Épilogue :

-Comment ça, vous apprenez la danse ? s'offusqua Elena en terminant de recoudre l'uniforme du pensionnat de Jess.

-Oui, acquiesça Jim. La stratégie, le droit, la navigation, et la danse ! On apprend à devenir de vrais gentilshommes, très chère.

Il prit sa main et l'entraîna au rythme imaginaire d'un rock endiablé, si bien qu'elle n'avait qu'à se laisser conduire. Puis il ralentit et la berça d'une légère danse.

-Tu es plutôt doué, avoua-t-elle en fronçant les sourcils d'un air suspect.

-On s'entraîne avec des androïdes, si c'est ça qui te chiffonne.

-Oh, fit Elena qui cacha son soulagement.

-D'ailleurs, ils sont plus doués que toi !

Elle lui donna un coup sur l'épaule.

-Les filles vont être encore plus après toi, Casanova, ronchonna-t-elle.

-Ça, c'est sûr.

Deuxième coup sur l'épaule.

-Hey, protesta-t-il en riant. Si tu crois que je ne vois pas la moitié des Académiciens faire exprès de trouer leurs uniformes pour pouvoir te les apporter à ta boutique de couture…

-Je suis irrésistible, que veux-tu que j'y fasse ? dit-elle en prenant un air honteusement arrogant.

-Rien, tu ne peux rien y faire, Elena… murmura-t-il en lui caressant la joue, l'air hypnotisé. Et moi non plus…

Ils allaient s'embrasser quand Jess se racla la gorge pour leur rappeler sa présence.

-Hey ho ! J'aimerais bien récupérer mon uniforme et repartir au pensionnat !

-Excuse-nous, Jess, dit-elle en lui donnant son uniforme réparé. Tu es sûre que tu ne veux pas rester pour le week-end ?

-Pour vous voir vous regarder l'un l'autre dans le blanc des yeux comme des merlans frits ? Non merci, je préférais encore l'époque où vous vous chamailliez. Et puis, je suis une pré-adolescente, c'est la période où les copines sont plus importantes que la famille. Allez, ciao les vieux ! lança-t-elle avant de filer.

-Certes, marmonna Elena non sans tristesse. Tu as eu une mauvaise influence sur elle, Jim.

-Faux, tu m'as empêché d'intervenir dans son éducation toute son enfance. C'est toi qui l'a fait grandir trop vite.

-On ne s'arrêtera donc jamais de se chamailler ?

-On n'a qu'à se regarder l'un l'autre dans le blanc des yeux comme des merlans frits, pour changer ?

Elle soupira.

-Tu n'as pas une autre idée ?

-Et si je te prenais dans mes bras et que tu m'embrassais, sans jamais nous arrêter ?

Elle le saisit par le col et l'amena vers elle.

-Pour une fois que je suis d'accord avec toi, Jim Hawkins…

J'espère que cette nouvelle fin vous a plus ! Ça m'a fait plaisir de me replonger dans cette histoire 10 ans après !