Legalronin voulait faire une série de one-shots, mais toutes reliées les unes aux autres, Saito en tant que que procureur, Tokio en tant qu'avocate de la défense. Elle espère (et moi aussi), que ça vous plaira !
Ce chapitre aura une suite directement reliée, mais pour l'instant, nous passons de la fac à la vie professionnelle de nos deux zigotos préférés ! Bonne lecture !
(les reviews sont toujours appréciées et traduites à l'auteur).
Tokio Takagi savait toujours quoi dire ou faire. Elle était intelligente, capable, et confiante en ses capacités : des traits de caractère qui lui avait bien servi et l'avait amenée loin dans sa carrière dans la loi. Alors, comment se faisait-il qu'elle se trouvait actuellement dans une situation complètement étrangère, où elle ne pouvait utiliser aucun de ses talents habituels ? Il n'y avait pas de manuel pour ça !
Tokio Takagi était en plein rendez-vous. Elle en avait eu beaucoup (repas gratuits), mais ce rendez-vous en particulier était différent. Tokio commençait à se sentir comme une adolescente ayant un rancard avec l'objet de son premier coup de foudre : hésitante, gênée, et un peu perdue. Ce qui la faisait se sentir désorientée, et combattait pour garder pied.
Tokio prit une grande inspiration et finit par craquer.
« Ceci est ridicule ! »
« Quoi donc ? »
Merde : Il m'a entendue. Vite, dit quelque chose à propos du menu !
« Toi qui me fais chanter. »
C'est raté pour la politesse... Tokio soupira. Aucun intérêt à combattre ce qu'elle disait. Elle ne pouvait pas s'en empêcher. Il y avait quelque chose à propos de cet homme qui lui donnait envie de rendre œil pour œil et dent pour dent. Tokio leva les yeux du menu et regarda l'homme en face d'elle.
Hajime Saito souriait d'un air suffisant. Il était appuyé contre le dossier de sa chaise, un bras nonchalamment posé sur la table, ses doigts jouant avec le pied de son verre à vin.
« J'ai du mal à considérer que t'inviter à dîner soit du chantage. En fait, où seraient les hommes s'il n'y avait pas la nourriture pour attirer les femmes à sortir ? »
« … Tu dis ça comme si ont était des animaux. De plus, échanger un repas contre un plaidoyer, c'est du chantage. »
« Nous sommes des animaux. » Saito ignora intentionnellement la seconde partie de sa phrase. Ça lui avait prit assez longtemps pour convaincre l'avocate de la défense de passer une soirée avec lui, et il n'avait aucune envie de la passer à parler du travail.
Tokio n'aimait pas la façon dont ses yeux brillaient dans la lumière. Ça lui rappelait un peu trop un prédateur à son goût. Comme si la musique qui passait dans le restaurant lisait dans ses pensées, les premières notes de 'Hungry like the Wolf', de Duran Duran, retentirent. Burning in the ground I break from the crowd, I'm on the hunt I'm after you, I smell like I sound. I'm lost and I'm found... (1)
« I'm Hungry like the wolf ». C'était Saito qui chantonnait la suite, à voix basse.
Tokio cligna des yeux, doutant de ce que ses oreilles entendaient.
« Est-ce que tu vas commencer à chanter ? Je pourrais en faire ma sonnerie de téléphone quand tu m'appellera. »
Elle n'aurait jamais pensé qu'il puisse connaître la chanson. Elle ne pouvait pas l'imaginer écoutant de la musique pop. Saito se racla la gorge et se leva brusquement, la faisant se redresser.
« Eh ! Qu'est-ce que tu fais ? Je plaisantais, tu vas faire une scène. Assied-toi. » Tokio se pencha par-dessus la table et attrapa la manche de sa veste. Ce n'était pas qu'elle pensait qu'il allait vraiment commencer à chanter, mais elle avait réagit tout de même. Cet homme la poussait à faire des choses idiotes.
Saito haussa un sourcil, regarda la main qui tenait la manche de sa veste et la prit dans la sienne. Tokio rougit devant le geste intime.
« Je n'aurait pas cru qu'une visite aux toilettes causerait tant de détresse. »
Tokio leva les yeux au ciel et ôta vivement sa main, croisant les bras sous sa poitrine.
« Pfff. Si le serveur arrive, je commanderai pour toi. »
Tokio l'entendit rire et le regarda s'éloigner. Seule, Tokio s'autorisa à se laisser aller sur sa chaise. Où est le serveur ? Quand elle fut sûre que personne ne la regardait, Tokio plaça la main que Saito avait tenu contre sa joue.
Elle sursauta au son de la musique de la Panthère rose, la sonnerie de son téléphone personnel Tokio attrapa son téléphone, se demandant qui pouvait bien l'appeler.
« Allô ? »
« Takagi... »
« Sagara. Qu'est-ce que tu as encore fait cette fois-ci ? » Tokio regrettait d'avoir donné son numéro personnel à Sanosuke Sagara au lieu de son numéro de travail.
« Pas moi ! Je le jure, c'est à propos de quelqu'un d'autre... »
A suivre.
Notes de la traductrice :
(1) Traduction de la chanson 'Affamé comme un loup' : Brûlant le sol je me sépare de la foule, je suis en chasse, je suis après toi, je sens comme on m'entends. Je suis perdu et je suis trouvé.
Oui, je sais, ça manque de glam... Les chansons anglaises, on perd souvent à la traduction. D'ailleurs, techniquement, j'aurais du dire 'je sens comme je sonne', mais c'est ridicule, et on comprend pas forcément ce que ça veux dire. Dans le contexte, c'est plutôt 'on me renifle comme on m'entends', mais c'était ridicule aussi. Donc j'ai fait une Bayrou, je suis allée 'au milieu' (ceux qui ont connus la grande période des Guignols de l'Info comprendront ce que je veux dire XD) : 'on me sens comme on m'entends'...
