Chapitre 3 : L'abri 101

Stepan soupira et gravit les derniers mètres qui le séparait de la porte de l'abri 101. Enfin, de la porte extérieure. Il ne l'avait pas encore franchit. En jetant un oeil à l'intérieur, il n'avait pas eu l'impression qu'il y avait un problème avec la sécurité de l'abri.
Le jeune homme voulut écouter un peu de musique sur son pipboy, la radio de Three Dogs pouvant être captée ici, mais il tomba sur un message d'urgence.
-Si quelqu'un m'entend, je demande de l'assistance. Notre abri subit les attaques de rebelles qui se trouvent à l'intérieur. Je répète. Si quelqu'un m'entend, je...
Stepan avait coupé la radio et il se précipita à l'intérieur. Là, ça devenait marrant. Surtout que, si comme il le comprenait, les rebelles faisaient partie des habitants de l'abri 101 et qu'ils n'etaient jamais sortis, alors leurs armes devaient être de simples matraques et pistolets.

Le jeune aventurier avait revêtu en intégralité sa combinaison T-51b d'arctique, juste au cas où. Il avait déjà perdu un bout de cerveau, une balle dans la tête serait de trop. Il entra à peine et on commença à lui tirer dessus.
Stepan repéra sans mal deux hommes, probablement des rebelles, qui surveillaient l'entrée. Il préféra tirer d'abord et poser les questions après. L'un tomba raide mort, l'autre fut seulement blesser à la jambe. Le jeune garçon monta doucement les escaliers et se plaça au-dessus de l'homme, l'arme pointer sur sa poitrine.
-Tu fais sans doute partie des rebelles. Combien êtes-vous et qui fait partie de cette petite révolte ? lâcha t-il calmement.
-Tu crois vraiment que je vais balancer mes potes à un connard comme toi ? Tu peux te les foutre où je pense tes questions. ricana l'homme.
Le jeune homme, étonnement à cran, baissa lentement le viseur de son arme sur les parties sensibles de l'homme. Celui-ci retint son souffle. Il le défiait du regard, il pensait que Stepan ne le ferait pas. Ce dernier eut un petit rire sadique avant de tirer. Une seule balle mais une douleur infinie. Le rebelle hurla mais ne parla pas. Le jeune aventurier se lassa rapidement de se faire percer les tympans et tira une nouvelle balle, entre les deux yeux cette fois-ci.
Stepan continua sa progression et arrangea la face d'une dizaine de rebelle avant de tomber sur quelqu'un de connu. Butch l'avait arrêté, reconnaisant sans doute sa démarche, pour lui parler.
-Hé. C'est bien toi Stepan ? demanda t-il.
Encore plus stupide que je le croyais. pensa le jeune homme en hochant la tête.
-Ouai. Qu'est-ce que tu veux ?
-Je... j'aimerais que tu pirates les ordinateurs de l'abri pour je puisse sortir avec des potes à moi. On irait fonder un gang à l'extérieur. Plus cool, plus...
-Ok. J'ai compris l'idée. Je vais voir ce que je peux faire. Allez tous devant la porte de l'abri, histoire que je me trompe pas et que je tue pas tes "potes". lança Stepan avant de partir en direction des ordinateurs.
Butch l'aurait sûrement dévisagé s'il n'avait pas continué de marcher. Mais, au lieu de cela, il ressembla ses hommes et ils allèrent devant la porte, comme leur avait dit Stepan. En réalité, le jeune homme se serait bien passé de devoir piraté les ordinateurs. Ce n'est pas qu'il n'avait pas le niveau, mais il préférait tuer des rebelles plutôt que de s'occuper du problème de gang de Butch.
Cependant, une fois devant les ordinateurs, il pirata le système pour permettre à Butch et ses alliés de sortir. Une fois cela fait, il continua sa balade sanglante. Il y en avait de partout. Le groupe des rebelles avaient sans doute été formé dès que les habitants de l'abri avait réussi à capter les signaux extérieurs. Malgré les dangers, ils voulaient vraisemblablement sortir (ou s'emparer de l'abri) mais ne savaient pas comment le faire.
Stepan s'en moquait bien mais il avait vécu ici. Avant, cet endroit avait été un peu comme sa maison pour lui. Et puis, avec Amata, ils avaient passé d'assez bon moment. Le jeune homme soupira au souvenir de son amie et se demanda si elle était encore en vie. Tandis qu'il réfléchissait, quelqu'un se précipita vers lui. Alors qu'il allait tirer, Stepan reconnut par miracle le vieux Freddie !
-Freddie ? Mais qu'est-ce que vous faites ?! J'ai faillit vous tuer !
-Stepan ! s'écria t-il paniqué. Un garde à essayer de me tuer ! ... et toi tu as faillit réussir... Mais passons. Aide-moi !
Le jeune homme vit le garde qui avait tiré sur son vieil ami apparaître au bout du couloir. Freddie se cacha derrière Stepan, trop heureux (et surtout trop peureux) d'avoir trouver un allié.
En face d'eux, le garde ricana. Il se mit à fanforonner.
-Tu crois que tu vas pouvoir me...
*PAN !* Il tomba comme une mouche au sol. Le jeune homme s'approcha et se pencha sur le cadavre.
-Pardon, tu disais ? Quelque chose t'as coupé dans ta phrase...
Freddie le regarda avec méfiance mais Stepan lui fit comprendre, le plus gentiment possible, qu'il n'avait rien à craindre. Le vieil homme hocha la tête, peu sûr malgré les affirmations de Stepan, et resta en retrait.
Le jeune aventurier haussa les épaules, peu lui importait que les habitants de l'abri ait peur de lui. Plus rien ne l'étonnait après tout ce qu'il avait vu. Il se souvint qu'une fois, il avait même eu une vision à cause d'un bouqin. Le Krivbeknih. Il devait soit le rendre à vieux dans un manoir près de la jungle et des marais de Point Lockout, soit le ramener au bâtiment Dunwich dans les terres désolées. Comme il avait bon coeur, il l'avait détruit grâce à l'obélisque (terriblement flippant) qui se trouvait dans le bâtiment (infesté de goules sauvages et de luminescents bien entendu). La vision avait consisté en une brêve vision du passé, de ce qu'il y avait eu avant la guerre nucléaire... mais ça lui avait foutu les jetons et le jeune homme s'était empressé d'en finir avec le bouquin. Plus jamais il ne voulait revivre une horreur pareil.
Il secoua la tête et continua à s'enfoncer dans les profondeurs de l'abri. Au détour d'un couloir, tandis que Freddie le suivait pour rester en sécurité, le jeune homme vit Amata surgir devant le canon de son arme. Décidemment, aucun des habitants de l'abri 101 n'avait les idées claires. Ils voulaient tous mourir à ses pieds ou quoi ? On ne se jette pas sur le canon des gens ! C'est un coup à abîmé son arme ça !
-Stepan ! souffla la jeune femme en le prenant dans ses bras.
-Oh Amata ! répondit le garçon en rougissant légèrement.
Il n'était pas spécialement amoureux d'elle mais les dernières femmes qu'il avait vu remontait à longtemps (et oui à Point Lockout y en a pas beaucoup) et n'était pas spécialement belle. Amata, en revanche, était très belle. Il se demanda un instant si elle accepterait un rendez-vous mais il n'eut pas l'occasion de poser la question.
-Alors c'est toi qui t'es occupé des rebelles ? demanda t-elle avec un sourire innocent.
A coup sûr, c'est elle qui a envoyé le message d'urgence. pensa Stepan.
-Oui évidemment, sinon je ne serais pas en train de discuter avec toi. répondit-il de manière un peu très laconique.
La jeune femme fit un grand sourire et le lâcha. Qu'est-ce qu'elle pouvait être cruelle, même sans s'en rendre compte. Il était bien dans ses bras, certes il avait son armure assistée et ne sentait pas grand chose, mais rien que l'imaginé contre lui, ça faisait du bien. BREF. Le jeune homme préféra changer de sujet.
-Vous n'êtes toujours pas sortit de l'abri ?
-Non, je n'ai pas réussit à convaincre mon père. Et, depuis quelques temps, certains habitants en avaient marre de rester enfermer dans l'abri. C'était eux les rebelles. Mais tu as dû le remarquer... n'est-ce pas Stepan ? le questionna t-elle un peu angoissé.
-Oui oui, ne t'inquiète pas. Je t'ai dit que je m'en était occupé non ? fit-il en rengainant temporairement son fusil d'assaut chinois.
Amata lui jeta un regard circonspect mais ne dit rien. Elle devait sûrement se douter que le jeune homme s'en était occupé à coup de balle dans la tête. Stepan préféra qu'elle ne s'attarde pas sur lui et demanda :
-Est-ce que je peux essayer de convaincre le Superviseur de rouvrir l'abri ? Déjà parce que je veux resortir et puis parce que votre coin n'est pas si dangereux que ça.
-Oui bien sûr. J'espère simplement que tu as des arguments convaincants. fit-elle en lui montrant le chemin.
-Oh oui, mes arguments seront convaincants. reprit le jeune aventurier en rigolant intérieurement.