Plus d'une année ... Je ne saurai expliquer cette absence, les études, le reste? Ces excuses me semblent minables. Mais je finirai cette histoire, ça me tient à coeur.
Revoilà nos deux héros, un chapitre permettant de les rapprocher, un peu.
Merci ENORMEMENT à toutes les personnes qui ont laissé un commentaire, aimé et lu le chapitre, ça me touche énormément.
J'espère que vous aimerez ce chapitre, bonne lecture !
Chapitre 3 – Ici je médite
Réveille-toi Ace ...Let it Happen ... Réveille-toi Ace ...It's gonna feel so good ...
J'ouvris doucement les yeux, appréciant ce moment de quiétude, d'absence de toutes émotions, un moment opportun de vide total, une vacuité complète. Le plafond me faisant face représentait la voie lactée, une multitude d'étoiles formant une mosaïque surréelle. Des notes timides de, ce qui me semblait être, une basse retentirent à mes oreilles. J'étais surement en train de rêver. Je tendis mon bras vers le haut pour attraper au creux de mes mains quelques étoiles, mais ce geste m'arracha une plainte, me faisant redescendre sur terre et entre autre le studio de Law. Ma douleur aux côtes avait été accentuée la nuit du fait que je n'avais pas dormi dans mon lit.
Je tournis la tête vers l'endroit où se trouvait le "lit" de Law. Je le vis assis en tailleur, nu, enlaçant une basse et faisant face à un laptop blanc. Ses cheveux de jais étaient ébouriffés, ses yeux légèrement dilatés et ses lèvres se tordaient sous un sourire flippant. Mais ce qui me harponnait, c'était ses tatouages. J'avais cru les percevoir tous, je m'étais lourdement trompé. Un cœur d'une taille considérable était marqué sur son torse, et un jolly roger se trouvait à sa pointe interne, tous deux étaient faits d'encre noire. Il semblait être en transe, jusqu'à ce qu'il remarque que je le fixais. Il enleva les écouteurs qu'il portait et se tourna vers moi, exposant encore plus sa nudité. Putain. J'avais rencontré ce type deux jours auparavant et pourtant, j'avais devant mes yeux ce qui représentait pour certains le secret de polichinelle.
"_ Salut, bien dormi? Demanda-t-il."
Je me contentais de grogner, cette réponse était plus que significative. Il se leva tout en posant sa basse sur son matelas. J'essayais de m'attarder sur tout sauf ses bijoux de famille, ne pouvait-il pas être gêné? Par Merlin, j'étais là, l'inconnu dont il ne savait rien. Il ouvrit le placard mural qui contenait quelques tiroirs. Celui qui se trouvait en bas était peint aux couleurs de la Jamaïque, il l'ouvrit et en sortit un sachet d'une poudre blanchâtre. Héroïne, cocaïne? Je n'en avais aucune idée.
"_ Ça, c'est ma caverne d'Ali Baba, mon saint Graal, tu peux évidemment te servir, je sais que tu fumes du cannabis, dît-il en se dirigeant vers la paillasse de sa cuisine improvisée.
_ Ah oui? Et comment as-tu deviné cela?
_ Tu écoutes tout ce qui se rapproche de l'Indie, tu es un adepte du Gringo-attitude et ça fait branché ces derniers temps, continua-t-il en se faisant ses rails.
_ Tu crois vraiment que j'ai la gueule du type branché, le PD qui traine chez Yves-Saint Laurent en achetant un juste corps à 300 balles?"
Law se tourna vers moi, ses narines légèrement blanchies et se rapprocha de la porte où gisait mon t-shirt, il le prit entre ses mains et se tourna vers moi.
"_ Bizzbee? Lança-t-il dédaigneusement, ça reste tout de même une marque de petits bobos bourgeois."
Je soupirais, exaspéré. Ses tentatives pour m'irriter étaient vaines, je l'étais déjà assez. Il revint à son labour, et je me levais en me dirigeant vers la salle de bain, alors que l'autre dératé était penché, exhibant son postérieur, reniflant sa source de félicité.
Je revins quelques minutes plus tard, je trouvais Law debout, près de son lit, jouant un air qui ne m'était pas inconnu sur sa basse, qui était soutenue par une sangle marron à motifs tribaux. En me voyant arriver, il commença à chanter en espagnol.
"_ Mano Negra clandestina, peruano clandestino, africano clandestino, marijuana ilegal."
Je souris tout en relevant la tête pour regarder son plafond. C'était hallucinant, on pouvait s'y perdre pendant des heures.
« _ C'est toi qui a fait tout ça ? Demandai-je en faisant un geste vague de la main.
_ Oui. »
Silence.
« _ Tu ne me demandes pas ce que j'en pense ?
_ Pourquoi faire ? »
Je le regardais, interrogatif.
« _ Je n'invite presque jamais personne, mis à part si on peut appeler le fait de proposer avec courtoisie à une personne de l'autre sexe une fornication inoubliable le temps d'une soirée et lui montrer la porte avec amabilité la matinée, 'invitation', alors ça fait de moi un hôte de choix. Donc crois-moi, l'avis des autres sur mes frasques, je n'en ai rien à foutre.
_ Je trouve ça magnifique.
_ Grand bien te fasse, répliqua-t-il sèchement en posant sa basse contre le mur.
_ Pourquoi les peins-tu ?
_ Parce que j'ai l'impression d'être à ces endroits, je me suis vu avec Jimmy Hendrix, je me suis imaginé planant dans la voie lactée, j'ai vu mon Ca prendre le dessus sur le Moi.
_ Et tous ces livres … Ce serait invraisemblable de les avoir tous lu.
_ Tu as raison, il n'y a que cette partie à laquelle je n'ai pas encore touché, dît-il en désignant les livres entassés sur la paillasse de sa cuisine. »
Quel pompeux. Il n'y avait pas plus d'une vingtaine de livres dessus, alors que son appartement devait contenir des centaines.
« _ Quelque chose de particulier à faire ce soir ? Demanda-t-il en mettant, enfin, un caleçon gris.
_ Non, et toi ?
_ Je t'invite à un concert.
_ Oh vraiment ? Qui va se produire ?
_ Une star notoire, je suis sûr que tu aimeras, affirma-t-il en me lançant son sourire atypique, ce même sourire créant un voile de mystère mélangé à de la fourberie chez lui. »
Je commençais à ramasser mes habits tout en reniflant leur odeur lorsqu'il m'interpella :
« _ Tu es homophobe ? »
Cette question me prit au dépourvu. Pourquoi me le demandait-il ? Jusqu'à ce que je me souvins d'avoir usé du terme 'PD' plus tôt.
« _ Non du tout, et toi ?
_ Non plus, es-tu hétéro ? »
Me questionner sur ma sexualité d'une manière si directe était déroutant, mais je cachai ma gêne en le soutenant du regard.
« _ Oui.
_ Tu as déjà couché avec un homme ?
_ Non jamais.
_ Alors comment peux-tu savoir que tu es hétéro ? »
Cette question me laissa muet. J'ouvris la bouche plusieurs fois pour répliquer, mais ma réponse me semblait toujours absurde. Je n'avais jamais été attiré physiquement par un homme. Penser au coite avec une personne du même sexe me provoquerait un haut le cœur, mais je n'étais pas homophobe pour autant. J'étais hétéro, c'était une certitude. Sans m'en rendre compte, je me mis à le détailler. Law n'était peut être pas Lenny Kravitz, mais j'étais persuadé que n'importe quelle fille le trouverait mignon, viril. Ses yeux étaient dotés d'une couleur peu commune, un gris profond. Si je devais définir Law, ce serait cette connaissance, artiste, qui était décalée du reste par son physique et sa pensée. Et pourtant je ne ressentais pas de l'attirance, juste une curiosité maladive.
« _ Je suis hétéro. »
Il éclata de rire en s'approchant de moi, et tandis qu'il était arrivé à ma hauteur, il me lança malicieusement :
« _ On le saura bien assez tôt.
_ Et toi ?
_ Je suis attiré par tout ce qui peut m'attirer, mais ça ne fait pas de moi cette race qui se crée sur les réseaux sociaux, notamment Tumblr, se prétendant pansexuels.
_ Pourtant je te vois bien gesticuler à coté de ce genre d'individus, je pourrai t'en présenter si tu le souhaites.
_ Oh, voyez vous cela, monsieur apprend le sarcasme, quelques heures en ma compagnie auront au moins suffis à cela. »
La sonnerie de mon téléphone stoppa notre échange.
« _ Salut Ace ! Me dît une voix enjouée de l'autre bout de mon Iphone.
_ Salut Sabo.
_ Je suis passé chez toi et tu n'y étais pas, où es-tu ? »
Je me tournai vers Law pour vérifier ce qu'il faisait, le trouvant affairé sur un livre, la musique classique pour les nuls, rien que ça.
« _ Je suis sorti tôt aujourd'hui, éludai-je rapidement.
_ On va déjeuner, tu nous rejoins ?
_ Au Mélo ? »
Je ne pus entendre sa réponse due à la flatulence digne d'un holocauste nucléaire lâchée par Law. Ce dernier ne semblait point perturber. Un meurtre allait se produire.
« _ Bon ben, à tout à l'heure Ace.
_ Salut Sabo. »
Prenant mes converses en mains, je m'accroupis pour les chausser, tandis que mon bon sens me rappelait d'inviter Law à venir manger avec nous, vu qu'il avait assisté à la conversation.
« _ Moi et mes potes allons manger, ça te tente de venir ?
_ Non, sans façon, ça fait une semaine que je réunis des ingrédients pour faire une salade mexicaine. »
Sa réponse me rassura. Je ne voulais absolument pas le présenter à mes amis. Une partie en moi voulait le garder secret, j'avais l'impression que si une personne de mon entourage entendait parler de son existence, il disparaitrait. A mes yeux, Law allait être mon péché. Un péché qui m'était personnel et intime. Un péché qui ne se partage avec personne.
Quinze minutes plus tard, j'étais devant la station de métro de Shaboady sud. Montant à bord de la rame, une femme d'une quarantaine d'année portant un tailleur noir et enserrant un porte document, qui devait représenter l'origine de son salaire du mois, me jaugea silencieusement de haut en bas puis s'éloigna de quelques centimètres de moi, comme si j'avais la peste. Je lui répondis par un très large sourire, qui me fit grimacer due à la douleur causée par mon nez. Sourire qui la fit carrément éloigner de moi. Tant mieux, je pouvais au moins me soutenir grâce à la barre sur laquelle elle était adossée. Ma playlist en marche, mon trajet se trouvait moins morose et monotone qu'il devait l'être. Tame Impala savait nous faire voir les sons, avec des couleurs si vives qu'on en perdait les notions les plus basiques, à commencer par la gravité. On se sentait tanguer, cherchant un appui contre un quelconque son qui nous semblait être mis là d'une manière impromptue mais qui, pourtant, faisait tout le sens de la chanson. Endors-toi s'enclencha et mon cerveau ne sut où se mettre, sur quoi se focaliser, tant cette musique enfiévrée lui ordonnait se laisser aller à cette bourrasque de mélodies exceptionnelles.
Après être rentré chez moi et alors que je déchaussais mes converses qui se trouvaient être dans un état pitoyable, tout autant que le reste de ma tenue, mes yeux croisèrent mon reflet sur le miroir mural de ma chambre. J'avais une mine horrible, sur mon nez était dessiné un hématome d'une taille considérable. Et pourtant, mon teint, qui avait été longtemps blafard, avait repris une rougeur longtemps absente. Mes cheveux allaient dans tous les sens. J'avais la parfaite apparence du petit grunge qui se dope à Nirvana à longueur de journée.
Après avoir pris une douche rapidement et tenté de cacher vainement les dégâts sur mon nez, je me dis que la moindre des choses que je puisse faire pour mes amis était de ne pas faire tâche dans le décor du Mélo (plus que ce n'était déjà le cas) en m'habillant convenablement. C'est pour cette raison que j'optais pour un t-shirt à col tunisien blanc sur un chino couleur camel foncé. Distinguant de loin la boite de mes nouvelles Stan Smith, je décidais d'enfin les mettre.
Un rapide coup d'œil sur mon appartement, avant de fermer la porte pour sortir, me fit rappeler l'urgence de faire prochainement un grand ménage. Mais une œillade rapide sur l'heure effaça instantanément mon admonestation de moi-même.
Descendant au parking de l'immeuble et en attendant que le moteur de ma voiture, Clio 4 noire, chauffe, je pris mon téléphone et cherchai d'éventuels concerts intéressants aujourd'hui. Où comptait-il bien m'emmener ? Un évènement underground ? Un festival dont je n'aurai pas eu vent ?
A part le concert d'une adolescente invertébrée adulée par le reste de sa race (à plus de 5000 personnes participantes), il y avait un mouvement jazz dans une partie de la ville. Rassuré, je pris la route vers le Mélo.
Le Mélo se trouvait dans la baie de Loguetown (endroit de prédilection pour un restaurant ayant une spécialité poisson, ibérique et méditerranéenne). Rares sont les restaurants qui font rimer beau décor et cuisine de qualité. Le Mélo fait parti de cette catégorie. Il n'a pas toujours été un restaurant, d'où son architecture historique datant du 19ème grandiose. A l'intérieur, dorures, chandeliers et miroirs confèrent un charme particulier nous faisant voyager dans la splendeur bourgeoise de l'époque. Les tables sont espacées, la salle lumineuse, et la hauteur du plafond considérable, on se sent détendu et confiant. Ou devrai-je dire, au Mélo, on se sent être « quelqu'un ».
Me stationnant à quelques mètres de l'entrée, je vis Thatch, se décoiffant négligemment tout en regardant les pierres du sol, et à sa droite Sabo qui me sourit légèrement en mettant son téléphone dans la poche de son jean. Voyant l'état de mon visage, Thatch et Sabo ne purent s'empêcher de s'inquiéter et de demander l'origine de ces bleus. Question que j'escamotais par le cliché douteux de la glissade dans les escaliers.
Nous attendîmes pendant plusieurs minutes Izou, qui avait été retenu par sa mère pour l'aider à faire ses courses, chose qu'il avait surement du bâcler en rallant. Après nous être promptement salués, nous nous plaçâmes à la table qui nous avait été attribuée, tandis que Thatch regardait partout à la recherche d'un visage familier.
« _ Eh ben Ace, tu fais profil bas ces derniers temps, commença Izou en feuilletant le menu avec une voix emplie de sous-entendus.
_ Au cas où tu l'oublierais, on se voit presque tous les jours, répliquai-je en prenant le verre d'eau en main.
_ Et alors ?
_ Moi je sais, Ace voit quelqu'un, résolut Thatch en prenant son air illuminé.
_ Tu crois que c'est la fille du 'Néant' ? Demanda Izou.
_ Celle avec les dents de junkie ? Non ! Moi, je dirai celle du festival, elle avait l'air de le brancher, supposa Sabo.
_ Ses dents étaient tout à fait normales, arrête d'en faire une fixette, tu nous as exaspéré avec, répliqua Izou.
_ Je suis là, au cas où vous l'auriez oublié, minaudai-je derrière mon menu.
_ Raconte moi tout, elle est comment ? Dît Thatch d'une voix doucereuse.
_ Oui, on veut tout savoir, continua Izou, c'était un bon coup, au moins ? »
S'en suivit une déferlante de questions, qui n'attendaient aucune réponse. Voilà pourquoi il m'était impossible de leur parler de ma relation ambigüe avec Law. Je passais déjà pour un déviant, mais là, ils me traiteraient de fêlé. A la limite, Sabo essaierait de comprendre le 'mécanisme', d'en décortiquer toutes les bases pour, à la fin, me dire que je devrais m'éloigner de cette personne, le qualifiant de 'non fréquentable'.
Notre déjeuné se passa comme à l'habituée, entre bonne humeur, délassement et blagues salaces pondues par Thatch. J'avais beau me plaindre, ces sorties représentaient une certaine bouffée d'air frais pour moi.
Mais, déjeuné aussi sympathique fusse-t-il, mes pensées n'étaient dirigées que vers ma soirée. Un simple concert, vraiment ? Ce serait décevant connaissant l'intrépidité de Law.
Je m'étais séparé de mes amis dans les environs de 15h, parfait moment pour rentrer chez moi et me prélasser dans mon palace de 20m². Stationnant maladroitement ma voiture, je m'étais empressé de rejoindre mon havre de paradis sentant la chaussette pour me débarrasser de ces couches de vêtements jugées par mon subconscient comme étant indésirables. Obéissant à ce dernier, je me retrouvais affalé sur mon canapé dans mes habits d'Adam. Je pris mon téléphone et formulais rapidement 'Un indice ?' à Law. Sa réponse ne tarda pas 'Tripant'. Tripant ? Le seul genre de musique qui me venait à l'esprit était du rock psychédélique et j'en souriais béatement.
Ma conscience me rappelant de faire ma séance quotidienne de sport, mais, mon corps dévoré par une paresse digne des journées les plus chaudes d'été, je pris mon laptop et me mis dans mon lit après avoir soigneusement plongé ma chambre dans cette semi-obscurité où filtrait quelques rayons à travers les volets, conférant cette aura orangée rassurante sur les murs et objets. Je fis ensuite ce qui me permettait parfois d'échapper à la réalité, m'imaginer dans une ville que je voudrai visiter, une escapade, une équipée. Mon choix ne fut pas difficile, mes mains avaient déjà écrit Bucarest avant même que je ne puisse y penser convenablement. Je me voyais d'ores et déjà parcourir le centre ville historique à la recherche d'un pub où je pourrai boire de la bière pas chère avec comme fond sonore une musique potable, bar qui s'avérerait être Oktoberfest, dont le nom me ferait sourire. Je m'imaginais m'attarder devant toutes ces églises orthodoxes se trouvant à chaque coin de ruelle, réveillant ma spiritualité ainsi que ma curiosité. Je me distinguais au Herastrau Park, assis près de quelques musiciens accompagné d'un livre quelconque et d'un bon paquet de Kent. Bucarest m'a appartenu le temps de deux heures. Heures après lesquelles je me suis endormi en étalant tout mon poids sur mon lit.
Crazy … I'm crazy for feeling so lonely … I'm crazy for feeling so blue…
La voix de Patsy Cline s'insurgea dans chaque cellule de mon corps. Ce timbre à la fois maitrisé mais non moins torturé, m'hérissa la peau. Le genre de chanson maudite, traduisant un amour fou, aliéné, échappant à la raison. Destructeur. Je ressentais le même malaise en écoutant Where did you sleep last night, Hey Joe ou Jolene. J'étais persuadé que je n'avais pas le droit d'écouter ces mots tant ils étaient intimes, personnels. Cette passion mêlée à la peur, la crainte de l'abandon me terrifiait aussi.
Mais alors que Patsy Cline entamait le refrain, une pensée importante m'effleura.
Je n'avais pas enclenché cette chanson.
Le premier reflexe que j'eue fut de porter ma main au coté gauche de ma tête, là où devrait être mon téléphone. Mais mes doigts ne touchèrent que le drap. Je me redressais sur mes coudes, analysant les alentours. D'après la lumière des lampadaires qui s'infiltrait à travers les volets, c'était encore le début de la soirée, 21h au plus tard. Je me mis à regarder ma chambre, cherchant un quelconque élément changé, plissant les yeux, espérant le distinguer malgré la pénombre.
« _ Les souffrances salutaires du souvenir ont leurs charmes. »
Je soupirais suite à l'entente de cette voix en me laissant tomber sur le dos. Après deux secondes, je me relevai en prenant appui sur mes coudes et regardant vers l'origine de la voix. Un cliquetis se fit ouïr. Law allumait une bougie, qu'il avait du trouver sur une des étagères de la bibliothèque du salon, à l'aide de son briquet. Il posa la bougie devant lui, ce qui me permettait de le distinguer, assis en tailleur, et sa tenue, un t shirt blanc, un pantalon slim qui me paraissait vert kaki et, ce qui me semblait, des Doc Martens noires. Il tenait entre ses mains un livre, épais, d'une ancienne édition au vue de la reliure. Je n'avais même pas remarqué que la musique s'était arrêtée.
« _ Comment as-tu su où j'habite ? Comment es-tu arrivé à entrer ici ? Demandai-je d'une voix plus sèche que voulue.
_ Les gens ont tendance à oublier l'existence des annuaires et de fermer la porte derrière eux apparemment, tu as l'habitude de le faire ? J'ai des amis qui seraient ravis de t'emprunter des trucs, répondît-il d'une voix posée, ne trahissant ni de la gêne, ni un malaise.
_ Et la porte de l'immeuble ? Continuai-je toujours du même ton pressé.
_ Douterais-tu de mon intelligence, Portgas ? »
Il jouait avec son briquet, allumé, regardant la flamme sous plusieurs angles différents, qui éclairait son visage et ses cheveux, dont il était difficile d'en deviner la taille vu qu'ils se confondaient avec l'obscurité.
« _ Mais putain, ça se fait pas de débarquer chez les gens comme ça ! J'aurai pu t'attaquer ! M'emportai-je, ne remarquant même pas que je m'étais mis debout en faisant de grands gestes avec les bras. »
Law parut surpris. Sa main, tenant son zippo, s'était arrêtée près de son visage, ce qui me permit de voir la stupéfaction sur son visage.
« _ T'appelles ça 'chez toi' ? Vraiment ? Rien ne t'appartient ici, cet endroit ne raconte l'histoire de personne, fît-il d'une voix laissant transparaître une pointe d'agacement. C'est à peine si on pouvait deviner qu'une personne vit ici. »
Certes, je n'avais jamais ressenti le besoin d'enjoliver cet endroit, d'y mettre des photos (d'ailleurs de quoi ? De qui ?), des objets de voyages, des souvenirs. J'avais feuilleté un catalogue et avais choisi les différentes pièces selon le critère de l'espace. Peu de meuble, plus d'air à respirer.
« _ Je ne veux plus que tu reviennes ici.
_ Quoi ? Demandai-je, ayant l'impression d'avoir mal entendu.
_ Tu viendras prendre le strict nécessaire, pour le reste, tu resteras chez moi. Tout ce qui m'appartient, t'appartient. »
J'étais sur le point de protester puis je m'étais rappelé. Tout ou rien. A présent, je comprenais enfin l'ampleur du pacte. Les conditions de Law allaient commencer à être de plus en plus difficiles, changeant mes habitudes, mon mode de vie. Jusqu'où étais-je prêt à aller ?
Je marchai jusqu'à atteindre l'interrupteur à coté de la porte de ma chambre et allumai la lumière, puis je me tournis vers Law. Il était toujours dans la même position et me regardait en souriant. Je mis quelques secondes à comprendre qu'il faisait allusion à ma nudité. Je lui lançais un 'je t'emmerde' tandis qu'il éclatait de rire en se relevant du sol.
J'ouvris le placard, sortis le bac me servant pour les sous vêtements, pris le caleçon blanc tandis que j'entendais Law fredonner par-dessus mes épaules un air celtique. Je piochais parmi mes débardeurs pour tomber un noir ayant le motif des Arctic Monkeys imprimé dessus et pris un pantalon slim bleu nuit. Ayant fini de mettre mes converses, je rejoignis Law, assis sur le canapé du salon, cigarette à la main, qui regardait les informations sur la télé. Regardant le coin de l'écran de la télé je vis l'heure : 21h58. Je me dirigeai vers l'angle me servant de cuisine, ouvris un placard mural pour en sortir une boite de cookies qui allait me servir de diner.
« _ On peut y aller, dis-je en mettant mon téléphone et mes clés dans la poche. »
Law regardait de manière septique la boite de gâteau dans ma main mais ne fit pas de remarquer. S'il avait osé me sermonner à propos de mon alimentation douteuse, je lui aurai gentiment fait avaler ses cigarettes, ses drogues par là où je pense.
« _ Tu es étudiant ? Me demanda-t-il alors qu'on descendait les escaliers.
_ Oui, en pyrotechnie.
_ Pyrotechnie ? Genre tu crées des pétards ?
_ Si on veut, oui.
_ Tu vas passer ta vie à créer des pétards ? Continua-t-il sous le même ton à la fois curieux et amusé.
_ Je n'en sais rien.
_ T'aimerai passer ta vie à créer des pétards ? »
Non. Je ne voulais pas consacrer ma vie à la pyrotechnie. J'appréhendais d'ailleurs l'année qui suivait, un semestre de plus et j'allais mettre le feu au campus, littéralement. Le comble était que je ne savais même pas quoi étudier à la place. Sortant de l'immeuble et m'apprêtant à répondre, je vis Law s'approcher d'un scooter Star rose bonbon. Oui, j'ai bien dit rose bonbon.
« _ C'est une blague, lâchai-je.
_ Un problème ? Demanda-t-il en mettant un casque noir sur tête sur lequel figurait un smiley d'une taille considérable.
_ On n'a qu'à prendre ma voiture, on ne va pas aller au cirque à ce que je sache.
_ Pour ton info, une amie a eu la gentillesse de me prêter ce qu'elle appelle 'son trésor doré', je te l'avoue je ne vois pas le doré en tout ça, ni le trésor, et je suis obligé de le lui laisser au bar où nous allons. Alors je te conseille de mettre ce casque et de retenir tes fous rires. Oh, ce serait bien aussi de prier pour que personne ne puisse nous reconnaitre, ça a bien marché pour moi la moitié de la journée, me dît-il en me tendant un casque jaune sur lequel était peint maladroitement un arc-en-ciel. »
Je me mis à rire nerveusement alors que je m'assoyais derrière Law et que l'appareil craquait sous notre poids. Law démarra. On avait du traverser toute la ville, s'arrêter une fois pour refaire le pleins, répondre poliment par un doigt d'honneur à tous les guignols qui nous avaient traité de tapettes. En bref, une balade charmante.
Après ce qui me sembla être une éternité, nous étions arrivés à destination. C'était situé dans un quartier que je n'avais jamais fréquenté, se rapprochant de la banlieue. Situé en bas d'un immeuble de quatre étages, le nom du bar était à moitié effacé, seules quelques lettres demeuraient, permettant de deviner 'Identikit'. Une affiche était collée sur la porte massive noire, présentant le groupe qui allait se reproduire ce soir. 'Suck it and See'. J'avais du faire un effort remarquable pour m'abstenir de commenter.
Nous entrâmes après que Law ait garé, plus ou moins correctement, l'autre jouet. Le bar était particulier. Ce n'était ni trop grand, ni trop petit. Les murs étaient recouverts de peinture, fresques futuristes, dont une qui était la copie de Peinture-mots en liberté de Carlo Carrà, ce n'était pas une franche réussite, mais la toile était reconnaissable. Le plafond était peint d'un noir sombre et le sol était en bois foncé. Une scène prenait tout le mur gauche, un groupe jouait dessus. Les tables avaient été écartées contre les murs pour laisser place à la foule pour se déchainer. C'était plein. Des adolescents, des jeunes, des moins jeunes sautaient en tout sens alors que la voix de la chanteuse (que j'aurai prise pour un homme si je ne l'avais pas vu) scandait les paroles de Hey des Pixies. C'était certes une reprise, mais l'interprétation différait complètement de la chanson d'origine, plus hard rock. Le public s'en rassasiait.
Nous nous étions dirigés vers le comptoir pour commander à boire. Il contrastait avec le décor du bar, pour ne pas dire que ça n'avait rien à voir, d'un gris acier avec quelques taches de peintures dessus. Certaines personnes y étaient accoudées en hochant leurs têtes au rythme de la musique, d'autres donnaient du dos la scène, assis sur les tabourets, d'un gris plus foncé, en regardant leurs bières presque finies. Le barman, un grand rouquin arborant une balafre sur son œil gauche, qui devait s'appeler Shanks (au vue de l'attestation de Barman posée entre plusieurs bouteilles sur l'étagère) se hâtait à servir les gens, dont nous.
Nous avions pris, chacun, deux shots de tequila puis avions rejoint le centre du bar. L'alcool faisant petit à petit effet, je m'étais mis à danser, sagement tandis que la chanson se finissait. Law se rapprocha de moi et me dît à l'oreille 'Lâches-toi'. Comme un ordre lancé à mon cerveau, tout mon corps se détendit alors que la chanson suivante se lançait. Aux premiers accords, tout le monde se mit à crier, dont moi, reconnaissant aisément Banquet de Bloc Party. Je me mis à gesticuler, avec Law à mes cotés. La foule nous rapprochait toujours un peu plus, un centimètre, puis deux pour être presque collés. Quelque chose changeait, comme si on venait de m'injecter un aphrodisiaque. La musique m'était tout à coup en sourdine. Mes yeux étaient liés à ceux de Law, les siens étaient plus profonds, presque dilatés. Par moment, nos corps se touchaient, s'effleuraient, nos bras, nos cuisses. Son parfum, un mélange de cigarette, de bière et de menthe poivrée me chatouillait les narines. C'était effréné, je m'enivrais de l'instant. On valsait, on se découvrait, on se dévoilait. On se trémoussait. Il se colla à moi, sa main droite se posa sur ma nuque, pour m'empêcher de m'éloigner, mais comment aurai-je pu ? C'était magnétique. L'alcool, la musique, l'endroit, le manque de lumière, j'étais avide de vouloir le connaitre, dénuder son être. On se déhanchait, l'un contre l'autre, un combat où on était tous deux vainqueurs. De loin, la scène aurait pu être obscène, inappropriée, une ignominie, mais qui aurait pu nous déceler à travers cette foule compacte ? Je le sentais partout, son souffle contre mon cou, son regard brulant ma peau, son torse contre le mien, ses mains sur mon dos et son genou contre mon entrejambe gonflée. Je rejetais ma tête en arrière et un gémissement passa mes lèvres, absorbé instantanément par le brouhaha nous entourant.
Ce qui se passa ensuite m'est brumeux. Je ne sais pas comment on a traversé la foule, alors que nos corps étaient littéralement collés à l'autre, ni comment on a retrouvé les toilettes, alors que je n'aurai même pas pu prononcer mon prénom correctement, ni même s'il avait vérifié que la pièce était vide avant de coller mon dos contre le mur faisant face à l'évier surplombé par ce miroir enraillé sur lequel était écrit 'U r mine, r u ?'. Il s'était simplement accroupi face à moi, avait ouvert la braguette de mon pantalon d'un geste rapide et précis, baissé mon caleçon, qui m'était plus douloureux qu'autre chose, avait pris en main mon membre en érection. A l'instant où il le mit en bouche, je criais 'Bordel'. Quelque chose se libérait en moi, comme une tension longtemps contenue. Mes mains se posèrent machinalement sur ses cheveux que j'empoignais, je ne saurai dire si c'était gentiment attrapé, et le pressais à aller plus vite, plus loin. La voix de la chanteuse me semblait lointaine, mais ses paroles m'arrivaient distinctement. Smells Like teen spirits me pénétrait de partout. Mes gémissements étaient de plus en plus bruyants, sauvages. Law accélérait le rythme, en suçotant, léchant. Il ne me fallut pas plus pour venir, mon corps s'arquant, se tendant à l'extrême. J'essayais de prendre appui contre n'importe quel objet pour ne pas tomber, tant l'orgasme était puissant. Law avala tout puis remonta pour me faire face, ses yeux arrivant au niveau des miens, il me rota au visage.
« _ C'était … commençai-je en haletant.
_ Chimique, termina-t-il en se tournant vers le miroir pour scruter son reflet. »
C'était réellement alchimique. Je m'étais senti vivant, fringant. Je ne me rappelle pas avoir été dans cet état après une simple fellation, particulièrement avec un homme. Un homme. Cette information me rendait confus. Mais je la chassais rapidement, je savais que j'allais devoir y penser, méditer dessus pour ensuite m'éditer.
Remettant à la va vite mon pantalon, je me rendis compte que Law devait me considérer depuis plusieurs minutes. J'avais l'impression d'avoir changé mais lui était toujours le même, fier, particulier. Il semblait avoir des réponses à des questions que je ne connaissais même pas encore. Il venait de mettre une cigarette entre ses lèvres. Ses mêmes lèvres qui m'avaient mené à l'extase plus tôt.
« _ Chaque chose en son temps, Portgas, dît-il comme pour me rassurer, pour l'instant nous avons une dernière chose à faire. »
En quittant les toilettes, cette même phrase m'interpella encore, semblant s'adresser à moi. U r mine, r u ?
Nous partîmes du bar, en se frayant un chemin parmi la foule toujours embrasée. A peine sorti, je m'allumais une clope tandis que Law me demandait de l'attendre. Il revint deux minutes plus tard avec une bandoulière grise en tissu, légèrement déchirée sur les cotés. Il m'incita à le suivre tandis qu'il entamait une conversation en m'interrogeant sur l'importance de la technologie à encourager la création et créativité. Je répondais vaguement, perdu dans mes propres pensées.
Aussi étrange que cela puisse paraître, j'avais confiance en lui. En grandissant j'avais eu affaire à des personnes de tout genre. Toutes cherchaient à se servir de moi pour gagner quelque chose, que ce soit mon argent, l'attention de mon Grand-père et son carnet d'adresse, l'entrée dans la sphère bourgeoise, en somme ces individus ne cherchaient qu'à atteindre leurs intérêts via moi. Mes amis, c'était différent, nous avions presque grandi ensemble, nous considérant comme une famille. Mais Law ? C'était une personne qui, en temps normal, n'aurait jamais fait partie de mon entourage. Law est un bug dans mon fonctionnement. Sa désinvolture, son besoin de libertinage cachait quelque chose. Une chose que j'allais finir par découvrir, ça ne faisait aucun doute.
Nous nous engouffrions de plus en plus dans les artères des ruelles, pour arriver près d'une bouche de métro. En face de l'entrée se trouvait une façade d'un bâtiment, d'un style brutaliste gris. La route était presque déserte. On voyait quelques lumières allumées. Le métro était fermé.
Je me mis à détailler l'architecture du bâtiment qui était peu commune.
« _ Mets ça. »
Law me tendait un tissu ressemblant à une écharpe blanche. Je le pris en main, ne comprenant pas et le questionnant du regard. Il ne me regardait pas et sortait un autre objet de son sac. Tout s'expliqua. Il avait une bombe à peinture noire.
« _ Qu'est ce que tu veux que je fasse avec ça ? Demandai-je franchement.
_ Je veux que tu t'exprimes, que tu dises ce que tu penses. Tu as été trop longtemps silencieux, il est temps que tu parles, répondît-il en prenant un air sérieux, concerné. »
Ecrire ? Dessiner ? Je n'avais rien fait d'artistique depuis une année, ou plus ? Je faisais du piano, étant jeune, mais depuis que je ne vis plus avec mon grand-père, cela datant de plus de cinq années, je n'avais plus touché un clavier. Il était fier de moi, la première fois que j'avais appris au clair de la lune, le jour où je lui avais joué la marche turque, l'anniversaire de mes 15 ans quand j'ai performé la Fantaisie Impromptu. Mais ai-je parlé de sa déception quand j'ai pris le marteau qu'il utilisait pour bricoler pour casser ce piano qu'il m'avait offert ?
Il n'y avait qu'un mot, qu'un état qui me venait à l'esprit depuis ma rencontre avec Law. Je mis l'écharpe autour de mon visage, ramassai mes cheveux avec un élastique que j'avais toujours sur moi, pris la bombe de peinture noire des mains de Law et me mis face au mur. Rapidement, maladroitement, dessinant grossièrement les lettres, j'écrivis.
Closer.
En finissant, je me rendais compte que j'étais en sueur. Law regardait religieusement le mot, essayant de comprendre (peut être avait-il déjà compris).
Chaque seconde, nous étions plus proches. C'était plus fort que nous, cette équation obéissant à une loi qui nous était inconnue. Nos êtres étaient plus proches. Nos corps étaient plus proches. Nos esprits étaient plus proches. Le moment de l'entrechoc était plus proche.
Oui, le moment était proche.
Et c'est fini (non sans blague?). J'espère que vous aurez aimé. Les choses avancent petit à petit entre Law et Ace. Chacun a son histoire, histoires qui seront développées tout au long de la fanfiction. Étant en vacances, j'essayerai de poster les prochains chapitres le plus rapidement possible.
Hit me as hard as you can. Ne me loupez pas avec vos commentaires, vos critiques. Merci encore aux personnes qui ont lu, j'espère vous retrouver la prochaines fois. A très bientôt !
Réponses aux reviews anonymes :
Abybu : C'est un plaisir de te retrouver ! J'espère que la suite te plaira. Si tu un quelconque feedback, n'hésite pas à m'en faire part. A très bientôt ^o^
ReikaMarcel : Haha, rien que pour le pseudo, je t'adore ! Je te retourne la même question, pourquoi citer l'évangile et non pas le Coran? Pourquoi citer ceci et non pas cela? J'avais écrit Coran avant même d'y penser et le rendu me semblait cohérent. La religion est une chose qui a toujours été associée à l'homme, je trouve naturel que Law et Ace en parlent vu qu'ils critiquent et décortiquent tout ce qui les entoure. Et excuse moi pour Sanji T_T Ce n'est qu'un figurant de l'histoire, il n'en fait pas parti, et qui aurai-je pu handicaper? (j'avoue que c'est cynique XD) Pour les personnes du bar, je me rappelle avoir parlé de vieilles personnes, même si je trouve plus logique qu'il y ait des jeunes/adultes plutôt que personnes âgées (dont les fractures sont plus difficiles à traiter etc) Hahaha pour les "scènes" ça vient, il y aura pour tous les gouts, crois moi, sinon je trouve que le Rated M ne concerne pas seulement le coté citronné, la drogue, le langage parfois cru et les sujets abordés expliquent le choix du rated. Merci beaucoup, ton commentaire m'aide beaucoup, c'est le genre de critique dont j'ai besoin, grâce à toi je vois, encore plus, mes défauts et j'espère te retrouver au fil des prochains chapitres !
Philae : Merci beaucoup pour le commentaire. J'essaye de perfectionner mes défauts et j'espère pouvoir y arriver. Ton commentaire m'aide beaucoup et j'espère te retrouver au fil des prochains chapitres. Nous en saurons plus sur les personnages et je ferai tout pour que ce soit bien écrit et cohérent. A très bientôt.
