EST-CE QUE JE VOUS AI DEJÀ DIT À QUEL POINT JE VOUS AIME ?

(petit instant sentimental avant de relire pour la 10000000000ème fois vos review adorables et d'y répondre ci-dessous et c'est vrai, je vous aime énormément)

Petit retard de 3 jours précisément (on a vu pire), je suis plutôt satisfaite. Ne vous étonnez pas : on a fait un petit test en psycho, j'ai eu un 7 sur l'échelle du caractère consciencieux (elle monte jusqu'à 25 ou 30, je ne me souviens plus). Donc autant dire, pas grand-chose. J'avoue avoir du commun avec Sirius sur ce point là haha ! (en vérité je suis juste contente d'avoir trouvé une excuse à mes retards répétés mdr)

Chapitre dont pour une fois je suis satisfaite, il est plus tranquille. Après ces derniers chapitres mouvementés on entre dans une partie à nouveau plus calme de la fic, on retrouve le rythme de vie de nos Maraudeurs préférés !

Ptitepointe2 : Haha tu as complètement raison, vive super-cornedrue ! Même si ses idées sont pas toujours brillantes, sans lui on serait quand même bien loin… J'ai d'ailleurs fait une petite référence à ton plan au Véritasérum dans ce chapitre, j'espère qu'elle te fera sourire, hihi… Autre petite précision, la fic ne va pas finir sur la déclaration d'amour de Sirius et Remus ! Non, voyons, ça serait les laisser en paix trop rapidement *rire inquiétant*… plus sérieusement, j'aime bien les fics qui illustrent aussi la relation des personnages une fois qu'ils sont en couple, donc je ne compte pas m'arrêter en si bon chemin, il y a encore tellement de domaines que j'aimerais explorer avec ces deux-là ! En tout cas bonne lecture de ce chapitre et… ah oui, j'allais oublier : FAIS-TOI TWITTER ! (des bisous)

Yunea : JE PENSAIS QUE PERSONNE NE SAISIRAIT LA REFERENCE À SHERLOCK ! Et tu l'as fait, ouiiiiiiii ! (à la base je l'avais plus fait comme une private joke entre moi et moi mdr, je suis trop contente que tu l'aies repéré hahha) Et ce James, en plus de devenir conseiller conjugal, il devient aussi détective lol. L'idée de mission chez les Serpentards est aussi quelque chose que j'adore, je suis sûre qu'ils en ont fait tellement ! x) et d'ailleurs je n'ai pas peur de poster ce chapitre ! Je crois que c'est plutôt bon signe, non ? (en tout cas je suis fière de ce petit progrès hihi) Merveilleuse lecture à toi, et pour twitter, toutes les infos seront en fin de chapitre !

Witchroom : Haha je ne regarde pas GOT (faut que je m'y mette) mais j'ai fini la sixième saison de Downton Abbey hier donc je comprends tout à fait le genre de frustration ! Et je me suis dit en effet que toutes les chamboulements qui se passent dans le tête de Sirius méritaient un chapitre entier, je crois avoir bien fait. Et si tu te lances sur plume d'argent, J'EXIGE LE LIENNNNN ! J'ai tellement envie de pouvoir te lire ! Et d'ailleurs, AS-TU TWITTER ? (j'harcèle tout le monde avec ça aujourd'hui) Si oui, manifeste-toi (le mien sera en fin de chapitre), si non fais-toi un compte, siteupléééé j'ai trop envie de pouvoir te parler plus facilement ! Plein d'amour de bisous et de papillons arc-en-ciel ! Bonne lecture :)

Len Black : Le twitter sera en fin de chapitre hihi ! Et merci, merci, merci pour tes compliments super encourageants ! La suite tant attendue t'attend à son tour… bonne lecture:)

Kahouete : haha, comment Sirius va dire à Remus ? Suspense insoutenable… bon c'est pas pour tout de suite mdr (faut s'y attendre, c'est Sirius quand même) Profite bien de ce chapitre ! et l'inlassable question de twitter revient… as-tu un compte ? Si non, fais-toi en un et rdv au mien ! (lien en fin de chapitre, bla bla bla, on a compris – c'est pas comme si j'avais juste répété ça 50 fois au dessus mdr) BISOUuuuuuS !

ThePotterheadPhilosophie : La suite est làààààààààà ! Contente de ne pas te décevoir :) et le twitter est en fin de chapitre haha, bisous et bonne lecture ! *coeur coeur*

Bleeding Coconut : hhahahaha je sais Sirius qui se chie la gueule devant Lucius à cause de Remus c'est excellent ! C'est vrai que si Remus était apparu derrière Sirius durant la conversation ça aurait été pas mal haha, malheureusement ça aurait considérablement réduit la longueur de la fic ce que j'aurait trouvé dommage. J'aime bien faire traîner les choses en longueur hihi (on voit la fan de slow burn de 50 chapitres lol). En tout cas profite de chapitre, j'espère qu'il te plaira, bisous ! Bien évidemment la question de twitter se pose toujours, mais je pense que tu as compris le message d'ici là haha (si non, lis les autres ràr) :)

SpazzledPrincess : Le dernier chapitre n'était pas forcément court, mais si tu en veux un plus long, celui-là est parfait ! C'est le plus long que j'aie écrit depuis le début de ma fic :) Par contre pour le retard, hum hum… je ne suis pas doué pour les délais je l'avoue hhahahha ! Et c'est pour ça que si tu m'ajoutes sur twitter, tu seras plus facilement au courant… (bon ok, je deviens relou là hahha j'ai l'impression de faire un placement de produit mdr) (je vous rassure je veux juste réunir un max de gens, c'est tout hahhahah) En tout cas bisous et bonne lectureuuh !

Loan-Luka : « ROSMERTA PUE DU VAGIN », raffiné, délicat, j'adore. Hahhaha tu m'as tellement fait rire ! Eh oui, James c'est trop un bon pote wesh. Tes compliments sont adorables ! Et trop contente que tu aimes autant ma fic ! Tu es un bébé d'amour :) Quant à twitter, la solution est ultra simple : fais-toi un compte ! (je deviens un peu trop insistante je crois hahahha) en tout cas bonne lecture !


9.

✧ Étoile

Vider son sac avait probablement été la meilleure idée que Sirius ait eue en une décennie. En plus de se sentir à présent parfaitement à l'aise en présence de James, il pouvait travailler à élaborer diverses tactiques et stratégies (dont le degré de rationalité variait, il faut en faire la concession) avec celui-ci. Les plus extravagantes auraient bien évidemment impliqué quelques enlèvements, une dose généreuse de Véritasérum et trois cent bonnes retenues en plus, mais passant outre celles-ci, les autres paraissaient tout à fait raisonnables et — plus important encore — réalisables.

Un autre avantage non négligeable était que Lily Evans semblait plus intriguée par James Potter qu'elle ne l'avait jamais été de toute son existence entière. En effet, le fait que dimanche dans la salle commune, alors qu'il était en grande conversation moraliste avec Sirius, il ne lui ait pas lancé son habituel Tu sors avec moi ce soir, Evans ? et qu'il n'ait même pas daigné lui accorder un regard, paraissait l'avoir passablement étourdie.

Plus encore, elle semblait avoir saisi quelques bribes de la conversation et devait en avoir déduit que James Potter n'était peut-être pas tant une créature de Satan que ça, du moins, moins qu'elle ne l'avait imaginé. Pourquoi ? Et bien, il semblait prêt à aider son meilleur ami ! Qui l'eût cru ?

— Hein, Franchement ? C'est une grande nouvelle apparement !

Lily Evans venait de passer devant James et Sirius alors qu'ils sortaient dans la cour pour la récréation. Et cette fois-ci, James ne l'avait pas plus interpellée que dimanche, trop occupé à hurler à Sirius de mettre sa cape car il risquait d'attraper froid. C'est pas en toussant sur ton Remus qu'il va te tomber dans les bras ! James, bien évidemment et comme toujours, avait eu raison ; et après avoir marmonné quelque chose à propos une certaine « maman-poule », Sirius avait tout de même enfilé sa cape. À présent, il abordait le sujet de la fameuse Lily qui leur lançait des regards perplexes depuis l'autre bout de la cour.

— Elle est vraiment ultra surprise que tu te soucies de moi, continua Sirius avec un sourire en coin. Je crois que t'es sur la bonne voie, Potter.

— Au bout de six ans, serait-ce possible ? demanda James et levant les bras au ciel. Je peine à y croire.

Malgré son air détaché, il se passa tout de même la main dans les cheveux, se donnant la fameuse allure de sportif décoiffé qu'il ne pouvait s'empêcher de mettre en place à chaque fois que Lily était dans les parages. Sirius le vit jeter un regard furtif en direction de la rousse.

— Bref, parlons de ta vie amoureuse à toi, dit brusquement James et pointant Sirius du doigt. Est-ce que…

— Opopopop ! On se calme, j'en avais pas fini avec la tienne, s'empressa de l'interrompre Sirius. Il faut absolument qu'on tienne un conseil maraudeurien sur ta dulcinée, ça fait une éternité qu'on ne l'a pas fait.

La partie du visage de James qui n'était pas enfouie sous son écharpe Gryffondor pour échapper au soudain froid automnal — c'est à dire uniquement ses yeux — s'alluma d'une lueur malicieuse.

— D'accord, d'accord… demain soir dans le dortoir ?

— Ouais, il faudra juste sortir Moony de la bibliothèque d'ici là.

— Ce dont tu vas te charger, j'imagine ? s'enquit James en lançant un clin d'oeil à son ami.

— C'est possible, c'est possible…

James éclata d'un rire étouffé par les épaisseurs de la laine de son écharpe.

— T'as vu comment j'ai réussi à ramener la conversation sur ton dulciné à toi ? se moqua-t-il. Je suis pas peu fier.

Sirius haussa un sourcil.

— Wow, ça fait longtemps que je n'ai rien vu d'aussi spectaculaire… railla-t-il.

— Hé ! l'interrompit brusquement James en lui attrapant le bras, un sourire éclatant aux lè c'est que ça faisait longtemps que j'avais pas entendu ce ton de petit bâtard d'aristocrate moqueur ! continua-t-il en lui secouant ce bras avec enthousiasme. Mon ancien Sirius revient !

Celui-ci se contenta d'un sourire en coin.

— Oh là là ! Avec un sourire pareil Remus ne va pas tarder à te tomber dans les bras, soutint James sur un ton d'amoureux transi avec le regard papillonnant assorti. Pour en revenir à lui… as-tu réglé ce problème de distance dont tu m'as parlé ?

Le « problème de distance » dont il était question portait très bien son nom. Lorsque jeudi passé, la réalisation était tombée sur la tête de Sirius avec la force d'un boulet de canon, il avait tant pris peur qu'il n'avait plus osé approcher Remus. (Avec des conséquences plutôt désastreuses, c'était le moins qu'on puisse dire.) Mais malheureusement, cette distance involontaire qu'avait imposée Sirius, se dressait toujours entre eux, infranchissable. Et l'Animagus ne savait toujours pas comment l'abattre. Fort heureusement, Remus ne semblait pas vexé, uniquement interloqué et quelque peu perdu.

— Non… bougonna Sirius en poussant du pied quelque feuilles mortes qui étaient venues s'égarer dans ce coin de la cour.

— Très bien, alors entre aujourd'hui et demain tu dois avoir réglé tout ceci ! On est mardi, c'est bien ça ?

— Oui… répondit Sirius en haussant les sourcils, ne sachant pas très bien où son ami voulait en venir.

— Donc aujourd'hui c'est ta dernière retenue ! Je suis sûr que quand McGonagall te relâchera il sera toujours fourré à la bibliothèque. Tu peux faire un détour par là-bas et le raccompagner. Comme ça vous aurez un peu de temps pour parler seul-à-seul.

La cloche sonna, ôtant à Sirius toute possibilité de réponse. Ils partirent donc en direction des serres de Botanique, dans le brouhaha des conversation environnantes. Sirius, lui, essayait de sa faire à l'idée qu'il devrait affronter Remus en face le soir-même. Après le fiasco de vendredi, il n'était pas si sûr d' y être préparé.


○ Lune

Honnêtement, Remus ne savait pas trop ce qu'il faisait là. L'idée de venir chercher Sirius après sa retenue s'était imposée à lui et l'avait presque poussé dans les couloirs, sans qu'il ne puisse protester, de la bibliothèque au bureau du Professeur McGonagall. Il n'avait pratiquement pas eu son mot à dire. Une simple idée. Dieu, mais pourquoi satisfaire les caprices d'une simple idée ?

Ce n'était plus vraiment le moment de se poser la question, songea Remus alors qu'en face de lui, la porte du bureau de McGonagall s'ouvrait déjà.

Remus eut le temps d'entendre un « Bonne nuit, Professeur. » venant de Sirius avant de se retrouver nez à nez avec celui-ci.

À la vue de son ami, le beau visage de Sirius pâlit un instant ; dans ses yeux se mêla quelque chose d'incompréhensible où Remus croyait tout de même deviner l'égarement et la surprise, et peut-être… la flatterie ? Il fallut un « Black, fermez donc enfin cette satané porte ! » de la part du Professeur McGonagall, pour que celui-ci consente à bouger.

Remus se mordit la lèvre, tandis que Sirius se tournait vers lui.

— Coucou, tenta-t-il.

— Salut, répondit Sirius avec un petit sourire. Je suis flatté.

Remus ne put empêcher un sourire en coin, lui aussi.

— De quoi ?

Sa voix sembla résonner dans le couloir vide, et aussi quelque part dans sa tête.

— Que tu viennes me chercher après ma retenue. Tu m'as volé mon idée, si tu veux tout savoir.

— C'est vrai ?

Remus se détesta de l'espoir qu'il entendit dans sa propre voix. Pourtant Sirius lui retourna ce même petit sourire qui paraissait étrangement sincère.

— Oui.

Remus sentit ses joues rosir. Ils se mirent en route tranquillement. Remus regardait la nuit déjà tombée au dehors. Celle-ci était sans nuages, les étoiles la piquaient d'argent.

— Je voulais parler… commença-t-il, sans savoir comment continuer.

— Oui, moi aussi. Et je pense que c'est plutôt à moi d'engager la conversation. Je suis plus responsable que toi.

Il marqua une pause, seul le bruit de leurs pas résonnant dans le couloir, tandis qu'ils avançaient toujours.

— Je suis désolé.

Remus n'eut pas à demander de quoi.

— Mais, je ne suis pas un peu responsable, moi aussi ? s'enquit-il, étonné.

— Non, en rien.

— Mais tu es sûr ? Ça doit être un minimum ma faute à moi aussi.

Sirius le regarda à nouveau en face ; sur son visage était peinte une expression nouvelle et indéchiffrable, que Remus ne pouvait identifier car il n'avait jamais vu son ami l'aborder auparavant. Quelque chose…

— Non. Non, ce n'est pas de ta faute. Enfin, tu ne vas tout de même pas t'excuser de ce que tu es. Donc, non.

La conversation prenait une tournure étrange, à la quelle Remus ne savait comment réagir. Il se contenta de rendre son regard à Sirius, dans ses yeux gris comme la brume qui enveloppait parfois le château en automne, et qui rendait aveugle aussi sûrement que la nuit, dans laquelle on avançait à tâtons.

Sirius se mordilla la lèvre inférieure, et Remus sursauta comme s'il avait été brûlé par le simple fait qu'il ait posé ses yeux sur la bouche de son ami.

— Enfin, bref… balbutia-t-il en détournant précipitamment son regard, ça a pas été facile pour toi ces temps… tu dois être un peu perdu.

Même à ses propres oreilles, ses paroles sonnaient un peu trop comme une tentative de justification du comportement de Sirius.

Bref… euh, pour en revenir à cette histoire de malle…

Un mois auparavant, c'était Sirius qui s'était dérobé, sur une route de campagne isolée, alors qu'ils allaient au village pour faire une provision de cigarettes et de chocolat. Pourquoi Remus se comportait-il à présent de la même façon qui l'avait tant déçue, il n'y a qu'un mois de cela ?

Il cru voir le reflet de sa propre attitude lorsque Sirius se détourna en fuyant son regard, les épaules affaissées. Bon Dieu… il ne savait plus que croire.

— Oui, tu as sans doute raison.

— Hein ?

Remus avait complètement perdu le fil de la conversation. Qu'avait-il bien pu dire avant de se perdre dans ses réflexions ?

— Je dis que oui, tu as sans doute raison. Je suis un peu remué depuis que je suis parti de chez moi. Ça doit être ça.

Remus perdit momentanément l'usage de la parole. Pourquoi était-il… si déçu ?

Si c'était lui qui avait en quelque sorte rompu le charme il y a quelques instants, pourquoi sentait-il la déception lui brûler si cruellement la gorge alors que Sirius approuvait cette justification stupide que Remus s'était servie, plus à lui même qu'à son ami ? Il avait à peine remarqué qu'ils étaient bientôt arrivés au portrait de le Grosse Dame.

— Mais c'est plus vraiment chez moi maintenant, je n'y retournerai jamais… Enfin… je… bref, balbutia Sirius. Je m'égare. Je voulais juste te dire que j'étais tellement remué que j'ai laissé une distance un peu bizarre s'installer entre nous ces derniers jours… je suis désolé.

— Tu l'as déjà dit, fit remarquer Remus sans pouvoir s'empêcher de rougir un petit peu.

— Tu ne vas pas m'empêcher de me répandre en excuses, voyons ! s'indigna Sirius. C'est rare, profite, ajouta-t-il avec un clin d'oeil.

Puis il lança à la Grosse Dame : « Babines ! », et elle pivota pour les laisser passer ; Remus, fixant le dos de Sirius et se demandant à quoi tout ceci pouvait bien rimer.


Le lendemain se tint le légendaire Conseil de Maraudeurs. Cinq heures, le dortoir des garçons, les rayons de soleil d'un orange incandescent, traversant les fenêtres et embrasant les tentures rouges des lits à baldaquin. Au coeur de tout ceci, le chaos.

Remus n'avait aucune idée de ce qu'il criait, pas plus qu'il ne savait pourquoi tout le monde s'était mis à hurler. La seule chose dont il avait la certitude était qu'ils s'étaient tous assis sur leurs lits respectifs, puis que James s'était prononcé : « Lily Evans. » avait-il dit avec une tête d'enterrement. Sirius avait alors brusquement commencé à hurler de rire (allez savoir pourquoi), puis Peter avait, lui, hurlé pour de bon (quelque chose à propos de l'expression faciale de James). Le résultat était qu'à présent tout le monde braillait, qui au débat, qui au fou-rire ; et que Remus lui-même n'avait aucune idée de quand est-ce qu'il était entré en jeu.

Dans le chaos ambiant, Sirius sauta brusquement sur le lit de Peter, et s'en releva en serrant quelque chose dans son poing et criant : « STOP ! ».

Tout le monde se tût, comme se réveillant d'une transe, et se retourna.

— Ceci… continua Sirius, la respiration haletante, brandissant son poing triomphant. Ceci, est le témoin de la parole ! Une vieille chaussette trouée et puante de Peter ! Quiconque veut s'exprimer, doit l'avoir en main ! Sous peine de gage sévère !

— Ce qui t'arrange puisque personne n'aura envie de la toucher, fit remarquer Remus avec un sourire railleur.

— Mince alors, je suis démasqué, rétorqua Sirius en lui faisant un clin d'oeil malicieux.

— REMUS ! GAGE ! s'écria James. T'as parlé sans le témoin de la parole !

— Mais toi aussi ! s'indigna le lycanthrope.

— Non moi c'est pour condamner, s'expliqua James comme si c'était parfaitement évident. J'ai le droit. Allez, allez !

Après avoir crié trois fois par la fenêtre que Dumbledore avait le plus beau cul de Poudlard, Remus put enfin se rasseoir en paix sur son lit. Tout le monde semblait s'être apaisé.

— Puis-je avoir le témoin de la parole ? demanda-t-il.

— GAGE !

Remus leva les yeux au ciel.

— James, t'abuses ! Comment tu veux que quelqu'un d'autre que Sirius parle si on ne peut même pas lui demander de nous passer ce fichu témoin de la parole ?

— Il raison, céda Sirius avec une moue désolée envers son ami.

— Merci, j'attendais un peu de soutien de la part de mon meilleur pote… se vexa James.

— Désolé chéri, tu sais que mon soutient ira toujours en premier lieu à Moony, s'excusa Sirius avec l'un de ses fameux sourires charmeurs, d'une beauté désinvolte quelque peu arrogante.

James haussa les épaules comme s'il n'y pouvait rien, et Remus se sentit rougir de plus belle. Avec un nouveau clin d'oeil, Sirius se pencha en avant afin de lui donner le témoin de la parole.

— Bien, déclara-t-il une fois qu'il l'eut en main, essayant de chasser la rougeur de ses joues. Puisque le but initial de ce Conseil des Maraudeurs concernait Lily Evans, je propose que nous reprenions. Comme vous le savez, ce weekend ont lieu les essais de Quidditch… commença-t-il avec une voix entendue.

— Ooooh… s'exclama Sirius en haussant les sourcils et portant une main devant sa bouche. Mon Moony est un génie…

— GAGE !

— JAMES, TA GUEULE !

Le calme n'aurait pas duré longtemps.


✧ Étoile

Jeudi était une bonne journée. Une très bonne journée. Et Remus était beau comme un dieu.

Sirius lui avait fait envoyer une boîte du meilleur chocolat de chez Honeydukes par hibou postal le matin-même, alors qu'ils petit-déjeunaient dans la Grande Salle. Le lycanthrope avait été tellement surpris de ce courrier anonyme qu'il en avait renversé son verre de jus de citrouille sur sa robe.

— Mais… Sirius, je pensais que c'était pour toi ! s'était-il écrié, ses vêtements dégoulinant du liquide orange et parfumé.

— Pour moi ? Qui veux-tu que cela soit ?

— Je sais pas moi… une de tes ferventes admiratrices, ou je ne sais quoi… avait marmonné Remus, l'air soudain un peu bougon.

Sirius avait éclaté d'un rire retentissant.

— De toute façon tu aurais pu considérer cette boîte comme tienne, je te l'aurais donnée. Mais en attendant… je veux quand même bien quelques uns de tes chocolats, avait-il déclaré en tendant déjà la main vers la fameuse boîte.

— Non ! Ils sont à moi ! avait crié Remus en s'en saisissant et la mettant hors de portée de son ami.

— Remus, steuplait ! Si c'était moi qui les avait reçu je t'aurait donné la boîte entière, ça ne te fera aucun mal de m'en passer quelque uns !

Mais Remus s'était catégoriquement opposé, et après quelques jus de citrouilles renversés supplémentaires, des cris perçants entrecoupés de rires, et de sévères réprimandes de la part du Professeur McGonagall, Sirius avait dû se résoudre à son sort.

En vérité, il ne voulait pas vraiment de ces chocolats ; Remus pouvait tous les manger, grand bien lui fasse ! Mais il avait vu en cette boîte une opportunité d'attirer l'attention de Remus sur lui et, par ce même biais, d'en camoufler le véritable destinataire. Il ne savait pas encore s'il était vraiment prêt à lui dévoiler que c'était lui qui lui avait fait mander ce colis. Ce serait se dévoiler au grand jour. Trop rapidement. James lui-même lui avait recommandé d'y aller doucement. C'était donc ce qu'il allait faire.

Ils étaient à présent assis en plein cours de Métamorphose (encore), Sirius et Remus à la même table. Durant les Sortilèges, l'Animagus n'était pas parvenu à s'emparer de quelques uns des fameux chocolats car Remus avait réussi à ensorceler la boîte de manière à ce qu'elle l'accompagne où qu'il aille en flottant dans les airs, et aussi que lui seul puisse en déguster le contenu. Et si quelqu'un d'autre que son propriétaire osait s'en approcher d'un peu trop près, celle-ci n'hésitait pas à taper furieusement sur la tête de l'intrus à l'aide de deux petit poings métalliques sortis de nulle part. Sirius, bien évidemment, en avait fait les frais.

— Ta boîte m'a fendu le crâne en deux ! se plaignit-il à Remus alors le Professeur McGonagall passait entre les rangs, vérifiant le travail de chacun.

— Eh bien, tu n'avais qu'à pas essayer de t'emparer de ce qui ne t'appartient pas… répliqua Remus en lui jetant un regard pétillant de malice en biais, un sourire tout sauf platonique aux lèvres.

Dieu, ce qu'il était attirant.

— En tout cas, je pense qu'il faudrait au moins essayer de colorer nos sourcils en vert, McGo ne va pas tarder à passer vers nous, poursuivit-il sur un ton entendu.

— Mmmh… moi, je ne pense pas.

Remus haussa ses sourcils encore bruns.

— Tu ne penses pas ?

— Non… pour être franc, en ce moment la dernière chose que j'ai envie de faire c'est de me colorer les sourcils en vert, avoua Sirius sans pouvoir s'empêcher de sourire comme il aurait souri à Rosmerta.

Remus marqua une pause, le fixant avec un regard suspicieux, pourtant souriant toujours.

— Alors… qu'est-ce que tu voudrais faire ?

Était-ce l'imagination de Sirius, ou bien Remus s'était-il penché vers lui ?

— Oh, rien que McGonagall approuverait, affirma-t-il en se redressant brusquement.

Il se trouvait à présent nez-à-nez avec son reflet dans le miroir étant sensé l'aider à modifier la couleur de son sourcil. Remus n'avait pas bougé.

— Donc, malheureusement je crois qu'il va falloir nous adonner à cette tâche déplaisante, conclut-il en parlant très rapidement, butant sur certains mots.

Remus ne dit rien.

Merlin, Merlin… qu'avait-il fait ? Son coeur semblait vouloir s'échapper de sa cage thoracique. Qu'avait-il fait ?

Ne pouvait-il pas, pour une fois, assumer l'attirance qu'il éprouvait pour Remus ? Pourquoi était-ce si… si… compliqué ?

Par ce que c'est un garçon.

Il venait de rater une chance, il le savait. Elle lui avait filé droit sous le nez ! Et uniquement par ce que, par ce que…

Par ce que c'est un garçon.

Par ce qu'il avait pris peur, oui ! De frustration, il aurait pu envoyer la table valser à travers la classe ! Bon Dieu… Il avait eu peur. Il avait eu peur qu'un garçon l'embrasse devant toute la classe. Il avait eu peur que tout le monde le voie. Il avait eu peur…

Pourtant, il n'avait jamais aussi ardemment désiré un baiser. Était-ce ceci qui l'avait effrayé ?


L'automne s'était définitivement installée, à présent ; et Sirius voyait bien que cela ravissait Remus. Les gros pulls en laine, les thés noirs aux épices, une bonne lecture au coin du feu tandis que la pluie clapote contre les vitres et que les feuilles changent de couleur ; voilà ce qui faisait de Remus Lupin un homme heureux. Il était très important selon lui, de « se mettre en harmonie avec la saison », d'en comprendre la dynamique, l'équilibre. De réaliser quelle importance elle avait dans le cycle des années qui s'écoulent, d'en voit l' « esthétique ».

— L'esthétique ?

James semblait outré suite au discours passionné que leur avait servit Remus en chemin pour le cours de Potions. Il regarda celui-ci comme s'il était tombé sur la tête.

— Qui est-ce qui peut voir une esthétique à un paysage nu et gris à en mourir de tristesse et un froid mordant ?

— Tu oublies les couleurs, rétorqua Remus, les yeux brillants d'images défilant dans sa tête, prenant un chocolat dans sa boîte qui ne le quittait plus. C'est absolument magnifique quand tout les arbres deviennent rouges ou oranges et que…

— Ouais mais ça dure quoi ? Deux semaines ?

— Peut-être, mais c'est deux semaines absolument inoubliables !

— Et ensuite, des arbres morts et un ciel gris. Plus déprimant tu meurs.

— Mais ça a son propre charme ! C'est une esthétique propre, assez unique. Il suffit de la comprendre…

— Compte pas sur moi, déclara James alors qu'ils descendaient les escaliers menant aux cachots, tous les trois. (Peter ayant raté son B.U.S.E. en Potions, le Professeur Slughorn l'avait refusé à son cours.) Et toi Pads, quelle est ta saison préférée ? Si tu dis l'automne, je te frappe.

— C'est pas l'automne, se défendit Sirius en levant les mains en signe d'innocence. Mais pas loin. L'hiver.

— L'hiver ? Doux Jésus, sauvez-moi, implora James.

— Écoute Prongs, on sait tous que tu es un garçon de l'été, dit Sirius en poussant la porte du cachot où se déroulaient les cours de Potions. Mais l'automne et l'hiver c'est quand même cent fois mieux, désolé chéri.

— Ça y est ! Tu me trahis pour Remus, j'ai toujours su que ça arriverait un jour ! Je demande le divorce ! cria James avec désespoir en entrant dans la classe à son tour. Bonjour, Professeur Slughorn, ajouta-t-il sereinement.

— Allons, allons, les garçons… dépêchez-vous, vous n'êtes pas en avance, les sermonna Slughorn, tandis qu'ils prenaient place à leur table habituelle. Puis-je connaître le sujet d'une telle discorde ? s'enquit-il en leur lançant un clin d'oeil.

— Remus et Sirius préfèrent l'automne et l'hiver à l'été ! dénonça James comme s'il dévoilait un grand scandale. C'est tout bonnement inacceptable ! ajouta-t-il en sortant son chaudron et le cognant bruyamment sur la table (Sirius savait qu'il essayait ainsi d'attirer l'attention de Lily ; qui par ailleurs travaillait toujours seule à une table, aussi loin que possible de Severus Rogue et des Maraudeurs).

— Ah, mon garçon… je me désole de vous décevoir, mais voyez-vous… selon-moi l'hiver demeure la saison la plus magique de l'année, dit Slughorn tandis que sa bouche d'étirait en un sourire sous sa moustache de morse (Sirius lança un regard triomphant à James). Je me souviens que dans ma jeunesse, Armando Dippet faisait venir non douze, mais vingt-quatre sapins dès le premier décembre… Mais bien sûr Albus, ou devrais-je dire le Professeur Dumbledore, a toujours trouvé ça trop encombrant… il ne sert plus du magnifique hydromel des Trois Balais non plus…

— Dippet servait de l'hydromel à ses élèves ? intervint Remus, incrédule.

— Le Professeur Dippet, Remus, le corrigea Slughorn. Et oui, il en servait, mais rien qu'une coupe et uniquement la veille de Noël… Je me souviens qu'il était délicieux, et bien je n'aie encore jamais goûté celui de la nouvelle propriétaire, je doute qu'il atteigne un tel niveau d'excellence, malheureusement… soupira-t-il.

— Oh, n'ayez crainte, le rassura Sirius. Celui de Rosmerta est absolument délicieux, affirma-t-il avec un sourire.

— C'est vrai que je ne l'ai jamais vraiment connue Rosmerta, elle n'était pas très douée en potions… j'imagine qu'elle a d'autres qualités.

— Oh oui, plein… murmura Sirius, déclenchant quelque rires dans la classe.

Remus se renfrogna.

— Bien, les garçons, fini les bavardages ! Il est temps de se mettre au travail, ouvrez votre Manuel avancé de préparation des Potions à la page 114 et au boulot.

Voyant qu'au fond de la classe, Servilius écrivait déjà fébrilement quelque chose dans son manuel son nez graisseux menaçant s'y laisser des tâches, les Maraudeurs s'exécutèrent.

À mi-chemin de sa potion, alors que celle-ci prenait la teinte bleu nuit, parsemée d'éclats d'or que le manuel indiquait, Sirius tenta une nouvelle approche.

— Mumus ?

Le lycanthrope grogna. Il n'avait pas été très loquace depuis la remarque de Sirius sur Rosmerta.

— Tu me passes un chocolat ?

Remus ne leva même pas les yeux.

— Non.

— Pourquoi ?

— J'en ai pas envie.

— Mais moi si.

— Tant mieux pour toi.

Sirius réfléchit un instant, essayant de se démêler des vapeurs de chaudrons qui lui embrouillaient le cerveau.

— Et si… et si je te disais que je sais qui t'a envoyé cette boîte ?

Remus arrêta de remuer sa potion. Il leva les yeux, ses sourcils adorablement froncés.

— Comment je pourrais être sûr que tu le sais vraiment ?

— James peut confirmer, répondit simplement Sirius en haussant ses propres sourcils. Hein, Prongs ?

James releva la tête en réajustant ses lunettes sur son nez.

— Hm ?

— On est d'accord que je sais qui a envoyé cette boîte à Moony ? demanda Sirius en lançant un regard entendu à son ami.

— Oh… oui, affirma celui-ci avec un sourire en coin. Il le sait même très bien.

Remus parut outré.

— Tu le savais aussi ! l'accusa-t-il en le pointant du doigt, sa potion momentanément oubliée. Tu le savais et tu ne m'as rien dit !

James sembla tout à coup désarçonné par cet assaut aussi brutal qu'inattendu.

— Je… non, je… je veux dire que je savais… que Sirius savait, bredouilla-t-il. Enfin, j'étais au courant… qu'il était au courant que quelqu'un te l'avait envoyé, et qu'il savait qui…

Remus les scruta les deux d'un regard suspicieux.

— Vous mentez, finit-il par déclarer.

Sirius n'eut pas de chocolat.


Mais en Métamorphose, ce jour-là, Sirius eut enfin une idée qu'il jugea tout bonnement brillante. Puisqu'il ne pouvait s'approcher de la boîte sous peine de finir le crâne en bouillie et que Remus paraissait décidé à ne pas lui donner le moindre chocolat, il faudrait recourir à la ruse.

— Mumus ?

— Arrête de m'appeler comme ça !

— Oh, non. Ça, jamais. Je sais que tu adores ce surnom.

Remus leva les yeux vers lui ; ils étaient assis à la même table en face de leur miroirs et étaient censé se faire pousser une barbe afin d'entraîner encore un peu leurs compétences en Métamorphose humaine.

— Et d'où as-tu tiré cette conclusion ? s'enquit le lycanthrope et haussant un sourcil.

— Tu lèves jamais les yeux au ciel quand je t'appelle comme ça, soutint Sirius avec un rictus suffisant.

— Oh, monsieur est toujours si sûr de lui… ricana Remus. Tu le penses vraiment ?

— Bien sûr que je le pense. T'aimes ça, c'est sûr.

Ils avaient à présent tout deux arrêter de travailler et se regardaient dans les yeux, défi et malice mêlés.

— Peut-être bien, concéda Remus les yeux pétillants de quelque chose que Sirius avait du mal à identifier et qui le retenait cloué sur place. Peut-être bien, que j'aime ça.

Le coeur de Sirius se mit à battre à la chamade. Remus le fixait plus intensément que jamais, il avait l'impression que ce regard suffirait à lui brûler la rétine.

Oh, il se laisserait faire.

— Alors, Mumus… tu me passes un chocolat ? trouva-t-il le courage d'articuler, avec un ton qui Merlin seul sait comment lui paru charmeur.

— Ha ! Ça, non. Sûrement pas, rétorqua Remus en se saisissant lui-même de l'un d'entre eux dans sa boîte qui flottait dans les airs juste à côté de lui.

Mais alors qu'il l'appuyait contre ses lèvre rouges, Sirius le lui arracha des mains et le fourra rapidement de sa bouche.

Sirius !

Remus avait bondi en avant, mais son précieux chocolat avait déjà été englouti.

— Oh, toi ! s'exclama-t-il en pointant sur son ami sa baguette magique. Je vais te faire pousser une de ces barbes que seule Mrs Pomfresh arrivera à t'enlever !

— Tu me trouverais sexy avec une barbe ?

Il y eut un éclair de lumière blanche.

Et Sirius eut en effet bien du mal à faire disparaître la barbe de druide que Remus lui avait faite pousser. Oh, ce qu'il pouvait être têtu parfois…

Pour se venger, il se décida à aller faire sa proposition à McGonagall. Celle de l'accompagner à Pré-au-lard. Et ceci, dès la fin du cours, alors que Remus trainassait encore au fond de la salle.

— Oh, voyez-vous Mr Black, j'aurais probablement accepté si je n'avais pas tant craint d'offenser Mr Lupin.

Sirius ne s'était jamais tant senti rougir, de toute son existence.


Bien, bien, bien…

Le dévoilage (mot inexistant bonjour) de mon compte twitter est enfin arrivééééééé….

*roulement de tambours*

unegrenadine

HAHAHAH

je sais

j'aurais aussi bien pu ne rien vous dire c'est exactement je même pseudo que sur fanfiction . net

en tout cas j'ai déjà fait tout les aménagements nécessaires et je me REJOUIS TROP de vous retrouver là-bas ! (vous me reconnaîtrez facilement, vous verrez)

j'appelle donc toutes celles (utilisons le féminin puisqu'il y a une majorité hihi) qui n'ont pas twitter à se faire un compte illico presto et de nous retrouver là-bas !

(Oui, même toi qui publie jamais de review mais kiffe la fic à fond. On t'attend.)

BISOUS JE VOUS AIME TROP MES AMOURS !