Chapitre 8 :

Je sers fort la main de mon aimé dans la mienne. Je ne veux pas le lâcher, plus jamais. L'angoisse monte, pour lui comme pour moi. Je caresse sa main de mon pouce avec des mouvements circulaires, pour le rassurer lui tout autant que moi. Pas après pas, on rentre dans l'enceinte de l'établissement. On garde la tête haute face aux regards des autres. Qu'importe ce qu'il s'y passe à l'intérieur, ce qui compte c'est ce qui se passe dans nos coeurs à tous les deux. Je veux lui offrir tout l'amour dont je suis capable. Je pensais que celui qui aurait le plus peur ce serait moi, après tout je suis celui qui n'a pas cessé de douter depuis le début. Pourtant, je peux voir ses jambes trembler et ses yeux chercher désespérément un point rassurant. D'un doux regard je lui offre ce point. Il me montre un sourire timide. Je vais devoir me contenter de ça pour le moment. Quand on entre dans le hall, les murmures dans notre direction s'intensifient. La pression monte. Nous sommes scrutés, jugés. Nous sommes le centre de l'attention. On fait mine de ne rien montrer, même si ça nous tord l'estomac. Chaque inspiration se fait douloureuse, ma propre salive acidifie ma gorge nouée. J'en aurais presque envie de vomir. Malgré tout... Malgré tout mon coeur déborde de bonheur. Quand je sens que je vais craquer il m'envoie des bouffés de bien-être me rappelant que je fais ça pour la bonne cause. Je l'aime. Les autres n'y changeront rien.

La sonnerie retentit, faisant taire les chuchotements, chacun retournant à ses occupations. Le malaise redescend. Natsu et moi nous regardons avec un franc sourire. Un sourire amoureux. On a réussi. On a fait le plus dur.

- Grey ?

Derrière moi retentit une voix que je connais bien.

- Salut Erza.

Ses cheveux roux flamboyants tombent sur ses épaules. Elle porte une simple chemise blanche et une jupe noire évasée. C'est sobre, mais ça la met parfaitement en valeur. Elle est belle comme toujours.

- Alors c'est vrai ? Vous sortez ensemble ?

Mes doigts entrelacent plus fort ceux de mon partenaire quand je lui répond que oui, nous nous sommes officiellement ensemble. Ses yeux se posent sur nos mains quelques instants. Elle lève la tête vers nous, et je peux voir quelques larmes briller dans ses beaux yeux sombres.

- Je suis tellement heureuse pour toi. Si tu savais combien de temps j'ai attendu... J'avais perdu espoir.

Elle se tourne vers Natsu et continue.

- Merci Natsu. Je ne te remercierai jamais assez. Voir cette nouvelle lueur dans ses yeux est un immense soulagement. Il semble si... heureux...

Sa voix s'étouffe dans ce dernier mot. Elle se cache le visage pour que l'on ne puisse voir ses larmes. À contrecoeur, je lâche Natsu et prend ma meilleure amie dans mes bras.

- Tu vois Erza, je ne suis pas désespéré finalement.

Ses poings se referment dans mon dos. Je la laisse pleurer contre moi. Je n'aime pas la voir comme ça, mais c'est vrai qu'elle me supporte depuis mes débuts en France. Elle est comme ma deuxième soeur. Elle sait pour mon père, et elle se doute comme il a dû être difficile pour moi de nous accepter. Même quand je n'étais qu'un connard, elle était là, avec moi. Je lui dois tant...

- Je t'aime Erza. Tu es la meilleure des meilleures amies qu'on puisse avoir.

Elle se redresse et essuie ses larmes d'un revers de manche.

- Allez bosser tous les deux, vous allez être en retard.

- Oui maman !

Je prends la main de mon amoureux, et nous partons dans un dernier regard vers mon amie.

OoooO

Les premières heures se sont passées sans encombre. Je n'ai pas plus suivi les cours que d'habitude, Natsu et moi dessinions sur son cahier. On a inventé une BD sur une secte d'animaux qui veulent éradiquer les hommes. C'était n'importe quoi. Je ne sais pas quand c'est parti trop loin... Quand l'écureuil voulait bouffer le lapin ? Ou peut-être quand l'oie s'est révélé être un extraterrestre, un "visiteur venu d'ailleurs" ? Ce que je sais, c'est qu'on s'est éclatés. On devait avoir l'air stupide à pouffer dans le fond de la salle, mais les professeurs, malgré des regards réprobateurs, ne nous ont rien dit. J'en ai même vu un sourir... C'est vrai qu'on doit avoir l'air "mignon"...

Lorsque la dernière heure de la matinée a sonné, nous avons pris la décision d'aller manger un sandwich au parc, comme la semaine dernière. Nous sommes actuellement assis dans l'herbe, la chanson "Who We Are" d'Imagine Dragons qui résonne dans l'enceinte. Natsu m'apprend à siffler avec un brin d'herbe, en vain.

- Non mais Natsu abandonne...J'y arriverai jamais... On dirait un canard en plein coït...

Ma remarque doit être amusante, puisqu'il s'écroule de rire au sol. Je m'aprête à répliquer, mais j'entends un bruit plus loin.

- Natsu ! Écoute !

Il se redresse, la larme à l'oeil. On attend quelques secondes, et le bruit se fait ré-entendre. Les yeux de Natsu s'équarquillent, et je l'entends hurler :

- Oh mon dieu ! Un autre canard !

Au loin, un autre garçon siffle avec de l'herbe en nous regardant. Je ris tellement que je n'arrive plus à respirer. Natsu m'achève alors en ajoutant :

- Attends, on va essayer de communiquer !

Il prend un brin d'herbe et siffle fort vers l'autre ado assis plus loin. Ils se parlent comme ça pendant plusieurs minutes. Le deuxième garçon finit par partir, avec un salut de la main en guise d'au revoir. Mon boulet rose se tourne vers moi, qui suis encore en train de pouffer sur la pelouse.

- T'as l'air con, allongé dans l'herbe.

Je lui tire la langue pour toute réponse.

- Et mature en plus... soupire-t-il.

Je me redresse sur mes bras pour rapprocher nos visages et l'embrasser brièvement sur les lèvres.

- Alors c'est vrai.

Lucy. Juste derrière nous. C'est incroyable le nombre de fois que j'oublie son existence à celle-là. Je la regarde, le visage creusé par les larmes qui ne cessent de couler. Pauvre enfant.

- Salut Lucy...

- Pourquoi ?

Comment ça pourquoi ? Pourquoi lui et pas elle ? Devant mon absence de réponse, elle ajoute :

- Pourquoi un mec ?

Son visage est froid, ses yeux perçants. Toute la joie et la naïveté dont elle me fait part habituellement se sont envolées. Tout son être respire la colère. Même ses larmes transmettent sa rage.

- Je... Je n'ai pas choisi Lucy...

- Parce que t'es gay maintenant ? siffle-t-elle hargneusement.

Je ne m'étais pas vraiment posé la question... Mais en quoi ça la regarde ? Qu'elle aille se faire foutre !

- Pourquoi tu me demandes ça ? Ça ne va rien te rapporter !

Je me lève avant de continuer :

- Écoute moi bien Lucy, je suis désolé. Ce que je t'ai fait, c'était vraiment dégueulasse. Je t'ai menti un paquet de fois quand on était ensemble, mais je n'ai jamais été autant sincère avec toi que maintenant. Donc enregistre bien ce que je vais te dire, parce que je ne le dirais pas deux fois. Je suis amoureux. D'un homme oui, et alors ? Ça aurait pu être une fille ça n'aurait rien changer. Le résultat sera le même, toi et moi c'est fini. Je peux comprendre que tu m'en veuilles. Vas-y, déteste moi, je m'en fous. Je ne t'ai jamais aimé. Tu trouves ça batard ? Mais toi non plus Lucy ! Tu ne sais pas ce qu'est l'amour. Ça se construit à deux Lucy, et vu comment je te traitais, il est impossible que tu ais développé des sentiments pour moi. Ou alors faut vraiment que tu ailles consulter. Tu t'es servie de moi tout comme je me suis servi de toi. Tu ne voulais pas aimer Lucy, tu voulais être aimer. Et crois en mon expérience, c'est une énorme différence. Tu savais que je te trompais, pourtant il suffisait de m'entendre dire que je t'aimais à la folie pour que tu me pardonnes. Aux yeux des autres, on formait un beau couple, et c'était la seule chose qui comptait pour toi. Donc oui, j'aime un homme, de tout mon coeur et plus que je n'aimerais jamais quelqu'un, plus que tu ne pourras jamais aimer.

Je m'arrêtes. Je la regarde quelques secondes, elle semble déboussolée, perdue. Je prends mon sac et lance en direction de Natsu avant de partir :

- Tu viens ? On n'a plus rien à faire ici.

Alors que je m'apprête à partir, j'entends une dernière fois la voix de Lucy qui me dit :

- Oh Grey... Si j'étais toi je n'irais pas par là...

Je préfère ne pas l'écouter et continue d'avancer vers le bâtiment. Seulement Natsu ne semble pas de cet avis. Il attrape Lucy par le bras et lui demande, vraiment énervé :

- Qu'est-ce qu'il y a là-bas ?!

Son rire strident me fait froid dans le dos.

- Fais pas l'innocent Natsu, tu sais très bien ce que Grey va trouver...

Je regarde mon amoureux sans vraiment comprendre de quoi ils parlent.

- Natsu ? De quoi elle parle ?

Il ne m'écoute pas. Ses poings se resserrent sur le bras de Lucy, si bien que ses phalanges blanchissent. La blonde essaie de se débattre. Il lui hurle alors :

- Dis moi ce qu'elle a fait !

- N-Natsu... Tu me fais mal, lâche-moi...

- Elle m'avait dit qu'elle ne ferait rien ! Dis-moi, MAINTENANT !

Lucy est pâle, les yeux livides. Elle ne peut plus rire, elle a beaucoup trop peur. À moi aussi, il me fait peur. Je ne sais pas ce qu'il pourrait lui faire, mais j'interviens avant.

- Natsu, laisse-la putain !

Sa poigne se desserre légèrement. Il se met à trembler à son tour, dos à moi. Je l'entends souffler :

- Je suis désolé Grey...

Son corps est secoué de sanglots. Pourquoi pleure-t-il ?

- N-Natsu ?

Je me rapproche de lui et passe une main dans son dos.

- Qu'est-ce qui t'arrive ? Dis-moi mon amour...

Il me prend dans ses bras, lâchant Lucy qui en profite pour s'éclipser.

- J'ai essayé... Elle m'avait dit qu'elle arrêtait... Je suis désolé... Pardonne-moi... Je t'aime tant...

J'essaie de le repousser pour pouvoir voir son visage mais il tient bon. Bordel mais qu'est-ce qui se passe ?! Il est de plus en plus tremblant contre moi, ses forces le perdent petit à petit. Je peux finalement le repousser sans trop de difficulté, et je le retiens loin de moi en le tenant par les épaules. J'attrape son menton pour regarder son visage. Les larmes coulent à flot sur ses joues, sa lèvre inférieur saigne contre ses dents. Je suis complètement paumé. Pourquoi ? Qui a fait quoi ? C'est forcément grave pour qu'il soit dans un état pareil !

- Tu m'as fait quelque chose de mal Natsu ?

Il ferme les yeux, sûrement pour ne pas rencontrer les miens. Je regarde le bâtiment derrière moi. Les réponses à toutes mes questions se trouvent à l'intérieur. Ai-je vraiment envie d'aller voir ? Je prends une grande inspiration et lâche mon petit-ami pour me diriger vers la porte. Je l'entends m'appeler derrière moi, à travers ses sanglots. Mes jambes sont lourdes quand j'arrive devant la porte en verre. Je vois à travers une foule d'élève. J'ouvre la porte et rentre dans la hall. Je dois me servir de mes coudes pour avancer. Quand finalement j'arrive devant ce qui crée tant d'agitation, je crois que j'aurais préféré n'avoir jamais connu la vérité.

C'est moi. C'est mon visage, mon dos nu, dans ses draps. Je dors. J'ai l'air paisible. Inconscient de l'horreur qui m'attendait. C'est moi, mais en plein de fois. Partout. On ne peut pas me rater. Je suis là-bas, ici, ou même là. La même photo, encore et encore. Une photo que Natsu a prise. Avec la même inscription en-dessous "Alors Grey, on aime se faire défoncer ? T'as perdu ton pari chéri !". Je la relis encore et encore et encore et encore... Autour de moi, ils ne comprennent pas, ils rient, ils sont écœurés... Tous différents. Mais aucun ne sont autant détruit que moi. C'est le vide dans ma tête, je ne pense plus à rien, une absence totale d'émotion. Il ne reste plus rien. Je regarde la scène vu d'extérieur. Mes jambes ne me supportent plus, elles aussi se sont arrêtées. Je lâche prise, finis cul par terre. Je fixe sans arrêt la photo la plus proche. Putain.

- Grey !

J'entends plus loin Wendy et Erza arrivées. Elles courent vers moi, leurs pas résonnent dans la grande salle, faisant écho contre les murs. Seuls sons à part les murmures de la foule. Mes amies me prennent dans mes bras, m'appellent. Mais je ne bouge pas, aucun regard dans leur direction. Elles sont en larmes. Elles ont de la chance. C'est la preuve qu'elles ressentent quelque chose. J'aimerais bien, mais tout sentiment m'a quitté. En désespoir de cause, Wendy me prend par les épaules et me secoue espérant une réaction. Elle sait que c'est vain, alors pourquoi elle continue ? La naïveté des enfants je vous jure... Erza au moins elle a compris. J'entends la porte s'ouvrir.

- ... Grey ?...

C'est hésitant, doux. Les gens s'écartent pour laisser passer le nouveau venu. Quand j'ai entendu sa voix je me suis accroché fort à Wendy. Elle était en face de moi alors j'en ai profité pour me blottir dans ses bras. Je ne veux pas qu'il m'approche. Je veux me cacher, m'oublier. Erza se lève à côté de moi. On entend sa colère à travers la force de ses pas qui martèlent le sol. Elle s'arrête.

- Erza je...

Elle ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase, elle lui met une claque magistrale qui fouette sa joue tellement fort que même les personnes au bout de la salle ont un mouvement de recul. Un rire strident retentit ensuite.

- Toujours aussi cash Scarlett !

Une nouvelle personne se joint à notre histoire. Je connais cette voix...

- Lisanna Strauss...

La voix d'Erza est dure. Cette Lisanna n'a pas l'air d'être une bonne amie... Merde je connais ce nom aussi !

- Bonjour Grey... Ça faisait longtemps... Je t'ai manqué ?

Je lève la tête vers elle. Elle a les cheveux courts, blancs, et de grands yeux bleus. Je fronce les sourcils en la voyant.

- Qui es-tu ?

Son sourire haineux s'efface un moment.

- Oh... Tu ne te rappelles pas de moi... Je vais te rafraîchir la mémoire alors ! Ça remonte à deux ans maintenant. Ma soeur Mirajane, en terminale à l'époque, a organisé une fête invitant tout le lycée. Tu es venu, étant en seconde. Tu étais de loin le plus beau. Mon coeur avait raté un battement en te voyant. À peine nos regards se croisaient-ils que tu m'as sourit. Tu m'as invitée à danser, on a bu quelques verres ensemble. Tu me répétais que j'étais belle, que je te rendais dingue. Je t'ai offert ma première fois. Tu as été doux, tendre, c'était parfait. Tu as pris mon numéro mais comme ta soeur t'attendait tu as dû partir. C'était de loin la meilleure soirée de ma vie. J'en suis sortie éperdument amoureuse. Tu ne m'as pas envoyé de message le lendemain, mais je ne perdais pas espoir pour autant. Le lundi qui suivait, je suis allée au lycée, avec comme seule envie te revoir. Je t'ai vu de loin, avec ta bande de pote. Je me suis approchée pour te parler, et même t'embrasser, mais tu m'as ri au nez. Tu as dit, je cite : "Grandis un peu, c'était juste un coup d'un soir ! Et puis de toute façon, t'es même pas un bon coup.".

Oui. Je m'en souviens maintenant. J'étais un vrai connard... Elle continue :

- Mon coeur s'est brisé en des milliers de morceaux. J'ai pris la décision de me venger, et de te détruire comme tu me l'as fait. Mais comment ? C'est là que Natsu est arrivé...

J'entends derrière Natsu la supplier d'arrêter. Mais d'un mouvement de tête je lui demande de continuer.

- Il revenait d'Australie, c'était un très vieil ami. Il est arrivé un matin tout heureux d'être de retour en France. On a passé un mois d'été ensemble, on a pu renouer les liens. Puis vint la rentrée... On devait se rejoindre ici même, dans le hall. Il est arrivé et m'a dit qu'il avait percuté un mec en venant. Un beau brun aux yeux bleus. Tu es alors rentré et il t'a pointé du doigt pour me montrer qui était ce "beau brun aux yeux bleus". Surprise, c'était toi ! Je lui ai raconté ce que tu m'avais fait et il m'a promis de m'aider dans ma vengeance. Une idée a fait "tilt" dans ma tête. Si, le grand Grey Fullbuster ne pouvait pas tomber amoureux, il y avait d'autres moyens de le détruire... Je t'avais observé pendant ces deux années, et j'avais bien vu que tu ne supportais pas l'homosexualité. C'était parfait ! Si tu devenais l'un d'eux ? Tu allais te détester ! Comme tu plaisais à Natsu, je lui ai demandé de coucher avec toi et que tu aimes. La suite tu la connais, il a lancé un pari, t'as dragué encore et encore... Mais le problème qui s'est imposé, c'est que tu commençais à lui plaire, a développé des sentiments... Il m'a demandé plein de fois d'arrêter, le lâche ! Je le relançais encore, lui rappelant que son amie, c'était moi... Et finalement, tu es tombé amoureux de lui. Toi, celui qui ne pouvait tomber amoureux, est amoureux d'un garçon ! C'est grandiose ! Je ne te remercierai jamais assez Natsu... Alors Grey... J'ai réussi ? T'ai-je détruit ?

Est-ce qu'elle m'a détruit ? Oui. Elle m'a anéanti. Celui qui baisait s'est fait baisé. C'est drôle. C'est con mais c'est drôle. Alors j'explose de rire. Je ris encore et encore, je me plie en deux, me roule au sol, je ris comme jamais je n'ai ri. Ça dure des secondes, des minutes... Ils me fixent tous, avec leur tête d'ahuri. Ce qui me fait rire encore plus. Toujours en riant, je me redresse et prends mon sac.

- Grey ... ?

Je me tourne vers Natsu. C'est la première fois que je le vois depuis que je suis entré dans le bâtiment. Je le vois différemment maintenant. Comme un vrai enfoiré.

- C'est drôle, tu ne trouves pas Natsu ? Tu as bien ri j'espère. Tu t'es bien foutu de moi...

- Je suis désolé Grey... Bébé je t'en pris...

- Chuuuut. Tu parles trop. Et je ne veux plus t'entendre, plus jamais. Tu me dégoûtes. Et je le pense vraiment cette fois-ci.

Il n'a pas besoin d'entendre plus. Et vu comme il pleure, il ne peut rien ajouter. Alors je m'en vais. La foule se sépare pour me laisser passer. Mes amies me regardent partir sans bouger. Ça ne leur ressemble pas, mais ça m'arrange. Je sors de l'enceinte de l'établissement. J'arrive dehors, dans la ville, et je marche. Je marche des heures durant. Je tourne parfois en rond, arrive dans des endroits dont je ne connaissais même pas l'existence. Je marche jusqu'à ce que des crampes m'engourdissent toute la jambe, que mes pieds saignent dans mes chaussures. Je marche jusqu'à ce que le vent m'anesthésie le visage par le froid. Même fatigué, même épuisé, je continue. Il commence à faire nuit, mais je ne sais pas où je suis. Je devrais trouver un endroit où dormir, mais mes jambes refusent de s'arrêter. Ma tête est vide, incapable de réfléchir. Au bout d'un moment je finis par me poser sur un banc. Mes jambes me font terriblement mal d'avoir tant marché. Il fait nuit maintenant, et j'ai vraiment froid. Alors je m'allonge sur le banc, complètement gelé, et m'endors, peut-être pour la dernière fois...

OoooooO

Bonjour mes merveilleux cheesecakes !

Sachez, à l'heure où j'écris ça, que je suis parfaitement dans les temps. Nous sommes dimanche, j'ai finis mon chapitre, maintenant s'il y a du retard, ce n'est pas plus d'un jour et c'est seulement de la faute de mon amie Miloran, ma correctrice.

Bim ! Il envoie du lourd dans l'action ce chapitre ! Si vous saviez comme j'en rêvais de balancer la vérité sur Lisanna ! J'en pouvais plus ! Mais j'ai tenu, en glissant quelques clins d'oeil dessus de temps à autre. Trop le talent... Bon, place aux reviews (je remercies tout le monde par la même occasion) !

FairyFanTail : Hey ! Ouiii c'est qu'un con :D. J'aime les retournements de situation :)). Ah... Pour la fin... On est sûr de rien tu sais... Plus que deux chapitres ! Dis moi ce que tu en penses, j'ai hâte d'avoir ton avis ! Bisous *

Ryugami : Hello mon petit être de lumière ! Ça me fait plaisir que tu ne m'en veuilles pas, tu comptes pour ma motivation :)). D'ailleurs, si je poste l'histoire de mon ami, j'espère que tu la liras ! Hihi merci :3. Et bien voilà, tu connais toute l'horreur... T'en penses quoi ? Je t'embrasse fort, tu crées le bonheur dans ma vie :))).

rukiia . kuchiki . fukutaicho : Argh ! Qu'il est long ton pseudo :'). Ohayo la miss ! Bon au moins tu sais, un chapitre toutes les deux semaines, sauf complication. Franchement... Qui aime Lisanna ? Merci beaucoup, tu gères la fougère, love you !

Gros bisous à tous mes aubépines ! Je vous aime tellement :)). Review ?