moi ». Le Français eut un sourire narquois et mordilla un téton du blond qui sursauta. Il continua jusqu'au nombril de son amant mais celui-ci l'arrêta. Trowa fixa le regard de l'Arabe. Celui-ci voulait absolument lui dire quelque chose mais sa bouche restait désespérément close. Le Français décida de l'aider un peu. « Je t'aime Quatre.
_ Je t'aime aussi Trowa ». Le brun se pencha pour l'embrasser. «Merci. De m'apporter la paix ». Le dompteur haussa son seul sourcil visible. « Mon empathie s'est développée depuis dix ans et c'est parfois difficile à gérer. Mais quand tu es là, ça s'atténue. C'est comme si je ressentais les émotions des autres à travers un mur. Et c'est agréable. De se sentir en paix.
_ Moi aussi je dois te remercier.
_ Pour ?
_ Me laisser le temps de mettre des mots sur ce que je ressens.
_ De rien ». Trowa reprit son baiser là où il l'avait arrêté. Chacun avait trouvé en l'autre ce qui lui manquait et se sentait entier et compris. Trowa n'aurait plus besoin de son masque et Quatre n'aurait plus besoin de barrière.
Duo alla à la rencontre de son ami, un sourire sur les lèvres. « Comment vas-tu, demanda-t-il.
_ Un peu fatigué. Mais ça va.
_ Prêt pour cette journée marathon ?
_ De toute façon, je crois que je n'ai pas vraiment le choix.
_ Allez, c'est pour ton mariage.
_ Je sais, mais quand je vois tout ce qu'on doit préparer, je suis content que ça soit un petit mariage.
_ Mais ce n'est pas une raison pour qu'il ne soit pas parfait.
_ En tout cas, merci à toi et à Heero de nous aider.
_ À quoi ça sert d'avoir des amis sinon. Par quoi on commence ?
_ Les vêtements ». Les deux hommes se dirigèrent vers la boutique du tailleur de Quatre. En plus du costume du blond, ils devaient aussi s'occuper des fleurs pendant que Heero et trowa allaient voir le traiteur. Le Français et le Japonais devaient également s'occuper des alliances et du costume du futur marié. « Monsieur Winner, quel plaisir de vous voir, s'écria le tailleur quand il aperçut Quatre.
_ Monsieur Samir. Comment allez-vous ?
_ Très bien. En quoi je puis vous être utile?
_ J'aurais besoin d'un costume.
_ Oui. Pour quelle occasion ?
_ Mon mariage.
_ Monsieur Winner, félicitations ! Je suis sûre que la future mariée sera magnifique ». Duo se retint de rire. Il venait d'imaginer Trowa dans une robe blanche. « En fait, expliqua quatre, il s'agit d'un futur marié.
_ Ah.
_ Laissez-moi vous présenter mon ami Duo Maxwell.
_ Bonjour, dit Duo.
_ Très bien. Est-ce que vous avez un préférence pour la couleur, le tissus, demanda monsieur Samir.
_ Peut-être quelque chose de clair. Et un tissus léger pour ne pas avoir trop chaud.
_ Parfait. On va pouvoir commencer les essayages ».
« Voilà, je pense que c'est parfait, dit monsieur Samir.
_ Qu'est-ce que tu en penses, demanda Quatre à Duo.
_ Tu es magnifique. Trowa va t'adorer.
_ Et vous monsieur ? Vous avez besoin de quelque chose, demanda monsieur Samir à Duo.
_ Heu...
_ Duo, demanda Quatre.
_ C'est-à-dire que...
_ Très bien. Vous pouvez lui faire un costume aussi, dit Quatre.
_ Mais... protesta Duo.
_ Ne t'inquiète pas, c'est moi qui te l'offre. Pour te remercier.
_ Merci beaucoup ».
Les deux hommes sortirent de chez le tailleur. « Et maintenant, on va où, demanda Duo.
_ Chez le fleuriste. On doit choisir les fleurs pour la table.
_ Vous avez déjà choisi la déco ?
_ Oui, on a fait ça il y a deux jours avec les dragées et la pièce montée.
_ Vous avez choisi vite.
_ On en a beaucoup parlé avant. Et comme Trowa n'est là que pour quelque chose, il faut qu'on fasse un maximum de choses.
_ Je comprends. Et pour la salle et la musique ?
_ Rashid s'en occupe. Je sais qu'il a demandé de l'aide à wufei.
_ Et le voyage de noces ?
_ Trowa se charge de tout. Il a dit qu'il voulait me faire la surprise. Mais je pense qu'Heero doit lui donner un coup de main.
_Bonjour messieurs, les salua le fleuriste quand ils entrèrent dans sa boutique.
_ Bonjour.
_ En quoi je peux vous aider ?
_ Nous aurions d'une décoration de table pour un mariage.
_ Très bien. Quelles sont les couleurs choisies ?
_ Vert et jaune pâle, répondit Quatre.
_ Très bien. Et qu'est-ce que vous voulez exactement ?
_ Eh bien, une composition pour la table des mariés. Et plusieurs bouquets pour la table.
_ Combien d'invités avez-vous ?
_ Environ une vingtaine.
_ Donc ça fait cinq bouquets. Et la mariée ?
_ Heu... Il n'y a pas de mariée.
_ Très bien.
_ Mais peut-être que les mariés peuvent avoir une fleur à leur boutonnière, suggéra Duo.
_ Bonne idée. De quelle couleur sont vos costumes ?
_ Le mien est blanc mais je ne sais pas pour Trowa, répondit Quatre.
_ Je reviens, dit Duo. Je vais passer un coup de fil. Peut-être vous devriez regarder les compositions ».
Duo revint quelques minutes plus tard. « Je pense qu'une rose rouge et une rose blanche pour les mariés, ça serait parfait.
_ Est-ce que c'est possible d'avoir quatre roses roses pour les témoins, demanda l'empathe.
_ Bien sûr.
_ Et ces compositions, s'enquit l'Américain.
_ J'hésite entre ces deux-là, répondit le blond. Mais je pense que Trowa préfèrera celle-là, ajouta-t-il en désignant la première.
_ Tu devrais peut-être lui demander. Pour être sûr.
_ Je peux, demanda Quatre au fleuriste en sortant son téléphone.
_ Bien sûr. Pendant que vous choisissez, je vais voir les autres clients.
_ Très bien, merci ». Le fleuriste s'éloigna. Quatre prit en photo les compositions que l'intéressaient et les envoya à Trowa. La réponse ne se fit pas attendre et provoqua un sourire de l'Arabe. « Alors, se renseigna Duo.
_ La première. J'en étais sûr.
_ Bon, il ne nous reste plus qu'à conclure ».
« Tu as encore quelque chose à faire, demanda Duo en sortant du fleuriste.
_ Oui, j'aimerais qu'on aille à la bijouterie, au coin de la rue.
_ Je croyais que c'était Heero et Trowa qui s'occupaient des alliances.
_ C'est vrai. Mais j'ai repéré quelque chose pour Trowa que j'aimerais beaucoup lui acheté.
_ Un cadeau de mariage ?
_ En quelque sorte ». Les deux hommes se dirigèrent vers la boutique en question. À peine entré, Quatre alla directement vers les pendentifs. « Tu as l'air de savoir ce que tu veux, affirma Duo en s'arrêtant à côté de lui.
_ Oui. Qu'est-ce que tu en penses, demanda Quatre en montrant au châtain un ange en argent avec des yeux en topaze bleue.
_ Magnifique. Je peux savoir ce que Trowa a fait pour mériter un tel cadeau ?
_ Rien. Il est juste parfait.
_ Vraiment parfait, demanda l'Américain d'un air taquin.
_ Duo, tu es vraiment obsédé ». Heureusement pour le blond, un vendeur vint s'occuper d'eux. En plus du pendentif, l'Arabe acheta une chaîne et les fit envelopper dans un paquet cadeau. Les deux hommes sortirent ensuite de la bijouterie. « Je connais un excellent salon de thé. Je t'invite. Pour te remercier, proposa Quatre.
_ Tu n'es pas obligé. Même si c'est vrai que j'ai un peu faim.
_ J'appelle Trowa, dit le blond en riant. Pour leur dire où nous rejoindre ».
Quatre examina la liste des préparatifs du mariage. Il avait rayé ce qui avait été fait le jour même. Et il soupira, satisfait. Tout ce qui devait être préparé à l'avance était fait. Ils devaient juste attendre la confirmation. Trowa sortant de la salle de bains fit lever la tête au blond. Le Français s'assit à côté de son futur mari. « Je vois que la liste a beaucoup diminué.
_ Oui, confirma Quatre ». L'empathe se leva et alla chercher un petit paquet. Il s'installa sur les genoux du dompteur et lui tendit son cadeau. « C'est pour moi, demanda Trowa.
_ Oui.
_ En quel honneur ?
_ Comme ça. En fait, c'est une sorte de cadeau de fiançailles. Je... j'avais envie de t'offrir quelque chose. Pour... pour te montrer que je t'aime.
_ C'est vraiment adorable ». Trowa prit le paquet et l'ouvrit délicatement. Il sourit quand il vit ce que Quatre lui avait offert. « C'est vraiment très beau.
_ Ça te plaît ?
_ Beaucoup.
_ Je peux ?
_ Bien sûr ». Quatre sortit la chaîne de sa boîte et la mit autour du cou de Trowa. « Ça te va bien.
_ Merci ». Le blond embrassa son vis-à-vis. Il approfondit rapidement le baiser, faisant courir ses mains dans les cheveux du dompteur. « Trowa ?
_ Mmh...
_ J'ai très envie de toi...
_ Moi aussi ». Quatre se leva un sourire aux lèvres et fixa son vis-à-vis. Très lentement, il retira son tee-shirt qu'il lança à Trowa. Il retira également son tee-shirt. Puis il poussa Quatre sur le lit avant de s'allonger sur lui. L'empathe gémit quand il retrouva les lèvres du châtain. Il brûlait d'impatience de sentir le corps nu de Trowa contre le sien.
Pour la troisième fois, Quatre essaya de boutonner sa chemise. Il était très stressé, trop stressé. « Viens là, je vais t'aider, soupira Duo ». Le châtain aida l'Arabe à finir de s'habiller. « Détends-toi un peu. Tu vas réussir à faire fuir tout le monde avec ton stress, le taquina l'Américain.
_ Je sais. Mais c'est un jour important. Et j'ai pas envie que quelque chose se passe mal.
_ Et pourquoi quelque chose se passerait mal ?
_ Et s'il s'agissait de toi et de Heero, tu ne serais pas stressé ?
_ Je serais sur le point de me pendre avec ma tresse ». Quatre sourit. Duo avait le don pour lui remonter le moral. « Vous savez où vous allez pour la lune de miel ?
_ Non. Trowa a manigancé ça avec Heero, alors autant te dire que je ne sais absolument rien.
_ Surtout que Hee-chan peut-être aussi silencieux qu'une tombe.
_ Autant dire que le secret est bien gardé.
_ Au moins vous serez tranquille pendant vos deux semaines de vacances. Voilà, tu es magnifique.
_ Merci.
_ On y va ?
_ On y va ». Duo ouvrit la porte et laissa passer Quatre.
Trowa patientait devant la mairie avec Heero. Wufei était là également avec sa famille. Il virent une voiture noire noire se garer près d'eux. Rashid en sortit suivi de Duo. Le garde du corps ouvrit le portière arrière de la voiture et laissa Quatre en descendre. Trowa s'approcha de lui, un sourire illuminant son visage. « Tu as vraiment l'air d'un ange.
_ Toi aussi tu es magnifique ». Le châtain se pencha vers l'empathe pour l'embrasser. Mais le blond le retint pour un baiser enflammé. « Je crois qu'on devrait y aller, souffla Trowa.
_ Oui, je crois ». Les deux hommes s'avançèrent main dans la main. Quatre portait un costume blanc avec une chemise noire et Trowa un costume marron avec une chemise blanche. Leurs amis leur emboitèrent le pas et ils entrèrent tous ensemble dans la mairie.
Quatre et Trowa se levèrent. « Très bien, annonça le maire. Les deux époux vont échanger leur consentement. Monisuer trowa Barton voulez-vous prendre monsieur Quatre Raberba Winner comme époux ?
_ Oui ». Trowa passa l'alliance au doigt de Quatre. « Monsieur Quatre Raberba Winner voulez-vous prendre monsieur Trowa barton pour époux ?
_ Oui, souffla le blond ». Quatre passa l'alliance au doigt du châtain. « Vous pouvez vous embrasser ». Trowa posa doucement ses lèvres sur celles de Quatre, avant d'approfondir le baiser, serrant son mari contre lui. Ce baiser provoqua les applaudissements des invités.
Quatre regarda Trowa dont le sourire radieux ne quittait plus son visage. « Tu viens ?
_ Tu es sûr ?
_ Oui, c'est la tradition.
_ D'accord ». Le blond prit la main que son mari lui tendait et le suivit sur la piste de danse. Trowa passa ses bras et posa son front contre le sien. « Tu crois que c'est possible de mourir de bonheur, demanda le châtain.
_ Je ne sais pas. J'espère que non.
_ Pourquoi ?
_ Parce que... quand on est heureux, c'est mieux d'être vivant, pour pouvoir en profiter.
_ Tu as raison ». Trowa embrassa son amri avant de poser sa tête sur son épaule. Quatre entoura les épaules du Français et caressa doucement sa nuque. Il se laissait bercer par la musique et la respiration de Trowa dans son cou. Il se sentait bien. Et il avait envie que ce moment dure éternellement.
Trowa souleva Quatre et le posa sur le lit. Il s'assit à côté du blond et lui caressa les cheveux. Il était heureux comme jamais. Il descendit sa main sur le joue de l'Arabe. « Quatre, tu es un ange. J'ai de la chance. De la chance de t'avoir. Et je suis heureux. Heureux que tu sois devenu mon mari. Et que tu passes le restant de tes jours avec moi ». Trowa se rapprocha de Quatre. « Je... je ». Le blond posa ses mains sur le visage du Français. « Moi aussi je suis heureux ». Il se pencha vers le dompteur et l'embrassa. Le châtain se serra contre l'Arabe qui lui enserra la nuque pour approfondir leur baiser. Les deux hommes se séparèrent légèrement essouflés. « Je t'aime, avoua Trowa.
_ Moi aussi je t'aime, répondit Quatre ». Le dompteur allongea le blond sur le lit et se plaça à côté de lui. Il posa ses mains sur le visage de l'empathe et le caressa. Le blond posa aussi les mains sur le visage de son mari. Les deux hommes se caressèrent et se déshabillèrent tout en se fixant intensément. Une fois complètement nus, Trowa embrassa enfin Quatre qui gémit de plaisir. Le châtain continua son chemin en plongeant dans son cou. Quatre gémissait en murmurant le nom de Trowa. Le dompteur descendit un peu plus tout en caressant tout doucement la cuisse du blond. Quatre avait passé sa main dans les cheveux du châtain et s'abandonna totalement à lui.
Quatre se réveilla et s'étira comme un chat. Il se sentait courbaturé. Bien évidemment, Trowa avait déserté le lit. En train de préparer le petit déjeuner à la cuisine. Le blond prit l'oreiller et y plongea son visage. Il était marié depuis la veille, avec Trowa en plus. I peine un an, il n'y aurait jamais cru. Quatre se retrouna sur le dos, admirant sa main gauche ornée d'un anneau. Il avait épousé Trowa la veille et tout s'était passé comme un rêve. La cérémonie s'était déroulée dans l'intimité. Seuls leurs amis avaient été présents. Après le dîner, Trowa l'avait kidnappé pour l'emmener dans cette maison perdue au milieu de nulle part où ils devaient rester deux semaines. La porte s'ouvrit sur le Français qui portait un plateau de nourriture. « Bonjour mon ange.
_ Bonjour ». Quatre se leva et enfila un boxer et un tee-shirt. « Tu aurais dû me réveiller. Je t'aurais aider, dit-il en l'embrassant son mari.
_ Tu dormais tellement bien que je n'ai pas voulu te réveiller ». Quatre caressa la joue du châtain. « Je t'aime ». Pour toute réponse, Trowa l'embrassa. « Quel est le programme du jour ?
_ Ça dépend ce que tu veux faire ?
_ On pourrait commencer par le petit déj'.
_ Bonne idée ». Trowa s'assit et Quatre s'installa sur ses genoux, profitant de la quiétude qui les entourait.
