BOOM ! BOOM!
On frappa à nouveau.
-C'était quoi ? demanda bêtement Dudley
Harriet entendit tante Pétunia et l'oncle Vernon arriver précipitamment dans la piece. L'oncle Vernon tenait dans sa main un fusil. C'était ça qu'il y avait dans le paquet d'hier !
-Qui est là ? gronda Vernon, je vous préviens, je suis armé !
Il y eu un instant de silence puis BAM ! La porte avait été defoncée et trônait à présent par terre. Un homme vêtu de noir se trouvait dans l'encadrement. Il était grand, ses cheveux noirs, son visage pâle et son nez crochu. Étais ce une cape qu'il portait ? se demanda Harriet.
L'homme rentra à l'intérieur, et la porte se remis à son emplacement toute seule ! Comment était ce possible ? Qui était cet homme ?
-Je vous préviens, si vous faites un pas de plus je tire ! menaça l'oncle Vernon.
-Vous croyez qu'une arme moldue me fait peur, misérable vermine ? rétorqua l'homme d'une voix grave.
C'était un homme qui dégageait d'une autorité naturelle et de charisme. Mais il était un peu bizarre... Qu'est ce que c'etait que ce mot "moldue" ? L'inconnu avança vers Harriet avec de grande enjambées . Il fut vite arrivé à son niveau. Ils plongerent leur regard l'un dans l'autre. Ses yeux étaient aussi noir qu'une nuit sans lune, on ne pouvait y lire aucune émotion. Il fut le premier à rompre le silence.
-Miss Potter, je présume ?
Elle ne pût que hocher la tête.
-Suivez moi.
L'homme commença à se diriger vers la porte. Harriet ne savait pas quoi faire. Le suivre ? Ou bien rester avec les Dursley ? Elle avait attendu toute sa vie que quelqu'un vienne la libérer ainsi de cette prison. Mais cet homme...n'avait pas l'air très fiable
-Qu'est ce que vous croyez faire ? Et puis, qui êtes vous d'abord ? grommela l'oncle Vernon
L'homme se tourna vers Vernon et lui lança un regard noir, rempli de haine.
-Je suis le professeur Rogue, j'enseigne les potions à l'école Poudlard.
Les potions ? Il ne voulait pas plutôt dire la chimie ? Tout cela était bien étrange pour Harriet.
-Severus Rogue ! Je me souviens de vous ! S'exclama Pétunia.
Il l'ignora.
-Suivez moi, Potter, maintenant. J'ai autre chose à faire.
-Pour aller où ?
-A Poudlard voyons. Où voulez vous que je vous emmène si ce n'est Poudlard, idiote.
-Qu'est ce que c'est Poudlard ?
Il se tourna vers les Dursley.
-Elle ne sait rien, gronda t-il, vous lui avez caché ?
-Quand nous l'avons prise avec nous, nous nous sommes juré d'en finir avec ces balivernes, dit l'oncle Vernon, juré qu'on allait la débarrasser de tout ça !
L'inconnu tendit à Harriet une lettre, la lettre. Elle s'empressa de l'ouvrir.
COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE
Directeur: Albus Dumbledore
Commandeur du Grand Ordre de Merlin
Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur en chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et des Sorciers.
Cher Miss Potter,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, cher Miss Potter, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva Mcgonagall, Directrice Adjointe.
-École de sorcellerie ? Je suis une...
-Une sorcière, affirma Rogue
-Mais la magie ça...
-N'existe pas ! Exactement, dit l'oncle Vernon. Il n'est pas question qu'elle s'en aille !
-Et c'est un moldu comme vous qui va m'en empêcher ? Elle a sa place à Poudlard depuis qu'elle est née.
Il prit Harriet par le bras et l'emmena dehors. Il fut surpris par la minceur de son poignet. Il avait devant lui une petite fille qui n'avait pas été nourrie à sa faim, de toute évidence.
-Excusez moi ?
-Quoi ? Répondit t-il sans la regarder.
-Je suis vraiment une sorcière ? Et c'est quoi un moldu ? Est ce que mes parents étaient sorciers eux aussi ?
-Un moldu est une personne sans pouvoirs magiques et oui, vous êtes une sorcière. Je vais devoir le répéter combien de fois ? Posez votre bras sur le mien.
Elle le fit et d'un coup, tout tourna et devint flou. Cela ne dura que quelques secondes puisqu'elle sentit à nouveau la terre ferme. Elle faillit vomir.
-Qu'est ce que c'était que...?
Elle leva la tête et vit qu'ils étaient dans un bar. Est ce qu'il les avait teleporté ? Le professeur Rogue s'approcha d'une table occupée par un homme gigantesque. Son visage était presque entièrement caché par une longue crinière de cheveux emmêlés et par une grande barbe broussailleuse, mais on voyait distinctement ses yeux qui brillaient comme deux scarabées noirs au milieu de ce foisonnement.
-Je vous la confie, dit Rogue
-Vous pouvez compter sur moi professeur ! repondit le géant.
Le professer Rogue se tourna vers Harriet.
-Miss Potter, il lui accorda un hochement de tête et s'en alla dans un virevoltement de cape. Quel personne peu aimable, pensa Harriet. On dirait que parler avec elle était pour lui une perte de temps. Il semblait la détester. Est ce que tous les sorciers sont comme ça ?
Harriet se retourna pour faire face au géant.
-Harriet ! Dit il en la prenant vite dans ses bras, manquant de l'étouffer.
-Tu n'étais qu'un petit bébé la dernière fois que je t'ai vu. Tu as tellement grandie !
-Heu...Je suis désolée mais...qui êtes vous ?
-Ah, excuse moi, où sont mes manières, dit il gêné, je suis Rubeus Hagrid, gardien des clés de Poudlard. On m'a confié la tâche de t'emmener faire tes achats pour la rentrée demain. Mais en attendant, tu dois être fatiguée, j'ai réservé une chambre pour toi.
-Merci mais je n'ai pas vraiment sommeil...J'ai beaucoup de questions à vous poser. Je peux ?
-Bien sûr ! Assis toi !
-Hagrid, est ce que vous avez connu mes parents ?
-Ah ça oui que je les ai connu Lily et James ! Tu ressemble beaucoup à ton père tu sais, tu as ses cheveux et son visage, même vos lunettes sont similaires ! Mais tu as les yeux de ta mère.
-Est ce qu'ils sont vraiment...morts dans un accident de voiture ?
-UN ACCIDENT DE VOITURE ? rugit Hagrid, Comment un simple accident de voiture aurait il pu tuer Lily et James Potter ? Est ce vraiment ce que les Dursley t'ont raconté ? Tu ne sais donc rien ?
-Oui, répondit elle intimidée.
-C'est une insulte, un scandale ! Harriet Potter ne connaît même pas sa propre histoire, alors que dans notre monde, tous les enfants connaissent ton nom !
-Mais pourquoi ? Qu'est ce qui s'est passé ? demanda Harriet, avide de savoir.
-Je ne sais pas si je suis le mieux placé pour te révéler ça, mais il faut bien que quelqu'un le fasse. Tu ne peux pas aller à Poudlard sans savoir...
Je vais essayer de te dire ce que je peux, mais je ne pourrai pas tout dire, il y a de trop grands mystères derrière tout ça...
Hagrid observa autour de lui un instant, le bar était vide, ce n'était pas étonnant, il était une heure vingt trois du matin.
-Toute l'histoire commence à cause d'un personnage qui s'appelle...Je n'aime pas prononcer son nom quand je peux l'éviter. Personne n'aime ça.
-Pourquoi ?
-Nom d'une gargouille, Harriet ! Tout le monde a encore peur ! Voilà: il y a eu un jour un sorcier qui a mal tourné...très, très mal tourné...Pire que ça, même. Il s'appelait...Bon allons y, il s'appelait...Voldemort.
Le corps du géant fut parcouru par un frisson.
-Il y a une vingtaine d'années, ce...ce sorcier a commencé à chercher des adeptes. Et il a réussi à en avoir. C'était une sombre époque Harriet. On ne savait plus à qui faire confiance. Il s'est passé des choses terribles. Il prenait le pouvoir sur les autres. Bien sûr, il y en avait encore qui lui résistait mais...Il les tuait. Et d'une manière effroyable. L'un des seuls endroits où l'on était encore en sécurité était Poudlard. Je crois que Dumbledore était encore le seul à faire peur à Tu-Sais-Qui. Ton père et ta mère étaient d'excellents sorciers. Le mystère c'est pourquoi Tu-Sais-Qui a mis autant de temps pour essayer de les amener dans son camp. Tout ce qu'on sait, c'est qu'il il y a une dizaine d'années, le jour de Halloween, il s'est rendu dans le village où vous habitiez tous les trois. Tu avais à peine un an. Il est arrivé devant votre maison et...Tu-Sais-Qui les a tués, ensuite - et c'est là qu'est le vrai mystère, il a essayé de te tuer aussi. Mais il n'a pas réussi. Tu ne t'es jamais demandé d'où te venait la cicatrice que tu as sur le front ? Ce n'est pas une blessure ordinaire. C'est la trace du mauvais sort qu'il a lancé contre toi, un mauvais sort si puissant qu'il a détruit tes parents et leur maison. Mais avec toi, ça n'a pas marché et c'est pour cette raison que tu es célèbre, Harriet. Personne n'a jamais pu lui échapper parmi ceux qu'il avait décidé de tuer, personne sauf toi. Et pourtant, il a supprimé quelque uns des plus grands sorciers et sorcières de l'époque. Mais toi qui n'étais qu'un bébé, tu as survécu.
Hagrid se moucha dans un grand bout de tissu sale, en faisant un son de trompette.
-Je suis désolé...C'est tellement triste...Je connaissais bien ta maman et ton papa...
Il se passait quelque chose de très douloureux dans la tête d'Harriet. Elle revoyait l'éclair de lumière verte plus nettement que jamais, et pour la première fois de sa vie, se souvenait aussi d'un rire cruel, sonore, glacé.
-Bon, il est tant que tu ailles te coucher ! Il est tard et tu as une grande journée qui t'attend demain.
Hagrid l'accompagna à sa chambre. Ils se souhaiterent une bonne nuit. Harry s'allongea sur le lit dure et les draps humides de l'auberge du Chaudron Baveur, se remémorant cette journée qui venait de bouleverser sa vie entière. Elle était une sorcière, et pas n'importe laquelle, celle qui avait survécu.
