Bonjour à vous chers lecteurs ! Voilà donc le chapitre 6, en espérant qu'il vous plaise !

Je me suis rendue compte que dans mes précédents chapitre, la mise en page n'était pas toujours respectée et parfois des mots ou morceaux de phrases manquaient à l'appel. Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais plutôt que de simplement transférer les fichiers dans lesquels j'écris je m'assurerai à l'avenir de vérifier le rendu sur le site. J'ai donc corrigé les erreurs que j'ai vu traîner de ci de là au passage.

Bref je vous souhaite une agréable lecture !

Anonyme : je ne t'en voudrai pas si tu vois des erreurs dans mon texte, au contraire je déteste ça donc autant me les indiquer pour que je les corrige au plus vite ! Sinon je pense aussi que ça aurait été trop long et ennuyeux sans ellipse. Je me suis beaucoup amusé à écrire ces dialogues tout comme la scène de combat donc je suis contente qu'ils te plaisent ! Je suis d'accord avec toi pour dire que la situation entre Adrien et Marinette est un peu triste, en fait c'est tout à fait voulu. Bref j'espère que ce nouveau chapitre te plaira !

Bubullina : Merci à toi, tu n'es pas la première à me le faire remarquer et à vrai dire ce sont des univers que j'apprécie beaucoup ! Que de suppositions ! Je ne peux évidement rien dire au risque de dévoiler mon intrigue mais je trouve ça amusant de voir ce que vous pouvez imaginer ! En tout cas ne t'excuse pas, il n'y a aucun mal à deviner ou pas la suite d'une histoire ! Merci encore !

Lia9749 : Lire ta review m'a fait chaud au cœur, merci beaucoup ! J'ai espoir que la suite te plaise tout autant et que je resterai à la hauteur !

Mypple : Un grand merci, je m'efforce de faire quelque chose d'un peu différent de l'univers original de nos héros ! J'espère que la suite sera à ton goût, et à très vite !

Chapitre VI

Deux jours. Cela faisait seulement deux jours. Pourtant, Chat noir ressentait un manque presque douloureux, oppressant. Était-il devenu si dépendant de la jeune femme ? Peut-être bien.

Depuis dix jours qu'elle venait lui rendre visite, chaque après-midi, il s'y était attaché. Un peu trop, sûrement.

Ce matin, c'était le troisième jour. Plus qu'une journée à tenir. Le temps semblait plus long au garçon quand sa Lady n'était pas là. Ses entraînements lui manquaient, leurs parties de jeu vidéo aussi, leurs discussions qui tournaient systématiquement en chamaillerie – sans en être vraiment bien sûr – et ses yeux azurés, ses éclats de rire clairs et légers...

Il lui vouait une profonde admiration et affection, c'en était presque affligeant. Il repensa au baiser qu'elle lui avait donné avant de s'éclipser et porta sa main à sa joue avec lenteur. Une caresse si légère qu'il l'avait à peine sentie et pourtant, il lui semblait qu'elle l'avait marqué à jamais, devinant encore la tiède et douce pression de ses lèvres à l'endroit exact où elle s'étaient posées. Ce n'était pas grand chose quand on y réfléchissait, mais ce simple geste avait provoqué l'accélération brusque de son cœur et l'avait baigné d'une chaleur étourdissante.

Il soupira avec lassitude. C'était long sans elle.

Le jeune homme s'étira longuement, appréciant la chaleur de son lit. Pas de masque, ni de costume. Un simple short lui suffisait pour dormir, et puis c'était bien plus confortable. Cela étant, il n'aimait pas tellement rester sans son masque. Sans lui, il n'était qu'Adrien, un jeune homme qui avait fui pour un monde où il avait trouvé un objectif qui lui plaisait. Pas d'obligation ennuyante, à ses yeux le rôle de miraculeux n'était pas une corvée mais un honneur et une libération. On aurait pu croire qu'avoir une telle responsabilité pouvait être quelque chose de difficile à porter, mais cette vie là, il l'avait choisie et elle lui plaisait.

Le jeune homme se leva finalement pour prendre une bonne douche puis revêtir son costume de Chat noir en relâchant l'énergie maintenue dans sa précieuse chevalière.

Il se dirigea ensuite vers la fenêtre de son petit salon avec une idée précise en tête. La veille, il avait vu Tikki qui lui avait assuré avoir envoyé un message au jeune homme pour le prévenir d'une inspection du village par les chevaliers. Fort heureusement le garçon était arrivé après leur passage, mais ce qui le tracassait le plus, c'est qu'il n'avait rien reçu du tout. Il entreprit donc de passer par la fenêtre pour inspecter le système qu'ils avaient mis en place afin de communiquer à distance.

Peu après son installation dans le cabanon caché dans les bois, Tikki, Plagg et lui-même avaient imaginé un moyen d'échanger rapidement, dans le cas où le village ou eux-même auraient besoin de le contacter. Ils avaient donc établi un système de cordage, qui à la manière d'une tyrolienne, transportait par un anneau métallique des messages depuis la lisière de la forêt, en bordure de Mesmeroth, tout en haut d'un grand arbre, jusqu'à la cabane de Chat noir en passant d'arbre en arbre, créant ainsi un réseau, assez rudimentaires certes, entre eux. Une mécanique de propulsion et une pente faible permettait au message de lui parvenir rapidement. Les gardiens des villes alentours, toutes séparées par de larges parcelles de forêt, s'étaient raccordés en peu de temps à ce réseau afin de partager des informations plus rapidement entre eux et prévenir des menaces potentielles.

Passant de branche en branche, le jeune homme remontait la corde jusqu'à arriver au nœud du problème, au sens propre du terme. Diverses branchages avaient chuté, probablement faute d'un coup de vent trop puissant, et s'entremêlaient à présent dans la corde qui menait chez lui. Il s'attela au démêlage de tout ça, récupérant au passage, le message de Tikki, soigneusement enroulé. Mais un autre message était bloqué là lui aussi. Intrigué, le blond se saisit du morceau de papier qui portait le sceau d'une autre ville, Andriale, visiblement arraché dans la précipitation et l'ouvrit pour y découvrir une écriture fiévreuse. Un seul mot avait été griffonné à l'encre noire au centre de la feuille : Akuma.

Il sentit une vague d'adrénaline se répandre en lui ainsi qu'un frisson lui parcourir l'échine. Il fallait y aller.

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Lorsqu'elle ouvrit les yeux, Marinette avait déjà le sourire aux lèvres. Une délicieuse odeur de croissants chauds venait lui chatouiller les narines et embaumait sa petite chambre. Que c'était bon de rentrer chez ses parents. Son ancienne chambre semblait un peu vide sans les affaires qu'elle avait emportées dans son appartement mais elle lui était si familière qu'elle ne pouvait que se sentir à l'aise. Ce week-end lui avait fait un bien fou, sa famille lui avait beaucoup manqué.

Et sa famille à lui ? La jeune femme ne pouvait s'empêcher de penser à Chat noir, seul de l'autre côté de la porte de lumière. N'avait-il donc personne ? Aucune mère pour l'accueillir dans ses bras réconfortants ? Aucun père pour partager ses soucis, ses espoirs, ses craintes ? Aucun toit sous lequel il se sentait en paix et en sécurité ? Aucun ami sur qui compter ?

Tant de questions sans réponse, hélas. Depuis qu'elle avait malencontreusement touché ce point sensible, elle avait préféré ne plus aborder le sujet. Voir la tristesse se peindre sur son visage d'ordinaire si joyeux l'avait profondément heurtée et elle s'en était beaucoup voulu.

Mais cela n'empêchait pas ses interrogations et ses doutes de demeurer. Elle avait besoin de savoir, ou plutôt, elle sentait qu'il avait besoin de quelqu'un à qui parler de ses soucis. Et elle voulait être cette personne.

Cela dit peut-être se faisait-elle de fausses idées. Peut-être était-ce seulement un orphelin qui avait trouvé une vie plus heureuse en découvrant ce coffre. D'ailleurs comment l'avait-il trouvé ? Elle se promit de le lui demander dès qu'elle le reverrait.

Il lui manquait, un peu. Peut-être. La brune soupira pour se rendre à l'évidence, il lui manquait bien plus qu'un peu. Le voir tous les jours puis brusquement s'arrêter. Passer toutes ses soirées avec lui, parfois des après-midis entiers, pour interrompre cette nouvelle habitude à laquelle elle s'était déjà follement accrochée. Mais ça lui permettait de respirer aussi et de prendre du recul. S'était-elle attachée à lui parce qu'ils partagent une relation privilégiée ? Parce que c'est l'un des rares garçons qu'elle côtoie à l'heure actuelle ? C'était normal après tout d'être attiré par quelqu'un quand on le voyait tous les jours, mais cela pouvait-il se produire si rapidement ? Quelque chose lui disait qu'elle tentait simplement de se voiler la face. Quelque part, elle craignait d'affectionner encore quelqu'un, car la chute était toujours douloureuse. Son amour d'adolescence disparu, son monde s'était effondré et durant des mois, Alya l'avait aidé à panser son cœur blessé. Pouvait-elle s'y risquer à nouveau ? Si vite ? Dès son premier regard, il l'avait totalement envoûté. Et si aujourd'hui elle se maîtrisait beaucoup mieux en sa présence, elle savait qu'il lui serait de plus en plus difficile d'ignorer ce trouble qui naissait en elle.

« Marinette, ma chérie, veux-tu descendre ? Le petit déjeuner est servi !

C'était la douce voix de sa mère qui la sortait de sa réflexion.

- J'arrive ! » s'exclama-t-elle.

La jeune femme se leva et, avant de descendre rejoindre ses parents, elle se dirigea vers la trappe menant au toit de leur maison. En cette matinée bien avancé du mois d'octobre, les toits faiblement éclairés de Paris annonçaient le retour imminent de la mauvaise saison. Ils avaient eu la chance d'avoir un été qui dura presque jusque mi-octobre, mais à présent l'air se refroidissait, le ciel se chargeait de gris et tout semblait plus pâle. Seul la coloration jaunissante des feuilles apportait des touches de couleurs de ci, de là. Elle frissonna dans son pyjama trop léger pour le faible vent frais qui filait entre les toits.

La brune finit par rejoindre sa mère, l'esprit ailleurs.

« Quelque chose ne va pas mon ange ? demanda madame Dupain-Cheng, inquiète.
- Tout va bien maman ! assura-t-elle en retour. Je suis seulement fatiguée. J'adore l'école de mode mais le rythme de ce début d'année est un peu difficile. expliqua-t-elle en savourant une bouchée de croissant.
- C'est normal, c'est quelque chose de nouveau, tu n'es plus au Lycée ! compléta sa mère. Mais je suis certaine que tu t'y feras vite ! encouragea-t-elle.
Marinette se contenta de lui sourire pour toute réponse. La tendresse de sa mère lui rappelait un peu celle de Tikki par moment. Si elles avaient pu se rencontrer, nul doute que les deux femmes se seraient parfaitement entendues.

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La jeune femme profita de son dimanche avec sérénité, remettant ses pensées à plus tard pour jouir de la bienveillance et la quiétude de sa mère, aidant quelques fois son père dans la boutique. La fin de l'après-midi accourut presque, annonçant son départ du domicile familial. Elle embrassa chaleureusement ses parents qui l'encourageaient vivement à tenir bon.

Une longue série de transports en commun l'attendait et quand enfin elle atteignit le seuil de son appartement, la soirée était déjà bien avancée. Elle pénétra les lieux en lançant un « C'est moi ! » auquel seul le silence répondit. La brune s'avança vers la cuisine où un bout de papier traînait là sur la table.

Je vais au ciné avec Nino ce soir, je ne rentrerai pas !

On se voit demain, bisous !

Alya

PS : tu devrais en profiter pour sortir un peu, pourquoi pas voir ton bel entraîneur ?

Cette dernière phrase la fit sourire. La jeune femme se mordit la lèvre inférieure, hésitante. Après tout c'était loin d'être une perspective déplaisante et elle avait hâte de retourner là-bas. Et puis, elle n'avait aucune obligation ce soir alors pourquoi résister ?

C'est ainsi qu'à peine rentrée, Marinette se retrouvait de nouveau à l'extérieur sur le chemin du mystérieux coffre. Il faisait frais dehors, aussi pressa-t-elle le pas. Ou était-ce parce qu'elle mourrait d'impatience ? Probablement un savant mélange des deux.

Comme à son habitude, Ladybug se faufila discrètement jusqu'au bois alors que la plupart des gardes dormaient à point nommé. Elle courrait à présent dans la forêt alors que le ciel s'assombrissait, s'aidant de son yoyo pour éviter les souches trop imposantes, et atteignit en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, la cabane de Chat noir. Elle grimpa alors prestement l'échelle pour parvenir à la porte et frappa de petits coups d'abord, pour ne pas le brusquer puis insista plus franchement après quelques instants. Mais rien, pas l'ombre d'un chat, sans mauvais jeu de mots.

La brune s'approcha d'une fenêtre pour y voir un intérieur complètement désert. Peut-être était-il au café ?

Sur cette pensée, elle reprit sa course vers Mesmeroth dans l'espoir d'y trouver son partenaire. Passant par les toits, elle pénétra par la fenêtre du café, remarquant qu'il était étrangement fermé. C'était pourtant bien le soir qu'il y avait le plus de monde. Elle se faufila par une fenêtre à l'étage et descendit quatre à quatre les escaliers pour tomber sur Tikki qui mélangeait nerveusement des œufs et du sucre dans un saladier, le regard vague.

« Tikki ? s'inquiéta-t-elle, la faisant sursauter.

- Oh, Ladybug ! s'écria-t-elle en retour. Que fais-tu ici ?

- Et bien, je... j'avais envie de venir vous voir ! Mais où est Chat noir ? Et Plagg ?

- Ils sont partis il y a plusieurs heures, prononça faiblement la rouge.

La jeune femme fronça les sourcils, un mauvais pressentiment la gagnant peu à peu.

- Tikki que se passe-t-il ?

Elle la fixa un instant avant de soupirer, puis accéder à sa requête.

- Ils sont partis à Andriale, une ville voisine. Apparemment il y aurait peut-être un Akuma là-bas.

- Un Akuma ?

- Un papillon noir qui sème le trouble dans l'esprit d'une âme en peine et en profite pour la transformer en une personne détestable et surtout très dangereuse...

- Comment ça, je ne comprends pas ! Un papillon ? Et que veux-tu dire par très dangereuse ? s'empressa-t-elle de demander.

Tikki affichait une mine soucieuse et semblait peser le pour et le contre. Finalement, elle s'adressa de nouveau à Ladybug.

- Je pense que le mieux serait que tu vois ça de tes propres yeux !

- Ce qui veut dire ?

- Que nous partons pour Andriale, je n'en peux plus d'attendre sans nouvelles. » trancha la rouge.

Sur ses mots, Tikki l'invita à la suivre à l'extérieur vers une sorte d'écurie. D'après ses dires, quelques habitants du quartier possédaient des Orniques et les gardaient ici. Curieuse, la jeune femme la suivit jusqu'au boxe leur appartenant et resta bouche bée devant les deux majestueuses créatures qui s'y trouvaient. Leur pelage rougeoyant parsemé de blanc sur les flancs et la tête de l'animal rappelait les flamboyants feuillages d'automne à Marinette. Ils ressemblaient à d'étranges cerfs aux bois noirs descendant d'abord vers l'arrière de leur crâne pour remonter en une gracieuse courbe et s'élever fièrement. De longues oreilles pendaient gracieusement de part et d'autre de leur tête teintée de blanc, faisant ressortir le contour sombre de leurs yeux d'argent. Une longue queue noire se profilait à l'arrière, battant l'air de temps à autre.

Tikki ouvrit prestement le portillon et attrapa les cordages qui enserraient leurs cous. L'un d'eux s'avança vers Marinette, la toisant de toute sa hauteur, le regard brillant. Il baissa la tête pour atteindre la sienne et la toucher prudemment. Son souffle tiède se répandait sur son visage fasciné.

« C'est ça, un Ornique ? murmura-t-elle, impressionnée par tant de noblesse.

- Oui. répondit simplement Tikki. Ce sera ta monture ! ajouta-t-elle en lui tendant une selle.

Surprise, elle saisit l'objet entre ses mains gantées, ne sachant comment s'y prendre.

- C'est que … je n'ai jamais fait ça !

- Pose la simplement sur son dos, je l'attacherai pour toi ! rassura la rouge.

Une fois équipés, la brune monta maladroitement sur l'animal, peu confiante.

- Ne t'inquiète pas, je vais passer devant et il me suivra sans que tu aies à faire quoi que ce soit ! Accroche toi bien seulement. » précisa-t-elle.

La jeune femme n'eut pas le temps de répliquer que déjà, la rouge s'élançait sur un sentier pour sortir de la ville, ce qui évidemment fit avancer sa propre monture. Déséquilibrée, elle ne savait comment se tenir, s'accrochant gauchement au cou de la créature. Elle observa alors Tikki qui, très à l'aise, empoignait les bois de l'animal dans leurs courbes tel on tient le guidon d'un vélo. Elle s'empressa alors de faire la même chose, trouvant peu à peu un équilibre.

Alors qu'elles se dirigeaient au pas de course vers une partie qu'elle méconnaissait de la forêt, Ladybug se sentait de plus en plus anxieuse. Et le fait que Tikki le soit aussi ne la rassurait guère. Étaient-ils si dangereux que ça, ces papillons noirs ? Elle se faisait du soucis pour Chat noir. Il était très doué au combat, elle le savait pertinemment, mais une seconde d'inattention et tout pouvait basculer. Elle qui pensait passer une soirée tranquille avec le jeune homme, elle mourrait plutôt d'inquiétude, ne sachant pas à quoi s'attendre.

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Après une vingtaine de minutes à parcourir les bois, probablement les plus longues de leur vie, elles atteignirent enfin Andriale. Une agitation certaine se faisait sentir alors que le flamboiement des torches qu'elle percevait déjà se mouvait rapidement, témoignant de la précipitation de leurs porteurs. À l'entrée du village qui ressemblait à s'y méprendre à celui de Mesmeroth se trouvaient les deux montures que Plagg et Chat noir avaient probablement empruntées.

Des fracas non loin d'elles alertèrent la jeune femme et son aînée, qui d'un commun accord se dirigèrent vers l'origine du tumulte.

Elles ne tardèrent pas à trouver les deux hommes, Plagg dirigeant les habitants à l'écart des lieux, en compagnie d'un autre homme aux étranges cheveux verts pâles, alors que Chat noir évitait les projectiles que lui jetait son curieux adversaire. Tikki lui indiqua que l'homme accompagnant Plagg était aussi un gardien, Wayzz et retrouva rapidement son époux qui ne manqua pas de la réprimander pour être venue. La jeune femme s'approchait quand à elle des combattants.

« Chat ! s'écria Ladybug avec soulagement.

- Ma Lady ? s'étonna le garçon, détournant un instant son attention de l'homme qu'il combattait. Ne reste pas là c'est dangereux !

Ce dernier en profita pour lui lancer un pot qui se brisa sur la jambe du blond, le faisant trébucher. Il s'avança alors vers lui, prêt à lui asséner une autre attaque qu'il ne pourrait pas éviter. Le jeune homme ferma les yeux, attendant le choc qui ne vint pas. Il se risqua à ouvrir un œil pour observer avec surprise l'homme dont le bras était bloqué en arrière par un câble.

Ladybug.

« À quoi ça sert de s'entraîner à combattre si je ne peux pas te venir en aide ! répliqua malicieusement la jeune femme.

Cette fille était décidément formidable.

- Merci ! répondit-il simplement tout en se relevant.

Leur adversaire dégagea rageusement son bras alors qu'elle rejoignait son compagnon.

- Ça va ta jambe ?

- Oui t'inquiète pas, il en faut plus pour en venir à bout du grand Chat noir !

La brune leva les yeux au ciel, esquissant tout de même un sourire en coin. Elle était soulagée de voir qu'il se portait bien.

Mais elle n'eut pas le loisir d'en profiter bien longtemps, de nouveaux pots se dirigeaient comme des flèches vers les deux jeunes qui les évitèrent par de fulgurants réflexes.

- Qu'est-ce qu'il se passe ici Chat ! C'est qui lui ?

- Il a été akumatisé ! expliqua-t-il en évitant un autre projectile.

- Comment ça ?

- Et bien disons qu'il a été contaminé par un akuma, un papillon noir. Ça réveille la colère qui est en lui et le transforme en ''vilain'' ! Il attaque tout ce qui bouge, y compris ses proches...

Elle arqua un sourcil, et observa attentivement l'homme qui leur faisait face. Il portait un tablier blanc taché et de grandes bottes. Son visage et ses mains étaient recouverts d'une sorte de boue, probablement de l'argile alors qu'au creux de son bras droit, il tenait fermement un pot en terre cuite d'où il sortait tous les autres qu'il leur envoyait.

- Et qu'est-ce qu'on peut faire pour lui rendre son apparence normale ?

- Il faut qu'on trouve dans quoi s'est logé l'akuma ! Il se fait appeler le potier, je pense que l'akuma est dans son grand pot, ou peut-être son tablier !

Sur ces mots, il s'élança vers son adversaire, utilisant son bâton métallique pour se propulser mais lorsqu'il atterrit, ses pieds se retrouvèrent collés au sol. En effet, le vilain déversait de son pot une substance pâteuse qui s'était solidifiée sous lui.

- Vos miraculous ! Donnez-moi vos miraculous ! s'égosillait l'homme tout en s'avançant dangereusement vers Chat noir.

Le jeune homme frappait de toutes ses forces l'argile anormalement résistante alors que Ladybug tenta d'attirer l'attention du vilain.

Elle l'agrippa de son yoyo, tirant vers elle pour qu'il se détourne du garçon. Ce qui finit par fonctionner. L'homme se retourna rageusement vers elle pour lui lancer un salve de plusieurs pots qu'elle évita miraculeusement. Il était à présent furieux après celle qui ne faisait que le gêner dans sa progression. Et maintenant qu'il s'attaquait à elle, elle ne savait pas vraiment quoi faire, se contentant d'éviter les projectiles.

Prenant son courage à deux mains, elle tenta une approche pour l'attaquer de front mais il para le coup sans problème, la déséquilibrant au passage. Profitant de son étourdissement, le vilain lança un pot à une vitesse stupéfiante.

Alors qu'il parvenait enfin à briser l'argile qui bloquait ses pieds, Chat noir eut juste le temps de voir le projectile se briser sur l'épaule de sa partenaire qui s'effondra lourdement sur le sol, sa tête cognant le pavé.

« Ladybug ! »


Voilà qui conclut ce chapitre qui introduit les fameux akumas ! Bon j'espère que ça vous a plu, si vous avez des remarques n'hésitez pas, à bientôt !