Chapitre 6
Faible. Je suis désespérément faible. Et lâche. Et con. Et nul. Et trouillard. Et fragile. Et encore un tas de termes péjoratifs. Ils me correspondent tous, mais jamais complètement. J'ai passé trois jours sans sortir de ma chambre pour chercher ce foutu adjectif qui me correspondait le mieux. Je ne compte plus les mèches de cheveux arrachés et les griffures sur mon corps.
Le premier jour j'ai pleuré, encore et encore.
Le deuxième jour j'ai maudit le monde entier et passé mes nerfs sur mon pauvre oreiller. Le lycée a prévenu Ultear pour mon absence. Quand elle m'a demandé ce qui n'allait pas, je lui ai juste dit que j'étais malade.
Le troisième jour je suis devenu une sorte de zombie. En position fœtal dans mon lit, je comptais les secondes, les minutes, les heures. Le soir ma soeur est entrée dans ma chambre. Elle m'a vu dans cet état. Comme une merde. Elle s'est assise à côté de moi et m'a dit qu'elle m'avait entendu pleurer dimanche. Elle n'a rien dit jusqu'ici mais il fallait que ça cesse. Je l'ai regardé et j'ai vu une profonde tristesse dans ses yeux. La même que quand on parle de maman. La même que quand on parle de papa. La même que quand on parle de grand-mère. Elle avait peur de me perdre, alors je lui ai tout dit : mes doutes, mes peurs, mes colères, mes envies, mes joies, mes larmes, mes douleurs. Tout, sans rien omettre. Elle n'a rien dit tout du long, se contentant de me couver de ses beaux yeux gris. À la fin elle a pris ma main et m'a demandé :
- Tu l'aimes ?
- C'est impossible.
- Ce n'est en rien impossible Grey. C'est même la réponse la plus évidente.
- À quelle question ?
- Pourquoi mon petit frère est comme il est aujourd'hui.
- Tu veux dire faible ?
- Non, je veux dire nouveau. Tu sais Grey, être homosexuel n'est pas un problème. On aime qui on veut. La société est juste une pute Grey, elle veut nous ranger dans des cases. Elle crée des différences dont les gens doivent avoir peur, comme l'homosexualité. C'est absurde pourtant, ça veut dire quoi homosexuel ? Que tu es de suite attiré par les garçons ? Tu peux très bien aimer un seul garçon dans toute une vie. Qu'ils doivent avoir peur de toi parce que tu peux leur sauter dessus à tout moment ? Ta sexualité ne fait pas de toi un pervers. On les voit comme dangereux, alors qu'ils sont juste comme ils sont. On crée contre eux tellement de préjugés, alors qu'ils veulent juste être accepté. On dit qu'ils sont fragiles, on les appelle des "tapettes", pourtant ils sont courageux de s'assumer contre la société et de dire merde à tous ces connards qui ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas. N'aie jamais honte d'être ce que tu es Grey, et encore moins d'aimer quelqu'un.
- Mais papa...
- Papa n'est pas un enfoiré parce qu'il est gay, papa est un enfoiré parce qu'il est con. Il existe des hétéros bien plus enfoirés que papa. Et il existe des homosexuels incroyable, prévenant, intelligent, gentil. Et si effectivement tu es gay, tu feras sans aucun doute partie de cette catégorie. Même si j'ai un doute pour le côté intelligent...
- Connasse, lançais-je en riant.
- Je sais, et j'assume complétement ! Bon je vais faire à manger. Va prendre une douche, tu pus c'est une horreur. Et après, on voit ce qu'on peut faire pour ton boulet rose, me dit-elle avec un clin d'oeil.
Elle me regarde une dernière fois en sortant de la chambre. Pour la rassurer, je lui fais un sourire timide signifiant que tout va bien. En toute franchise, ce n'est qu'un demi-mensonge. Grâce à ma grande soeur, je dois au moins admettre que ça va déjà mieux. Je sors de mon lit difficilement, j'y suis quand même rester pendant pratiquement tout ces trois jours... Je retire mon caleçon et m'introduis dans la douche. Bordel j'avais oublié à quel point l'eau chaude pouvait être vivifiante ! Elle tombe sur mon crâne, glisse contre mon corps. C'est si apaisant, je peux me vider la tête et l'esprit. Le sortir de ma tête... Je secoue énergiquement cette dernière. Qu'il parte ! Je sais que je n'en ai pas envie, mais s'il pouvait me laisser... juste quelques minutes... Je soupire. Impossible, même l'eau n'y peut rien. Il est bien trop encré en moi. Comment c'est possible ? "Tu l'aimes ?" C'est vrai ma soeur ? Je l'aime ? "Ce n'est en rien impossible Grey." Second soupir. Putain de merde. Je suis amoureux d'un mec.
OoooO
POV Natsu
- Attends si on récapitule ; tu l'as sucé, t'as proposé d'aller plus loin, il a flippé et il s'est barré.
- Euh ouai, mais c'était vraiment violent. Je crois qu'il y a plus qu'une simple homophobie, il a parlé de son père un moment... Ça semble plus compliqué que prévu...
- Et alors c'est pas un problème, au contraire ça rajoute du piment, du défi !
- Lisanna... Franchement je ne suis plus sûr de vouloir le faire...
- Quoi ? Mais allez Natsu ! Tu n'as pas arrêté de me répéter que tu le trouvais beau gosse, et que tu rêvais d'une seule chose c'était fourrer son cul !
- J'ai vraiment dis ça ?
- Oui... Enfin en moins vulgaire... Mais c'était l'idée je t'assure !
Je ris un peu avant de répondre :
- Même Lisanna, c'est beaucoup plus gros que ce que j'imaginais... Je n'ai jamais fais ça avant !
- Draguer un hétéro pour le mettre dans ton lit ? Bien sûr que si, fais pas genre, je sais que ce n'est pas le premier...
- Tu sais que...
- Bon Natsu, me coupe-t-elle. Tu veux le baiser oui ou non ?
- Oui...
- Ton amie, c'est moi. Alors fais moi confiance, tout va bien se passer. Tu me fais bien confiance hein ?
- Oui Lisanna...
- Bon bah c'est réglé ! Maintenant, faut qu'on réfléchisse à un plan...
Je la laisse réfléchir à son plan de son côté. Je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il y a plus qu'une simple baise, que ça va créer des histoires au-dessus de ce que je suis capable de gérer. Mais Lisanna est mon amie, je lui fais confiance. Je ne peux pas abandonner maintenant.
Fin POV Natsu
OoooO
"Tout va bien se passer, fais comme d'habitude, jusqu'à ce que tu ais une occasion !" m'a-t-elle lancé ce matin avant de partir. Elle avait l'air si sûre d'elle, alors que je suis totalement terrifié. Ce n'est pas possible que ça se passe bien, il doit me détester ! J'ai si peur de voir son regard haineux. Courage, c'est une étape à passer. Je vois le portail du lycée en face de moi. Envie de prendre mes jambes à mon cou ? Oui, mais je maitrise. J'aperçois maintenant les élèves devant la salle de classe, ils commencent à rentrer. Envie de détaler comme un lapin ? Oui, mais je me contrôle. Je m'avance désormais entre les tables jusqu'à la notre. Envie de piquer un cent mètres en sens inverse ? Oui, mais je tiens bon. Je m'assois sur ma chaise comme si de rien était. Natsu rentre dans la salle, il lève la tête dans ma direction et une expression sidérée se dessine sur son visage. Il reste médusé quelques instants puis avance dans le fond. Il se pose à mes côtés, mais ne dis rien, pas tout de suite. Je pensais qu'il serait en colère, à la place il est gêné. Je le regarde sortir ses affaires. Alors que la prof commence à parler, il ouvre la bouche pour dire quelque chose. Je m'empresse de le couper.
- Pas tout de suite Natsu, ce n'est pas le moment. Après les cours d'accord ?
Il rougit légerement et ça me fait sourire de mon côté. Finalement Ultear avait raison, ce n'est pas si dur, même si ce n'est pas encore fini. Les quatres heures de cours passent rapidement. Je me contente de jouer avec mon stylo et de tracer des petits dessins inutiles sur mon cahier. (Faites pas genre on l'a tous déjà fait !) Lorsque ça sonne, je suis déjà prêt, je me lève, sac sur l'épaule, et me tourne vers le rose.
- Ready ?
- Go, me répond-il l'air moqueur.
On marche dans les couloirs côte à côte.
- Tu veux manger quelque chose ? je lui demande.
- Sandwich ?
- Pas de problème !
On se dirige ainsi vers la boulangerie en face du lycée. On ne parle pas lui et moi, ce serait inutile. On en a envie pourtant, mais ce n'est pas le moment et on le sait. On achète notre déjeuner et nous allons nous assoir dans le parc de l'autre côté. C'est parfait comme endroit, les élèves étant tous rentrés chez eux nous sommes seuls. Toujours dans le calme, nous commençons à manger. Je l'observe du coin de l'oeil. Il le voit et ses joues prennent une teinte rosée fort attrayante. Je mets fin à ce moment quiétude :
- Je suis désolé Natsu.
- J'aimerais que tu me dises de quoi...
- De t'avoir dit des choses horribles, alors que tu ne l'as pas mérité. D'être parti comme un lache.
- Tu ne pensais pas ce que tu disais ?
- Sur le coup si, mais c'était stupide, et j'en prends conscience seulement maintenant.
- Ah... Ok...
- Tu veux bien me pardonner ? J'aimerais reprendre là où nous en étions.
- Je ne sais pas Grey... J'en ai envie, mais qu'est-ce qui me dit que tu ne repartiras pas ?
- Hé bien...
Je me redresse et me mets à genoux devant lui et lui prends la main.
- Natsu Dragnir, je te promets que je ne m'enfuirais plus jamais tant que tu ne me donneras pas de raison de le faire.
- Pourquoi tu fais ça ?
- Parce que je t'aime Natsu.
Ses yeux s'écarquillent face à cette nouvelle.
- Je suis désolé de te l'annoncer si brutalement, mais c'est ma soeur qui m'en a fait prendre compte. C'est stupide de refuser de t'aimer seulement parce que tu es un homme. Et même si tu es un petit con arrogant, tu restes mon boulet rose.
Il ne répond pas tout de suite, se contentant d'articuler quelques syllabes. Il plonge alors son regard dans le mien et sort un dernier :
- Et puis merde !
Il se jette en avant et plaque ses lèvres contre les miennes.
Je l'ai fait.
OoooO
- Tu te fous de moi ?! C'est dégueulasse de faire ça ! Va te faire foutre !
- Un problème mon coeur ?
- Prends pas ton air innocent Natsu ! C'est déloyal de lancer une carapace bleu et tu le sais !
- Mais enfin mon chéri, c'est le jeu. Si tu veux te plaindre contre lui, demande à ce qu'il devienne impossible de se prendre sa propre banane...
- Tsk...
Quel enfoiré de me ressortir ça. On joue à Mario Kart sur sa Wii depuis au moins une heure. Normalement je suis imbattable à ce jeu, mais depuis tout à l'heure, dès que je m'apprête à gagner, il s'arrange pour me passer devant au dernier moment ! Il se marre bien de son côté, mais qu'il ne rêve pas trop, je compte bien me venger... Je lui demande alors :
- Hé Natsu, la dernière c'est la course arc-en-ciel. Celui qui la gagne finit vainqueur de toutes les parties ça te va ?
Je vois ses yeux briller, il ne peut refuser le défi. On se sert la main en guise d'engagement. Natsu lance la course. Le compte à rebours commence, alors que les huits voitures rugissent d'avance. 3 Nos pouces sont placés au-dessus du bouton "2" de la télécommande, prêt à l'écraser. Et tant pis si on chope une tendinite ! 2 On risque d'exploser ce malheureux bouton, mais qu'importe. Ce n'est qu'un dommage collatéral. Un seul but ; la victoire. L'enjeu, notre fierté, est bien trop important. 1 Enfin. Les voitures avancent d'un coup, elles donnent l'impression de s'envoler sur la piste.
Je prends rapidement la tête et reste premier pendant les deux premiers tours. C'est dans le troisième que tout va se jouer. Natsu est juste derrière moi. Nous passons ensemble les "cube-cadeau-surprise". Je rate le mien mais mon ami obtient une carapace verte. Il essaie de me coller pour me l'envoyer. Je le laisse faire. Et alors qu'il s'apprête à la lancer, je tourne les hanches sur le canapé et lui envoie mon pied droit dans les côtes. Je l'agite vivement contre son corps. Il se tord de rire avec les chatouilles que je lui inflige. Sa voiture, tombe dans le vide, la mienne passe la ligne d'arrivée. Je suis peut-être un petit con, mais j'ai gagné. Je pose fièrement la télécommande sur la table. Il me lance un regard haineux, promettant les pires tortures.
- Un problème mon amour ?
Comme toute réponse il se met à grogner. Il se jette sur moi d'un coup et me lance son poing dans la figure, que j'esquive in extremis. D'un coup de pied dans le ventre, j'inverse les rôles et me retrouve à califourchon sur lui. Je passe à l'offensive. Il gesticule sous mes chatouilles en hurlant de rire et en me suppliant d'arrêter. Au bout d'une minute, je me redresse et le toise de ma hauteur.
- T'es vraiment un connard, dit-il en s'essuyant une larme au coin de son oeil.
- Des années d'entraînement.
Je le vois sourire. Il connait cette référence, c'est lui qui l'a dite quand il m'a fait des oeufs brouillés. Suite à cela, nous rapprochons nos visages et scellons nos lèvres. Toutes les occasions sont bonnes pour s'embrasser. Pour ma part, je ne pourrais jamais m'en lasser. Mais la sienne ? Quand j'y pense, quand je lui ai dis que je l'aimais, il m'a juste répondu "merde"... Plongé dans ma reflexion, mes lèvres ont stoppé leur mouvement et il s'en aperçoit. Il pousse sur mes épaules pour rompre le contact.
- Ça ne va pas Grey ?
C'est inutile de lui mentir, il sait que ça ne va pas. D'ailleurs, ça rend sa question stupide.
- Est-ce que tu m'aimes ?
Je peux voir dans ses yeux que son cerveau a bugué durant quelques secondes, laissant son corps inerte. Il finit par reprendre vie seulement son regard est fuyant.
- Grey... Je...
- Te fatigue pas, j'ai compris.
- Non Grey, tu n'as pas compris. C'est juste que... que c'est trop tôt pour le dire.
OK, il n'est pas prêt. Après tout je n'y peux pas grand chose. C'est vrai que j'ai été assez rapide... Pour baisser le malaise qui vient de s'installer, je le regarde avec malice.
- On regarde insaisissable maintenant ?
- Oh Grey, tu sais parler aux hommes...
- Cherche le film, je commande des pizzas. Une hawaïenne pour moi et une chèvre miel pour toi ?
- Arrête tu m'excites.
Je me lève du canapé en rigolant bêtement. Ce mec est génial. Et c'est mon mec. J'appelle donc la pizzeria la plus proche qui me précise qu'elle nous apporte notre repas dans une demi-heure. C'est alors que j'entends Natsu m'appeler depuis le salon.
- Hé beau gosse, ça te dit de rester demain et après-demain à la maison ? Et dans la foulée le week-end avec ?
Je ne prends même pas le temps d'y réfléchir, évidemment que j'en ai envie !
- J'appelle ma soeur.
C'est alors qu'en bon petit merdeux qu'il est, il me lance une vanne comme quoi j'ai besoin d'appeler ma soeur pour sécher. Je me contente de lever fièrement mon majeur dans sa direction comme toute réponse. Bah oui, j'ai beau l'aimer ça reste un petit con.
L'appel avec Ultear fut vraiment bref. Quand je lui ai demandé de rester chez Natsu pour le reste de la semaine, au lieu de me réprimander, elle m'a sorti "protégez-vous". Y a pas à dire elle connait ses priorités. Je transmets l'appel au rose, qui semble du même avis que ma soeur vu la langue qu'il se passe sur les lèvres. J'en avale difficilement ma salive. Ce regard lubrique m'effrait, j'ai bien peur que je ne passerai pas la nuit.
- T-tu as trouvé le f-film ? je parviens difficilement à dire.
- Hé Grey ?
- O-oui ?
- J'ai envie de toi.
Putain mais qu'est-qu'il lui prend à cet enfoiré ! Il se lève doucement du canapé sans me lâcher des yeux. Il s'avance vers moi comme un félin sur sa proie. Sauf que cette fois, je suis la proie. Je recule jusqu'à ce que je me cogne contre le mur.
- Arrête Natsu...
- Je vais te dévorer.
Driiiiing
- Après les pizzas ! Lance-t-il en courant vers la porte.
Le livreur s'excuse pour l'avance. Natsu lui prend les pizzas des mains, lui jette presque l'argent au visage, puis claque la porte. Il est fou.
- À taaaable !
Franchement c'est presque aussi flippant que quand sa libido le domine. Je viens le rejoindre sur le sofa et nous mangeons nos pizzas devant le film. Il me laisse goûter la sienne mais refuse une bouchée de la mienne sous prétexte qu'il y a du poulet dedans... Pas de problème, ça m'en fait plus ! Insaisissable n'est toujours pas terminé quand nous avons fini de manger, alors je me laisse glisser sur le canapé pour arriver la tête sur son épaule. Il passe un bras autour des miennes. Je m'y sens bien, au chaud, je pourrais même m'endormir ici... C'est d'ailleurs peut-être même ce que je fis...
OoooO
- Hey beau brun... C'est le matin...
Où suis-je ? C'est doux et chaud ; un lit. Avec qui ? C'est doux et chaud ; Natsu. Encore un réveil avec lui, sous ses tendres caresses.
- Je vais finir par prendre goût de me réveiller dans tes bras.
- Ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre... répond-il dans un murmure.
- Qu'est-qui s'est passé hier soir ?
- Tu t'es endormi avant la fin du film, j'ai pris la liberté de te conduire ici, de te déshabiller et de sauvagement te faire l'amour pendant ton sommeil.
Je me redresse d'un coup et soulève la couette. Ouf, j'ai encore mon caleçon !
- Mais non je ne t'ai pas touché ! s'esclaffe-t-il.
- Ouais avec toi on sait jamais...
-Arrête de ronchonner... Et puis...
Il me plaque sur le lit et passe une jambe au-dessus de moi, et viens murmurer à mon oreille :
- Si je dois te faire l'amour je veux pouvoir t'entendre crier de plaisir...
Il me mordille le lobe avant de continuer.
- Parce qu'il n'y a pas de son plus agréable que les bruits obscènes qui sortent de tes si jolies lèvres...
Il plante son regard dans le mien et fais glisser ses mains sur mon torse.
- Mais dis moi très cher... C'est que tu sembles très réactif à mes paroles...
C'est vrai. Sa voix m'excite putain. À peine avait-il commencé à parler que ses paroles enivrantes ont réveillé mon érection. Pour argumenter ses dires, Natsu descend sa main contre mon sexe pour le caresser. Je passe mes mains autour de son cou et entrouve la bouche.
- Bordel Grey... Tu es un appel au viol...
Il retire mon caleçon pour mieux prendre en main mon érection et commencer ainsi une série de va-et-vient ni trop rapides ni trop lents. Je décide alors de ne pas me laisser faire et de lui faire prendre du plaisir aussi. Je laisse donc glisser ma main sur son bras pour le diriger vers son entre-jambe. Il me regarde légèrement surpris mais ne stoppe pas mon geste pour autant. Je finis par abaisser son sous-vêtements pour lui faire des mouvements au même rythme que les siens. Il bouge ses hanches pour entrer en contact nos deux sexes. La sensation est incroyable, tout mon corps se retrouve victime d'une décharge qui ne fait qu'accroître mon érection. C'est ainsi que tous les deux nous empoignons les deux membres en même temps, tout en accélérant. Nos sexes grossissent l'un contre l'autre jusqu'à obtenir une jouissance au bout de quelques minutes. Nous nous répandons entre nos deux torses en criant.
- Natsu... C'était... divin...
- Et nous avons tout le week-end pour aller encore plus loin...
OooooO
Hey beaux mimosas ! (Il faut dire que les fleurs d'un mimosa c'est magnifique... Hum hum pardon)
Et bien voilà le chapitre 6, qui j'espère de tout cœur vous aura plu ! Je vous réserve un tas de surprises qui devrait vous faire rager devant votre téléphone mwahahahaha. Maintenant, répondons aux reviews...
Gloria : oui je sais ça va loin, mais Grey n'a pas eu une enfance difficile et même s'il joue les durs il peut se laisser aller au niveau de ses sentiments, surtout que Natsu le chamboule dans sa tête et dans son cœur, ça n'aide pas vraiment :') . Gros bisous à toi, merci de suivre l'histoire * !
Ryugami : Oww mercii :3. Espérons que ce chapitre a calmé tes pleurs bel enfant ;). Tu mets la bonne humeur dans ma vie avec tes reviews petit être de lumière, alors merci beaucoup !
Pour finir merci beaucoup aux autres reviews, laissez des pseudos la prochaine fois pour que je puisse vous répondre individuellement. Je vous embrasse tous fort fort, lâchez vous sur les reviews, ça remplit mon petit cœur de joie pour les bonnes et les autres ne peuvent que me faire progresser. Un gros bisous à la correctrice Miloran qui gère la fougère (surtout que c'est grave pratique maintenant qu'elle est aussi à l'internat. Pas que pour la faire chier...). Je vous aime mes délicieux cookies.
