Bonjour, voila le second chapitre de ma fic. Encore une fois désolée pour les fautes, j'essai de les corriger.
Merci Fosie pour ta review
Amelia était choquée. Jamais un proche d'un de ses patients n'avait été violent avec elle. Elle n'avait pas peur, elle était en colère. Elle avait sa fierté et elle détestait que quelqu'un lui manque de respect. Elle serra les poings pour contenir sa rage. Maintenant, elle était encore plus déterminée pour aider Leïla. Peu importe les moyens qu'elle emploierait.
Owen attendait patiemment qu'Amelia revienne. Il la trouvait étrangement longue et il commençait à s'inquiéter. Il serait bien allait voir ce qu'il se passe, mais il avait fini par apprendre à la connaître et il savait pertinemment qu'elle avait un grand besoin de montrer qu'elle pouvait se débrouiller seule. Alors il continua à attendre. Il se rappela soudain qu'il avait oublié de remplir un dossier. Leïla était arrivée et il avait posé le classeur près de l'ordinateur pour aller s'occuper d'elle. Il le trouva et l'ouvrit. Il le lut rapidement pour se remémorer le cas. Il se figea. Le patient était déjà venu pour un problème au cœur il y a quatre ans et c'est Christina qui l'avait soigné. A son grand étonnement, cela faisait un petit moment qu'il n'avait pas pensé à elle. Il avait fait son deuil sans s'en rendre compte alors qu'il avait pensé ne jamais se remettre de son départ. Peu à peu, elle avait quitté son esprit. Elle resterait la femme qui lui avait fait découvrir l'amour, la femme qui lui avait fait remonter la pente. Sans elle, il ne se serait jamais remis de son syndrome post traumatique. Il voyait toujours une psy pour ça, mais il savait qu'il ne sombrerait pas. Il était guéri. Docteur Christina Yang était marqué noir sur blanc et ça lui faisait tout drôle. Il refoula malgré tout son malaise et remplit le dossier.
Amelia revint enfin. Il devina tout de suite que quelque chose n'allait pas mais il ne dit rien. Il préférait la laisser se confier. Elle le ferait si elle estimait que c'était nécessaire. Le regard de la jeune femme était vidé de toutes expressions si bien qu'il ne put déterminer de quoi il s'agissait. Quand elle arriva face à lui, il tenta de faire comme si de rien n'était. Il ne voulait pas qu'elle se sente obligée de tous lui dire, pourtant, il sentait qu'il le fallait. La neurochirurgienne ouvrit la bouche mais aucun son n'en sortit. Owen posa une main réconfortante sur son épaule. Elle allait parler. Soudain, elle lui déballa tout. La discutions avec Leïla et la réaction de son père. Elle parla vite et à voix basse sans prendre la peine de respirer. A la fin de son récit Owen eu des envies de meurtre sur Paul. Il se rendit compte à tel point il avait besoin de protéger Amelia. Et songea que ça datait depuis longtemps. Avant même leur premier baiser. Il avait tout fait pour qu'elle garde son travail lorsque ses problèmes de drogues avaient été révélés, il lui avait demander si elle avait quelqu'un pour parler et il l'avait réconforté alors qu'elle lui avait confier que son bébé n'avait vécu que quelques minutes. Ce besoin de la protéger était comme une pulsion et l'idée que quelqu'un puisse lever la main sur elle le rendait fou de rage. Elle paraissait si fragile, si vulnérable mais il savait que ce n'était le cas. Pourtant il dut se retenir de l'emmener dans une salle d'examen pour voir si elle n'avait rien de grave. Il était sure qu'elle le prendrait mal.
-Tu n'as rien ?
-Non, t'en fait pas pour moi, ça va.
Il fut rassurer même si au fond de lui il, savait que même si elle n'allait pas bien,elle ne lui aurait rien dit.
-Écoute Owen, ce type est complètement fou, il faut prouver qu'il maltraite sa fille...
-Mais comment ?
-J'ai une idée, mais je ne suis pas convaincue qu'elle va te plaire.
Il pouvait tout entendre. Désormais il était près à tout pour coincer le père de la fillette.
-Vas y.
-Si on allait chez eux, interroger le voisinage. Si on dit qu'on est médecin ils nous diront tout... Et après, partir en exploration dans leur maison.
-D'accord, mais comment on fait pour prouver qu'on est médecin ?
-Tu as toujours ton diplôme ?
-Oui.
-Moi aussi. On prend diplôme et carte d'identité et le tour est joué.
-Bonne idée.
Il savait que si Paul l'apprenait, ils perdraient leurs travailles, mais il avait menacé Amelia et Leïla était en danger. Pas question d'abandonner. Il lança un regard entendu à la jeune femme.
-Parfait, je me change puis je vais prendre mon diplôme que je garde dans mon casier et on se rejoint sur le parking devant ta voiture.
Owen n'eut pas le temps d'ajouter quelque chose. Elle était déjà partie. Il admirait sa façon de tourner un problème à son avantage. A sa place, beaucoup de gens auraient paniqué et abandonné. Elle, s'était tout le contraire. Elle s'en servait pour avancer, pour se motiver.
Il n'avait aucune idée de ce qu'ils allaient trouver dans cette maison, mais il espérait que se ne soit pas trop grave. Il alla lui aussi se changer et pris son diplôme perdu dans ses pensées. Quand il eut fini, il se dirigea vers le parking où il distingua bien vite Amelia qui était appuyé sur le capot de sa voiture. Il reconnut tout de suite sa silhouette gracile et ses cheveux noirs. Il pressa le pas, impatient de la retrouver. Sans dire un mot, il ouvrit le véhicule et ils s'installèrent. Chacun se demandait ce que cachaient Paul et Marie. Le trajet sembla durer une éternité.
Quand enfin ils se garèrent devant la grande maison, ils prirent conscience de ce qu'ils s'apprêtaient à faire. Il restèrent quelques minutes assis dans la voiture en observant. Le quartier était plutôt chique avec des jardins fleuris et entretenus, de belles demeures à étage, des gens bien habillés, des enfant épanouis jouant ensembles, des familles heureuses.
-Il est temps, déclara Amelia
-Il est temps...
Il prit son diplôme et sa carte d'identité imité par la jeune femme. Ils décidèrent d'interroger les voisins à droite de la maison de leur patiente. Ils traversèrent le jardin à le pelouse impeccable. Arrivé devant la porte, Owen eu un moment d'hésitation. Pour le moment ils ne faisaient rien d'illégal mais si ces gens était complices de parents de Leïla, ils étaient cuits. Malgré tous, il prit son courage à deux mains et sonna. Il entendit à l'intérieur un chien aboyer et une personne venir. La porte s'ouvrit. Une femme, la quarantaine, petite et mince, rousse, les yeux bleus se trouvait devant eux. Elle portait un tablier et d'après l'odeur qui se dégageait de la maison, elle devait être en train de préparer un gâteau.
-Bonjour, je peux vous être utile ?
Amelia prit les commandes.
-Bonjour, oui, nous sommes médecins. Chirurgiens . Au Grey Sloan Memorial. Nous avons des questions concernant vos voisins. Les Jacksman.
Elle lui tendit sa carte d'identité et son diplôme pour prouver ses dires. Owen fit de même.
-Très bien, entrez.
Amelia fut rassurée de la facilité. La rouquine les fit entrer et le emmena dans le salon suivit de près par un chien minuscule.
-Je vous en pris, assaillez vous. Vous désirez boire ou manger quelque chose ?
Ils refusèrent poliment avant de s'installer. L'hôte s'assit en face d'eux.
-Que voulez vous savoir ?
-Et bien, tout d'abord, j'aimerai savoir si Leïla fait du roller.
Owen fut surpris. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle demande ça. Visiblement, il ne fut pas le seul.
-Je vous en pris, appelez moi Camille, mais pourquoi cette question ?
-S'il vous plaît répondez c'est important.
Elle fronça les sourcils visiblement frustrée de ne pas savoir.
-Et bien, pas que je sache.
-Très bien, comment sont Paul et Marie ? Demanda Owen.
-Des gens bien. Très appréciés dans la quartier.
-Et leur fille ?
-Une gentille petite. Elle vient souvent à la maison pour jouer avec Ange.
Elle désigna le chien s'acharnant à déchiqueter un chausson qui n'avait pas l'air de lui appartenir.
-Je voudrai savoir pourquoi vous demandez tout ça.
Owen et Amelia se regardèrent. Ils ne savaient pas si dire la vérité était la bonne chose à faire. Mais c'était la seule solution pour obtenir des réponses.
-Écoutez, Leïla a été hospitalisée tout à l'heure et ce n'est pas la première fois. A chaque fois, les causes son douteuses. Et nous pensons qu'elle est victime de mauvais traitements... Expliqua Owen.
Camille écarquilla ses yeux bleus.
-Non, je ne peux pas le croire, vous devez faire erreur.
-Malheureusement non.
-Je n'ai jamais été témoin de ça. Vous devez avoir vos raison de croire une chose pareille, mais je vous assure que je connais les Jacksman et je peux vous dire que se sont des saints. Ils vont à l'église tout les dimanche, ils forment un merveilleux couple et leur fille me semble tout à fait heureuse. Ils sont si généreux. Marie fait toujours des plats pour les sans abris et elle leur achète des vêtement pour l'hiver. Lui, donne beaucoup d'argent à des associations. Ils parrainent même un enfant au Mali. Ce sont des gens bons et je suis persuadé que vous vous trompez.
Amelia soupira. Il fallait s'y attendre. Ils n'allaient pas frapper leur fille en publique.
-Bon, merci pour nous avoir donné de votre temps, remercia Amelia.
-C'est normal, j'espère que vous trouverez la raison de ces hospitalisations répétées.
-Nous l'espérons aussi. Je tiens à préciser que cet entretien doit rester privé Camille.
-Je serai une tombe.
-Merci.
Les deux médecins sortirent bredouilles. Paul avait avoué. Indirectement, mais il l'avait fait. C'était horrible. Ce couple se faisait passer pour des saints auprès de leurs voisins alors qu'à l'hôpital, Amelia avait tout de suite remarqué qu'ils étaient psychorigides. Ils savaient qu'interroger les autres serait inutile. Elle bouillonnait de rage, c'est donc sans hésitations qu'elle se dirigea vers la maison des Jacksman.
-Amelia ! On peut pas faire ça maintenant !
-Et pourquoi ?
-Mais parce que, tout le monde va nous voir !
-Tu veux qu'on attende la nuit ?
-Oui.
Elle ronchonna pour la forme, mais elle savait qu'il avait raison. Ils se dirigèrent donc vers la voiture. Owen démarra et trouva un endroit tranquille d'où ils pouvaient voir la maison. Il était à peine 18 heure. Le temps allait être long.
Amelia se laissa aller à toutes sortes de pensées. Elle ferma les yeux et se remémora comment elle avait fait capoter sa relation avec lui. Si elle n'avait pas été aussi effrayée, ils seraient peu être encore ensemble en ce moment. Elle était en colère contre elle même. Elle l'avait fait fuir. Mais maintenant, elle était prête. Le problème était qu'elle ne savait pas comment lui faire comprendre. Elle se remémora le contact des ses lèvres douces, de ses mains se baladant sur sa peau nue. Elle avait passé de merveilleux moments avec lui et se retrouver seule en sa compagnie faisait remonter des souvenirs. Owen envahissait très souvent son esprit. Souvent dans des moments mal choisis. Elle ne pouvait s'empêcher de penser à lui. Elle avait l'impression d'entendre sa voix dans la rue, de l'apercevoir au centre commercial, de sentir son odeur chez elle... Parfois, elle croyait devenir folle. Elle se souvint des son regard bleu posé sur elle. Ce regard qui la faisait se sentir belle. Elle se souvint de son sourire réconfortant. Tout ça lui manquaient. Elle finit par s'endormir emportée par ce que sa mémoire lui donnait.
Owen écoutait Amelia respirer et il remarqua que son souffle était devenu plus profond, plus régulier. Elle s'était endormie. Il n'osa pas se retourner pour l'observer. C'était vraiment tentant, mais si elle se réveillait il ne saurait pas quoi lui dire. Pourtant, son cerveau lui ordonna de la regarder. Sa tête était appuyée contre la vitre et ses bras étaenit croisés contre sa poitrine, comme si elle essayait de se réchauffer. Il trouva ça mignon. Ses cheveux lui masquaient la vue. Mais il pouvait quand même distinguait son visage délicat. Il ne sut pas pendant combien de temps il l'admira, mais il ne se rendit pas compte que le soleil se coucher. Il réalisa qu'il faisait nuit seulement qu'il n'arriva plus à la voir. Il décida de la réveiller. Il posa une main sur son bras.
-Amelia, chuchota-t-il
Pas de réaction.
-Amelia, répéta-t-il un peu plus fort.
Elle grogna et se recroquevilla sur elle même.
-Amelia, c'est l'heure.
Elle se réveilla d'un coup ce qui le surpris.
-Déjà ?!
-Oui. Il faut y aller.
Ils étaient vraiment impatients que toute cette histoire soit terminée.
