Et voilà, enfin les derniers mots de cette histoire. J'espère qu'ils vous plairont !
Présence de slash ! Héhé, chose promise, chose due, Tom passe à la casserole ce soir ;)
Bonne lecture à tous !
RAR aux anonymes :
KS : merci beaucoup pour ton petit mot :) Et oui c'est la fin, mais vois le bon côté des choses, cette fic étant maudite il aurait fallu encore deux ans pour que je publie 10 chapitres de plus xD Ne t'inquiète pas pour la longueur, j'avais en tête de le rallonger, c'est pour ça que j'ai fait un petit sondage, mais je ne comptais pas surcharger la fin inutilement non plus. J'espère que ça te plaira en tous cas ;)
EPILOGUE :
Harry posa la dernière valise dans le coffre de sa voiture et se retourna pour voir le Square Grimmaurd une dernière fois avant de partir. Il avait travaillé d'arrache-pied pour rendre l'immeuble habitable et confortable. Le jardin aussi commençait à prendre forme. Des massifs d'hortensias cachaient désormais le bas noirci de la façade, les ronces n'étaient plus qu'un mauvais souvenir remplacé par une haie d'arbustes divers et un splendide massif de rosiers disposé au centre donnait ses dernières fleurs de la saison. Maintenant que l'endroit avait retrouvé son charme d'antan, il était presque triste de le quitter avant d'avoir pu en profiter. Ce serait désormais ses locataires qui y feraient leurs petites vies et profiteraient du beau jardin.
Mais en réalité il n'avait pas le moindre regret. Dans vingt-quatre heures il partirait avec Tom pour la France où ils allaient habiter dans un petit village tout proche de Montpellier. Ce serait leurs premières vacances depuis des mois et aussi un tout nouveau départ puisqu'ils allaient dorénavant habiter ensemble. Après un an en faculté de mathématiques et deux ans à étudier la physique-chimie, Tom avait décidé de se tourner vers l'ingénierie biomoléculaire et commencerait en septembre une formation d'ingénieur à l'École Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier. La petite maison en vieilles pierres qu'Harry avait acheté deux mois plus tôt les attendait, ainsi que leur nouvelle vie. A cette perspective, il claqua la portière de la voiture avec un large sourire et prit la route sans un regard en arrière.
Pour l'heure il se dirigeait vers le campus de Londres où Tom l'attendait après avoir passé son dernier examen. Il avait tellement hâte de le rejoindre et de prendre l'avion avec lui. Ces trois dernières années n'avaient pas été des plus simples pour leur couple. Harry se souvenait de la première année comme d'une traversée du désert. En décembre, soit quatre mois après la rentrée de Tom à Cambridge et trois semaines avant les fêtes, ils avaient rompus. Harry avait douté que le jeune homme puisse lui rester fidèle à cause des nombreuses opportunités de la vie étudiante et de leur relation à distance, mais ça avait été la douche froide quand Tom avait effectivement couché avec un autre étudiant juste pour le punir de rentrer plus tôt un week-end où il devait aider Remus à peindre la chambre qui devait accueillir le petit Teddy.
Harry avait essayé de lui pardonner et l'avait rejoint sur le campus à Noël, mais l'heure n'était pas à la fête et les cris avaient fusé. C'était la seule et unique fois qu'il avait vu Tom perdre son sang-froid au point de se mettre à pleurer de rage. Pourtant, le lendemain il était reparti, incapable de rester avec le jeune homme malgré la nuit passée à le serrer contre lui pour le calmer. Par la suite ils s'étaient revus de temps en temps, comme s'ils leur étaient impossible de s'éloigner tout à fait l'un de l'autre, mais Harry ne lui accordait plus le droit de le toucher. Les notes de Tom avaient chuté petit à petit et ce n'est qu'in extremis qu'il avait validé son année, tandis que lui avait terminé l'écriture de son nouveau roman, s'attelant à la tâche comme un forcené pour s'occuper l'esprit. En juillet, deux semaines après la fin des examens, Tom avait rendu la clé de sa chambre étudiante et était arrivé sur le pas de sa porte, une grosse valise à la main. Sa candidature en deuxième année de physique-chimie à l'Université de Londres venait d'être acceptée et il quittait Cambridge. Harry l'avait installé dans l'appartement du bas qu'il avait à peu près fini de retaper et ils avaient eu une longue discussion le soir même.
Harry soupira en se souvenant de cette nuit-là. Sa rancœur semblait s'être envolée depuis décembre, mais il était toujours blessé. Au bout d'un moment à regarder le fond de leurs verres en silence, Tom s'était levé et l'avait embrassé comme la première fois, dans la maison qu'il partageait alors avec Ginny. Puis il lui avait tendu la main et l'avait emmené dans sa chambre. Harry avait essayé de le repousser quand Tom avait commencé à défaire les boutons de sa chemise, mais il lui avait alors chuchoté à l'oreille «c'est ton tour ce soir». Touché par l'initiative du jeune homme qui s'était toujours refusé à lui jusque là, Harry avait cédé et bientôt il s'était retrouvé nu contre le dos de Tom, son sexe pressé contre ses fesses. Il n'avait été très doux avec lui, le plaquant de tout son poids contre le matelas rêche auquel il n'avait pas encore mis de draps et entrant en lui sans le laisser s'habituer à la pénétration.
Cette nuit-là il ne lui avait pas fait l'amour, il l'avait baisé. Il était blessé et avait sans doute mal agi en profitant de son invitation pour le posséder ainsi, mais malgré tout il ne voulait pas lui faire de mal, alors il l'avait ensuite pris dans ses bras et l'avait embrassé longuement pour se faire pardonner, frottant son corps contre le sien pour l'amener à la délivrance. Après cela ils étaient restés quelques minutes enlacés, la tête de Tom reposant dans son cou, ancrée à sa juste place pour la première fois depuis des mois. Puis la chaleur de l'été étant retombée, Harry s'était levé et avait pris le jeune homme par la main avant de l'entraîner vers son appartement. Ils avaient grimpé les étages en courant, nus et frissonnants, se laissant aller à rire avec légèreté comme des gamins. Le lendemain soir Harry avait laissé Tom le toucher à nouveau, puis ils avaient recommencé le matin suivant, puis encore le soir d'après et de fil en aiguille ils avaient passé presque tout l'été à salir les draps.
La deuxième année avait été plus calme. Après avoir rattrapé le temps perdu, ils avaient décidé que Tom habiterait au premier étage, histoire d'avoir son espace à lui, mais qu'il pourrait venir quand il voudrait. Autant dire qu'à part ses livres, quelques habits et une brosse à dents restée quasiment neuve, la plupart de ses affaires se trouvaient au troisième, où il passait une bonne partie de son temps. Ils s'étaient habitués à vivre ensemble sans se déranger. Tom respectait le besoin qu'avait Harry de s'isoler parfois la journée entière pour écrire et Harry ne s'offusquait pas de se réveiller seul le matin quand Tom était redescendu au premier par soudain besoin d'intimité. La plupart de leurs disputes étaient courtes et ils finissaient souvent par se réconcilier sur l'oreiller. Harry avait fini par accepter le fait que le jeune homme ait besoin de ça pour être rassuré, même s'il essayait parfois encore de lui faire comprendre que ne pas avoir pas envie de s'envoyer en l'air juste après une dispute était normal et pas signe d'une rupture.
La troisième année qu'ils venaient de passer avait été beaucoup moins calme. Durant l'automne Harry était arrivé au bout de son livre et son éditrice avait organisé quelques séances de dédicaces pour le lancement de son nouveau livre qui avait eu un succès plutôt inattendu. Pendant des semaines Harry avait été débordé de courrier, pris par les différentes interviews et rencontres organisées avec les fans. Tom avait mal supporté cette période. Et la crise n'avait pu être évitée quand l'éditrice, qui était partie en congé maladie au beau milieu de la promo, avait été remplacée par Drago Malefoy, un beau blond assez intrusif qui appelait Harry plusieurs fois par semaine pour le persuader de faire telle ou telle apparition, ou encore pour le supplier de lui donner les premières pages de son prochain roman. Un mois avant Noël, Tom avait pris la porte et était parti à l'orphelinat pendant quelques temps. Il avait fallu toute la patience de Dumbledore et plusieurs tentatives d'Harry pour que le jeune homme accepte de lui reparler.
Après s'être réconciliés, ils avaient passé un Noël calme et joyeux avec Luna qui s'était définitivement installée à Berlin après avoir créé son propre quatuor à cordes avec Rolf, son compagnon depuis un an. Le matin du 25 décembre, Harry avait emmené Tom se balader dans le Tiergarten, un grand parc couvert de neige à cette époque, et lui avait offert une bague en argent surmonté d'un fin liseré tressé que jeune homme portait désormais au bout d'une chaîne qu'il ne quittait jamais. Fier de sa petite surprise, il ne s'était pas attendu à celle que lui avait réservé Tom. Ce dernier lui avait lui aussi offert une bague, une chevalière ornée d'une pierre noire et décorée du même liseré que la sienne. Harry était resté interdit pendant de longues secondes avant de lui demander en bégayant comment il l'avait choisi. Le jeune homme lui avait répondu l'air de rien avec un petit sourire en coin qu'il fouillait régulièrement ses poches depuis l'épisode Malefoy et qu'il avait découvert la petite boîte en velours bleu deux semaines auparavant.
Le retour à Londres avait amené son lot de nouvelles crises de jalousie, mais le Nouvel An très arrosé chez Neville et un premier «je t'aime» glissé au creux de l'oreille après une brûlante étreinte dans les escaliers alors que tout le monde sabrait le champagne au salon, était venu à peu près à bout des angoisses de Tom. Harry avait cessé quelques semaines après d'avoir des contacts réguliers avec Malefoy, la promo du livre étant enfin terminée. Tom et lui avaient alors décidés de fêter la sérénité revenue dans leur couple en profitant des vacances de Pâques pour partir dans le Sud de la France. C'est là que le jeune homme lui avait avoué avoir entrepris des démarches pour poursuivre ses études dans ce pays. Ils en avaient longuement discutés et s'étaient mis d'accord pour ne plus avoir de relation à distance. Harry avait alors occupé une bonne partie de son temps à finir de retaper l'immeuble en vue d'y louer les appartements, pendant que Tom travaillait plus que jamais pour être pris dans l'école de son choix.
Et ils y étaient. Ils étaient en train de construire leur vie. Cette réalité frappa Harry quand il se gara sur le parking du campus. Il savait que Tom était anxieux à cause du changement, mais pour sa part il n'avait qu'une hâte, poser ses valises dans la petite maison, installer un hamac entre les deux oliviers centenaires ombrageant le fond du jardin et y retenir le jeune homme en otage jusqu'à ce qu'il arrête de râler sur les rideaux défraîchis et la vieille gazinière aux plaques rouillées. Des travaux s'imposaient et Harry allait être bien occupé dans les mois à venir, mais la perspective d'avoir une maison vraiment à lui l'enchantait. Celle qu'il avait prise avec Ginny était surtout au goût de son ex-femme et le Square Grimmaurd était un héritage qu'il aurait préféré ne pas recevoir. Cette maison là il l'avait choisie et il espérait bien que le jeune homme s'y sentirait aussi chez lui. Tom n'avait pas beaucoup participé pendant les visites, se contentant de hocher la tête ou de faire une grimace éloquente de temps à autre, comme s'il n'était pas vraiment concerné. Mais Harry comptait bien lui faire comprendre que c'était aussi sa maison.
Ces pensées furent interrompus par Tom qui sortait du bâtiment pour se diriger vers le parking où il l'attendait. Harry prit quelques instants pour le détailler. Il était toujours aussi fin mais il avait pris un peu de muscles récemment et ses cheveux coupés très courts un mois auparavant commençaient à repousser. Il marchait avec aisance vers la voiture qu'il venait de repérer et Harry distingua un sourire fugace passer sur son visage. C'était leur petit jeu habituel. Tom savait qu'il l'avait vu et qu'il faisait exprès de ne pas se manifester.
«Tu m'attends depuis longtemps ? Demanda-t-il en prenant place côté passager.
-Non, je suis arrivé il y a cinq minutes.
-Et comme d'habitude tu n'es pas foutu de me faire signe, dit-il en haussant un sourcil désabusé.
-J'étais subjugué par ta... déambulation, répondit Harry avec un sourire moqueur.
-Je ne déambule pas. Quand une personne va d'un point à un autre elle marche, répliqua Tom.
-Hum, c'était plus qu'une simple marche, je suis persuadé de t'avoir vu errer à moment donné.
-Après tout ce temps tu pourrais peut-être arrêter d'être hypnotisé rien qu'en me regardant mettre un pied devant l'autre, soupira-t-il en levant les yeux au ciel.
-Jamais, répondit gaiement Harry avant d'attraper sa nuque pour l'attirer à lui.»
Il l'embrassa tendrement avant de dériver vers sa mâchoire. Le jeune homme laissa échapper un soupir d'aise et avant qu'il ait eu le temps de réagir, Harry happa la peau fine de son cou et se mit à la maltraiter entre ses lèvres.
«Arrête ! Tu vas me faire une marque !» Protesta Tom en essayant vainement de le repousser.
Mais Harry le tenait fermement entre ses bras et prit tout son temps pour faire un beau suçon sur le cou de son compagnon.
«Je t'avais dit que tu me le paierai, dit-il quand il le relâcha enfin.
-Je ne t'en ai pas fait un aussi gros !
-Tu plaisantes ? Celui que tu m'as fait hier soir a la forme de la Russie, rigola Harry.
-Et le mien celui de l'Océan Pacifique, pesta Tom en relevant le col de sa veste.
-Tu sais combien il fait en ce moment dans le Sud de la France ?
-Oh tais-toi et conduit. On va être en retard.»
Ils arrivèrent en avance à l'aéroport de Londres Heathrow et profitèrent du temps qu'ils leur restaient avant l'embarcation pour s'offrir un déjeuner dans un des cafés.
«Tu es certain d'avoir bien dit à l'entreprise de déménagement de faire toutes les pièces ? Demanda Tom pour la troisième fois.
-Mais oui, soupira Harry. Je leur ai dit qu'il y avait des cartons dans le salon, la salle à manger et la chambre. Tout arrivera dans la soirée. Enfin...
-Quoi ?
-A moins que l'avion ne s'écrase, dit-il avec espièglerie.
-Ça pourrait arriver ? Demanda Tom soudain soucieux.
-Ah ah ! Non je ne pense pas. Il y a plus de chances qu'ils en perdent un en route.»
Le jeune homme ne répondit rien et se laissa absorber par ses pensées. Harry ne put s'empêcher de sourire en remarquant son anxiété. Depuis une semaine Tom ne cessait de stresser à propos du déménagement. Même si faire déplacer leurs affaires de Londres vers le petit village du Sud de la France où ils allaient habiter n'était pas sans risque – un carton pouvait se perdre ou être endommagé – Harry était étonné de la façon dont Tom réagissait. Lui qui était d'ordinaire si peu attaché aux biens matériels.
Une voix claire résonna soudain dans le grand hall : «A l'intention des voyageurs pour le vol 934 en direction de Paris, veuillez vous présenter à l'embarquement.»
.
Le vol vers la capitale française avait été très court, mais ils avaient attendu ce qui leur avait semblé des siècles avant de prendre le vol suivant et d'arriver enfin à destination. La maison baignée dans le soleil de la fin d'après-midi se dressait maintenant devant eux, modeste et chaleureuse. Harry déposa un baiser aérien sur la tempe de son amant et se saisit des deux grosses valises. Lorsqu'il arriva au niveau de la porte il fouilla le treillage encadrant l'entrée et attrapa la clé que la dame de l'agence avait mis à disposition pour leur arrivée.
La première chose qui le frappa en entrant fut la fraîcheur du lieu. L'intérieur était sombre et légèrement poussiéreux, mais Harry se sentit immédiatement à l'aise, comme s'il entrait dans un refuge. Leur refuge. Il laissa les deux valises dans l'entrée et se dirigea vers la première fenêtre venue pour ouvrir les volets. Aussitôt le parfum des fleurs l'assaillit, puis des odeurs de rivière parvinrent jusqu'à ses narines, lui procurant un véritable bien-être. Harry passa alors sa tête par l'encadrure de la fenêtre pour essayer d'apercevoir le cours d'eau en contrebas, mais il n'était pas visible de là où il était.
«Alors, tu rêves ? Demanda Tom en se plaçant derrière lui pour l'enlacer.
-Hum... je pensais qu'on pourrait aller se baigner en attendant les déménageurs.
-Je n'ai pas de maillot de bain.»
Harry se retourna et l'attira tout contre lui avant de se pencher à son oreille.
«Qui a dit qu'on en avait besoin ?»
Dix minutes plus tard ils se déshabillaient fébrilement avant de se jeter dans l'eau froide, glissant sur les petits galets tapissant le fond, s'accrochant l'un à l'autre pour ne pas tomber.
Tom lui attrapa soudain la nuque et l'attira à lui jusqu'à ce que leurs lèvres se touchent. Il l'embrassait doucement, picorant sa bouche comme un petit oiseau avant d'y passer le bout de sa langue contre la sienne. Harry était ravi de cette initiative. D'ordinaire c'était plutôt lui qui allait vers le jeune homme. Il se rapprocha pour enlacer son beau corps pâle et sentit un sexe dressé contre ses cuisses. Il passa sa main sous l'eau pour l'effleurer du bout des doigts. Tom agrippa alors son torse et recula son visage pour planter son regard dans le sien.
Harry comprit le message.
Le jeune homme se détacha de lui et partit s'allonger dans l'herbe mouillée en bordure de rivière. Couché sur le côté, sa tête reposant sur un de ses bras étendus, une jambe repliée dévoilant sans pudeur son intimité, Tom était d'une sensualité exquise. Un véritable appel aux caresses.
Harry sortit de l'eau et s'allongea contre lui, reprenant leur baiser là où il l'avait laissé. Entremêlant ses jambes aux siennes, il le fit basculer sur le dos. Ses joues étaient légèrement rosies, ses yeux mi-clos étaient plus noirs que jamais et ses lèvres entrouvertes laissaient s'échapper des soupirs éloquents alors que leurs deux sexes se pressaient l'un contre l'autre dans une danse lascive.
Au bout de quelques instants, Harry se força à stopper ses mouvements et descendit dans son cou, embrassant au passage la marque violine faite quelques heures plutôt. Puis il continua l'exploration de ce corps qu'il connaissait si bien à présent, délaissant les tétons peu réceptifs, évitant la cicatrice honnie sur sa hanche, s'attardant sur le ventre frissonnant sur lequel glissaient encore quelques gouttes d'eau, happant la peau fine de l'aine pour le voir se cambrer et soupirer d'anticipation, avant de planter son regard dans le sien, lui promettant une délicieuse torture.
Ne le quittant pas des yeux, Harry commença à glisser sa bouche le long du sexe de son amant. Une main fébrile passa dans ses cheveux pour l'enjoindre à le prendre tout entier et il s'exécuta avec bonheur, se délectant du corps qu'il sentait trembler de plaisir sous lui. Il profita de cet instant d'abandon pour laisser dériver une main entre ses fesses. Tom ne réagit pas audébut, mais lorsque la caresse se fit plus appuyée il attrapa son bras, légèrement inquiet.
«On n'a pas de lubrifiant.
-Ne t'inquiète pas. Je vais te préparer comme il faut.»
Harry se pencha à nouveau entre ses jambes, mais descendit encore plus bas, glissant sa langue vers un terrain qu'elle n'avait encore jamais exploré. Surpris, Tom se tendit avant de se laisser aller à cette étrange caresse. En le voyant bientôt gagné par le plaisir, Harry reprit alors son sexe en bouche et s'affaira à le préparer le mieux possible.
«Attends, lui dit Tom en le repoussant doucement avant de se s'asseoir en face de lui.»
Et avant qu'Harry ait eu le temps de dire quoi que ce soit, il l'amena contre lui et enserra son sexe entre ses lèvres. A genoux devant son amant, une main sur son épaule pour se soutenir, l'autre parcourant les boucles brunes, Harry se laissa complètement aller à ces quelques minutes de plaisir.
«Maintenant on est fin prêt» déclara Tom en admirant son œuvre.
Harry émit un grognement appréciateur et se rallongea sur son amant et, tout en l'embrassant fiévreusement, il replia les jambes de Tom contre ses flancs et commença à le pénétrer avec douceur. Il était plutôt étroit et Harry dut faire appel à tout son self-contrôle pour ne pas monter trop vite en pression. Contrairement aux rares fois où il l'avait pénétré, Tom semblait cette fois assez détendu pour y prendre du plaisir. Harry commença alors à onduler son bassin contre le sien et prit en main le sexe tendu devant lui. Voyant que ce traitement était loin de lui être désagréable, il accéléra la cadence, obtenant quelques gémissements équivoques au passage.
Et alors qu'Harry avait lâché ses jambes pour se coller contre lui et mordre délicatement son cou, il le sentit se resserrer autour de lui, le corps soudain agité de spasmes. Quelques secondes après Tom lâcha un gémissement mi-extatique mi-étonné en ayant son premier orgasme sous les coups de reins d'Harry. Lui-même vint peu de temps après et resta un long moment en lui pour profiter de leur étreinte.
Ils furent malheureusement interrompus par un coup de klaxon provenant de devant chez eux. Ils retournèrent brusquement à la réalité, réalisant que le soir était tombé et que les déménageurs les attendaient.
Une heure plus tard, après avoir déplacés une bonne vingtaine de cartons, Harry comprit pourquoi Tom était aussi anxieux quant à l'acheminement de leurs affaires. Il avait réussi à cacher un carton fin et rectangulaire parmi les autres et un grand cadre trônait maintenant au milieu de leur futur chambre. Tom avait fait agrandir une photographie qu'Harry avait pris de lui un an auparavant, alors qu'ils venaient de faire l'amour. Le jeune homme était assis sur le rebord de la fenêtre et fumait tranquillement sa cigarette, un regard insondable fixé sur l'objectif.
«J'ai trouvé le médaillon dans ta penderie l'autre jour. Je me suis dit que moi aussi je pouvais t'offrir un cadeau pour notre nouveau départ*, répondit Tom à la question muette.
-Après tout ce temps tu pourrais peut-être arrêter de fouiller dans mes affaires pour trouver tes cadeaux avant que je te les donne, se moqua Harry.
-Jamais, répliqua-t-il en lui donnant un baiser.»
Harry sortit alors le médaillon de sa valise et l'aida à l'accrocher. A l'intérieur se trouvait une photo d'eux prise lors de leurs dernières vacances en France.
«C'est le collier du frère de ton parrain, n'est-ce pas ?
-Oui. C'est plus ton genre que le mien.
-Tu n'as pas gardé sa photo ?
-Si, je l'ai mise dans mes papiers.
-Tu ne préfères pas garder le collier ?
-Non, Regulus est mort quand je n'étais même pas encore né. Il n'a pas vraiment de valeur sentimentale.
-Mais c'est un bijou de famille.»
Harry se rapprocha de Tom pour le prendre dans ses bras.
«Et bien, tu fais partie de ma famille, répondit-t-il simplement.»
.
*en français
Voilà mes petits farfadets, j'espère que cette fin vous aura plu.
Comme vous pouvez le voir Harry a finalement entrepris quelques recherches sur Regulus pour découvrir qu'il est mort et a laissé derrière lui le fameux médaillon. Sans entrer dans les détails, petit clin d'œil au canon.
Je suis désolée de ne pas avoir posté aussi vite que je l'avais annoncé, mais j'ai eu encore moins de temps que je ne le pensais avec les exams. Pour ceux qui me suivent aussi sur le Chant des boursoufs, la suite arrive don't panic ;)
Merci de m'avoir lue et d'avoir donné votre avis sur cette histoire !
Et peut-être à bientôt sur une autre HPTJ ;)
PS : pour ceux qui se demanderaient ce qu'Harry fait de sa voiture, Remus vient la récupérer avec un double des clés sur le parking de l'aéroport !
