Notes de l'auteure: Voilà pour cette deuxième partie sur cinq! J'espère sincèrement qu'elle va vous plaire. Les choses se compliquent pour le suicidaire un peu débile! Et pour la musique... Lion de Hollywood Undead; et Be somebody de Thousand Foot Krutch

Réponses aux reviews: Ouah, je ne m'attendais pas à en recevoir! :3

Guest: Merci ^^ ça me fait vraiment très plaisir :O :$

Anonyme et Lilith: Ouais bon, c'est un peu normal d'être mal à l'aise: il va pas bien et j'insiste dessus.

KunaMay: On se calme OK, No? Tu l'as ta suite ;p Et c'est pas de ma faute: je t'avais dit que normalement t'avais pas le droit de lire avant la fin! C'est toi qui m'a piqué mes notes :p

Je pensais pas que ça plairait autant. Bon, je ne vous embête pas plus: voici la suite pour laquelle vous m'aviez tant pressée!


2.

« Allez Eren ! Tu peux le faire mon grand, ce n'est pas si difficile que ça, courage ! Nous croyons en toi, tu es assez fort pour le faire ! Tu as fait plus dur. » Le motiva la responsable de l'entraînement : Hanji Zoe – la sadique de première en passant.

Eren grimaça et fronça les sourcils. Pas si difficile…, elle parlait toujours, cette sadique ! Ce n'était pas elle qui était face à cet exercice et qui galérait autant… Là, en ce moment, il devait avouer qu'il avait la désagréable impression d'être ridicule, ou – plutôt et – de n'avoir jamais été en contact avec un équipement tridimensionnel. Un véritable débutant face à un exercice de professionnel.

Il crispa les mâchoires et raffermit sa prise sur la garde de ses armes en cliquetant. Il repassa dans sa sale caboche – qui n'arrivait pas à coordonner tous ces membres – les mouvements à faire : attaquer le premier Titan en bois, salto, tournoyer, se raccrocher et déchiqueter la nuque de celui juste derrière. Qu'y avait-il de si compliqué là-dedans ?

Pourquoi n'y arrivait-il donc pas ?! Il avait essayé trois fois de suite, et avait manqué à chaque fois de se faire mal : la première fois, il avait pris le panneau en bois taillé dans la tête, la seconde fois, il s'était emmêlé dans ses câbles, manquant de s'étrangler. Ses camarades s'étaient retenus de rire, mais avaient aussi été inquiets : il avait eu l'impression d'être un pantin. C'était Mikasa qui l'avait aidé à se démêler de ses câbles. Et en regardant le Titan derrière lui qu'il avait manqué la troisième fois, il avait failli se prendre un arbre. C'était simplement un petit balancement de câble qui l'avait sauvé.

Il n'était pas concentré : chaque mouvement qu'il faisait tirait sur ses fraîches blessures, et cela lui faisait mal. Cela le brûlait et le gênait pour bouger correctement. Il crispa un peu plus les mâchoires, il devait oublier cette douleur.

Il posa sa main droite sur son flanc, ignorant la lame qu'il tenait également dedans. Il soupira un long coup et se tourna vers Levi qui le regardait – comme à son habitude –, blasé et les sourcils froncés. Il avait fait le mouvement trop vite : il sentit les croûtes séchées sur les scarifications se fendiller et s'arracher alors soudainement. Il grimaça et retint un grognement de douleur en serrant les lèvres. Il sentit également un liquide chaud couler légèrement le long de ses hanches et pesta. Il ne fallait pas que ça tachât sa chemise !

Il fallait que personne ne voie cela.

Hanji le regarda alors étrangement et il détourna le regard. Ce n'était pas le moment que cette sadique s'en mêlât ! Il inspira un long coup pour se détendre et arrêter de se faire des films, et prit son élan. Il allait faire ce maudit exercice et dirait qu'il était fatigué : au moins pourrait-il aller se reposer dans sa chambre. Et se punir de sa faiblesse, face à lui-même. Il fronça les sourcils en se concentrant, et lâcha un cri de rage dans son élan. Sa lame entama la nuque du premier, il fit un tour sur lui-même, se passant en boucle dans la tête la suite et qu'il devait rester concentré. Il se raccrocha ensuite et fonça sur le point faible du second. Il allait réussir, ses yeux s'agrandirent déjà de joie : jamais il n'avait été si près du but.

Mais sa lame dérapa au dernier moment et se heurta au bois sombre. Il pesta, atterrit près de sa supérieure, essuya la sueur sur son front avec sa manche et se prépara à recommencer. Encore. Il le ferait tant qu'il ne serait pas au point. Il n'allait pas s'avouer vaincu comme ça !

Ce n'était pas la douleur qui l'arrêterait. Même avec cette vive lueur blanche qui l'éblouissait à chaque mouvement qu'il exécutait. Il mordit sa lèvre, il était un semi-titan, il devait cicatriser rapidement et réussir cet exercice : il était l'espoir de l'Humanité. Il se devait de réussir, il le ferait, il devait se le prouver. Il était fort et allait couper cette foutue deuxième nuque Quoique ça lui coutât. Car, tout était de sa faute : la situation dans laquelle ils avaient été coincés lors de leurs missions, et dans laquelle beaucoup avaient failli mourir. Etaient morts. Si à ce moment, il avait été plus fort, il aurait pu éviter cela.

Il retourna à la branche de l'arbre qui composait la case départ. Il passa une fois de plus sa manche sur son front humide et demanda à ses camarades de remettre les Titans en place.

Après tout, les autres avaient réussi ce petit échauffement avec brio, alors pourquoi pas lui ? La rage et la déception montait dans sa gorge, lui faisaient naître une boule dans la gorge qui l'empêchait de respirer correctement. Il devait se reprendre, il ne voulait pas que ses camarades se moquent de lui. Trop de sang avait déjà coulé pour lui, pour sa faiblesse. Il plia les genoux, exténué, et vérifia que la petite tache rouge n'était pas visible sur sa chemise.

« ― Ça suffit, Eren, tu en as assez fait pour aujourd'hui, tu es crevé. Certains jours sont moins bien que d'autres, ce n'est pas grave, lui expliqua Hanji.

― Non ! Je vais le faire, j'en suis persuadé ! Laissez-moi une dernière chance.

― Arrête, gamin. Notre but ce n'est pas de te tuer : ce serait une simple perte de temps sinon. On a parié sur toi. Alors arrête tes conneries, Jaëger, ça ira pour aujourd'hui. » Ordonna Levi.

Pourquoi les gens se tournaient contre lui, se demandait la recrue ? Même son caporal ! Il ne pouvait plus protester, sa sœur s'y mettait elle aussi. Il rageait, les flammes acides rongeant son cœur. Aucun d'eux ne voulait le comprendre. Ils ne ressentaient pas ce sentiment de dégout pour eux-mêmes comme lui. Ils ne sentaient pas tout ce sang sur leurs mains, même malgré les dégâts qu'ils avaient faits. Lui avait l'impression que tout avait été sa faute. Et maintenant que lui disaient-ils ?! « Viens manger, Eren ».

Il avait envie de hurler, de pleurer de rage, de vider son cœur trop plein. Il avait envie de les secouer par les épaules, de leur crier à la figure, de taper quelque chose – un mur – jusqu'à ce que ses phalanges saignent. Il voulait s'entraîner jusqu'à en crever de fatigue, pour laver ses regrets, ses fautes. Il dut se contenter de ranger rageusement son équipement tridimensionnel et de marcher rapidement à la cantine.

Il ne mangerait pas et rentrerait ainsi plus vite dans sa chambre. Il se règlerait son compte, se punirait lui-même de sa faiblesse. Mikasa le talonnait et il leva les yeux au ciel : elle ne comprenait jamais quand il avait besoin d'être seul. Après tout : c'était facile pour elle, un véritable jeu d'enfant pour le Miracle de l'Humanité…

Ses amis autour de lui mangeaient en parlant et en rigolant, mais le jeune homme n'était pas avec eux. Son esprit était ailleurs, même si son corps était serré entre Conny et Sasha. Sa sœur de cœur était assise devant lui, le sondait de son regard sombre, les paupières légèrement plissées. Il repoussa son assiette et elle fronça les sourcils un peu plus. L'état de son frère ne lui plaisait pas, quelque chose le tracassait, elle en était de plus en plus certaine. Une sorte de pressentiment à force de le fréquenter.

« ― Eren, est-ce que tout va bien ? Tu as l'air préoccupé, je me trompe ? Tu veux en parler, tu es muet depuis tout à l'heure et tu ne manges pas. Dis-moi ce qu'il y a !

― Hein ? Ah non, la rassura-t-il en agitant les mains et souriant comme s'il venait de sortir de ses pensées et de s'apercevoir de sa présence, ce n'est rien. Juste la fatigue et encore le choc des évènements d'il y a une semaine. Le couronnement, l'enlèvement et tous ces morts… C'était tellement rapide, il va me falloir un peu de temps supplémentaire, c'est tout. »

Le sourire de son frère de cœur semblait sincère et la rassura. Ses yeux noirs et soucieux s'éclairèrent tendrement : il avait toujours été coupable pour les autres. Il était trop gentil, et les épaules de Mikasa se détendirent. Ça expliquait des choses, son attitude des derniers jours… Elle hocha la tête et sourit, amusée, quand il passa son assiette à Sasha – qui le remercia et s'empressa d'engloutir son repas.

Il se leva ensuite, leur souhaita bonne nuit et se dirigea vers sa chambre. Il fit un dernier signe de la main quand le groupe lui répondit en retour. Là, à l'abri des regards, il s'enferma à double tour et se laissa glisser contre le panneau de bois. Ses poings se crispèrent et il frappa le sol rageusement. Il avait encore échoué, il était vraiment pitoyable. Il s'exécrait. Il se faisait lui-même pitié – si les autres ne le ressentaient pas pour lui, lui en revanche, si.

Il était faible, trop faible, toujours aussi faible que quand sa mère s'était fait bouffer par ce Titan devant ses yeux. En plus, il n'avait, deux fois face à ce foutu monstre, rien pu faire. Rien par lui-même. Il se reposait sur les autres, et seulement sur eux. Que pouvait-il donc bien faire lui-même puisqu'il était tellement faible ? Cette rage qui l'habitait, le hantait, le tourmentait, il allait la tourner contre lui.

Il se mit debout vivement, ouvrit le tiroir et saisit son couteau. Déjà, l'apaisement le prit quand ses doigts se refermèrent sur le manche. Des larmes brûlantes coulaient le long de ses joues, s'aperçut-il. Il pencha la tête sur son épaule, leva le pan de sa chemise et grimaça : celle-ci était collée par le sang séché à sa peau. Il souffla un grand coup et tira, serrant les mâchoires et s'attendant à la douleur. Il retint un petit cri de douleur quand les croûtes s'arrachèrent et la passa finalement par-dessus sa tête, la jetant en boule dans un coin. Il la laverait lui-même. Il avait déjà failli se faire prendre par la scientifique folle, alors que penseraient ses camarades s'ils voyaient du sang sur ses vêtements…

Il devait s'habituer à cette douleur, recommencer ses incisions. Jusqu'à qu'il ne ressente plus rien.

La lame du couteau se plaça un peu plus haut que la veille – au moins le pantalon ne les toucherait pas et ce serait plus pratique pour son entraînement. Il fut alors surpris de remarquer que les blessures de la veille s'étaient refermées après l'entraînement. Tant mieux, il pourrait le faire plus fort. Parce qu'il avait, une fois de plus, échoué comme dans tout ce qu'il entreprenait. C'était sa punition, son petit secret. Cela le forcerait juste à faire mieux. Cela le libérait, le soulageait alors, il recommençait. Après une seule fois, il était déjà accro.

Il avait déjà plus l'habitude : il tira le manche et une brûlure survint. Des perles de sang vinrent plus rapidement que la première fois, il n'eut même pas besoin de presser les bords de la plaie pour forcer le sang à se montrer. Une fine coulée vermeille chatouilla le creux de sa hanche presque osseuse. Il eut un rictus satisfait. C'était vraiment agréable.

Ses mains ne tremblaient pas, comme s'il ne réalisait pas vraiment ce qu'il faisait. Cinq fines marques de chaque côté, serait-ce assez ? Il le supposait. Ou… une dernière, oui voilà, ça ne faisait pas de mal. C'était pour ses parents, il devait toujours s'en mordre les doigts.

Un sentiment d'apaisement étrange le saisit tandis qu'il regardait ses griffures sur ses flancs. Il avait l'impression d'être dans un autre monde. Ses blessures… elles saignaient un peu plus qu'hier. Mais moins que demain. Un beau vermeil, une unique trainée pour toutes les longues plaies parallèles. Telles des larmes d'un magnifique rouge profond, parallèles les unes aux autres comme ses blessures.

Il en essuya une de son majeur et le porta à sa bouche. Un puissant gout de fer emplit ses papilles. Un éclat de conscience le prit : qu'était-il en train de faire ?

Il secoua la tête, repoussant sa question débile. Il le devait : il n'avait plus de famille alors qui le punirait, sinon lui, quand il faisait une connerie ? C'était normal. Il ouvrit le tiroir, passa le couteau dans un mouchoir blanc qu'il avait toujours dans sa poche, le posa bien à plat dans sa cachette et referma cette dernière. Il observa le mouchoir légèrement taché et tamponna ses côtes blessées avec. Ce dernier se teinta un peu plus. La jeune recrue – plus si débutante que ça – haussa les épaules et le posa avec sa chemise en boule. Un truc de plus à laver, il ne verrait vraiment pas la différence.

Il défit agilement son pantalon d'uniforme, le retira en tirant sur l'un des pieds. Il resta ensuite un moment en sous-vêtement à observer ses blessures sur ses hanches. Oui, ça faisait du bien malgré les légers picotements qu'il ressentait en ce moment. Il avait trouvé un nouveau moyen de se passer ses nerfs, contre lui.

De toute façon, cela ne pouvait pas lui faire tant de mal que ça : il ne sortait que quelques gouttes de sang – pas de quoi faire une hémorragie, hein. Personne n'en saurait rien de toute façon enfin un secret qui serait gardé. Un secret que seul lui saurait, il ne serait pas manipulé pour une fois, ça changerait. Pour une fois ce serait lui qui détiendrait un secret que personne ne saurait.

Faisait-il cela pour faire l'intéressant face aux autres, pour se distinguer ? Non, il ne lui semblait pas en tout cas… En fait, oui c'était même sûr : il ne les montrait à personne donc…

Soudain, il sursauta et se retourna vers la porte : une clef tournait dans la serrure. Il n'eut même pas le temps de sauter sur sa chemise qu'il avait posée plus loin. Le battant de bois s'ouvrit violemment et rebondit sur le mur – manquant de heurter le nouveau venu, qui plaça sa main pour l'arrêter. Le caporal rentra alors, son visage était fermé et ses yeux étaient foudroyants. Ils avaient cette ombre menaçante dessus, qui prévoyait le pire pour Eren.

Le « gamin » ne l'avait pas entendu l'appeler, ni même toquer. Comment cela se faisait-il, il n'était pourtant pas sourd ? Il allait se faire bien engueuler : il avait pourtant l'interdiction formelle de fermer la porte et l'avait oubliée. Il commença alors à bafouiller une excuse.

« Gamin ! Je ne te le répèterai pas une seconde fois : pas la porte fermée à clef, bordel ! Sinon, je te préviens, on enlève le battant : au moins plus besoin de te sermonner, c'est clair ? articula le sévère supérieur entre ses dents. Maintenant… que… qu'est-ce que… ? »

Levi fronça les sourcils : le gamin avait quelque chose sur les flancs. Une blessure, constata-t-il, les yeux plissés. L'ombre sur ses yeux s'épaissit : pas une, plusieurs. Il n'aimait pas cela. Elles semblaient avoir été faites il y avait peu : elles étaient encore rosies. Il s'approcha du gamin d'un pas rapide, les sourcils froncés et le regard interrogateur. Ce dernier plaça ses mains pour qu'il ne les voie pas. Les mains du gamin semblaient trembler mais il arrivait à en cacher les tressautements. Il recula un peu plus, jusqu'à être coincé par le mur derrière lui.

Levi le rattrapa de deux longues enjambées. Il saisit ses poignets et les retira sèchement de ses côtes. La résistance que le gamin mettait dedans ne changeait rien, de toute façon il était plus fort que lui. Son regard noir et froid croisa celui vert d'eau et légèrement paniqué du semi-titan. Il sentait les muscles du gosse se tendre sous ses doigts…

« ― C'est quoi ce truc, Jaëger ?!

― Euh… rien caporal, vraiment ! Je vous en prie, ne vous faites pas de soucis pour cela ! » affirma-t-il. Il esquissa un sourire décontracté et cacha ses mains tremblantes dans son dos, les arrachant de la poigne de son supérieur. « C'est à l'entraînement, quand je me suis pris l'arbre. Je ne suis pas doué, vous le savez bien, voyons. »

Le regard sévère et pesant de son caporal le sonda en profondeur, tentant de comprendre ce qu'il se passait chez ce môme. Le masochiste se retint de frémir, surtout quand son interlocuteur plissa les yeux, peu convaincu.

Enfin, ce dernier lâcha un petit « kss », se retourna et se dirigea finalement vers la porte. Il devait masquer sa déception et son scepticisme au jeune homme. Les épaules de ce dernier, presque nu, se détendirent brusquement et il lâcha un soupir silencieux.

Cependant, avant de sortir de la pièce, le caporal ralentit, tourna uniquement la tête vers lui et lui lança par-dessus son épaule après une faible hésitation :

« ― Rassure-moi gamin, tu me dirais si quelque chose n'allait pas, n'est-ce pas ? Tu sais que tu peux compter sur moi, quoiqu'il arrive, hein ?

― Oui, caporal. Rassurez-vous, je vous le répète, tout va bien. Je sais que vous êtes là au cas où. »

Eren fit un grand sourire, fermant les yeux et basculant la tête sur le côté. Levi se contenta de hocher froidement la tête, le visage toujours fermé, mais l'ombre de ses yeux avait un peu disparu. Il souhaita alors une bonne nuit à l'Espoir de l'Humanité et referma la porte derrière lui. Il ne souhaitait pas regarder derrière lui.

Il s'adossa un instant au chambranle de bois, pensif. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait derrière, pas dans celui qui vivait dans cette pièce. Mais de ce qu'il avait saisi, c'était que celui qu'il avait sélectionné quelques mois auparavant dans les prisons, ne lui disait pas du tout. Pas l'entière vérité en tout cas – comme il l'aurait voulu de sa part.

Le gamin mentait décidément très mal. Mais il allait lui donner une chance, il allait croire que c'était vraiment lors de son entraînement, ou du moins pendant une bataille entre ses camarades. Il soupira, laissant ses épaules reprendre leur place normale, se leva en poussant sur ses mains, presque avec difficulté, puis s'en alla dans le couloir obscur, passant une main dans ses cheveux. Il secoua la tête, et se retint de jeter un coup d'œil désespéré derrière lui.

De l'autre côté du battant, au même moment, Eren trébucha en s'emmêlant les pieds et manqua de tomber sur le sol. Il réussit au dernier moment à se rattraper et colla son front contre le bois frais du battant – sans savoir que c'était uniquement ça qui le séparait de son caporal.

Il pressa ses poings dessus. Il était un véritable idiot, il s'était fait voir. Maintenant, il fallait qu'il arrêtât cela car, Levi le surveillerait sans doute dans les prochains jours. Il vérifierait que ses blessures avaient bien guéries.

En effet, il le savait aussi : son caporal lui donnait une seconde chance, pour se racheter.

Oui, décidément, tous les deux savaient parfaitement qu'il mentait très mal et qu'il n'était pas crédible dans ce rôle. Mentir n'avait jamais été son fort.


Déjà la fin de cette partie! :O dommage 0:) bon, à plus pour la prochaine partie. Car... est-ce que cela suffira pour que le semi-titan un peu mal dans sa peau, s'arrête dans ses bêtises? Hélas... non. Il va recommencer, et plus fort. Le danger approche de plus en plus.

N'hésitez pas à laisser une petite review: ça fait toujours plaisir :D n'oubliez pas: sinon les Titans au barbecue 0;)