Chapitre 4
Quelque chose noir


Acanthe


« Acanthe… »
« Acanthe… »
Hier… Hieratus ?
« Désolée, tu dormais. Mais tu m'as demandé de te prévenir dès que je saurais. Elliot marche vers Sablier, il y sera ce soir. Ça a pris beaucoup plus longtemps que prévu, la Volonté essayait de me masquer sa présence. »
La Volonté, tu dis ?
« Du moins, c'est la sensation que j'ai eue… J'ai aussi senti une Chain à ses côtés. »
La Volonté voudrait le replonger dans l'Abysse, encore une fois ?

Mes yeux s'ouvrent sur un plafond de bois où s'enlacent des monceaux d'aurore. Je passe une main sur mes paupières et reste là quelques minutes, le dos allongé contre une banquette, la respiration encore hésitante. Puis, ma vue devenue à peu près claire, je me redresse en ramenant mes jambes sous moi, ignorant la brûlure des bleus qui marbrent mon ventre, et celle de la faim – plus diffuse, insaisissable… Gilbert, assis en face de moi, la tête appuyée contre la fenêtre, désigne un panier posé sur le plancher. Je me penche pour l'ouvrir, j'attrape un sandwich et le cale entre mes dents, avant de l'engloutir. Puis j'en saisis un deuxième.

— Elliot sera à Sablier ce soir. On devrait se dépêcher, pour le devancer. Hieratus pense qu'il a des ennuis, et, pour être honnête, je ressens la même chose. J'ai dormi combien de temps ?
— 5 heures. Nous sommes partis dans la bonne direction, on devrait arriver au bon moment. Quel genre d'ennui ?
— Une Chain.

Le regard d'Elliot me revient. Son visage, ses mains tremblantes, lorsqu'il m'a murmuré qu'il allait me sortir de prison. Maintenant, il est en danger, sans doute contrôlé par l'Abysse. Et si je ne pouvais pas l'aider, si personne ne savait… Gilbert observe le paysage avec nonchalance, mais ses poings sont crispés contre la banquette. Lui s'inquiète pour Elliot, malgré tout. Et lui pourrait le sauver quand je ne serai plus là.

« Tu comptes t'enfuir quand tu auras retrouvé Elliot ? »
Oui. Je vais lui éviter de mourir, puis disparaitre dans la nature. Son frère l'aidera.
« Raven tient toujours ton pouvoir scellé… »
Je trouverai un moyen.

— Je vais vous dire ce qu'il se passe réellement. Elliot n'a pas été enlevé, il a organisé sa disparition et s'est caché en espérant que vous ne le retrouveriez pas. Il voulait me sortir de prison, et a fait en sorte que vous aillez besoin de moi pour le chercher. Mais il aurait dû rester à Réveil. Je pense qu'une Chain, ou que quelqu'un l'oblige à aller vers Sablier. Probablement vers le Gouffre. C'est pour cela qu'on doit arriver avant lui.
— Pourquoi est-ce qu'il a…

— Elliot est tiraillé. Tiraillé par son devoir envers les Nightray, sa fierté qu'il ressent encore alors même que sa famille n'est plus que ruines ; tiraillé par ses sentiments envers moi. Il pense que je suis dangereuse. À cause de la Volonté, de ce qu'elle nous a fait subir, et de tout ce qu'elle a gravé dans nos corps.

Gilbert reste silencieux.
« C'est le moment où tu dois manœuvrer pour sortir de cette misère. »
Je sais. J'ai juste à dire la vérité que personne ne veut voir.

— Quand Elliot était vivant, et qu'il a compris que sa seule issue était la mort, il ne souhaitait qu'une chose : disparaitre, et emporter avec lui les souvenirs de la famille qu'il avait détruite, non pour l'oublier lui-même, mais pour que son nom ne soit pas trainé dans la boue. L'Abysse le lui a refusé. J'ignore pourquoi. Peut-être était-ce seulement un caprice.
« Elliot a hésité avant d'accepter que je le ramène avec moi dans notre monde. Il voulait revoir ce qu'il reste de sa famille, les personnes qu'il aimait ; mais vous n'avez pas été capable de reconnaitre sa présence. Il l'a remarqué, lui aussi : dans vos regards. Leo Nightray a fait son deuil et ne peut que difficilement lui parler. Oz et Sharon l'acceptent un peu plus, mais demeurent, malgré tout, sur leur réserve. Les autres ducs ne le prennent même pas en considération, comme s'il n'était, pour eux, que le reflet d'une ombre. Quant aux deux seuls frères qui lui restaient... Vincent a disparu, et vous, vous êtes devenu si froid qu'on ne vous reconnait pas. Comment pouvait-il réagir ? Soutenir sa famille, ou me soutenir ?
« Il a perdu le contrôle. Il a laissé les choses se dérouler. Et il s'en veut, parce que j'ai été enfermée encore une fois, et qu'il n'a rien pu faire pour me sauver.
« Votre frère souffre, Gilbert. Et vous ne vous en êtes pas aperçu. Personne ne s'en est aperçu, en vérité. Pour lui, je ne suis pas une menace, mais une amie. Et vous avez isolé sa seule amie, alors même qu'il essayait de reprendre confiance en vous, en la famille Nightray, celle dont il a porté fièrement le nom pendant des années...

Gilbert ne réplique pas. Son dos s'appuie davantage contre la fenêtre. À ce moment précis, il est vulnérable.

— Vous savez, l'Abysse nous a forcés à partager nos souvenirs, et j'ai vu ceux d'Elliot... Vous étiez humain, avant. Quand votre famille est tombée en ruines, qu'avez-vous fait ? Vous ne l'avez pas accepté et avez maintenu une flamme qui n'existait plus, mais une flamme noyée dans la perte et le sang. Voici ce qu'a trouvé Elliot, voici ce que j'ai trouvé : des vestiges recouvertes d'argent... Pourrez-vous bâtir quelque chose de nouveau, un jour ?
« Reconstruisez tout. Faites-le pour Elliot. Rendez-le heureux.


...


Gilbert reste muet pendant plusieurs heures, soudainement passionné par le moindre détail, semblable à un enfant, le front collé à la fenêtre, les veines presque palpitantes sur sa peau devenue pâle. Et l'expression de son visage se modifie à chaque colline, chaque lac que nous croisons. Qu'avait-il perdu pour se remémorer ainsi son enfance, des gestes et des regards simples dont il semble avoir été trop longtemps privé ? Et son corps, ses lèvres gercées, l'absence cruelle de son bras gauche… Aurait-il tout étouffé pour son devoir si vain, pour protéger ce qu'il n'avait jamais possédé ?


...


Mon corps, sacrifié dans des plumes qui s'envolent. J'ai rêvé d'ailes noires qui s'élèvent, tirées par l'ombre de Raven, et la voix de Gilbert m'écrasait, comme alourdie par la mort. J'entendais, de nouveau, les mots qu'il avait murmurés avant que je ne m'endorme ; son passé, la manière dont il avait perdu son bras pour se retrouver lui-même, et Oz, surtout Oz.

Même dans mon sommeil, je sens les blessures qui couvrent mon corps et celles, plus discrètes, glissées sous ma peau, blotties contre mes veines frémissantes. Comment vais-je sauver Elliot, si je ne suis plus qu'une poupée cassée ?


...


Sablier s'étend devant nous, bercée par les dernières lumières du jour, transfigurée par les lueurs orangées qui colorent les toits. Et pourtant, la ville n'est plus que ruines, misères ouvertes sur des édifices fissurés et des bidonvilles lugubres. Parfois, quelques silhouettes apparaissent derrière une fenêtre miraculée, vertiges de pauvreté, ou marchent voutées sur le bord d'un trottoir. Personne ne lève les yeux ou n'ose nous regarder, mais certains s'arrêtent et écoutent. Simplement. Gilbert me lance un sourire froid.

— Ils sont surpris. Ils n'ont pas vu de voiture depuis l'incident d'il y a deux ans, sans doute… Ceux qui vivent encore ici n'ont vraiment nulle part où aller. Ils se fichent de mourir.
— La ville est si délabrée…
— Vous n'aviez jamais vu Sablier ?
— Non.

Un silence, puis :

— Je vais arrêter la voiture. Il ne doit pas être loin. Essayez de le localiser.
— Je ne sens pas sa présence. Je demande à Hieratus.

Gilbert crie au chauffeur de s'arrêter, au travers d'un petit rideau qu'il écarte instinctivement ; les roues protestent, grincent quelques secondes, semblent presque tanguer, puis s'immobilisent plus ou moins. Le Nightray attrape une cigarette et, tout en la coinçant entre ses lèvres, me tend sa main pour me relever et m'aider à descendre sur le sol. Je suis encore faible. Il remarque mes jambes chancelantes, mais ne dit rien. Je m'appuie contre la voiture – ce geste devient vraiment trop habituel – et ferme les yeux.

Tu l'as trouvé ?
« Il est à quelques centaines de mètres devant vous. Il se dirige vers le gouffre. »
Je sens une Chain.
« Elle est… Comment dire. C'est comme s'il y avait une ombre accrochée à ses épaules. Le contractant se cache, mais il ne doit pas être loin. Si tu me donnes du sang, je peux sans doute percuter la Chain suffisamment fort pour qu'elle sorte et abandonne son emprise sur Elliot. Si ça continue, j'ai peur que tu n'arrives trop tard… »
Je vais réquisitionner un poignard.
« Et, Acanthe… »
Oui ?
« La Chain est puissante. Je ne pourrais pas la battre seule, même si tu te vidais de ton sang. »
Je sais… Je vais essayer de me débarrasser de Gilbert.
… Hieratus ? Tu ne trouves pas que c'est une coïncidence trop belle que nous arrivions au bon moment ?
« Si. Méfie-toi. Je suppose que la Volonté est ENCORE derrière tout ça. »

Je rouvre les yeux et tends ma main vers Gilbert. Il hésite quelques secondes, puis tire un poignard de sa ceinture et le place entre mes doigts. Je coupe ma paume. Les quelques perles de sang qui s'en échappent et réchauffent ma peau s'évaporent instantanément. Je suis glacée.

— Elliot est effectivement contrôlé par une Chain et se dirige vers le gouffre. Hieratus va la provoquer pour qu'elle relâche son emprise et l'attaque.

Une fumée, plus nuage de poussière que véritable incendie, s'élève d'entre les ruines, et des cris diffus raisonnent jusqu'à nous, vestiges d'une peur ancestrale et instinctive. En quatre-vingts ans, rien n'a vraiment changé… Je glisse le poignard dans ma ceinture de cuir, m'écarte de la voiture, enfonce mes ongles dans la peau pour ne pas penser à la douleur, lâche un « Et voilà… », puis me force à courir derrière Gilbert qui a écrasé sa cigarette sur le sol

(Mes muscles me brûlent déjà, je peux ne pas sentir, je peux…)

Les clochards se multiplient autour de nous, certains courant dans un sens inverse, d'autres se trainant, la paume plaquée sur leur nuque ruisselante de sang, bousculés par la foule ; ceux qui tombent sont piétinés et ne se relèvent pas, le regard hagard, oubliant de fuir ce qu'ils ne peuvent affronter. Je parviens à rattraper Gilbert et le force à s'arrêter, presque pliée en deux, une main posée sur mes genoux.

— Allez… aider les civils.

Il semble prendre conscience des quelques blessés étendus sur le sol, des personnes qui courent encore autour de nous. Une fille aux jambes trop courtes, vêtue d'une chemise et d'un pantalon trop large, tombe devant lui ; il la retient de justesse, et le corps blotti contre son bras parait soudain le ramener à la réalité. Que n'aurait-il pas donné alors pour que ce visage, ce visage étranger ne disparaisse pas ?

— Mais, Elliot… hésite-t-il néanmoins.
— On ne peut pas laisser mourir des personnes, fussent-elles des inconnues, pour le sauver. Et la Chain qui l'habite est puissante, mais Hieratus l'est aussi, plus que Raven. Je vais le ramener. Levez le sceau qui restreint mes pouvoirs…

Il reste immobile quelques secondes, quelques longues secondes encore, puis ferme les yeux et tend ses doigts ; sous sa peau, les veines semblent s'entremêler et s'assombrir, devenues vivantes sous la puissance de Raven. Des chaines noires scintillent autour de lui, comme tirées des profondeurs mêmes de l'Abysse. Instinctivement, ma main se porte à ma poitrine ;quelque part dans la nuit naissante, une étincelle. Mes pouvoirs… Je recommence à courir tandis que Gilbert s'accroupit à côté d'un homme couvert de sang. Et, alors que je m'éloigne, il hurle :

— Si jamais tu ne le ramènes pas vivant...

Me concentrer sur la douleur qui étouffe mes poumons, et tiraille de plus en plus mon cœur.
La laisser envahir, tordre tout mon être de souffrance pure, puis la faire exploser en millions de particules insaisissables. Elle reviendra plus tard ; mais, plus tard, Elliot sera sauf.

Je traverse une nouvelle ruelle ; et toujours cette impression diffuse que j'arriverai trop tard, quoi que je puisse faire. Encore une rue… Il ne doit plus être très loin. Le nuage de poussière se dissipe de plus en plus vite. Le silence… Pourquoi le silence, alors qu'ils devraient se battre ? Et dans mon cœur, il manque…

HIERATUS !
Hieratus, tu m'entends ?

Le silence, juste le silence. Le souffle rauque, je m'arrête de courir et tire le poignard de ma ceinture, puis m'ouvre sous le coude. Le sang coule sans douleur. Quand avais-je cessé de ressentir cette souffrance-ci ?

Seven… Seven, réveille-toi !

Un cri inhumain résonne dans mon esprit, m'écartelant jusqu'au supplice, lacérant mes oreilles, tentant de m'entrainer au fond d'un abîme que je n'ai plus revu depuis quatre-vingts années. Je résiste, je m'accroche aux dernières sensations de mon corps : mes muscles qui tremblent, la sueur de mon front… Soudain, la Chain relâche son emprise et murmure, avec une voix alourdie par sa puissance ancestrale :

« Cela faisait longtemps... Ma petite capucine. »
Je vais avoir besoin de toi. Hieratus ne répond pas. Elle a dû être blessée.
« Eh bien. Je suppose qu'il faut bien que je me dégourdisse, parfois. »
Reste prêt, c'est tout.

Je traverse une dernière ruelle avant qu'Elliot n'apparaisse enfin, debout au centre d'une vaste dalle de pierre bordée de ruines, tendant son épée noire devant lui, Hieratus prostrée à ses pieds, une aile presque coupée en deux. Aucun signe du contractant ou de la Chain. Cachés dans les décombres, sans doute… Je me rapproche d'Elliot en murmurant son nom. Il se retourne vers moi, tandis que ses lèvres s'étirent en un sourire dément ; et une ombre s'esquisse sur son épaule, dessine un poignard de néant, s'en saisit et…

Je me jette sur le sol.

NE LE TUE PAS !

Seven écarte ses griffes de justesse et percute Elliot de plein fouet, l'envoyant s'écrouler contre une colonne brisée. Je me relève tandis qu'Hieratus, sans doute libérée de l'emprise de la Chain, s'approche de lui. Un filet de sang s'étend sous ses mèches blondes, coule doucement sur ses paupières fermées…

« Il n'a rien, il est juste inconscient. »
Seven, je t'avais dit que…
« Ne pas le tuer. Il est vivant. Maintenant, on va pouvoir affronter le problème en face. »

… Une main ?
Cette Chain est une main ?
Elle s'extirpe rapidement d'Elliot, par une plaie mouchetée d'ombres. Un poignard noir et vaporeux entre ses doigts. Elle va…

Seven, protège-le !

La dague éclate contre un mur de brume solidifié. La main se retourne vers moi, serrant déjà une nouvelle sphère. Une Chain de manipulation, capable à la fois de corrompre la réalité psychique et la réalité physique pour créer des objets. Je m'approche du corps d'Elliot en traçant une autre plaie sur ma peau. Si je m'éloignais trop, Seven ne pourrait plus nous protéger et attaquer…

« On ne va pas pouvoir la vaincre par la force brute. Elle peut jouer à l'usure. »
Je sais. Pendant qu'on la tiendra occupée, Hieratus va chercher son contractant dans les ruines, puis le tuer. Il doit être vulnérable. Ça renverra la Chain dans l'Abysse.
« Et pour le sang… »
Ça ira. Tu refermeras superficiellement mes blessures quand nous l'aurons tuée si tu auras encore assez de sang. Seven, tu bloques ses attaques qui visent Elliot, j'esquive celles qui me visent. Je continue de bouger ; si nous restions ensemble, elle pourrait essayer de lancer une arme plus puissante. Son point faible est le temps de flottement dont elle a besoin pour créer un nouvel objet. Dans ces moments-là, tu l'attaques pour la contrer.

Au début, Seven et moi tenons le rythme, lui se transformant en mur de brume pour protéger Elliot, puis le frappant sous sa forme humaine, moi évitant les armes qui claquent contre mon corps, mue par de réflexes que je pensais avoir oublié. Mais les semaines de privation me rendent vite bien trop lourde… Une première fois, Seven abandonne Elliot pour me protéger. Puis une deuxième fois. Quatre plaies marbrent désormais mon avant-bras. Je ne vais pas pouvoir supporter de perdre plus de sang…

« Reste concentrée, petite capucine… Si elle te touche, elle s'infiltrera en toi, et ce sera fini. »
Je sais… Je vais essayer de tenir encore un peu.
« JE L'AI TROUVÉE. DU SANG, ACANTHE, VITE ! »

Une brûlure glaciale me plie, et je jurerais voir les doigts de la Chain s'écarter pour former un sourire ; puis elle se précipite vers moi, son ombre commençant à s'engouffrer par la blessure qu'elle avait tracée sur mon abdomen… Je retire ma propre main, couverte de sang, et la tends vers le ciel :

— HIERATUS, MAINTENANT !

Et soudain, tout s'évanouit. Seven, Hieratus, et la Chain surtout, qui s'évapore en volutes noires, aspirée par les profondeurs de l'Abysse. Je me laisse glisser sur le sol. Finalement, je me suis encore trop blessée pour lui, pour le protéger… Je déteste les faibles.

Je parviens, je ne sais comment, à me trainer jusqu'à lui, puis je pose ma tête sur ses genoux. Voir, encore une fois… Non, sentir. Juste sentir et éprouver.

Autour de moi, la nuit est tombée.


Voilàà. Si vous lisez ça, vous me rendez heureuse, quatrième chapitre c'est déjà énorme.

Deux petites informations, en passant : je vais essayer d'employer moins des mots qui apparaissent beaucoup, beaucoup trop souvent (tics malhabiles d'écriture, bonjour), comme MUR ou MAIS. L'emploi abusif de ces petits mots, ça va bien un moment. Ah, et, deuxièmement, je vais commencer à mettre des titres aux chapitres : de livres ou de chapitres, essentiellement, que j'apprécie. Donc, si vous êtes curieux... :)