NDLR : Bon autant le dire cette fic revient de loin. Commencée en 2011 et toujours pas finie malgré des chapitres courts et mes régulières promesses de mettre un point final à cette histoire. Pour ne rien vous cacher, j'ai vraiment hésité à la laisser en plan et je pense que si je la termine aujourd'hui c'est uniquement parce qu'il ne me restait plus que deux chapitres et un épilogue à écrire.
Ça peut paraître bête de ne pas terminer une histoire alors qu'elle est quasiment finie, mais honnêtement quand je l'ai relu je me suis dit que ce ne serait pas une grande perte. Entre les chapitres trop courts, les introspections à rallonge d'Harry, les chapitres de transition pas toujours très utiles et nombreux à en devenir indigestes, les personnages comme Ginny ou Ron qui, victimes du bashing, ont commencé à vous sortir par les trous de nez et moi aussi... Bref, c'était ma première fic si on exclue les OS et ça se voit. Je ne l'aime plus, mais alors plus du tout. Je la conchie, voilà c'est dit ! Il n'y a certes pas que du mauvais, mais quand on commence à prendre une de ses propres histoires en grippe on en revient rarement.
Je ne sais pas s'il y a encore grand monde qui attend la suite de l'histoire, mais en tous cas, à ceux qui passeront par là, je tiens à leur dire que je suis vraiment désolée d'avoir mis autant de temps à écrire la fin et j'espère qu'elle leur plaira. Il y aura encore un chapitre et un épilogue après celui-là (qui sont déjà écrits mais pas encore corrigés).
HAPPY END OR NOT ?
Bon allez, pour me faire pardonner je vais enfin vous révéler que cette fic aura un happy end, peut-être pas pour tous les personnages, mais au moins pour le couple principal.
Sur ce, bonne lecture !
CHAPITRE 18 :
Harry se leva d'un bond tout en ramassant son caleçon et son t-shirt qu'il enfila à toute vitesse. A peine eut-il passé ses bras dans les manches qu'il entendit à nouveau le parquet craquer. La douche continuait de couler et maintenant qu'il était levé il devinait que les bruits de pas venaient de l'entrée de l'appartement. Il fit un pas vers le couloir. Puis, il le vit.
«Ron» appela-t-il alors que celui-ci lui tournait le dos, se dirigeant vers la salle de bains.
Il le vit se figer un instant avant de se retourner lentement comme s'il devait faire un effort considérable pour contrôler ses gestes. Il croisa son regard, tentant de le sonder. Un regard de pure haine. Même aux pires moments de leur relation, même durant les nombreux conflits qu'ils avaient eu ces dernières années, Ronald ne l'avait jamais regardé ainsi.
«Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce que tu fais là ?
-Tu ne devines pas ? Murmura-t-il d'une voix dangereusement basse. Tu n'as pas la moindre idée de ce que tes petites histoires de cul peuvent avoir comme conséquences n'est-ce pas ?
-De quelles conséquences tu parles ?... Ginny va bien ? Demanda-t-il, soudain inquiet qu'elle ait fait une bêtise après leur dispute au téléphone.
-Ginny va bien ? Répéta Ronald en l'imitant d'une voix hystérique tout en se passant une main sur le visage comme pour tenter de détendre les traits colériques de son visage.
-Je... tenta Harry.
-Tu as foutu en l'air la vie de ma sœur et tu me demandes si elle va bien ?! Hurla-t-il soudain, perdant le contrôle de lui-même.
-Ce n'est pas ce que je voulais dire. J'ai eu peur que...
-Et qu'est-ce que tu voulais dire alors, le coupa-t-il. Que tu es désolé que ma sœur ce soit plantée dans un arbre ce matin parce qu'elle est partie en trombe après que son connard de mari l'ai larguée ?! Qu'elle soit dans le coma et que les médecins pensent qu'elle n'aura jamais plus l'usage de ses jambes ?! Alors ?! C'est ça tu voulais dire Harry Potter ?! Eructa-t-il.
-Je suis désolé Ron, je...
-NE M'APPELLE PLUS JAMAIS COMME CA ! Tu n'es même pas désolé ! Tu as ce que tu voulais hein ?! Débarrassé de ta femme ! Une handicapée, qui voudrait d'une handicapée ?! Les gens ne t'en voudront jamais pour avoir rompu avec une handicapée !
-Tout le monde sait très bien pourquoi j'ai rompu. Et je n'ai jamais voulu qu'elle ait un accident ! Répliqua Harry en montant le ton.
-Ah non ? Alors pourquoi tu as tout fait pour la pousser à bout ?! Pourquoi tu es restée avec elle si longtemps avant de la laisser tomber ?! T'as bien attendu ton moment mon salaud !»
Ronald s'était avancé vers lui, collant son visage à trois centimètres du sien. Harry pouvait voir ses yeux devenus presque noirs tellement leurs pupilles étaient dilatées et ses mâchoires se contracter tandis qu'il serrait les poings, prêt à se jeter sur lui.
«Tu as raison, admis Harry en tentant de retrouver son calme. J'aurais peut-être du me rendre compte avant qu'elle et moi on n'était pas fait pour être ensemble.
-Tu l'as laissée tomber, siffla Ronald entre ses dents.
-Je... Qu'est-ce que tu voulais que je fasse ? J'ai rompu, je n'allais pas rester avec elle.
-Tu as rompu au téléphone putain !
-Je lui ai proposé de se voir pour parler, elle a refusé et elle m'a demandé de lui dire si je ne voulais plus être avec elle. J'étais censé dire quoi ?
-Tu aurais du rompre avec elle depuis le début au lieu de te barrer de la maison comme un sale putain de lâche ! Répondit Ronald, furieux.
-Quoi que je fasse ou que je dise c'est toujours la même chose avec toi, lâcha Harry, exaspéré.
-Parce que tu croyais vraiment qu'on resterait amis alors que tu as volé ma sœur pour lui faire du mal ?!
-Non mais tu t'écoutes parler, s'énerva Harry. A t'entendre on dirait que j'ai kidnappé ta sœur pour la marier de force avec moi et la répudier un an après ! On était ensemble, Ron, EN-SEM-BLE ! Je ne l'ai jamais forcé à faire quoi que ce soit et je ne l'ai pas volée comme tu dis ! Ce n'est pas ma faute si votre relation fusionnelle était à sens unique.
-Qu'est-ce que t'insinues là ?!
-Tu crois qu'il n'y a que moi qui en ait marre de tes crises de jalousie complètement déplacées ? Tu crois que tu n'as pas fait souffrir Ginny toi aussi en t'en prenant toujours à notre couple au point qu'elle se torturait pour savoir ce qui enfin pourrait te faire plaisir ! Se marier ? Acheter une maison ? Avoir des enfants ? Tout ça c'est pas pour moi, ni même pour elle qu'elle le faisait. C'est pour toi, uniquement pour toi bordel !
-TU l'as demandé en mariage ! Exulta Ronald. TU l'as accusé d'être une bonne femme stérile ! Elle et moi on se disait tout, alors n'imagine même pas une seule seconde m'avoir avec tes histoires !
-C'est elle qui voulait tout ça, moi je n'étais pas prêt. Je l'ai fait parce que moi aussi j'ai pensé peut-être à un moment que ça arrangerait les choses, mais Ginny te racontait bien ce qu'elle voulait. De toute façon je sais pas pourquoi je m'escrime à t'expliquer tout ça, alors que de toute façon tu ne voudras jamais admettre que tu as un problème, soupira Harry en passant une main sur le front.
-Ferme ta gueule ! Tu ne m'auras pas avec ton sale baratin d'écrivain ! Cria Ronald en réduisant encore l'espace entre eux pour le défier du regard.
-Alors c'est ça ta nouvelle version de l'histoire ? Quand je ne manigance pas pour que Ginny ait un accident, quand je ne la vole pas à sa famille, je suis un manipulateur fini qui trompe son monde, c'est ça ? Tu sais quoi ? J'en ai marre de m'excuser parce que le vocabulaire ou les tournures de phrases que j'emploie ne te sont pas familières, ou parce que ce que je te raconte est trop complexe à comprendre pour toi ! Balança Harry, excédé.
-FERME-LA ! Si tu ne la fermes pas je te jure que tu vas le regretter ! Hurla-t-il alors en sortant un canif de la poche arrière de son jean.»
Harry recula de quelques pas en arrière et là, juste derrière Ronald, Tom apparut dans le couloir. Il avait entendu les cris et semblait avoir écourté sa douche puisque ses cheveux trempés dégoulinaient encore sur sa chemise boutonnée de travers. Harry capta son regard à la fois alarmé et déterminé. Et il comprit. Tom revoyait ce qui s'était passé des années plus tôt quand son père avait tenté de tuer toute sa famille. Et il était résolu à s'interposer entre Ronald et lui. Il quitta la pénombre du couloir et pénétra dans la cuisine, faisant sursauter le rouquin qui se tourna vivement vers lui.
«Lâche ça immédiatement, le menaça Tom d'une voix dangereusement basse.
-Je rêve..., balbutia Ronald en passant son regard de l'un à l'autre. Ce sale enfoiré est là depuis le début !
-Ron ne fais pas l'idiot, s'il te plaît. Tu as dit ce que tu avais à dire, maintenant..., tenta Harry.
-JE T'AI DIT DE LA FERMER ! Hurla-t-il.»
Tout se passa ensuite très vite. Ronald se rua sur Tom qui évita habilement le canif et lui balança un coup de poing dans les côtes avant que l'autre ne se retourne et tente à nouveau de lui planter la lame dans le corps. Horrifié et ayant peur que l'un d'eux finissent par se blesser gravement, Harry se lança dans la bataille, tentant vainement de ceinturer Ronald. Il prit un coup de coude dans le nez qui l'assomma presque et manqua de lui faire perdre l'équilibre. Sans qu'il sache ce qui s'était vraiment passé dans les secondes qui suivirent, il se rendit soudain compte que le rouquin était étalé par terre, inconscient.
Il vit alors Tom ramasser le canif tombé au sol et hésiter un instant avant de se diriger d'un pas lent vers Ronald. Harry voulut crier, mais il sentit tout à coup une douleur atroce au niveau de son ventre. Il baissa alors les yeux et vit une énorme tâche sombre imbibant sa chemise. Il passa une main tremblante pour voir sous le tissu et aperçut une profonde entaille sur son abdomen. Il sentit tous ses muscles se mettre à trembler et comprit qu'il était en état de choc. Lorsqu'il releva les yeux, son regard tomba sur la main de son amant tenant toujours le canif. La lame était couverte de sang. De son sang.
«Tom» l'appela-t-il faiblement.
Celui-ci se retourna et écarquilla les yeux en fixant la tâche sombre s'agrandissant de minute en minute. Puis il releva la tête et le regarda comme s'il venait juste de se réveiller d'un horrible cauchemar. Il était blanc comme un linge et il semblait complètement perdu.
«Tu saignes...» murmura-il comme s'il avait du mal à assimiler que tout ça soit bien réel.
La seule chose dont Harry se souvint avant de s'évanouir, c'est qu'il entendit distinctement le canif tomber au sol après que Tom l'ait laissé glisser entre ses doigts.
Donc oui, en plus vous faire mariner pendant trois mille ans, je finis ce chapitre sur un cliffhanger. On se refait pas hein ;)
Mais promis dans le chapitre suivant les choses s'arrangent !
