Bonjour à tous ! Me revoilà avec la suite de cette histoire. Et cette fois-ci, votre félin préféré est au rendez-vous !

Je tiens à remercier les personnes qui me lisent, suivent, favorisent (pas certaine que ça se dise...) et me donnent leur avis, c'est très encourageant.

Je vais d'ailleurs répondre ici aux reviews (à vrai dire je ne sais plus tellement s'il est possible de faire autrement, cela fait longtemps que je n'ai pas publié...). Pour les autres, bonne lecture !

Anonyme : quelle surprise de retrouver quelqu'un qui a lu une de mes autres fictions, je ne m'y attendais vraiment pas ! En tout cas, ton message me touche beaucoup, merci. J'essaie au maximum de respecter les caractères des personnages. Et si je faillis à ma tâche, il ne faut pas hésiter à me le faire remarquer !
Pour tout te dire, l'inspiration m'est venue d'une image sur laquelle je suis tombée, mais il est vrai que j'ai pensé à ça aussi, après coup. Je te laisse juger par toi même la suite !

Marytiti :merci pour ton commentaire, ça m'encourage vivement à publier la suite et à persévérer. J'espère qu'elle sera à la hauteur de tes attentes !

Chapitre II

« C'est une miraculeuse ! Saisissez-là ! »

Marinette écarquilla les yeux face aux quelques soldats qui semblaient en avoir après elle. Armés de longues lances aux pointes bleutées, les hommes en uniforme bleu marine courraient à présent dans sa direction, prêts à en découdre. Ils portaient tous d'étranges casques métalliques ornés de diverses gravures.

La jeune femme resta tétanisée, n'y comprenant rien, alors que l'un des hommes pointait vers elle son arme tout en s'immobilisant. L'extrémité de la lance s'illumina alors soudainement, laissant un éclair bleu en sortir pour fondre sur sa cible.

Elle ferma les yeux et plaça ses mains devant elle par réflexe, le seul qui voulait bien lui répondre dans son état de stupeur.

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La brune ouvrit difficilement les yeux alors que l'herbe lui chatouillait la joue. On venait de la plaquer violemment au sol, son sauveur encore au-dessus d'elle. Elle se tourna alors légèrement vers le jeune homme qui s'était quelque peu redressé.

« Pas de bobo ? » demanda-t-il dans un sourire.

Mais Marinette était bien trop bouleversée pour lui répondre. Elle se perdait dans ses yeux verts qui brillaient d'une lueur malicieuse, encadrés par un masque noir. Prisonnière au sol, le souffle chaud qui se répandait sur son visage ne faisait que la déstabiliser de plus belle alors qu'il persistait à la fixer avec intensité, soucieux de son état. La jeune femme aurait pu restée ainsi encore longtemps dans sa contemplation si l'un des soldats n'avait pas crié à leur encontre.

« En voilà un autre !

- Je le reconnais c'est Chat noir !

- Attrapez les tous les deux !

Les ordres et les acclamations fusaient non loin d'eux ce qui alarma le garçon.

- Chat va barder on dirait ! »lança-t-il, lui adressant un clin d'œil.

Interloquée par cette plaisanterie un peu vaseuse, la jeune femme l'observa se relever, un long bâton métallique pour seule protection.

Lui aussi était vêtu d'un costume à la différence que ce dernier était entièrement noir. Une longue queue et des oreilles de chat dépassant de ses boucles blondes, elle comprit rapidement ce qui lui valait le surnom de Chat noir.

Son sauveur s'élança alors vers leurs opposants, usant habilement de son bâton tout en effectuant quelques pirouettes avec une agilité déconcertante. Marinette pouvait l'admirer se battre avec force contre ces hommes, et surtout, malgré elle, apprécier la musculature avantageuse du garçon, sollicitée par tout ses mouvements d'une précision sans faille.

En quelques minutes, les soldats étaient vaincus, à terre. Il se tourna alors vers elle, fier de cette petite victoire, les bras croisés sur son torse et un grand sourire accroché aux lèvres. Mais les gestes acharnés que lui faisait la brune lui firent perdre son sourire. Il se retourna alors et vit une nouvelle horde de soldats accourir vers eux.

Bon, là ça faisait peut-être beaucoup, même pour lui.

Chat noir revint rapidement vers Marinette et lui jeta un regard espiègle. Elle ne savait pas pourquoi mais elle sentait que quelque chose n'allait pas lui plaire... Mais avant même qu'elle ne l'interroge sur ses intentions, elle se retrouva perchée sur l'épaule du garçon tel on transporte un vulgaire sac. Un bras puissant enserrait sa taille alors que le jeune homme commençait une course folle vers les bois. Elle tenta de protester, en vain, frappant le dos du garçon qui ne cillait pas.

« Lâche moi ! Laisse moi descendre je te dis ! criait-elle.

Elle leva les yeux et s'aperçut que les soldats se rapprochaient dangereusement d'eux, la faisant changer de discours.

- Plus vite ! Dépêche toi j' t'en prie ! » implorait-elle maintenant, prise de panique.

Elle l'entendit rire.

Mais dans quel bourbier venait-t-elle de s'enfoncer ? Secouée par les sauts de Chat noir qui esquivait adroitement les faisceaux bleus qu'on leur lançait et évitait les souches d'arbres, elle se sentait perdre la tête, nauséeuse.

Que lui avait-il pris d'ouvrir ce coffre ? Après tout Chloé ne l'aurait pas réellement tué ! Alors que ces hommes, là, qui leurs courraient après y semblaient profondément déterminés.
La jeune femme poussa un cri affolé lorsqu'elle vit le sol s'éloigner d'elle. Le garçon venait de se propulser à l'aide de son bâton dans un arbre et sautait maintenant de branche en branche tel le félin qu'il représentait. Elle s'agrippait alors à en faire blanchir ses phalanges, affolée par la situation. Malgré cela, les hommes armés de leurs lances ne cessaient de les poursuivre et de les prendre pour cible.

Après un certain temps passé dans cette forêt, Marinette put apercevoir non loin d'eux, par dessus l'épaule du garçon, l'entrée d'une petite ville. Mesmeroth pouvait-elle lire sur un panneau de bois. Chat noir l'y entraîna sans attendre avec une idée en tête. Passant entre les maisons de pierres au toit de chaume, il essayait tant bien que mal de semer ses adversaires. La course poursuite semait la pagaille dans la petite ville où les habitants ne savaient plus où se mettre pour ne pas se retrouver pris au piège dans ce conflit. Malheureusement pour eux, les jeunes gens renversaient et saccageaient sur leur passage toutes les étales du marché installé dans les plus grandes allées.

Au détour d'une ruelle, le jeune homme la déposa prestement à terre.

Déséquilibrée, elle se maintint à une porte contre laquelle il l'avait déposé.

« Désolée ma Lady mais il va falloir que je te laisse ici ! » expliqua-t-il simplement.

Ne comprenant pas, elle le vit se pencher vers elle. Il la scrutait de son regard d'un vert profond, un sourire malicieux se peignant lentement sur son visage.

Troublée, elle ne bougea pas, attendant la suite. Quelque chose la fascinait dans ses yeux et elle ne parvenait pas à s'en détacher, comme un puissant magnétisme la captivant irrésistiblement. Il posa alors sa main contre la porte, tout proche de sa tête et après quelques secondes de flottement, il frappait trois coups brefs et un coup long. Éberluée, la brune sentit la porte se dérobait derrière elle et elle tomba à la renverse. Avant même de pouvoir dire ou faire quoi que ce soit, elle sentit deux bras la tirer vers l'intérieur et vit Chat noir lui adresser une gracieuse courbette, souriant de toutes ses dents avant de fermer la porte.

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« Pour la deuxième fois Madame, avez-vous vu une miraculeuse vêtue d'un costume rouge ?

À travers les fentes du plancher, Marinette retenait son souffle et observait attentivement la femme qui l'avait cachée dans la cave, quelques minutes auparavant, tenir tête au soldat.

- Allons vous voyez bien qu'il n'y a aucun miraculeux dans mon établissement Monsieur ! répondit-elle avec douceur.

Malgré ça, on voyait à la façon dont elle maintenait sa longue robe brune qu'elle n'était pas très à l'aise.

- Pourtant, nous avons perdu sa trace autour de chez vous ! renchérit le soldat de plus belle.

- Mon épouse vous a dit qu'il n'y avait pas de miraculeux ici alors n'insistez pas ! intervint alors froidement un homme dont elle ne distinguait que les cheveux d'un noir d'encre.
L'homme armé pesta entre ses deux avant de tourner les talons vers la sortie, suivi de près par quelques autres.

- Je peux vous offrir des cookies peut-être ? » tenta l'épouse en question.
Le claquement sourd de la porte du café fut sa seule réponse. Elle soupira, échangea un regard avec l'homme qui l'avait défendue et tous deux vinrent ouvrir à Marinette. La brune avait eu raison d'accorder sa confiance à cette femme aux étranges cheveux rouges.

Ils l'aidèrent tous les deux à sortir de sa cachette et la firent s'asseoir à l'abri des regards dans ce qui semblait être leur cuisine.

« Non d'un camembert, on a bien failli avoir de gros problèmes à cause de vous ! réprimanda sans attendre l'homme au cheveux noirs.

L'homme d'une trentaine d'année la regardait durement de ses yeux verts sombres. Marinette ne l'écoutait même pas, trop secouée par cet enchaînement d'événement.

- Ne soit pas si dure avec elle, elle vient seulement d'arriver ! la défendit son épouse.

Elle se tourna vers la brune et s'adressa à elle avec gentillesse, la captivant de ses grands yeux bleus rieurs.

- Ne t'en fais pas tout ira bien à présent ! la rassura-t-elle. Tu ne crains plus rien maintenant que tu es avec nous. Tu as eu de la chance que Chat noir soit là pour te secourir !

Elle lui tendit gentiment un cookie que Marinette prit sans vraiment s'en rendre compte et poursuivit.

- Je me nomme Tikkiliana, mais tout le monde m'appelle Tikki ici !

- En-enchantée ! répondit simplement la jeune femme.

- Et voici mon mari, Plagg, nous tenons cet établissement ensemble. lui indiqua-t-elle.

La brune laissa courir un instant son regard dans cette pièce comportant divers meubles rustiques un peu vétustes et une tapisserie verte-olive. Sur les quelques plans de travail avaient été abandonnées diverses pâtes à gâteau ; des sachets et boîtes d'ingrédients étaient dispersés ici et là.

Elle osa un regard vers le fameux Plagg et tenta un piètre contact verbal.

- C'est un surnom original qu-que vous avez là !

- Ce n'est pas un surnom petite sotte ! rouspéta l'homme, la faisant sursauter.

- Par-pardonnez moi !

Tikki laissa échapper un petit rire qui détendit la jeune femme.

- Nous avons beaucoup à te raconter, Ladybug ! reprit-elle.

- Lady-quoi ? interrogea Marinette.

- Ladybug, ton nom triple idiote ! siffla Plagg.

- Je vais t'expliquer ! » poursuivit joyeusement Tikki.

Décidément ces deux là formait un couple pour le moins très complémentaire. Marinette écouta alors avec attention toutes les informations que lui apportait la rouge. Elle était curieuse de découvrir ce qu'on pourrait lui apprendre.

D'après ce qu'elle avait compris, elle était une miraculeuse. Les miraculeux étaient des personnes dotées d'un mystérieux pouvoir, propre à chacun, leur permettant de protéger la population de menaces potentielles. Chaque pouvoir provenait de ce qu'ils appelaient un miraculous. La jeune femme ne l'avait pas remarqué mais c'était ses boucles d'oreilles rondes, précieux cadeau de sa mère, qui avaient hérité de cet enchantement. Elles étaient à présent joliment tachées de pois noirs.

« Dès lors que tu franchis la porte, tu deviens une miraculeuse. continua Tikki. Dans ton cas, le pouvoir qui t'a été accordé est celui de la chance, autrement dit de la coccinelle ! » s'enthousiasmait-elle.

Voyant son air sceptique, Tikki l'entraîna avec elle dans ce qui semblait-être une modeste salle d'eau vers un meuble qu'elle ouvrit, laissant apparaître un large miroir.

La jeune femme eut alors tout le loisir de s'observer pour la première fois depuis qu'elle était arrivée ici.

Son costume rouge à pois noirs la recouvrait entièrement, collant à sa peau. Sur son visage, elle pouvait enfin voir le masque qu'elle avait senti auparavant, arborant les mêmes couleurs et faisant ressortir ses iris bleues. Ses cheveux toujours relevés en un chignon étaient enserrés d'un ruban rouge qui retombait paresseusement sur sa nuque. Sur son flanc droit se tenait un étrange objet rond qu'elle saisit avec prudence.

« C'est ton yoyo ! indiqua Tikki. C'est une arme redoutable tu sais ! »

Elle n'était pas vraiment convaincue mais se contenta d'écouter toutes les indications de Tikki, et il y en avait beaucoup. Attentive, elle buvait les paroles de la rouge.

Après de longues explications sur ces fameux pouvoirs, un raclement de gorge rompit le silence qui s'était installé.

« Autrefois, la populations craignait les attaques de monstres et autres créatures enchantées. »

C'était Plagg qui avait parlé cette fois-ci, d'une voix grave et posée.

« Un jour, il y a de cela des siècles, lors d'une attaque de Drynges, de mystérieuses personnes apparues de nulle part ont réussi à repousser les monstres. Ils étaient vêtus de costumes tous plus ou moins originaux et avaient défendus comme ils le pouvaient la population. Ils furent appelés les Miraculeux et devinrent les protecteurs de ce royaume. Plus tard, nous avons découvert l'existence de la porte de lumière par laquelle tu es passée et d'où semblaient venir nos sauveurs.

Marinette hocha la tête pour toute réponse. Elle ne savait pas ce qu'étaient les Drynges, probablement des créatures qu'elle méconnaissait, mais il y avait quelque chose de plus important à ses yeux qui la tracassait.

- Si nous sommes des « protecteurs », pourquoi est-ce que ces soldats m'ont attaquée tout à l'heure ?

Plagg lui offrit un sourire énigmatique, le premier qu'elle put observer sur son visage d'ordinaire si grognon avant de lui répondre.

- Ne sois pas si pressée de tout connaître, tu le sauras bien assez tôt, Ladybug.

La jeune femme aurait voulu en savoir plus mais elle n'insista pas, une autre question lui brûlait les lèvres.

- Pourquoi m'appelez-vous Ladybug ? Je m'appe-

- Inutile ! la coupa gentiment Tikki. Aux yeux de la population, tu es la porteuse du pouvoir de la coccinelle, un pouvoir qui a été porté par d'autres bien avant ta naissance ! Tu as donc acquis une autre identité en passant le portail : Ladybug. Ici, ton autre nom n'a aucune importance, il appartient au monde qui se trouve derrière la porte.

- De plus, ajouta Plagg, les miraculeux ne doivent pas connaître leur nom original, pour éviter tout problème… »

La brune haussa un sourcil, dubitative. Tout cela était un peu étrange. Et puis, Tikki parlait de monde. Cela signifierait qu'elle se trouvait dans un autre monde ? Une sorte d'autre dimension ? Il était vrai que ces soldats aux armes insolites et cette drôle de ville étaient loin du monde moderne auquel elle appartenait.

Son esprit était en ébullition, toute cette histoire était dingue. Elle se dit que ce n'était probablement qu'un rêve. Un rêve complément fou, très long, très détaillé et très réel. Mais tout de même un rêve, c'était certain ! N'est-ce pas ?

Mille questions se bousculaient dans sa pauvre tête. Allait-elle devenir un symbole de sécurité et protection ? Pouvait-elle repartir quand elle le souhaitait ? Si elle partait, lui était-il possible de revenir ?

La voix de Tikki la troubla dans ses divagations.

« En tout cas il va falloir que tu remercies Chat noir ! »

C'est vrai, elle avait complément oublié ce jeune homme qui l'avait sauvé un peu plus tôt. Lui aussi était un miraculeux. Tikki avait probablement raison, même si elle n'avait pas apprécié sa façon de faire, sans lui elle serait probablement entre les mains de ces soldats. Et sans qu'elle ne veuille se l'avouer, elle était curieuse de connaître un peu plus ce mystérieux garçon au regard ensorcelant.

« Veux-tu lui rendre une petite visite ? demanda malicieusement la rouge.

- Je suppose que ce serait une bonne chose, oui ! répondit-elle maladroitement.

- Dans ce cas Plagg va t'y conduire ! »

L'homme s'étrangla avec son café et allait protester mais le regard suppliant de son épouse eut raison de lui. Ladybug s'amusa à remarquer comment cet homme au mauvais caractère tombait facilement sous les regards de Tikki.

La rouge lui donna une cape quelque peu abîmée par l'usure pour qu'elle puisse passer inaperçue tandis que Plagg l'attendait déjà devant la porte de derrière, celle-là même à travers laquelle elle était piètrement tombée quelques temps auparavant.

Tout en se préparant, Marinette songeait à ce flot d'informations. Elle ne savait pas vraiment quoi en penser et lorsqu'elle leva les yeux vers Tikki, cette dernière lui porta un regard plein de douceur qui la rassura instantanément. Et puis, au fond d'elle, même si elle avait du mal à croire à tout ça, elle en avait envie. Une part d'elle-même souhaitait y croire, espérait malgré ses incertitudes qu'elle avait réellement fait cette découverte. Rêve ou pas, elle désirait continuer.

« Euh… Tikki ?

- Oui ?

- Pourquoi m'avez-vous aidé ? questionna-t-elle, soucieuse.

La rouge lui sourit mystérieusement.

- Disons qu'à notre manière, nous sommes vos protecteurs à vous, les miraculeux. »

C'est sûr ces dernières paroles que Ladybug se laissa entraîner par Plagg qui s'impatientait. Une pointe d'appréhension s'immisça en elle, se superposant à de puissants sentiments de curiosité et d'excitation : elle allait de nouveau rencontrer ce fameux Chat noir.


Voilà voilà, j'espère que cela vous a plu. Toute critique sera bonne à prendre (bon ne me lancez pas des tomates non plus...) ! Promis, la prochaine fois il y aura un peu plus de Chat noir. Alors je vous dis à très bientôt pour la suite !