Drago posa les pieds à terre. Il se sentait encore étourdis, si il se levait, il tomberait surement par terre à cause du vertige. Il regarda autour de lui, la tente était vide et il se demanda si il avait dormis longtemps ou si il venait tout juste de rentrer, à la vue de sa jambe pratiquement entièrement guérie, il se dit qu'il avait tout de même dû se reposer longuement. La marque violette qui parsemait son mollet de la cheville au genou l'aurait fait tourné de l'oeil si il avait encore été le gamin de onze ans qui avait peur de tout et n'importe quoi, aujourd'hui il avait vu tant d'horreur qu'il ne cligna même pas des yeux. La cicatrice déjà visible le restera sans nul doute jusqu'à la fin de sa vie, mais de toutes les cicatrices qu'il avait déjà, celle la serait la seule dont il n'aurait jamais honte.

Car des cicatrices, Drago en avait beaucoup. Et il ne s'était jamais vanté d'aucune d'entre elle, sauf celle qu'il s'était faite sur le gravier du manoir lors de son tout premier vol à balais. Son dos, son torse, sa nuque, ces parties de son corps qui ne faisait que lui faire honte car elles étaient le miroir de ses dernières années aux côtés de Voldemort. Elles étaient simplement le souvenir d'heures entières à s'entraîner avec les mangemorts, elles étaient simplement la raison de ses doutes et de sa carapace, de son silence et de ses tourments. Personne n'était au courant, si ce n'est ses parents et leur collègues, et Drago n'en parlerait sans doute jamais, il en avait trop honte. Bien qu'elles l'aient endurcis, elles lui avaient aussi fait beaucoup de mal, à lui et à sa mère qui était forcée de le regarder tomber à chaque mauvais sort pendant les sessions de duel au manoir, elle qui pleurait à chaque fois qu'elle bandait le corps meurtris de son seul et unique fils.

Aujourd'hui, les yeux rivés sur sa jambe, il souria. Il était fier de cette blessure, elle était la première d'une quête qu'il menait pour le plus grand bien, il avait sauvé les meilleurs espoirs de son monde, il avait risqué sa vie pour celle de trois personnes qu'il detestait mais qu'il savait important pour le futur du monde des sorciers. Il avait agis en héro le temps d'une bataille.

Apres avoir repris ses esprits, Drago se leva pour sortir de la tetnte. Le soleil battait son plein, et Drago se surpris à être admiratif du paysage qui se tenait face à lui. Les montagnes qui surplombaient le lac étaient si grandes et majestueuses, elles donnaient à cette journée un air presque serein. Drago entendait Ron et Harry derrière lui qui parlaient comme deux vieux amis qui n'avaient rien à craindre, mais Drago avait les yeux rivés sur le lac, et sur la jeune femme qui se tenait assise à son bord, les pieds dans l'eau. C'était la première fois qu'il voyait Hermione de cette façon, elle n'était pas surexcitées à l'idée de donner une bonne réponse, ou anxieuse quant à leur avenir, non, elle était là, assise, les yeux levés vers le ciel, elle était paisible, pensive, calme. Et Drago l'enviait en ce moment précis, il aurait aimé pouvoir se reposer de la sorte lui aussi, mais il avait toujours mille questions sans reponses qui se bousculaient dans sa tête, ne lui laissant aucun moment de répit.

Il s'approcha lentement, sans faire de bruit pour ne pas rompre le silence presque religieux de la scène, puis il s'assit aux côtés d'Hermione, croisant les bras sur ses genoux, les yeux fixés sur les vaguelettes qui venaient s'écraser sur les pieds de sa voisine, qui ne tréssaillait même pas face à leur froideur.

" C'est beau n'est-ce pas? "

Hermione venait de parler mais Drago n'eut pas besoin de répondre, c'était une question rhétorique, evidemment que c'était magnifique.

" J'ai l'impression d'être coupée du monde ici, comme si les évènements étaient sur pause, et que nous ne risquions rien. Je sais que c'est faux, evidemment, mais ça me fait du bien de le croire. "

Drago comprenait très bien ce que la jeune femme voulait dire, il arrivait presque à ressentir la même chose, mais la menace qui menacait de leur tomber dsur la tete à chaque instant lui semblait encore trop pesante pour qu'il puisse se sentir totalement en sécurité.

" - Ta jambe à l'air d'aller mieux.

- Ta potion à fait des miracles.

- Comme quoi Rogue n'était pas un professeur si mauvais. "

Les deux compagnons sentaient un certain malaise qui s'installait entre eux, il était difficile pour eux trouver un sujet sur lequel converser librement. Apres des années à se detester, Drago avait encore du mal à mettre sa rancoeur de côté, et surtout, sa culpabilité. Lui qui s'était si mal comporté et elle qui l'avait toujours rembaré, leur relation avait été trop houleuse pour qu'ils reussissent à se parler comme deux amis après seulement quelques jours passés ensemble.

Et pourtant aujourd'hui Drago avait envie de bien faire, les trois amis avaient tout de même été d'incroyables hôtes, et Hermione d'une bienveillance rare envers celui qui lui avait fait tant de mal et il avait envie de prouver sa bonne foi encore et encore.

Alors Drago décidé que cette fois, il ne serait pas le jeune homme muet qui laissait les autres faire la conversation, non, cette fois, il parlerait, et il ne laisserait pas Hermione gênée par le silence pesant.

" - Tu rigoles! Rogue était un professeur hors du commun.

- Ha oui, martiriser les élèves c'est vraiment la preuve d'un super professeur.

- Hum, mais regardes, même Potter a finit par être bon en potionça relève du miracle! "

Hermione venait de sourire à la remarque de Drago, et il sentit ses lèvres s'étirer à son tour. C'était la première fois depuis qu'il était arrivé qu'il avait vu Hermione sourire à un moment anodin d'une de leur journée, et il en était responsable.

" - Tu n'as pas tout à fait tort, mais si je peux te faire une confidence, Harry avait triché cette année là. Il n'était en rien responsable de son succès en potion.

- Triche? Potter?! Je le savais! Ca ne pouvait pas être naturel. J'ai perdu ma place de premier de la classe a cause d'un tricheur...

- Et bien, en vérité, c'est a cause de Slughorn, il aurait du verifier les livres qu'il laissait à disposition des élèves. Et puis, moi aussi j'ai perdu ma place de meilleure élève, crois moi, j'ai tout fait pour qu'il balance son livre, mais il n'a pas daigné m'écouter...Il est encore plus borné que moi.

- Moi qui pensais que tu les menais à la baguette.

- Preuve que tu ne nous connais pas. Il n'y a pas de leader, on est...complémentaire.

- Vous avez trouvé une utilité à Weasley?"

Hermione donna une tape à Drago, il ne le prit pas mal, elle n'avait pas vraiment mis de force dans sa frappe, ce qui lui prouvait qu'elle n'était pas enervée.

Après tout, ce n'était qu'un peu d'humour.

Il sourit, en coin, bien evidemment, mais il souriait en regardant les sourcils de Granger se froncer doucement.

" - Oh aller! Si on peut même plus rigoler...

- Ron te dira qu'il n'est rien, mais en vérité sans lui, on aurait abandonné il y a bien longtemps. Quand il est partits, on a pas su quoi faire, on était perdus. On ne peut pas avancer quand on est pas tout les trois, on arrive pas a avancer. Et même si il semble un peu nigaud sur les bords, il nous aide beaucoup, sans même sans rendre compte il résoud des enigmes sur lesquelles je bloque parceque j'essaye d'être trop logique, trop pieds à terre. Et puis, il est notre touche de légèreté aussi, la dose d'humour dont on a vraiment besoin les soirs ou tout est sombre, ou on attend d'entendre à la radio si quelqu'un qu'on connait n'aurait pas disparu tragiquement.

J'ai besoin de lui, beaucoup trop sans doute.

- Comment ça ?

- Je ne sais pas. Quand il n'est pas là je ne suis capable de rien. J'ai un peu de mal à comprendre ce que ça peut pouvoir dire, j'ai toujours été troublée par tout ça, je n'en viens à aucune conclusion rationnelle qui me plaise.

- Oh pitié, tout le monde voit à quel point vous vous tournez autour! Même chez les Serpentards ils en parlent. Certains ont fait des paris dès la première année, ça avait le don de m'exaspérer. "

Drago se rappelait que ses camarades s'était fais un malin plaisir de parier sur le couple dès leur plus jeune âge. Drago n'avait jamais participé à ce genre de petit jeu idiot, il detestait l'idée qu'un sang pur, aussi traître à son sang soit il, puisse s'abaisser à tomber amoureux d'une sang de bourbe, et encore plus quand cette dernière s'appelait Hermione Granger. C'était même devenu une blague entre eux, quand quelqu'un n'arrivait pas à faire le premier pas, il était très vite menacer de finir comme Weasley, un pauvre type incapable de dire à la fille qu'il aime qu'il aimerait être avec elle, même après six ans.

Hermione ne savait pas vraiment quoi dire. Elle n'avait jamais songé à ça, elle avait été jalouse de Lavande, certe, mais c'était simplement parcequ'elle l'éloignait de son meilleur ami. Elle n'avait jamais regardé Ron sous cet angle là, du moins, n'était pas son type d'homme, il était loin du beau et viril Viktor Krum, même si il avait pris du muscle grâce au Quidditch, et même si il avait gagné en maturité. Il était comme son frère, elle avait besoin de sa présence, elle avait besoin qu'il soit à ses côtés pour pouvoir se sentir en sécurité, comme un grand frère le ferait avec sa petite soeur. Et pourtant les paroles de Malefoy la troublait plus que de raison.

" - Tu dis n'importe quoi. Ron et Harry sont des frères pour moi.

- Apparemment il n' y a que vous deux pour ne rien voir de tout ça, ça va même au dela, on sentirais presque la tension sexuelle entre vous quand vous vous disputez. Mais bon...

- Oui, bien sûr, toujours plus Malefoy! Tu adores en rajouter hein?

- C'est mon côté grandiloquent.

- Ton côté Serpentard oui, toujours à inventer des histoires.

- Ouaiis, en attendant, j'ai raison.

- Pourquoi tu n'irais pas te faire cuire un oeuf Malefoy?

- Cuire un oeuf je ne sais pas, mais je vais aller demander à tes deux amis si ils ont besoin d'aide pour aller chercher à manger.

- Bonne initiative. "

Drago se leva, et alors qu'il avançait vers la tente, il fut stoppé par la voix de sa camarade.

" - Hé, Malefoy ... J'aurais jamais cru dire ça un jour mais, je suis désolée pour tout ce qu'il t'arrive. T'es pas si serpentard que ce que je pensais, je dirais même que tu aurais fait un bon gryffondor.

- Merci, Granger, mais rêves. "

Et lorsqu'il fût hors de la vue de la gryffondor, Drago laissa échapper un sourire. Il ne l'aurait jamais avoué mais les mots de la jeune femme lui avait fait chaud au coeur. C'était un compliment qu'il n'aurait jamais cru entendre de sa vie, il était fier d'être un Serpentard, mais il avait toujours envié le courage des lions, il aurait adoré avoir le même lorsqu'il était plus jeune.

Il l'avait a prioris acquéri aujourd'hui et il était heureux de cette "nouvelle compétence", le courage, il trouvait ça fabuleux. Et c'est le sourire aux lèvres qu'il rejoignit Harry et Ron, non sans un froncement de sourcils à l'idée de devoir parler à deux personnes qu'il n'appréciait guère malgré leur quête commune.

Les deux amis étaient toujours adossés à un arbre, mais cette fois ils ne parlaient plus. Ils avaient les yeux fixés au loin, appréciant un moment de silence qui serait bientôt rompu par le Serpentard.

" Weasley, Potter, je voudrais pas déranger vos conversations sur Ô combien les peines de coeurs de Weasley sont dures à vivre mais on a rien à manger pour les jours qui arrivent alors, ça serait pas mal de s'atteler à trouver quelque chose pour nous remplir le ventre.

- T'as faillit perdre ta jambe mais ton humour à la noix t'en a pas perdu une miette en tout cas Malefoy.

- Ha, vous etablissiez un plan héroique pour tuer Voldemort peut être? Non, vraiment, ça m'interesse.

- Si tu veux tout savoir, on a fait une liste des potentiels horcruxes pendant que tu te la coulais douce avec Hermione au bord du lac. T'as pas perdu la flemmardise serpentarde à ce que je vois!

- Ron, Malefoy, on a autre chose à faire que de se disputer bêtement, on est plus à Poudlard.

- T'as raison Harry, désolé. Allez, on va chercher à manger, j'ai le ventre complètement vide. "

C'est dans le silence que les trois garçons s'aventurèrent dans la forêt. Laissant Hermione seule sur la plage. Drago, suivant Ron et Harry, n'avait rien à dire à ses coéquipiers, il n'avait jamais été d'un naturel bavard, alors il l'était encore moins face à deux (anciens?) ennemis.

Les évènements ne les avaient pas rapprochés, au contraire. Il était compliqué pour lui d'encaisser les nouveaux choix qu'il faisait, et il était compliqué pour eux d'accepter que Malefoy les avaient rejoint. Même si l'entente restait cordiale, ils n'étaient pas devenus amis pour autant, et ils ne le deviendraient sans doute jamais.

Pour autant, ils étaient trois à se balader dans la fôret, à la recherche d'une source de nourriture, aussi faible soit elle, et aucune insulte ne fusait, aucune dispute n'éclatait, seul le silence règnait.

Et Drago appréciait ce répis. Il aimait le silence, il aimait pouvoir écouter les bruits environnant, le vent caressant les feuilles, les branches craquant sous ses pieds, le bruit des oiseaux et même les vagues qui s'écrasaient sur la plage un peu plus loin. C'était ce qui le faisait se sentir serein, et vivant.

Près d'un ruisseau, Harry s'arrêta, il s'accroupit pour ramasser un fruit rouge par terre, et se releva le sourire aux lèvres.

" Des cerises! "

Ron se précipita près de son ami, pour attraper les cerises qui tombaient une à une sur le sol boueux de la forêt, ils venaient de trouver tout un tas de petits fruits rouges qui leur permettraient au moins de ne plus marcher le ventre vide.

En attendant, Drago s'approcha de la rivière, laissant les deux amis se delecter de leur trouvaille. Il était content, mais toujours pas satisfait, ces deux idiots ne pensaient quand même pas mener une quête avec seulement quelques cerises pour se sustenter tout de même? Il était hors de question de rentrer avec seulement un sac remplis de cerises à peine mures, il voulait ramener plus, il voulait qu'Hermione puisse manger à sa faim après ce qu'elle venait de faire pour sa jambe, et surtout parceque si Granger n'était pas en forme, ils ne sortiraient jamais de cette forêt avec une nouvelle piste.

Drago n'était pas dupe, il savait que c'était elle qui menait la danse, même si Harry semblait être le chef de ce trio de lionceaux, sans elle, ils n'étaient plus rien, et sans elle, ils n'avanceraient pas. Alors Drago s'attela à trouver quelque chose de plus consistant à se mettre sous la dent, la rivière semblait propre et agitée, et Drago se demanda si il était possible que des poissons vivent au milieu de cette forêt? Il s'approcha, et ses pupilles se dilatèrent rapidement quand il aperçut le banc de poissons larges comme son poing qui nageait dans l'eau transparente.

Il fouilla sa poche prêt à degainer sa baguette et paniqua quand il ne trouva rien.

Potter avait repris sa baguette, foutu gryffondor, paré à toute éventualité.

" POTTER! WEASLEY!"

Les deux sorciers approchèrent d'un pas rapide, les baguettes levées vers Drago.

Il pensa un instant qu'ils avaient l'air bien stupide avec les traces de cerises parsemant le bas de leur visage, et les poches pleines à ras bord de fruit rouge, à l'évidence, ils avaient l'air de tout sauf d'êtres menaçants.

" - Qu'est-ce qu'il y a Malefoy?

- Des poissons, dans la rivière. Imaginez un peu un vrai repas, on peut même en garder pour plus tard! Ca nous fera le plus grand bien. "

A son grand étonnement, Harry lui lança sa baguette qu'il atrappa au vol.

" Je ne connais pas de sort pour ça Malefoy, débrouilles toi. Après tout c'est ta trouvaille. "

Drago leva sa baguette en l'air et fît le geste que lui avait appris le père d'Astoria Greengrass lorsqu'il était encore un enfant et que sa mère et lui partagaient des vacances chez la famille de ce dernier tout les étés. Drago s'entendait très bien avec Astoria et Daphnée, les enfants du couple Greengass, du moins, quand ils n'avaient pas encore atteint l'âge d'aller à Poudlard. Tout les étés, ils se retrouvaient dans le manoir de ces derniers et Drago passait des après midi entier avec Monsieur Greengrass, qui lui avait appris à pêcher et à chasser. Bien qu'il detestait chasser, horrifié à l'idée de voir la souffrance dans les yeux de l'animal, il adorait la pêche, et ça lui avait permis de canaliser sa colère plus d'une fois puisqu'il fallait être d'une patience infinie pour réussir à avoir sa proie.

Il en attrapa trois, en un peu moins d'une heure et il se sentit appaisé. Ils auraient definitivement de quoi manger ce soir, et le lendemain...Ils ne marcheraient pas en étant affamé. Ces repas étaient loin de ceux qu'il dégustait au manoir, mais ce soir, il se contenterait de ça et mangerait ses victuailles avec le sourire aux lèvres.

Sur le chemin du retour, il décida de poser une oreille sur la conversation des deux accolytes devant lui.

" - Ron, je t'ai déjà dit que j'en savais rien.

- C'est fou tout de même d'être embarqué dans une quête sans le moindre indice. J'arrive pas à croire qu'il ne nous ait rien laissé.

- Tant pis, on a du temps, et on ne risque rien pour le moment. On devrait profiter de ces instants pour chercher des solutions.

- Quand on aura retrouvé la tente il faut demander à Hermione de réfléchir avec nous, elle sait toujours vers quelle direction il nous faut aller.

- Ce qui me semble étrange, c'est toute cette histoire avec Nagini. Il a quand même laissé un horcruxe nous approcher...je comprend pas comment il a pu être si peu ... vigilent. "

Drago observa Ron qui semblait pensif. Et le serpentard se sentait perdu lui aussi, ce n'était pas le genre de Voldemort d'être imprudent, surtout pas quand sa propre "vie", ou l'une d'entre elles, en dépendait.

" - Harry...et si c'était un piège? " - avait lançé Ron, tout à coup, d'un ton paniqué.

" - Ron, tu as bien vu que oui...

- Non je veux dire, il pensait qu'on se douterait qu'il savait qu'on irait la bas. Il pensait sans doute qu'on s'attendait donc à ce qu'une horde de mangemort nous attende non?

- Qu'est-ce que tu veux dire Ron?

- Peut être que ça ne lui a servit qu'a nous localiser. Peut être qu'il a envoyé des gens patrouiller par ici...Il n'est pas compliqué de tracer des gens par leur transplanage..."

Drago écoutait Ron, bouche bée, le rouquin venait de toucher une corde sensible, c'était trop plausible, trop réaliste, trop concret. Il était étonné de ce qu'il venait de dire, Weasley n'était peut être pas si stupide qu'il l'avait toujours pensé.

" - Ne t'en fais pas Ron, on est en sécurité, dès qu'on est arrivé Hermione à ... "

Il se tût, un long silence s'imposa entre eux. Ils se regardèrent, interdits, paniqués.

Ils venaient tous de penser à la même chose, ils s'étaient attelés à la guérison de Drago lorsqu'ils étaient arrivés, sans penser à rien d'autre, ils n'avaient pensé qu' a sauver la jambe de ce dernier.

Puis ils étaient partis chacun de leurs côtés, ne voulant que se détendre après une épreuve compliquée...ils avaient bien mérité un peu de repos après tout.

Mais c'était dans ces moments que nous baissions tous notre garde, et que nous perdions toute vigilance. C'est alors que Drago tilta, et en un regard ils se mirent d'accord: Il fallait courrir.

Ils se mirent à courir comme ils n'avaient jamais courru. Leur temps était compté et il fallait prévenir Hermione avant qu'il ne soit trop tard.

Drago avait chaud, et il courrait si vite que les branches qui longeaient le chemin lui giflaient le visages une à une, lui laissant de vilaines traces qui le brûlaient, mais la douleur il s'en fichait, il se devait de courrir sans penser à rien d'autre qu'à Granger qui était seule près du lac.

Les minutes étaient si longues qu'il avait l'impression d'avoir fait cent tours de stade de quidditch, et bizarrement il ne ressentait aucune fatigue, ses pieds passaient l'un devant l'autre automatiquement, il ne pensait à absolument rien d'autre qu'à courrir.

Puis ils s'arrèterent brusquement arrivé aux abords du campement. Leurs visages horrifiés devant ce qu'ils voyaient approcher.

Ce qu'ils avaient redouté avant de courrir se voyait ici prouvé: Aucun d'eux n'avait pensé à jeter les sortilèges de protection.

Et désormais, une quinzaine de rafleurs avançaient vers Hermione, ils n'étaient plus qu'à quelques centaines de mètres, c'était peine perdue.

Drago pris alors une décision et se tourna vers Harry en levant sa baguette, puis d'un coup sec, lui assena un violent sortilège au visage.

Il allait rentrer à la maison.