NDLR : Madre Dios ! Encore moins d'un mois pour publier un nouveau chapitre ! Encore que trois semaines c'est presque honteux vu que je l'ai pondu à toute vitesse en une heure en mode méga inspiration de grosse barbare du clavier. ça doit être le thé que ma tante m'a ramené du Népal (oui pardon je raconte ma vie xD), je ne sais pas ce qu'il y a là-dedans mais mon cerveau semble apprécier !
Bref z'allez encore me dire qu'on voit pas Tom et que c'est trop court, i tutti quanti, mais je vous assure je suis pourtant autour des 2000 mots à chaque chapitre ^^ enfin sauf celui-là qui s'est payé le luxe de faire 779 mots de plus, le fou !
Bref on ne voit pas Tom, mais je me suis enfin décidé à faire avancer certaines choses. Mon plan d'attaque pour terminer un jour cette fic est en bonne marche (bon je dis ça, on y sera peut-être encore à Noël, mais l'espoir fait vivre hein U.U)
Bonne lecture ;)
PS important : on m'a demandé si Nymph' avait déjà été introduite chez les Weasley, alors oui, ça s'est passé un peu vite mais Ginny l'a dit à Harry lors de leur dispute au téléphone. Pour rappel donc, Remus l'a présenté aux Weasley la veille.
CHAPITRE 16 :
Harry éparpillait les morceaux de viande dans son assiette plus qu'il ne les mangeait. Tonks n'était pas une très bonne cuisinière et à eux deux ils avaient fait quelque chose d'à peine mangeable. Elle avait pincé les lèvres à la première bouchée et depuis elle donnait l'impression d'être bien moins joviale et détendue qu'elle en avait l'air au premier abord. Seul Remus mangeait de bon cœur sans rien remarquer, mais cela semblait sans effet sur le malaise de son amie.
Arrivé au dessert, Tonks posa la corbeille de fruits et les yaourts sur la table et prétexta qu'elle n'avait plus faim alors qu'elle avait à peine touché à son assiette. Harry fut soulagé de rester seul avec Remus mais il préféra attendre qu'elle soit partie ouvrir son magasin pour poser les questions qui lui brûlaient les lèvres. Alors que son ami s'activait autour de la vieille machine à café, il essayait de trouver la meilleure manière de formuler les choses.
Le sujet était épineux et il ne savait pas par où commencer. Il avait trop traîné pour parler de ça avec Remus. Il avait prétendu être tolérant au-delà de ses limites, pour ne pas passer pour le rageur de service. C'était Ronald ça, pas lui. Mais s'il affrontait la situation avec lucidité, il y avait d'abord eu Fred et George, puis ça avait été au tour de Neville, et enfin Luna avait cédé plus ou moins elle aussi. Il ne voulait pas voir Remus s'éloigner de lui et s'ajouter à la liste des amitiés effilochées.
Pour couronner le tout Harry apprenait que Tonks était liée à son parrain, qu'elle avait déjà rencontré les Weasley après seulement deux jours de relation avec Remus, et que ceux-ci s'étaient déjà permis de lui faire part de leur histoire favorite : «Harry le presque orphelin recueilli par sa famille de cœur». Il ne pouvait plus la souffrir cette histoire. Molly ne l'avait jamais protégé de la colère obsessionnelle que Ronald nourrissait à son égard et tout le monde avait décidé qu'il valait mieux attendre et laisser les choses se tasser.
Dans deux mois il aurait dû fêter son anniversaire et ses noces de coton au Terrier, entouré de ses amis, mais le vide s'était créé autour de lui. Ronald avait fait le vide pour lui. Et la grande et belle famille Weasley pensait encore et toujours qu'il suffisait de l'assurer de leurs bons sentiments pour continuer à lui jouer la mélodie du bonheur. Mais même Neville n'avait pas osé le soutenir alors qu'il était bien plus proche de lui qu'il ne l'était de Ronald.
Le fait était que tous avaient décidé de ne pas s'exprimer. Sauf qu'à trop vouloir ne pas ajouter la moindre goutte d'huile sur le feu ils l'avaient laissé tomber et en plus ils se payaient le luxe de ne pas voir que Ronald y voyait un encouragement à continuer. Après tout si personne ne se portait volontaire pour le défendre c'est comme si tout le monde pensait qu'il n'en valait pas la peine. Mais il refusait de voir Remus quitter le navire lui aussi. Il fallait qu'il réagisse cette fois-ci, qu'il lui demande des comptes avant de voir qu'il avait encore perdu quelqu'un.
«Hum... Remus, l'interpella-t-il d'une voix éteinte.»
L'ami de son parrain se tourna vers lui pour lui montrer qu'il l'écoutait. Harry remarqua qu'il avait avait l'air de savoir ce qui allait suivre, comme s'il avait senti dans la voix d'Harry qu'il se passait quelque chose.
«Je ne suis pas le fils adoptif de Molly, déclara-t-il de but en blanc.
-Oh... Harry, je sais, personne n'a dit qu'elle remplaçait ta mère ou...
-Non, tu ne comprends pas, asséna-t-il. Molly n'a pas à dire ce genre de choses ou à le sous-entendre. Et ça n'a rien à voir avec ma mère.
-Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi tu me dis ça à moi ?
-Peut-être parce qu'une presque inconnue m'a fait il y a deux heures la réflexion de trop à propos de ça. Molly est juste la mère de Ginny et Ronald.
-Et de Fred et George, Percy...
-Et de Bill, et de Charlie, le coupa-t-il exaspéré que son ami ne comprenne pas.
-Et donc tu es jaloux ? De Ronald et de Ginny en particulier ?
-Quoi ? Mais non, soupira-t-il. Ce que j'essaie de te dire c'est que je n'apprécie pas ses manières de faire, je n'arrive même pas à imaginer comment elle peut penser que ça va fonctionner.
-Harry, ce n'est pas un complot contre toi enfin !
-Mais je n'ai pas parlé de complot, Remus, j'ai encore le droit de ne pas apprécier son affection débordante qui survient quand ça lui convient de jouer les familles de cœur !
-Écoute je crois que tu devrais réfléchir à ça à tête reposée.
-Ne t'en fais pas pour ça, ça fait déjà un bon moment que je médite sur le sujet, répondit-il avec un rire amer.
-Je crois que tu ne mesures pas très bien ce que tu dis. Molly a toujours était là pour toi. Elle a...
-Ah ça non ! Tu peux dire tout ce que tu veux à propos d'elle, mais certainement pas ça ! Elle a été là tant que tout allait bien !
-Mais qu'est-ce que tu aurais voulu qu'elle fasse ? Qu'elle renie Ronald pour toi ?
-Qu'elle lui dise au moins sa façon de penser, mais ça on sait tous que ça ne risque pas d'arriver. Et la moindre des choses aurait été de ne pas faire comme si tout allait bien, comme si tout était comme avant ! Parce que ça ne l'est pas !
-Personne n'a prétendu que tout allait bien, voyons.
-Personne sauf ta nouvelle copine juste à l'instant, sauf Molly elle-même il y a une semaine sur mon répondeur, sauf mon ex-femme durant toute l'année qui s'est écoulé depuis notre mariage.
-Harry..., soupira Remus en se pinçant l'arrête du nez, Molly se fait du souci pour toi, ça ne signifie pas qu'elle fait comme si tout était normal. D'ailleurs elle continue à t'inviter chez eux et ça malgré les crises de Ronald. Je crois que tu ne te rends pas bien compte de...
-Oh je t'en prie ce n'est pas parce qu'elle m'a invité une fois quand...
-Non laisse-moi finir, Harry ! Tu ne te rends pas compte de ce que Molly supporte pour ne serait-ce que t'inviter à venir manger le week-end. Ronald est particulièrement en colère depuis que tu as envoyé promener Ginny. Molly fait tout ce qu'elle peut pour que ça ne dégénère pas plus entre vous.
-Entre nous qui ?
-Entre Ginny et toi. Elle sait bien que Ronald y est pour quelque chose dans votre dispute et dans votre éloignement. Et moi aussi je le sais.
-A t'entendre j'en ai pas vraiment l'impression.
-Si je le sais Harry. Puisque c'est à moi que tu en parles, je te le dis, je le sais. Je sais que cette situation est pour beaucoup dans l'implosion de votre couple et ça m'inquiète aussi, tout comme Arthur, pas seulement Molly.
-Qu'est-ce qui t'inquiète au juste ? Que je ne fasse plus partie de la famille agrandie des Weasley ? Que j'ai quitté ma femme ? Que je décide de vivre de mon côté ?
-Ce n'est pas juste que tu aies quitté Ginny. C'est que tu la quittes sur un coup de tête, que tu n'es plus capable d'avoir de discussion avec elle sans que ça vire au conflit en cinq minutes alors qu'elle aussi à des choses à te dire. Elle veut peut-être revenir avec toi alors que tu n'en n'as pas envie, mais elle ne pense pas que tout est rose pour autant et que tout va revenir à la normale. Tu envoies promener tout le monde ces temps-ci Harry !
-Pas tout le monde. Et puis ne pas accepter les démonstrations d'amour excessives des gens qui ne me parlent plus parce qu'ils ont trop peur de déplaire à mon cher beau-frère je ne crois pas que ça s'appelle envoyer promener les gens. Et je n'ai pas quitté Ginny sur un coup de tête ! J'en ai passé des nuits à réfléchir sur notre couple quand je dormais sur le canapé parce que notre entreprise de fonder une belle et grande famille comme la sienne ne prenait pas le chemin qu'elle voulait !
-Harry, bon sang ! Elle aurait dû accepter que tu ne voulais subitement plus d'enfants ? Elle aurait dû se réjouir que tu fricotes avec un adolescent et de l'orphelinat en plus ?! s'exclama-t-il avec véhémence.
-Quoi, non mais je rêve ! Ginny s'est fait des films à propos de lui à la minute même où elle l'a vu. Et pour je ne sais quelle raison, alors que je venais tout juste de le rencontrer ! Je ne fricotais pas avec lui pour l'amour du ciel !
-Ah. Tu ne fricotais pas avec lui, releva Remus. Ça veut dire qu'aujourd'hui si ?
-Aujourd'hui je passe du temps avec lui et tu sais quoi, ça me fait un bien fou ! Tu peux me traiter d'égoïste si ça te fait te sentir mieux face à cette pauvre Ginny si tristement et si lâchement abandonnée par son odieux mari. Vas-y, ne te gêne pas ! Au moins avec lui j'ai l'impression d'avoir une existence propre. Je ne me sens pas comme un lion en cage.
-Tu te rends compte de ce que tu dis ! C'est un adolescent !
-Ah oui, c'est vrai que je parle au grand spécialiste des questions de morale, ironisa Harry.
-Ne joue pas à ça. Ce n'est pas de moi qu'on parle, ni de Luna. Ginny m'a dit qu'en plus il était perturbé. A quoi est-ce que tu joues avec lui, Harry ? Tu crois vraiment qu'il va en sortir quelque chose de bon ?
-Comment ça perturbé, s'inquiéta-t-il ? Qu'est-ce que Ginny peut bien en savoir, elle ne l'a vu qu'une fois durant trente secondes.
-Je n'en sais rien, elle m'a dit qu'il avait une étrange relation avec son professeur de latin.
-Slughorn ? C'est juste un narcissique qui aime se faire bien voir par un élève charismatique. Ginny l'a limite catalogué comme pédophile après trente secondes. A vrai dire j'ai plutôt l'impression que Tom le méprise mais qu'il a besoin de ça pour se sentir un minimum valorisé dans cet établissement.
-Et avec toi ce Tom se sent valorisé j'imagine. Un écrivain, un homme marié...
-Je suis séparé, répliqua Harry.
-Arrête tu sais bien où je veux en venir.
-Oui, et je me demande bien pourquoi. Qu'est-ce que ça t'apporte d'en arriver là ? Tu t'inquiètes parce que Ginny et moi avons rompu ? Et si c'était la meilleure chose qui pouvait m'arriver au vu de la situation actuelle ? Si je ne veux pas me remettre avec elle, en quoi ça te dérange autant ?
-Ce n'est pas ça qui me dérange, c'est la façon dont ça se passe.
-Ça se passe comme n'importe quelle rupture peut se passer Remus. Ce n'est pas sensé se passer bien. Peut-être que tu penses que j'aurais du l'envoyer bouler pour ne pas avoir à céder à la tentation, mais je ne suis pas toi !
-Et Ginny ? Tu fais quoi de toute votre histoire ? Tu vas lui dire à elle aussi que tu n'as pas repoussé cet adolescent qui te fait tant de bien parce que tu n'es pas moi ?!
-Ginny et moi on s'expliquera quand on s'expliquera ! Ça ne te regarde pas ! Pour le moment, comme tu l'as si bien souligné tout à l'heure, on n'est pas capable d'avoir cette discussion. Ça ne ferait que virer au drame.
-Tu sais au moins que tout le monde sait à propos de ce Tom sauf elle. Elle a peur qu'il se passe quelque chose entre lui et toi, mais pour le moment elle n'en sait absolument rien et on est tous autour à se retenir de lui dire, même Ronald, parce qu'elle est déjà assez mal. Molly a interdit à tout le monde de lui en parler suite à la discussion que vous avez eu au téléphone quand tu lui as dit qu'il était possible qu'il y ait quelqu'un d'autre.
-Ah oui, elle a interdit à tout le monde d'en parler, mais elle l'a dit à tout le monde !
-Harry, mets-toi à sa place, elle avait besoin d'en parler à...
-Oh ça va ! Vous avez toujours une bonne justification pour vous comporter de telle ou telle manière, mais moi je devrais avoir honte d'en avoir marre de mon couple ? Je n'ai pas quitté Ginny pour Tom ! Il m'est tombé dessus comme ça, peut-être que le moment était mal choisi mais ça ne se contrôle pas ! Tu vas me faire un procès pour une question de timing aussi ?!
-Je ne vais pas te faire un procès, mais reconnais que ta façon de faire n'est pas... correcte. Et puis je ne comprends pas ce que tu fais avec lui. Tu dis qu'il t'est tombé dessus, mais ce n'est pas plutôt toi qui te sers de lui pour fuir Ginny ?
-Comment ça fuir Ginny ? Et qu'est-ce que tu en sais de la relation que j'ai avec Tom, tu ne le connais même pas.
-Non, mais le Harry que je connais voulait se marier avec son amour de jeunesse et avoir des enfants. Et là tout à coup il change d'avis et il décide de mener un tout autre style de vie. Quand je t'ais aidé à acheter tes meubles pour le Square Grimmaurd, je ne pensais pas que c'était pour te confectionner une garçonnière!
-Oh je vois, tu as dû passer beaucoup de temps chez les Weasley dimanche, un vrai repas de fête, ironisa-t-il. Si ma vie telle qu'elle est aujourd'hui te défrise tant que ça, tu n'as qu'à passer chez moi à l'improviste avec une bombe de couleur rouge, il y a encore de la place au mur et Ronald serait ravi de savoir que tu l'as soutenu. Peut-être même qu'il te proposera de fonder avec lui la ligue de traque des pédés refoulés.»
Sur ces paroles Harry se leva et récupéra sa veste d'un geste rageur.
«Harry ce n'est pas ce que j'ai voulu dire ! Je n'ai rien contre ça, tu le sais très bien. Harry ! Harry reviens s'il te plaît !»
Mais il ne voulait pas revenir. Il ne voulait pas rester une minute de plus. Tout ce qu'il avait à dire ne servait à rien, il avait déjà perdu Remus en réalité. Il n'arrivait pas à comprendre comment son ami pouvait prendre autant parti en sa défaveur. Il savait que le sujet Tom serait difficile à aborder étant donné ce que le sujet Luna pouvait provoquer chez lui, mais la réflexion sur son style de vie avait été la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Il n'aurait jamais dû parler à Molly d'une éventuelle autre personne, avec ce que lui avait sûrement raconté Ginny sur Tom elle avait naturellement fait le lien.
Harry se dit qu'au moins, il avait bien appris la leçon. Une confidence dans la famille Weasley était quelque chose qui se partageait au même titre que l'unique salle de bains du Terrier. Et il avait intérêt à prévenir l'orage qui ne manquerait pas de lui tomber dessus d'ici peu quand Ginny apprendrait la nouvelle.
