Bien voilà comme promit le chapitre suivant. Maintenant que je viens de me faire opérer j'ai beaucoup de temps à tuer donc les chapitres devraient se succéder assez régulièrement.
N'hésiter pas à me laisser votre opinions franche cela m'aide beaucoup.
Bonne lecture.
L'aube commença à poindre à l'horizon et trois silhouettes avancèrent à travers la brume matinale. Cela faisait plusieurs heures qu'ils marchaient à travers les collines sans jamais en voir le bout. Il faut dire que l'ambiance n'était pas au rendez-vous et seul Gimli échangeait parfois quelques mots avec Legolas. Pourtant, ce dernier restait distrait. Quelque chose n'allait pas et bien qu'il fût incapable de mettre le doigt dessus, il le sentait. Tout en étant dans ses réflexions il ne pouvait s'empêcher de laisser son regard s'attarder sur le dos de leur guide. Dire qu'elle l'intriguait serait un faible euphémisme, car il est vrai qu'elle parlait peu et qu'avec sa longue cape brune ainsi que son masque qui lui couvre la moitié de son visage il ne percevait pas grand-chose d'elle. Et puis elle était une humaine bien différente de tous ceux qu'il à pu un jour côtoyer. Tout d'abord le faite qu'elle semble posséder une très grande endurance, en effet depuis leur halte près de la rivière pour se restaurer ils ne se sont arrêter qu'une fois et encore c'était du fait de Gimli et d'une envie pressente. Ensuite c'était son insolence lorsqu'il essayait de lui parlait qui le poussait dans ses limites. Il ne comprenait pas pourquoi elle était comme cela avec lui, toujours à lui donner ce surnom ridicule. Enfin il s'interrogea beaucoup sur son passé. Elle était plutôt évasive quant à celui-ci. Cependant, et bien que cela le frustrât, il mettait cela sur le faite qu'après tout, ils ne sont que des étrangers en ces terres. Oui, Legolas était plutôt songeur et ne faisait pas vraiment attention aux endroits où il posait les pieds, si bien que lorsque Chandra s'arrêta net sans prévenir il risqua de la percuter. Agacé mais quelque peu gêné il allait s'excuser platement lorsque l'humaine le saisit par la nuque et le força à se mettre à terre, lui mettant la main devant la bouche. Gimli les rejoignit et elle leur intima de faire silence. Un peu plus loin en contrebas un spectacle sidéra les deux mâles. Un groupe de deux hommes armés voyageait avec deux orques. Un spectacle bien peu ordinaire pour eux. Devant leur mine incrédule Chandra murmura :
- Je ne sais pas comment cela se passe chez vous mais n'oubliez pas que vous êtes dans le Rhûn maintenant. Ce spectacle est courant en dehors des grandes villes.
Elle s'accroupit silencieusement tel un prédateur attendant le bon moment avant de bondir sur sa proie :
- Vous devriez m'attendre ici.
Legolas la regarda d'un air interrogatif. Dégainant son poignard de sa cuisse elle s'élança sans un bruit. En quelques enjambées elle atteignit le groupe d'hommes, profitant de leur surprise elle trancha la gorge du premier d'un coup vif. Lançant le corps sanguinolent sur l'un des archées orque afin de le déstabiliser, elle se précipita vers le second, lui sauta sur les épaules, lui saisit la tête à deux mains et lui brisa la nuque dans un bruit sourd. Le corps tomba lourdement. Une flèche passa non loin de sa joue et se planta dans le crâne d'un homme immense. L'humaine se retourna et vit Legolas baisser son arc et esquisser un sourire mutin. Elle se tourna vers le dernier orque. Voyant qu'il allait s'enfuir elle décrocha son fouet de sa ceinture, le fit claquer et saisit le fuyard par la gorge. Elle le traîna dans sa direction. L'ignoble créature se tordait dans tous les sens, tentant de dégager un peu d'espace pour respirer. Une fois la bête hissée à la hauteur de ses pieds elle le regarda un bref instant avant de lever la jambe et de lui écraser d'un coup violent le crâne. Celui-ci explosa sous l'impact. Chandra libéra le cadavre de l'emprise de son fouet qu'elle rangea. S'agenouillant elle commença à fouiller le corps gisant à ses pieds. Après quelques instants elle se releva visiblement déçu et se dirigea vers l'autre orque afin de l'examiner. Legolas et Gimli s'approchèrent d'elle, visiblement étonnés par ce qu'ils venaient de voir. Ils ne dirent rien quand elle se releva et grogna faiblement. Ils ne dirent rien non plus lorsqu'elle sortit son poignard et coupa la langue des deux hommes avant de ranger ces dernières dans une bourse accrochée à sa ceinture. Se retournant vers eux elle vit leur visage plein d'interrogation :
- Quoi? Vous en faites une tête.
- Voilà un spectacle pour le moins déconcertant. Pourquoi gardez-vous ceci ?
Legolas désigna sa sacoche contenant les langues. Chandra répondit sèchement :
- C'est une longue histoire.
- Et où avez-vous apprit à vous battre comme cela ? Jamais je n'ai vu de dame se jeter ainsi au combat.
- C'est une histoire encore plus longue messire nain.
Cette fois encore elle était bien plus courtoise et chaleureuse lorsqu'il s'agissait de s'adresser à Gimli qu'à son homologue elfique. Legolas ne releva pas, las. Ils allèrent reprendre la route lorsque que celui-ci se figea un court instant. Le croassement des corbeaux qui commencèrent à se délecter des cadavres lui rappela son sentiment d'avoir été épié pendant plusieurs jours, pourtant, il ne ressentait plus cette sensation désagréable. Il trouvait cela d'autant plus étrange que cela coïncidait avec la rencontre fortuite de cette fille et plus il réfléchissait plus il en venait à douté du hasard de cette rencontre. Il regardait le dos de l'humaine. Elle semblait imperturbable, marchant d'un pas sûr. Sentant qu'on l'observait avec insistance depuis plusieurs heures elle s'arrêta en soupirant, se retourna et plongea ses yeux noisette dans les deux orbes bleus du prince. Voyant qu'il continuait à soutenir son regard elle plissant les yeux avec malice et elle lança d'une voix pleine de dédain :
- Notre princesse aurait-elle un souci ?
Legolas tiqua, par les Valar ce qu'il pouvait la détester quand elle l'appelait comme cela. Essayant de garder son calme il répondit d'une voix neutre :
- Je me faisais simplement la remarque que contrairement à nos premiers jours sur ce territoire je ne me sentais plus guère épié. Le corbeau qui semblait nous suivre c'est sans doute lassé, ou bien il est plus proche que ce que l'on pense.
À ses mots il fixa l'humaine. Pendant une fraction de seconde il crut percevoir en elle de l'étonnement ainsi qu'une légère gêne. Chandra leva les yeux vers l'horizon, observant le soleil disparaitre. Elle se tourna vers Gimli rompant ainsi le contact visuel avec Legolas, dépassa les deux compagnons elle s'allongea sur le sol et s'emmitoufla dans sa cape :
- On se posera ici pour la nuit. Vous prenez le premier tour de garde
.Legolas regarda l'horizon :
- Pour la nuit ? Je croyais que nous ne devions pas nous arrêter plus d'une heure.
- Nous avançons bien. Demain soir nous serons à l'auberge.
- Justement plus vite nous partirons plus vite nous arriverons.
L'humaine ne lui répondit pas. Legolas savait pertinemment qu'elle ne dormait pas cependant il préféra ne pas argumenter d'avantage. Lui et Gimli s'installèrent à proximité et allumèrent un feu. Ils mangèrent les quelques rations qu'il leur restait tout en se disant qu'une fois arrivé à l'auberge ils devraient alors faire le plein de provisions. Legolas fut le premier à effectuer son tour de garde. Le temps passa lentement dans la prairie, le silence régnait quelque fois entrecoupé par les ronflements du nain. Au bout de 3H Legolas réveilla son ami et s'allongea à son tour. Gimli s'assit près du feu et alluma sa pipe. Quelques minutes s'écoulèrent lorsque l'humaine se redressa de sa couche. Elle s'étira un moment avant de se lever afin de rejoindre le nain :
- Je viens de prendre mon tour vous pouvez retourner vous coucher ma dame.
- J'ai assez dormi. Et je ne suis pas une dame.
- Ah non ? Alors qu'êtes-vous ?
- Une vagabonde. Rien de plus. Dites-moi, la nuit dernière je ne pu m'empêcher de vous entendre. Vous parliez de lieu que vous aimeriez voir avec votre ami. C'est pour cela que vous êtes venu ici ?
- Oui, nous avons décidé de découvrir les moindres recoins de cette terre avant le grand départ.
- Un départ vers où ?
- Vers les terres immortelles des elfes. Oui, nous avons décidé de découvrir les moindres recoins de cette terre avant le grand départ.
- Hum. Un territoire uniquement peuplé d'oreilles pointues, j'en frémis d'horreur rien qu'à l'imaginer.
- Vous ne les portés pas dans votre cœur on dirait. Pourquoi cela ?
- Les elfes sont de nature arrogante et n'ont que peu de considération pour les races mortelles de plus leurs divinités sont des fléaux qu'il faudrait éradiquer.
- Allons Chandra vous ne le pensez pas sérieusement. Ils ne sont pas parfaits, mais leurs dieux sont bons.
Chandra fixa les flammes dansées devant elle. Elle ferma un instant les yeux et les rouvrit en soufflant :
- Croyez-moi messire nain, j'ai plus de raison que quiconque de les haïr.
Un silence pesant s'installa. Derrière eux, Legolas, qui somnolait doucement écoutait attentivement leur discussion. Il finit par s'endormir après avoir aperçu son compagnon retourner à sa couche. L'aube arriva calmement. Les timides rayons du soleil essayaient en vain de percer la brume matinale. Chandra était toujours assise à la même place, remuant de temps en temps les quelques braises. Elle sentit du mouvement derrière elle. Legolas venait de se lever et s'assit aux côtés de la jeune humaine. Il la regarda un moment triturer les braises :
- Nous avons un peu de temps devant nous avant que Gimli n'émerge. J'aimerais en profiter pour discuter avec vous. Apprendre à mieux vous connaître.
- Je n'ai aucune envie de vous connaitre.
Comme une flèche en plein cœur son ton sec transperça Legolas. Avant qu'il ne pu répliquer quoi que se soit elle se leva et se dirigea vers le nain :
- Et je n'ai pas plus envie de vous parler.
Elle plia ses genoux et secoua doucement le nain du bout des doigts. Pendant que Gimli se grattait la barbe en ronchonnant, elle partit sans rien dire de plus. Resté seul près du feu le prince ruminait sa colère. Le nain rejoignit son compagnon :
- À votre tête, mon ami, je devine une autre dispute.
- Elle est d'une grossièreté. Les gens de l'Est ne savent vraiment pas se tenir.
- Elle est rustre, c'est vrai. Mais nous sommes des étrangers à ses yeux.
- Moi plus que vous visiblement. Hier soir elle était bien loquace en votre seule compagnie.
- Alors vous nous avez entendus.
Legolas ne dit rien, il se releva doucement et éteignit les dernières braises. Chandra revint vers eux, ils reprirent la route dans un silence absolu. Après plusieurs heures de marche ils se rapprochèrent d'une route pavée. L'humaine sonda un instant l'horizon :
- Rester sur vos gardes. Les routes attirent parfois plus que de simple marchand ou voyageur.
L'elfe ne pu s'empêcher de lancer une remarque d'un ton sarcastique :
- Nous en avons vu d'autres. Ce n'est qu'une route de campagne.
- Vous m'en direz tant.
Legolas s'arrêta soudainement. Quelque chose au loin avait attiré son regard. Il plissa les yeux. Gimli se rapprocha de lui et se mit lui aussi à fixer un point invisible :
- Vous voyez quelque chose ?
- Des cavaliers. Ils viennent dans notre direction.
Chandra se figea un instant. Elle se retourna vers Legolas :
- Quel genre de cavalier ?
- Sept cavaliers. Que des hommes. Ils sont armés, mais ne portent que des armures légères.
- Est-ce qu'ils ont le visage peint ?
Legolas fut surpris du ton légèrement inquiet que venait de prendre la voix de l'humaine. Il la sentait tendue près de lui, son souffle devenait irrégulier. Après un court moment il acquiesça. Il ne savait pas vraiment pourquoi elle lui avait posé cela, mais sa réponse semblait la perturber d'avantage. Voyant les cavaliers se rapprocher elle se retourna et reprit la marche d'un pas rapide. S'éloignant du sentier à grandes enjambées et ordonna aux deux compagnons de suivre le chemin calmement sans se retourner et sans rien divulguer sur elle et qu'elle les retrouvera plus loin. Elle se mit alors à courir vers un bois dans lequel elle s'engouffra. Legolas et Gimli se figèrent un instant, observant le bois un court moment ils finirent par reprendre leur route. Au bout de quelques pas ils croisèrent le groupe de cavalier. Les voyants se diriger dans leur direction ils se préparèrent à une lutte éventuelle. Un cavalier prit la tête du groupe et s'approcha seul. Il avait l'air grand malgré qu'il soit à cheval, large d'épaule, le teint foncé et peinturluré de rouge, le haut du crâne dissimulé derrière un turban dont les pans masquaient son cou. Son armure était légère et ne se composait que d'une brigandine de cuir ainsi que de deux canons d'avant-bras. Legolas distinguait dans son dos une grande et étrange épée à la lame courbe qui sembla lourde et encombrante. En se penchant légèrement sur le côté, il vit que les six autres cavaliers arboraient la même tenue. L'homme arrêta son cheval et toisa un instant les deux étrangers :
- Que font un nain et un elfe sur la route menant à Vielle-Tombe ?
Sa voix était grave.
- Nous allons quérir des chevaux.
Legolas avait choisi soigneusement chaque mot. Toujours prudent il décida de dévoiler une part de vérité afin d'être plus crédible :
-Vous n'êtes pas d'ici cela se remarque. Sur votre route vous n'auriez pas croisé une femme voyageant seul ? Assez petite, le teint pale, des habits sombres.
L'elfe nia d'un regard. L'homme semblait ne pas être convaincu par sa réponse et lorsque les autres cavaliers se rapprochèrent Gimli empoigna plus fermement sa hache. L'ambiance était tendue cependant l'homme repris sa route suivit par les autres cavaliers. Les voyants s'éloigner Legolas se tourna vers eux :
- Pourquoi recherchez-vous cette femme ?
Les cavaliers s'arrêtèrent et sans se retourner l'un d'entre eux lança un papier jauni à terre. Puis ils repartirent au grand galop. Le prince se saisit du papier et l'examina. Devant son air pâle Gimli, curieux, s'approcha :
- Qu'est-ce que c'est ?
- Un avis de recherche concernant Chandra.
- Par ma barbe. Que peuvent-ils bien lui vouloir. Elle est recherchée pour quoi ?
Legolas lui tendit le parchemin et reprit la route :
- Pour meurtre.
Le prochain chapitre s'intitulera: "So much alcohol". Et oui il y aura de la barbe, des cicatrices, de la bière, des catins et du smex... enfin peut être pas le sexe mais en tout cas il y aura du contact physique. MUAHAHAHAHA.
J'aimerais savoir ce que cela vous inspire, voir si vous arriveriez à deviner les prochains événements.
Sur ce je vous laisse et vous dit à très bientôt.
