Bon, dans ce deuxième chapitre, je raconte en accéléré la formation de Bellamy, Car mon propos porte surtout sur le futur couple Bellamy/ Clarke dont on devrait voir apparaître les prémices dans le prochain chapitre. D'ici là vous devrez découvrir la nature spéciale de la guilde!
Enjoy!
Bellamy, Paris, Maintenant.
Comment ça je n'ai pas répondu à votre question ? Mais ça vient bandes d'impatients ! Vous vouliez savoir ce qu'est un marchombre ?
Il s'agit tout simplement d'un guerrier surentrainé, capable de purs prodiges, qui veille sur le monde entier, pour le protéger. Je plaisante, nous sommes effectivement très doué pour tout ce qui touche de près ou de loin au combat, mais nôtre seul but est la destruction du chaos, et le meurtre de ces serviteurs ; les mercenaires. Donc ouais, on est les gentils, mais on n'en a rien à foutre de punir les agresseurs de jeunes filles démunies, ou de sauver la veuve et l'orphelin, sauf moyennant salaire bien entendu. Bien sûr il y a une foule d'autres choses à savoir sur nous, pour parler franchement on n'est pas vraiment des guerriers ordinaires… Ce qui caractérise le marchombre est avant tout son immense envie de liberté et les hommes qui désirent réellement être libre doivent donc, suivre la voie du marchombre. Seul un apprentissage extrême, qui repousse toutes les limites du corps humain peut permettre de rendre à l'homme sa liberté. Il y a pas mal de choses à savoir en plus, mais pour l'instant je ne pense pas que vous soyez prêts, disons que ça dépasserait peut être un peu trop vôtre bon sens.
Bon revenons à ce jour, où j'ai perdu, disons à cause d'une mystérieuse inconnue, le combat le plus important de ma vie. Ce jour où je me suis réveillé le corps meurtris, mais rien de cassé, environ deux heures après. Evidemment j'ai tout de suite maudis cette satanée jeune fille qui m'avait déconcentré. Pourtant je revoyais son sourire insupportable, et je ne pouvais m'empêcher de la trouver jolie. Mais comme toujours chez moi, la fureur pris le dessus sur la curiosité.
-Bordel de merde ! Hurlais-je, en frappant de toute la force qu'il me restait un panneau métallique qui n'avait fait de mal à personne. La taule fine se tordit sous la hargne de l'attaque, avec un bruit de couinement de souris.
-C'est bon tu as finis ?
L'homme qui avait parlé était grand, son visage caché par une capuche, et sa voix forte lui conférait une présence spectaculaire. Pourtant, étrangement, je ne l'avais pas entendu arriver, peut-être était-il là depuis le début ? L'homme s'avança lentement vers moi, chacun de ces mouvements était remplit d'une grâce certaine et tout ce qu'il faisait respirait l'harmonie. Je ne suis pas un foutu poète, mais j'avoue que ce premier contact m'a impressionné.
-T'es qui toi ?
L'homme ne répondit pas tout de suite, je ne pouvais pas voir son visage, mais je sentais qu'il me scrutait bizarrement, qu'il m'évaluait, comme si il essayait de me percer à jour…
Comme il ne répond toujours pas je réitère ma question :
-Non mais tu te prends pour qui, monsieur le ninja ? Dis-moi ton nom et ce que tu me veux !
-J'ai vu ce que tu as fait dans le ring, ce soir. C'est pas mal, mais tu as une énorme marge de progression. Mais surtout tu pourrais être utile. A tu envie de rester un pauvre combattant toute ta vie ?
Là il commence à me faire flipper. Je le bouscule, et je me dirige vers la sortie du hangar. Je sens son regard posé sur ma nuque, mais je décide de ne pas me retourner. S'aurait été n'importe qui d'autre je lui aurais cassé la gueule, mais lui je le sentais pas.
-C'est un boulot suffisamment bien payé pour entretenir dix petites sœurs comme Octavia, dit t'il alors que je suis sur le point de sortir.
A ces mots je me fige, le sang glacé. Comment a t'il entendu parler de O ? Je n'en ai parlé à personne parmi les reapers, pour ne la mettre en danger d'aucune façon. Comme je ne bouge toujours pas, je sens sa main se poser sur mon épaule. J'avais prévu de l'attaquer, mais la confiance de son geste m'en dissuade. Je comprends que je n'ai aucune chance face à lui.
-Qu'est-ce que tu veux ? Et comment tu sais pour Octavia ?
Alors, l'homme ôta sa capuche, et je découvris enfin le visage d'un homme au bord de la quarantaine, les cheveux bruns, et avec des yeux profonds, qui lisaient en moi comme dans un livre. Très gênant.
-Mon nom est Marcus Kane. Et je te propose un contrat, disons pour le moins exigeant. Tu me donnes trois ans de ta vie, trois ans ou je ferai de toi un homme meilleur, je te doterai de capacités incroyables, et te rendrai accessible la chose la plus précieuse aux yeux des hommes la liberté. Et bien entendu pendant ce temps, je pourvoirai aux besoins de ta sœur, jusqu'à ce que tu en sois toi-même capable. Si tu veux je ferai de toi mon apprenti, un apprenti marchombre, un guerrier de la nuit.
Je ne sais pas comment décrire ce qui m'a traversé à cet instant : la sensation irrésistible qui me dictait que cet homme disait la vérité. Quand je dis que je serais prêt à tout pour O, bein regardez où ça m'a mené…
A vrai dire il y a autre chose qui m'a convaincu : la dernière phrase qu'il ma dite.
-Tu te rappelles de la fille blonde qui te regardait depuis les gradins ? Ça te dirait de lui rabattre son sourire supérieur ? Parce que c'est exactement mon objectif : je veux que tu sois meilleur qu'elle.
Je pense qu'il a dû lire dans mes yeux qu'il avait gagné, parce qu'il se détourna, en ne laissant en main une unique carte noire, avec un numéro de téléphone dessus. Il sortit en disant :
-Tu as trois jours de repos avant ta première leçon, je te donne rendez-vous ici dans trois jours.
Donc voilà je suis officiellement un apprenti marchombre. Vous êtes en train de vous dire que ça craint, que je me suis fait embrigader dans une secte vraiment bizarre. Vous avez complètement tort. Les trois ans que j'ai passé à apprendre toutes les techniques de combat imaginable, avec Marcus sont à la fois les plus dures et les plus satisfaisantes de ma vie. Chaque jour j'ai progressé sur la voie, j'ai pu gagner suffisamment d'argent pour Olivia. Chaque jour est à l'image de ma première leçon, me rappelant qui je suis, et qui je dois être si je veux progresser. Si je veux un jour devenir libre. Marcus dit toujours que si je dois retenir une seule leçon, c'est celle-ci, surtout pour moi.
Il m'a emmené dans un entrepôt vide, avec au centre un vieillard, seul. Je me rappellerai toujours de ce qu'il m'a dit alors :
-Cet homme est vieux, et insignifiant : tue-le.
Pendant plusieurs minutes je me suis concerté intérieurement en attendant de savoir quelle décision prendre. Mais je sentais le regard froid de Marcus sur moi, et je lu dans ses yeux la déception quand je lui annonçais :
-Non, désolé Marcus je ne peux pas.
-Dans ce cas je ne peux rien pour toi, dit-il en tournant les talons.
-NON ! Attends !
Il se figea et attendis que j'exécute l'ordre qu'il venait de me donner. Alors, je m'avance lentement vers la pauvre victime ligotée à une chaise, en sortant de ma poche un couteau. Au moment d'asséner le coup de lame dans la jugulaire, je fermis les yeux. Puis j'abatis ma main. Elle ne rencontra que le vide.
J'ouvris brusquement les yeux pour voir le vieillard se tenir devant moi, prêt à frapper. Il ne saisit de ma main et avec une force insoupçonnée, m'enfonça mon propre couteau dans l'épaule gauche.
Alors que je hurlais de douleur, et que ma vison se troublais tant je perdais de sang, je vis Marcus donner une liasse de billets à l'homme qui s'en allait tranquillement. Puis il me rejoint, applique un bandage sur ma blessure, et dit d'un avec un rictus satisfait.
-Tu as fait la même erreur que sur le ring tu as manqué d'humilité. La première leçon doit être celle de l'humilité, il y aura toujours quelqu'un de plus fort que toi, quoi que tu fasses.
Alors vous devez penser que ça n'a pas été très efficace, et que je vu mon caractère je n'ai pas retenu la leçon. Mais une fois de plus vous vous trompez, si je suis devenu ce que je suis aujourd'hui, c'est parce que jamais plus je n'ai sous-estimé un adversaire.
Voilà… c'était juste pour vous donner un exemple de mon quotidien pendant ma phase d'entrainement. Les rapports maître-élève que j'ai entretenu avec Marcus sont très complexes. Il n'a eu aucune pitié pour moi, me demandant chaque jour d'avantage, me formant aux techniques les plus rudes de combat. Escalader la tour Eiffel de nuit, parcourir les toits parisiens, maniement de diverses lames, armes de jets de toutes natures… Je ne saurais vous décrire de quoi est capable un marchombre, de quoi je suis capable à présent.
Au terme de l'apprentissage, l'élève doit recevoir la greffe… Ah oui, vous ne savez pas ce qu'est le greffe ! J'avais presque oublié ! La greffe est une aptitude spéciale, unique pour chaque marchombre, et d'une nature qui dépasse l'entendement. En gros, pour simplifier à l'excès, c'est un pouvoir surnaturel. Tous les apprentis doivent passer une épreuve, qui détermine s'ils y auront droit ou non. Le conseil de l'Arche (l'assemblée réunissant les plus vieux et les plus expérimentés des marchombres), répartis les aspirants en groupes de trois pour passer le rite de la greffe.
Et les règles sont simples :
-Si un aspirant meurt, les deux autres reçoivent la greffe.
-Si les trois aspirants survivent, seuls les deux plus méritant recevront la greffe.
-Si aucun aspirant ne survit, aucun ne recevra la greffe.
Je me rappellerais toujours de ce moment ou mon nom fut tiré au sort, et que je dus me diriger vers l'endroit de l'épreuve. J'attendis là patiemment qu'un deuxième aspirant rentre dans la pièce. C'était un mec de mon âge environ, avec des cheveux bruns mi- longs. Il murmura un semblant de nom en entrant :
-Fin
Il n'avait vraiment pas l'air serein, et comme je le fixais longuement il ne put s'empêcher de baisser les yeux. On resta ainsi peut-être une minute où deux sans rien dire, à attendre simplement que notre troisième adversaire, ou partenaire, veuille bien se montrer. Et pour la troisième fois, la porte s'ouvrit, et entre alors une fille vêtue d'une combinaison de cuir épousant parfaitement ses courbes. Ses cheveux Blonds lui tombent sur les épaules, et son visage resplendissant irradie la beauté. Pourtant dans ses yeux réside une détermination implacable, et une froideur tellement profonde qui m'inquiète tout à coup.
-Bonjour, dit-elle avec un petit sourire en coin, je m'appelle Clarke Griffin.
Je ne pus répondre, tant une boule de colère s'agitait dans mon estomac.
Bon voilà, encore un chapitre court.
Je sais que ça n'a pas avancé du tout au niveau de Bellarke, mais promis juré, ça arrive ;) Il faut juste que je plante un peu le décors^^
Merci à toi Bellarke-Princess ça me fait plaisir de savoir que quelqu'un a aimé ce que j'ai fait;)
