Bonjour à tous, s'il y en a qui lisent cette histoire.

Voici le premier chapitre (: j'espère qu'il plaira. J'en profite pour remercier les personnes qui ont reviewé et apprécié la fin de ma fic sur les voitures (: MERCI BEAUCOUP *coeur*

Il existe un type d'ange que l'on côtoie chaque jour, des anges qui nous relèvent, après avoir rigolé, quand on tombe et nous font avancer à l'aide d'une bonne tape dans le dos. Ces anges-là sont aussi appelés meilleurs amis. (Anonyme)

Chapitre 1 : Les anges gardiens

-'Je t'attendais Riza ! '

-' ?'

Riza regarda autour d'elle elle se trouvait dans un parc désert.. Normal, il faisait nuit et avec un temps pareil, personne ne voudrait sortir. Mais c'était étrange, n'était-elle pas en train de conduire il y a deux secondes ?

Sur un banc non loin, un homme était assis. Riza le reconnut aussitôt, il s'agissait du même type à la station service. Il arborait toujours son sourire paisible et... minute ! Il la connaissait d'où cet énergumène ? Et puis que faisait-il là ? Et puis pourquoi l'attendait-elle ?

Elle fronça les sourcils, il haussa les épaules.

-'Je t'avais pourtant bien dit de faire attention au volant.'

Riza ne comprenait pas tout. Faire attention elle s'en souvenait, elle avait fait attention, de quoi se mêlait-il ? Enfin.. jusqu'à ce péquenot, le café, ses mouchoirs et cette lumière..

-'Je ne comprends rien... que s'est -il passé ?'

L'homme se leva et s'approcha d'elle doucement.

-'Et bien après t'être laissée distraire par le fameux péquenot et surtout par ton café sur ton tailleurs en fait, tu allais manquer la sortie que tu devais emprunter -et d'ailleurs je tiens à te faire savoir que la sortie suivante aurait pu te faire gagner cinq minutes puisque la route était bloquée par les autorités.. histoire d'un clandestin nourrissant des chats illégalement..' Riza fronça de nouveau les sourcils. 'Mais tu ne pouvais pas le savoir. Et donc tu as entrepris un virage qui s'est fini en un tonneau spectaculaire. Le temps que tu reprennes tes esprits, malheureusement un camion est arrivé assez vite et ne t'a pas vu à temps. Le choc a été suffisamment brutal pour que tu te retrouves ici où je t'attendais...'

Ah.. donc elle avait eu un accident. La chose lui revenait progressivement en mémoire en effet.. tout ça à cause d'un café renversé.. Elle regarda son tailleur encore taché du café qui avait indirectement causé sa perte. Curieusement elle ne sentait plus l'odeur du café et la tache ne lui apparaissait plus si envahissante. Mais ce détail devenait vraiment insignifiant comparé à ce qui lui arrivait présentement.. là elle pouvait définitivement et littéralement dire adieu à son client..

-'Donc, euh, je suis morte alors, c'est ça ?' demanda t-elle un brin déboussolée et affligée par la situation.

-'Et bien on peut pour l'instant considérer la chose comme telle oui...'

Riza se laissa choir et atterrit sur un banc qui semblait tout juste apparaître. Elle ne remarqua pas ce détail. Elle était morte, ce n'était pas possible ! Elle n'avait que 25 ans, sa carrière était sur le point de toucher les étoiles, il lui restait des millions de projets rien que pour les deux semaines suivantes et.. non elle ne pouvait décemment pas mourir comme ça ! C'était juste inconcevable ! Elle leva un regard à la fois dépité et suspect en direction de l'homme.

-'Une minutes ! Vous étiez à la station service ! Vous m'avez dit de faire attention..'

-'Oui.' répondit paisiblement l'homme.

-'Alors... alors vous saviez que ça allait arriver... pourquoi ne me l'avez-vous pas dit ? Enfin ?

Riza crut devenir folle. Ce qui l'intrigua. Les morts, étant morts n'étaient-ils pas supposés ne plus rien ressentir ? Ah voilà, elle était perdue. Mais si ça se trouve, elle était en train de rêver ! Oui voilà, c'était la seule explication plausible à cette situation infernale... elle se réveillerait dans peu de temps, et tiens, elle annulerait sa présence au mariage à l'Hostalric.. elle se ferait porter malade et elle passerait sa journée à la Central Gallery... simple mesure de précaution car il ne faut pas rigoler avec les rêves trop réalistes...

-'Et bien' reprit l'homme, l'arrachant à sa torture mentale, 'si je t'avait dit que tu aurais un accident mortel, tu ne m'aurais pas cru. Le simple fait de te recommander la prudence m'a fait passer pour un fou à tes yeux n'est ce pas ? Mais c'était inévitable de toute façon.. Et puis' ajouta-t'il avant que Riza ne réplique, 'ne t'en fais pas pour Monsieur Wei ! Sa femme vient d'accoucher et en ce moment-même il est au téléphone avec votre associée pour lui dire qu'il repartait pour Xing à l'instant et qu'il s'excuse pour ce changement de dernière minute. Ce n'est que partie remise donc !

La nouvelle ne réjouit même pas Riza.. de toute façon elle était morte alors autant laisser le champ libre à la Rockbell dès maintenant.

-'Il y a un truc que je ne comprends pas cependant,' dit-elle. 'Enfin, il y en a beaucoup mais passons. Je suis morte n'est ce pas ? Alors pourquoi est ce que je suis dans un parc de la ville ? Ne devrais-je pas plutôt être sur un nuage, au paradis, en enfer ou bien à flotter dans les limbes ? Enfin je ne sais pas... l'endroit où l'on va quand on meurt quoi... Et puis vous ! Qui êtes vous au passage ?

L'homme sourit malicieusement derrière ses lunettes.. tiens il avait des lunettes maintenant ? Aaaah les femmes et toutes leurs questions...

-'Tu sais Riza, le fonctionnement de l'au delà n'est pas aussi simple que l'idée qu'on s'en fait. Ceux qui peuvent partir en paix et qui ont accompli ce qui devait l'être y entrent simplement. Pour les autres, et bien c'est un peu sur dossier si tu me permets l'expression.'

Elle le regarda l'air ahuri et, oubliant temporairement sa deuxième question, lui demanda d'être plus clair.

-'Pour que tu comprennes, on va faire le point sur ta vie et l'état de ton dossier, tu veux bien ?

Elle acquiesça et l'homme entreprit donc de lui expliquer qu'en fait, suite à son accident et par la violence de celui-ci, l'esprit de Riza avait été propulsé hors de son corps. Ce qui la rendait spirituellement morte.

C'est à ce moment précis qu'elle et l'homme se retrouvèrent sur le lieu de l'accident. Riza pouvait y voir le poids lourd qui l'avait percuté, le pare choc avant légèrement rayé et constellé de petits 'confettis' de ferraille qui, elle le devinait, appartenaient à sa voiture. Le chauffeur du camion se trouvait près d'un des camions de pompiers dont tous les occupants s'affairaient autour de la voiture, ou de ce qu'il en restait. Riza pouvait distinguer les éclats de verre ça et la et les morceaux de ferraille répandus un peu partout sur la chaussée. La circulation avait été déviée, le temps pour les secours de dégager l'épave. Alors que les pompiers se dispersaient tandis que d'autres se redressaient, Riza put distinguer son corps étendu plus loin sur la route, encore en un seul morceau mais dans un triste état. Son visage et son cou étaient recouverts de sang qui coulait de plusieurs plaies profondes à sa tête et qui imprégnait progressivement son tailleur. L'état de ses jambes était nettement moins préoccupant que sa tête mais elle devina que si elle était vivante, elle déplorerait de devoir porter des pantalons pour cacher les cicatrices qui résulteraient des multiples entailles, sans doute dues aux bris divers que ses jambes avaient accroché alors que son corps tout entier était projeté avec la voiture et traîné sur plusieurs mètres...

Les épaules de la Riza qui se trouvait encore debout s'affaissèrent devant ce spectacle et avant qu'elle ne puisse échapper un sanglot effrayé, elle se retrouvait de nouveau dans le parc.

L'homme lui accorda un instant pour se remettre du choc et poursuivit son explication. Donc son esprit avait été éjecté de son corps, ce qui la rendait spirituellement morte. Les pompiers l'emmèneraient en urgence au Grand Hôpital de Central où elle resterait cliniquement vivante pendant encore quelque temps. Mais sans son esprit, elle restait dans le coma et ne mourrait vraiment qu'une fois qu'elle aurait franchi la frontière de l'au delà. Cependant ne franchit pas cette frontière qui veut.

-'Ah non ?'

-'Non', poursuivit l'homme. 'Et c'est là que tu interviens.'

Il poursuivit son explication. De manière très générale, les esprits qui arrivaient avec un dossier nickel, c'est à dire qu'ils avaient bien su disposer de leur temps de vie imparti, pouvaient aspirer à une paix immédiate et sans condition d'achat. Les esprits qui mouraient un peu avant la date limite mais qui avaient un dossier potable ou bien qui voulaient finir quelque chose de précis pouvaient obtenir un sursis et devaient patienter dans les limbes pendant étude de leur demande. Le b-a-ba d'un bon dossier consistait en l'amour, l'amitié, le partage et l'accomplissement personnel.

Sur ce dernier point, Riza était au poil... mais c'était tout. Et donc clairement insuffisant pour valider le dossier. En effet Riza avait été si obstinée par sa réussite personnelle et professionnelle qu'elle en avait négligé le véritable aspect personnel de sa vie. À trop s'intéresser à sa carrière, elle ne s'était intéressée à rien d'autre et cela ne suffisait pas à rendre une vie heureuse. D'ailleurs Riza ne ressentait-elle pas un certain vide de temps en temps ?

Elle réfléchit puis secoua négativement la tête. Pour elle il était clair que sa réussite professionnelle suffisait à son bonheur. Et ceux qui avaient rejeté son dossier devraient peut être prendre en compte son avis personnel sur la question non ? Son interlocuteur reprit la parole sans prêter attention à cette dernière question.

-'Alors les autorités de l'au delà ont trouvé un moyen d'éviter à ces pauvres âmes d'errer comme des fantômes dans l'au delà. Il ne fallait que des gens en paix la-haut -dernière réforme du monde spirituel. Ils ont appelé ça le programme 'Anges gardiens'.

-'Anges gardiens ?'

-'Anges gardiens... c'est assez récent d'après ce que j'ai pu entendre. Les Anges gardiens sont donc ces âmes en phase transitoire. On leur attribue un vivant pour une durée déterminée selon le protégé et selon l'esprit de l'ange. Durant cette période, l'ange gardien doit aider le protégé à résoudre certains problèmes de sa vie. Par la suite, les autorités de l'au-delà réévalueront le dossier et prendront la décision adaptée.

Riza le regarda.

-'Donc si j'ai bien compris... je suis un ange...

-'Gardien.' termina l'autre. Mais oui on peut dire que tu es un ange en quelque sorte.

Voilà qui était charmant ! Enfin, si on veut sachant qu'il fallait qu'elle prouve sa bonne foi en aidant un pauvre pour reposer en paix..

-'Mais euh,' hésita-t'elle, 'si je suis un ange, admettons, je ne devrais pas avoir des ailes, ou une auréole ou euh, des trucs d'ange là ?'

L'homme émit un rire amusé.

-'Non, les ailes, les auréoles et tout le balstringue brillant, c'est aux archanges. Tu peux les considérer comme les gardiens de l'au-delà pour te faire une idée. Les anges on sait les reconnaître quand on les voit dans l'autre monde, mais ils n'ont pas de signes distinctifs évidents. En plus les ailes, ce serait un peu encombrant et m'as-tu-vu pour ce que tu vas devoir faire.

Avant que Riza ne puisse demander quoi, le parc autour d'eux disparut, laissant apparaître une ruelle déserte donnant sur la grande avenue de Central.

-'Prête pour le rôle de ta vie ? Ou de ce que tu veux.' sourit l'homme.

Riza, encore un peu déboussolée haussa les épaules. C'est vrai que les morts n'avaient pas les mêmes modes de transport que les vivants.. mais Dieu ! Qu'elle avait du mal à se faire à l'idée qu'elle était morte !

-'Allez suis-moi, je te conduis auprès de ton protégé.'

Ils sortirent nonchalamment de la ruelle pour s'engager de la même manière sur la grande avenue. Malgré l'heure tardive, celle-ci était encore pleine de passants qui s'affairaient sans prêter attention à personne, sauf si..

-'HEY mais vous ne pouvez pas faire attention à où vous allez ! bougonna un piéton visiblement de mauvaise humeur de s'être fait percuter.

-' Excusez-moi monsieur...' fit Riza gênée et surprise à la fois.

Le type s'éloigna en pestant contre ces femmes franchement trop distraites et en déplorant ces temps bénis où celles-ci ne se permettaient pas de flâner dans les rues aussi impunément...

-'Mais qu'est ce qui t'as pris de lui foncer dedans enfin Riza ?' s'étonna l'homme.

Elle lui adressa un regard chargé d'incompréhension. 'M'enfin, je ne comprends pas... j'aurais du lui passer à travers non ? Et comment se fait-il qu'il m'ait vue ? Ne suis-je pas censée être morte ?

Il éclata de rire.

-' AH AH AH AH ! Excuse-moi mais c'est nerveux. Tu es un ange gardien je te rappelle. Donc techniquement tu n'es pas tout à fait morte. Tu as besoin d'un corps consistant pour ta mission. Et comment veux-tu t'occuper de ton protégé s'il ne peut pas te voir ?

Oh ! Fit Riza visiblement déçue de ne pas encore pouvoir passer au travers de la matière et des gens, bref de n'être qu'un fantôme quoi. 'Et vous, on vous voit ?'

-'Moi c'est un peu différent' expliqua l'homme. 'On ne me voit pas à proprement parler. On va dire que je suis plus mort que toi, mais personne ne te verra parler toute seule si telle est ta question ne t'en fais pas.'

Riza finit par se rendre compte que son compagnon l'avait alors dirigée dans une partie de Central qu'elle ne connaissait pas trop. Ils étaient loin du centre ville économique où elle avait l'habitude de vivre. Ils longeaient à présent un grand édifice cerné de murailles gardé par des vigiles en uniforme et à l'air peu amène, qui la suivaient d'un regard suspect. Riza pressa le pas, l'endroit ne la rassurant guère. Son compagnon lui expliqua qu'il s'agissait du siège militaire et politique du pays, de là se prenaient toutes les décisions importantes qui concernaient l'ensemble du pays et c'était aussi une place propice aux coups d'état puisque le généralissime King Bradley en personne exerçait. Riza en resta néanmoins admirative. Si ces pingouins de la politique pouvaient avoir besoin de ses compétences, voilà qui ferait du plus bel effet sur son Cv et qui ferait un sacré pied de nez à la Winry... ah oui mais c'est vrai qu'elle était morte maintenant... Son visage s'assombrit quelque peu et ils continuèrent à marcher, son compagnon lui expliquant un peu le fonctionnement du quartier Général car il semblait avoir eu un travail en relation avec l'endroit. C'est tout ce que Riza put apprendre à son sujet.

Ils finirent par s'éloigner du QG et au bout d'un moment, arrivèrent dans une avenue résidentielle, plus tranquille que la grande avenue mais tout de même assez animée. Le regard de riza s'arrêta alors sur un homme en uniforme militaire lui aussi à quelques mètres d'eux et qui semblait essayer de distribuer des tracts aux passants qui, s'ils ne refusaient pas directement, regardaient le trac d'un œil méfiant avant de le rendre à l'homme en hochant négativement la tête. Celui-ci adressait de temps à autre des petits signes à une fillette, probablement la sienne, assise sur le perron d'une maison de taille familiale, devant la porte légèrement entrouverte. Si la gamine semblait s'ennuyer ferme, l'homme lui, semblait désespéré. Avait-il seulement distribué un tract depuis qu'il avait commencé ?

-'Pauvre homme !' pensa-t'elle tristement alors que l'objet de sa pitié poussait un soupir à provoquer un ouragan. 'Il doit vouloir recueillir des fonds pour les pauvres ou un truc comme ça pour avoir aussi peu de succès.

Une main sur son épaule interrompit brusquement le cours de ses pensées. Son compagnon sourit et lui montra cet homme d'un signe du bras.

-'Riza, voilà Roy Mustang, ton protégé !'

A bientôt pour la suite.