Me voilà de retour pour des drabbles sur le couple Naruto/Hinata. Cette compilation de drabble était auparavant une fanfiction en sept parties que j'ai décidé d'ajouter ici. Bonne lecture !


Surveillance d'expert.

Sasuke poussa Naruto dans la clairière et laissa le blond se débrouiller tout seul avant de rejoindre Sakura, Neji, Ino et Kiba, le quatuor caché derrière des arbres et des buissons.

— Il a l'air d'un parfait crétin dans cette tenue, commenta Ino.

— Eh ! C'est Sakura et moi qui lui avons choisi cette tenue ! protesta Kiba.

— Justement, c'est pour ça qu'il a l'air nul.

Sasuke roula des yeux. Est-ce qu'ils ne pouvaient pas la fermer deux minutes ? S'ils continuaient comme ça, aucun doute qu'Hinata démasquerait la supercherie. Mais heureusement pour eux, son attention était rivée sur Naruto, qui avançait vers elle d'un air hésitant, les joues rouges. Bien sûr, elle ne voyait pas le bouquet de fleur qu'il dissimulait derrière son dos.

— Oh, il va lui faire sa déclaration ! s'exclama Sakura. C'est si romantique !

— Faites qu'elle refuse... faites qu'elle refuse... marmonna en vain Neji.

— Arg, taisez-vous, je n'entends rien ! grommela Kiba.

Le groupe d'indiscrète se tut et observa attentivement les amoureux.

— Euh... Hinata... je... je t'aime !

— IL L'A FAIT ! KYA !

Hinata et Naruto regardèrent dans leur direction, surpris par l'exclamation soudaine de Sakura et Ino, alors que Kiba et Neji tentaient de les cacher derrière les troncs d'arbres, en vain.

— Vous n'êtes vraiment pas discrets, déclara Sasuke en secouant la tête.


Exercice de déclaration.

— Hinata, je vous te dire que... on se connait depuis longtemps et... et j'apprécie chacun instant passé avec toi. Alors je voulais te dire que... je t'aime !

Naruto retenu sa respiration, attendant le verdict fatidique.

— C'était... complètement nul.

Naruto manqua de tomber à la renverse.

— Mais Sakura, comment je suis censé lui faire ma déclaration, alors ?

— Je ne sais pas, mais pas de cette façon en tout cas !

Le blond soupira. Il regarda le portail devant lui. Comment était-il censé entrer dans la demeure du clan Hyûga, trouver Hinata et déclarer, sans aucune hésitation, qu'il l'aimait ? Aucune chance.

Il jeta un regard pitoyable à Sakura, qui croisa les bras.

— Tu es sûr que tu ne veux pas venir avec moi, Sakura ?

— Hors de question ! Prend tes responsabilités et va la voir seule. Profite-en, pour une fois que Kiba et Shino ne sont pas sur ses talons.

— Mais si elle n'a pas les mêmes sentiments pour moi ? ou qu'elle se moque de moi ?

Pour toute réponse, Sakura attrapa son épaule et, dans un cri, l'envoya à l'intérieur de la demeure Hyûga. Autant dire que Neji fut très surpris de voir un Naruto volant atterrir devant lui.


Responsabilité parentale.

Naruto en avait vu de toutes les couleurs dans sa vie. Il avait affronté les plus grands dangers du monde dès son plus jeune âge, sauvé son village et son pays un nombre inimaginable de fois, avait vu plus que tout autre homme sur cette terre.

Mais jamais toutes ses expériences en tant que ninja n'auraient pu le préparer à ça, à ce moment si douloureux et déchirant.

Les larmes aux yeux, il tentait de son mieux de cacher sa tristesse et souriait bêtement. Car la scène devant lui était si cruelle que même le plus vaillant des Kage pleurerait sans honte. Mais il devait montrer l'exemple et faire que cette séparation ne paraisse pas douloureuse.

— À ce soir, maman et papa !

Naruto regarda Boruto entrer dans l'académie, souriant à pleines dents, suivit de son professeur. Dès que son fils disparut dans l'enceinte du bâtiment, il laissa ses larmes couler sur son visage et enfoui son visage dans le cou de sa femme, l'enlaçant tendrement.

Jamais personne ne vit l'Hokage aussi émotif que le jour de la rentrée des classes de Boruto. Sauf peut-être quand ce fut au tour d'Himawari... Oui, le Nanadaime Hokage était quelqu'un de très émotif, surtout quand cela concernait sa famille.


Promesse à un défunt.

Naruto trainait des pieds. Il n'aimait vraiment pas aller là-bas, mais savait que c'était son devoir d'y aller. Il avait des comptes à régler avec une certaine connaissance.

Il observa distraitement les nombreuses pierres tombales, se rappelant de ceux qui s'y trouvaient. Il repéra finalement celle qu'il cherchait et se plaça devant. Sans avoir besoin de lire l'inscription, il y posa une fleur et s'assit en tailleur. Un sourire béat sur le visage, il s'exclama :

— Salut Neji ! Ça faisait longtemps, pas vrai ? Hé, hé, j'ai été assez occupé ces derniers jours, mais je tenterai de venir plus régulièrement à l'avenir, promis ! Tu sais, j'y ai pas mal réfléchi et j'ai décidé que mes enfants t'appelleront oncle Neji. Déjà, parce que je sais que tu détesterais ça, et en plus Hinata te considère comme un frère, donc ce n'est pas un problème. Du coup, je vais t'appeler beau-frère, ttebayo !

Il ria à haute voix, fier de ses pitreries. Mais peu à peu son rire mourut et une expression triste remplaça son sourire.

— T'en fais pas, Neji. Je protègerai toujours Hinata.

— Naruto ?

Le blondinet se tourna et vit Hinata avec un bouquet de fleur. Il sourit et l'invita à le rejoindre.

— Tu tombes bien Hinata ! Je parlais à Neji de notre futur mariage. Tu crois qu'il m'en voudrait si je l'appelle beau-frère ?


Paroxysme.

Sasuke observa Naruto d'un air circonspect. Naruto était... très étrange aujourd'hui. Encore plus que d'habitude. Et il n'avait pas l'habitude de voir son meilleur ami comme ça. Certes, Naruto avait toujours été un crétin guilleret accommodé d'un sourire béat, mais jamais à ce point.

Il ne pensait pas dire un jour ces mots mais Sasuke demanda à Naruto :

— Naruto, tu vas bien ?

Le blond arrêta de retirer un par un les pétales de la fleur dans ses mains et regarda son meilleur ami avec étonnement, avant de lui offrir un grand sourire irritant.

— Bien sûr que je vais bien ! En fait, je ne me suis jamais senti aussi bien, ttebayo !

Sasuke grimaça. Il savait que c'était une mauvaise idée de demander ça. Franchement, il n'avait absolument pas hâte de tomber amoureux. L'amour rendait idiot. Et cela était encore pire quand ce fléau touchait quelqu'un naturellement idiot, comme Naruto. Là, c'était juste insupportable.

— Elle m'aime... un peu... beaucoup...passionnément... à la folie... PAS DU TOUT ?

Sasuke fut pris d'effroi en voyant un Naruto, les larmes aux yeux, se précipiter vers lui. Avant qu'il ne puisse réagir, son meilleur ami l'enlaça en sanglotant.

— SASUKE, ELLE NE M'AIME PAS DU TOUT !

— Oh, quel drame... C'est horrible.

Sasuke soupira. Oui, l'amour, c'était horrible.

— Tu sais Naruto, tu devrais plutôt aller voir Hinata pour savoir si elle t'aime, au lieu de faire confiance à des fleurs.


Rencontre avec beau-papa.

Naruto avait toujours beaucoup respecté le clan Hyûga.

En fait, non. Même pas du tout. Au contraire, Naruto n'avait jamais apprécié les membres du clan Hyûga – sauf Hinata, évidemment. À ses yeux, les Hyûga étaient des gens prétentieux et vaniteux, beaucoup trop strictes et hostiles, un peu à la manière du clan Uchiwa à l'exception que celui-ci existait encore.

Jamais, ô grand jamais, il n'aurait pensé se retrouver un jour dans la demeure du clan Hyûga. Et pourtant, il y était, accompagné d'Hinata, pour rencontrer celui qui serait son beau-père. Bon, normalement, il devait aussi obtenir l'accord d'Hiashi Hyûga mais en vérité, qu'importe que le meneur du clan accepte ou non de donner sa bénédiction pour l'union de sa fille, Naruto s'en moquait. Il épouserait Hinata, qu'importe l'avis d'Hiashi Hyûga. Après tout, qui était-il pour les empêcher de s'aimer ?

Pourtant, même avec la certitude que le verdict d'Hiashi n'aurait aucun impact, Naruto ne pouvait s'empêcher d'être légèrement inquiet.

— Et s'il refuse parce qu'il me trouve impoli ? Est-ce que je dois l'appeler beau-père ou Hiashi-sama ? Arg, aucun des deux ne me plait de toute façon, ttebayo !

— Naruto ! Tout va bien se passer.

Naruto regarda Hinata et l'embrassa tendrement. Il sourit et se tourna vers la salle où se trouvait son futur beau-père. L'ouvrant, il s'exclama joyeusement :

— Salut beau-papa !


La douleur des souvenirs

Il y avait des fois où ces douloureux souvenirs surgissaient en pleine nuit pour le hanter. Il revoyait alors ses pires cauchemars : ses amis morts sans qu'il n'ait rien pu faire. Quelqu'un se riait de lui, lui rappelant son impuissance. Qu'il pouvait être un raté ou un génie, cela ne changeait rien. Sa faiblesse faisait mourir les autres à sa place.

Après, lorsque tout semblait se calmer, il entendait une voix. Une voix très douce et qu'il reconnaissait sans peine. Sauf que cette voix était en peine, souffrante, mourante. Elle se mourrait des mains de la douleur, ayant tenté de le protéger du danger. Alors, à ce moment-là, il sentait son cœur s'enflammer de rage, d'une haine impossible à consumer. Un démon prenait ainsi contrôle de son corps sans qu'il ne le repousse, n'ayant de désir que la vengeance. Et il devenait un monstre à son tour.

Puis tout s'arrêtait et il se réveillait en sursaut, pour se rendre compte qu'il était dans son lit. En face de lui, Hinata dormait paisiblement. Il souriait et fermait les yeux. Ce n'était qu'un cauchemar. Sa femme était belle et bien vivante et Naruto était capable de protéger ceux chers à son cœur.