Merci à ceux qui me lisent.
Chapitre 3 – Agréable, Et Désagréable Rencontre
Appuyé contre le mur de briques qui longeait la voie ferrée, Jacob sifflotait, l'esprit encore embrouillé. Les rapprochements qu'il avait expérimentés avec Mayline quelques minutes auparavant occupaient toutes ses pensées, si bien, qu'il n'entendit pas le train qui arrivait sur sa gauche. Il avait le nez encore plein de son odeur de lavande, les mains toujours pleine de sa chaleur et il avait pu distinguer un délicieux goût de beurre sur ses lèvres après l'avoir embrassé. Cette fille conduisait des carrioles et goûtait le beurre… Quand le sifflet du train fut actionné, il sursauta et se redressa. Il observa la locomotive qui s'approchait et fut satisfait de constater qu'il s'agissait de celle des Rooks. Il attendit que les wagons défilent et s'élança pour monter à bord de la dernière voiture. Il franchit la porte et se rendit directement dans le compartiment principal. Evie et Henry s'y trouvaient et lisaient en silence, chacun assis sur un canapé. Jacob ricana silencieusement.
''Vous êtes le couple le plus ennuyeux que je connaisse !'' Lâcha t-il en se moquant d'eux.
Tous les deux relevèrent la tête pour le regarder et Evie lui offrit un regard assassin, ce qui le fit rire davantage.
''Bonjour Jacob.'' Lui dit Henry avec toute la candeur qui lui appartenait. ''Comment vas-tu ?''
''À vrai dire, je suis content de te voir Greenie. Toi qui connais tout le monde dans cette grande cité, peut-être sauras-tu m'aider.''
''Dans quel pétrin t'es-tu encore fourré ?'' La voix d'Evie s'éleva d'où elle était assise, pleine de reproche malgré son air espiègle. Jacob soupira et l'ignora avant de continuer.
''Que peux-tu me dire à propos d'un certain Mr. Saddler ? Un marchand d'arme apparemment, il vit dans le quartier de Strand et malgré le fait qu'il ne possède pas de titre, il est plus pompeux que tous les aristocrates que j'ai pu rencontrer dans ma vie.''
Henry baissa les yeux et porta sa main à son menton. Il réfléchissait en pensant aux informations que Jacob venait de lui fournir. Mr. Saddler… Oui, il se rappelait avoir entendu ce nom. Et pas plus tard qu'hier. Alors qu'il espionnait un des chefs de bandes de Westminster, assit bien tranquille sur un banc de parc, il avait tendu l'oreille.
''Oui, je me rappelle avoir entendu ce nom. Son commerce marche bien, uniquement car il se trouve à la botte des Blighters. C'est un homme cruel et très avare. J'ai entendu dire qu'il avait envoyé son neveu dans les usines, et qu'il retenait sa nièce de 16 ans chez lui pour l'offrir en mariage à un riche templier. Une affaire de dette si j'ai bien compris.''
Le visage de Jacob devint sérieux à la lumière de ces informations alarmantes. Mayline était donc condamnée à un mariage de convenance ? Il sentit une vague d`agressivité monter en lui il se maudit de ne pas être intervenu quand la jeune fille avait été malmenée.
''Dis-moi que tu connais l'identité de ce riche templier.'' Demanda t-il avec appréhension. Jacob et Henry sursautèrent d'un même mouvement quand Evie referma son livre dans un claquement mat et bruyant.
''Pourquoi poses-tu toutes ces question Jacob ? Henry n'est pas forcé de te répondre, surtout si c'est dans le but de nous attirer des ennuis.'' Dit-elle d'une voix calme en le fixant avec insistance.
''Evie…'' Commença t-il en se sentant de plus en plus contrarié. ''Il s'agit de MES ennuis, pas les tiens. S'il est question d'un Templier, pourquoi ne me ferais-je pas une joie de l'éliminer ?''
''Parce que tu ne te mêles pas de tes affaires, comme toujours.'' Répliqua t-elle en levant le menton.
''Voyez-vous cela !'' S'exclama t-il en portant désormais toute son attention sur sa sœur. ''Et c'est toi qui me dit cela ? Car c'est pourtant très exactement ce que tu es entrain de faire, tu ne te mêles pas de tes affaires.''
''Mes paroles ne valent pas les conséquences que pourraient représenter tes actes imprudents.'' Continua t-elle d'une voix claire. Alors que Jacob ouvrit la bouche pour répondre à nouveau, Henry se leva de sa chaise avant qu'il ne le fasse. Il se tourna vers Evie et lui offrit un regard désolé avant de se retourner vers Jacob.
''Vous avez terminés tous les deux ? Le Templier que tu cherches se nomme Victor Lynch, il est chef de bande et gestionnaire dans l'usine d'ornement de Strand. Peut-être pourrais-tu en apprendre davantage en te rendant là-bas…discrètement.'' Suggéra t-il avec tout le tact possible.
Jacob demeura silencieux et réfléchit un moment. Henry avait raison, même si il lui coûtait de l'admettre. Une approche furtive était le meilleur moyen d'en savoir plus au sujet de Saddler et des projets qu'il avait prévus pour Mayline. Devant son silence, sa sœur n'osa pas en rajouter, et quand il fit un petit signe de tête vers Henry, celui-ci le lui rendit avant qu'il ne tourne les talons, et se sauve vers le compartiment voisin.
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''La verte menthe ? Ou la blanche avec les décorations argentés, elle va si bien avec vos cheveux blonds et votre teint rosé.''
Debout devant le grand miroir, Mayline soupira de lassitude. Elle se trouvait pourtant bien pâle. Margot se tenait derrière elle et tentait tant bien que mal de lui trouver une tenue adéquate et à son goût dans le cadre de sa première rencontre avec son futur époux. Son oncle devait l'accompagner chez l'homme en question puisqu'elle avait été invitée à y prendre le thé.
''Mademoiselle Mayline ?''
Mayline refit surface et croisa le regard de Margot dans le miroir. Même si elle connaissait le terrible désarroi qui l'accablait, Margot semblait bien déterminée à lui trouver la plus belle robe de son dressing.
''Je te laisse choisir Margot. Je n'en ai pas vraiment le coeur.'' Dit-elle d'une voix lasse.
''Vous verrez, tout cela n'est pas si terrible. Les hommes aiment bien nous laisser croire qu'ils sont puissants et invincibles, mais en réalité, ils sont criblés de faiblesses.'' Dit la bonne en envoyant valser la robe verte sur le lit et en commençant à lui enfiler la blanche. ''Et si vous avez de la chance, il sera beau et bon amant.''
Mayline se crispa pendant quelques secondes. Le mariage impliquait beaucoup de responsabilités et de devoirs. Elle allait être confrontée à des situations qui lui paraissaient encore plus effrayante que les coups de son oncle, et elle se sentait terrifiée à cette idée.
Margot termina de nouer son corsage et elle se recula pour en admirer le résultat.
''Vous êtes ravissante mademoiselle. Aucun homme sensé ne pourrait résister à votre beauté.''
Elle soupira lourdement. Elle aurait mieux fait d'enfiler des haillons, comme cela, il aurait peut-être baissé un regard de dégoût sur elle et aurait refusé de la rencontrer. Elle serait rentrée à la maison avec son oncle, il aurait probablement déversé sa colère et son mécontentement sur elle, puis tout ceci se serait terminé là. Pour un temps. Le temps qu'il lui trouve un autre homme naïf et riche.
Les deux jeunes filles sursautèrent quand la porte de la chambre s'ouvrit à la volée. Thomas Saddler entra en trombe et se mit à beugler. Il semblait nerveux et agité.
''Allez, dépêche-toi, nous devons partir. Lynch nous attend.''
''Lynch !?'' S'exclama Margot spontanément en portant ses mains à sa bouche, regrettant immédiatement d'avoir parlé. Saddler lui jeta un regard noir avant d'empoigner Mayline par le bras pour la pousser vers la porte.
Mayline baissa la tête et s'empressa. Elle fronça les sourcils en descendant les escaliers et tendit l'oreille. Elle put distinguer quelques brides de la conversation entre la bonne et son oncle :
''Mais Mr Saddler, je croyais qu'il était hors de question que vous la présentiez à Lynch et…''
''Tais-toi Margot, je n'ai plus le choix…''
''Mais…''
Puis un bruit de claque la fit sursauter et elle continua son chemin rapidement. Qu'est-ce que Margot avait fait pour mériter cela ? Elle semblait croire que sa rencontre avec Mr. Lynch était une chose terrible. Elle ne savait pas quoi penser de tout cela et elle se sentit confuse quand elle arriva au pied de l'escalier. Henry et Foster encadrait la porte de la diligence et elle se faufila à l'intérieur sans attendre qu'ils le ne le fassent pour elle. Mr. Saddler prit place devant elle quelques instants plus tard et elle entendit le cocher fouetter les chevaux, qui se mirent immédiatement en route. Elle regarda brièvement devant elle, et vit que son oncle la fixait avec un petit sourire mesquin. Il s'adressa à elle.
''Tu verras, Mr. Lynch est homme puissant, extrêmement riche et très généreux de sa personne. Je compte sur toi pour lui rendre cette…générosité.''
Cette phrase était lourde de sens, pensa Mayline. Elle demeura silencieuse, ne sachant pas quoi répondre à cela. Bientôt, la voiture ralentit et ils s'arrêtèrent devant un grand building surplombé d'une immense affiche publicitaire, Lynch's Ornement Fabric. Derrière l'immeuble se trouvait une grande usine et le cœur de Mayline se mit à palpiter quand elle la remarqua. Peut-être Sebastian s'y trouvait-il ?
Ils débarquèrent de la diligence et allèrent tout droit vers la porte d'entrée, laquelle leur fut ouverte par un domestique muet et sérieux. Son oncle et elle furent conduits dans une cour centrale où se trouvait une belle et grande rotonde de pierre. Des bosquets de fleurs et des buissons verts parsemaient le sol où serpentaient plusieurs petits chemins de gravier. Ce magnifique paysage bien dissimulé dans le chaos de la ville créait un contraste étonnant. Si Mr. Lynch était à l'image de sa cour, peut-être était-il en effet moins terrible qu'elle ne l'avait imaginée. Mais le petit incident qui s'était produit dans sa chambre avant son départ lui rappela qu'elle se berçait d'illusions. On les guida vers la rotonde, et quand ils arrivèrent devant l'homme qui y était assis, il ne prit même pas la peine de se lever pour les accueillir. Son oncle prit la parole avec un ton incertain.
''Mes hommages Mr. Lynch, je suis honoré d'avoir été invité chez vous et…''
''Assis-toi Thomas et cesse de jacasser.'' Lâcha t-il, l'air énervé. Mayline ne put s'empêcher de regarder son oncle en haussant les sourcils, très surprise de le voir courber l'échine devant un homme du même rang que lui. Ce Mr. Lynch devait être riche à craquer, ou alors il lui avait promis la Tour de Londres en échange de sa main. Il semblait avoir environ quarante ans. Ses cheveux poivre et sel étaient parfaitement coupés, ainsi que sa moustache noire nettement taillée, et il était magnifiquement vêtu d'une redingote vert émeraude. Devant lui se dressait une table jonchée de plateau remplit de biscuits fins, de viandes froides et d'agrumes. De la fumée s'échappait de la théière en porcelaine qui était assortie aux restes de la vaisselle.
''Et bien, présentez-moi enfin à cette merveilleuse créature.'' En disant cela, Lynch la scruta de la tête aux pieds et elle réprima difficilement son envie de se couvrir avec ses bras.
''Oui, bien sûr monsieur.'' Continua Saddler. ''Voici ma nièce, Mayline Rosebury.'
'Mayline.'' Répéta t-il en chuchotant presque. ''Tu me m'avais pas menti, elle ressemble beaucoup à Naomi.''
Mayline inspira profondément quand elle entendit le nom de sa mère. Cet homme connaissait sa mère ?
Il continua de l'observer avec insistance, et elle le vit passer le bout de sa langue plusieurs fois sur ses lèvres. Elle ne baissa pas les yeux, mais omit volontairement de le regarder directement.
''Oui Mr. Lynch. C'est bien la fille de Naomi. J'ai toujours respecté ma sœur, mais son alliance désavantageuse avec ce pauvre commerçant l'a conduit à sa ruine si vous voulez mon avis et…''
''Assez !'' Cria Lynch en se tournant vers Saddler. ''Cesse ces babillages et laisse-nous seuls.''
Mayline se mit à paniquer. Se retrouver seule avec cet homme autoritaire et antipathique ne lui disait rien de bon. Elle songea stupidement pendant un instant à demander à son oncle de rester avec eux. Il se serait moqué d'elle évidemment, et serait parti en riant aux éclats. Il fit donc ce que Mr. Lynch lui avait ordonné de faire et quitta les lieux en pénétrant dans l'immeuble.
Lynch demeura silencieux pendant un long moment, observant Mayline en détaillant chacun de ses traits, chacun de ses mouvements et chacune de ses courbes. On aurait dit qu'il essayait de l'hypnotiser pour mieux entamer la conversation. Ou peut-être que justement, il ne souhaitait pas bavarder… Mayline se crispa sur sa chaise, et elle ne broncha pas quand il rapprocha son siège du sien. Il se pencha vers la table et passa très près d'elle de façon intentionnelle. Il prit la théière et lui versa une tasse de thé. Elle le remercia discrètement et prit la tasse d'une main tremblante. Lynch la regarda d'un air amusé et lui offrit un sourire remplit de pitié. Avant qu'elle ne prenne une gorgée de thé, il mit sa main sur la sienne et lui retira sa tasse. Il la déposa sur la table et se tourna vers elle.
''Vous êtes absolument exquise mademoiselle. Il me tarde de faire de vous ma femme, et de vous soumettre à ma volonté. J'ai attendu suffisamment longtemps pour vous rencontrer, alors ne m'en veuillez pas si je ne prends pas la peine de vous faire la cour.''
Sans avertir, il se pencha vers elle posa ses lèvres sur les siennes. Assis l'un devant l'autre, leurs genoux s'entrechoquèrent et il la tira maladroitement vers lui en la tenant par les épaules. Quand il buta contre sa bouche en cherchant à y introduire sa langue, elle résista quelques secondes. Finalement, il ne lui fut plus possible de le retenir, et elle ouvrit les lèvres. Elle grimaça au goût âcre de sa salive et elle tenta de penser à autre chose. Le doux baiser de Jacob Frye lui revint à l'esprit, elle se réfugia dans ce souvenir agréable.
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''Je passe par les toits. Vous, restez près de l'entrée de l'usine et attendez mon signal. S'il est là, vous ne touchez pas à Victor Lynch, je m'en occupe moi-même.''
Jacob donnait ses instructions aux Rooks qui avaient acceptés de le suivre dans son enquête à la Lynch's Ornement Fabric. Trouver le chef de bande à cet endroit était peu probable, mais les chances y étaient tout de même et il se devait d'être clair à ce sujet. Il enfila sa capuche, actionna sa tyrolienne et grimpa sur le toit de l'usine. Il entra tranquillement par une large fenêtre battante qui se tenait ouverte grâce à des appuis en bois. Il repéra rapidement le bureau du gérant de l'usine et s'engagea sur une poutre en métal pour s'en approcher. Quand il fut tout prêt de l'entrée, il s'accroupit sur le rebord et se pencha pour regarder en bas. Ses lèvres se muèrent en un petit sourire quand il aperçut un enfant caché derrière une rampe striée de planche de bois. Il semblait écouter la conversation qui se déroulait à l'intérieur. Jacob se déplaça juste au-dessus de la position où se trouvait l'enfant et atterrit silencieusement derrière lui. Il s'agissait d'un petit garçon, il ne devait pas avoir plus de 6 ou 7 ans. Il s'approcha doucement et posa sa main sur son épaule. Le garçon sursauta et se retourna brusquement. Avant qu'il ne crie, Jacob lui fit signe de se taire en portant un doigt en travers ses lèvres. Le petit acquiesça d'un signe de tête et reprit sa position non sans le fixer d'un regard suspicieux. Deux voix s'élevèrent en provenance du bureau.
''Mr. Lynch ne viendra pas à l'usine aujourd'hui, ça nous fera des vacances.''
''Ouais, apparemment il avait un rendez-vous…spécial.''
''Ne me dit pas que Saddler a enfin consentit à lui présenter sa nièce ?!''
''Parait-il ! S'il se marie, ses visites seront moins fréquentes. C'est une bonne chose pour nous.''
Les deux hommes qui se trouvaient dans le bureau se mirent à ricaner, puis leurs voix se firent lointaines alors qu'ils quittèrent le bureau par l'autre porte. Jacob en profita pour s'adresser au jeune garçon.
''Qu'est-ce que tu fais là petit malin ? Tu espionnes tes patrons ?'' Lui demanda t-il en souriant. Le garçon se retourna pour lui faire face et Jacob perdit son sourire en voyant son visage grave. Il leva ses yeux malicieux vers lui et se remit debout avant de commencer à courir vers une passerelle qui menait vers les escaliers.
''Hé !'' S'exclama Jacob et se mettant à lui courir après. ''Où vas-tu ?''
Il le rattrapa rapidement et le retint par le bras.
''Ne me faites pas de mal m'sieur, je voulais simplement avoir des nouvelles de ma sœur. Ne me dénoncez pas au chef s'il vous plait !''
Le garçon semblait terrifié et se débattait comme un petit diable. Jacob le prit par les épaules et s'agenouilla devant lui pour le regarder dans les yeux.
''Calme toi, je ne vais rien te faire. Mais répète moi ce que tu viens de dire. Ta… ta sœur ?''
Il n'était pas certain d'avoir bien compris quand il l'avait entendu mentionner sa sœur. Si ce qu'il avait dit était vrai, alors il était le frère de… Mayline !
''Oui m'sieur. Ma sœur. Elle reste chez mon oncle. Et il veut la marier avec Mr. Lynch, le patron de l'usine. Il est cruel et très méchant, on ne peut pas le laisser faire m'sieur.''
Jacob demeura muet devant cette découverte fortuite et forte intéressante. Il eut alors une idée.
''Quel est ton nom petit ?'' Demanda t-il calmement.
''Sebastian, m'sieur''
''Sais-tu où demeure Mr. Lynch ?''
''Oui m'sieur. Tout près de l'usine, dans un grand manoir avec une énorme affiche rouge sur le toit. J'y suis déjà allé pour aider à livrer de la marchandise.''
Jacob ne put s'empêcher de sourire à pleine dent devant cette information cruciale et certainement venue du ciel. Il se remit debout et prit Sebastian par la main avant de siffler habilement pour appeler les Rooks.
''Allez viens petit, allons libérer tes amis.''
