Je ne possède aucun des personnages de la série tv.

Au départ Neal et June avaient décidé de passer un week-end tranquille en cuisinant et discutant, profitant de ce moment de calme, mais parfois rien n'est simple.

Ce texte a été écrit dans le cadre de la 100ème Nuit du FoF sur le thème "Chocolatine"

Contrainte : rien. MAIS EN AUVERGNE IL N'EXISTE PAS DE CHOCOLATINES ! NON MAIS !

(Rappel des règles : 1 thème pour une 1 heure entre 21h et 4h du matin)

Et au final, j'ai abouti à une mini fic entre le gorgonzola et la chocolatine, comme quoi tout arrive

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


GORGONZOLA ET CHOCOLATINE

Chap 2 : Un sachet de chocolatines

Neal grimaça légèrement en ouvrant les yeux. Le médecin lui avait bien dit qu'il risquait d'avoir un peu mal à la tête, mais cela restait désagréable tout autant que les souvenirs qui lui revenaient en mémoire : les cris, la panique et la peur… Neal connaissait la peur, par le passé il l'avait ressentie pour lui, mais dans cette épicerie, c'était pour June qu'il avait été terrifié… Sa June… Cette femme qui incarnait la bonté et la grandeur d'âme, cette femme à laquelle il avait tout raconté dès le premier jour et qui lui avait ouvert sa porte, prenant soin de lui comme de son propre fils… et lui l'aimait.Certains auraient pu penser que le jeune escroc avait joué de son charme pour abuser d'elle, mais ce n'était pas le cas. Il avait été ébloui par sa personnalité, sa force de caractère, son passé… Il avait été heureux qu'elle l'invite et bouleversé qu'elle lui propose de rester, lui qui était si épuisé et perdu à ce moment-là. Il l'aimait… Elle était l'image de cette mère idéale à laquelle il rêvait enfin quand la sienne n'était pas capable de lui acheter une carte de bus, le poussant pour la première fois à utiliser ses dons de faussaires… Elle était cette mère à laquelle il rêvait quand la sienne endormie par l'alcool sur le canapé oubliait tout le reste, son fils compris… Hélène avait été une figure maternelle bien plus présente que sa propre mère et June… June était un don du ciel et il avait eu peur de la perdre… Encore heureux que Peter l'avait rassuré.

Neal frémit et porta la main à son front. Est-ce qu'il devait leur demander une aspirine pour la douleur ? Ce n'était sans doute pas ce qu'il lui fallait, mais il aurait bien aimé ne pas avoir aussi mal et cette lumière qui descendait du plafond et lui agressait les yeux. Il les ferma, cherchant à se rendormir quand un cliquetis le fit sursauter.

Le jeune homme rouvrit les yeux. La pièce était dans le noir et une main alluma la lampe de chevet, donnant un éclairage suffisant, mais plus diffus et reposant. Un léger sourire se dessina sur le visage de Neal en découvrant la personne en face de lui.

June lui rendit son sourire.

- Je crois que ces médecins ne savent pas que la lumière fait souffrir quand on a mal à la tête.

- June…

La vieille dame se pencha et déposa un baiser sur son front avant de passer une main douce et apaisante sur sa joue.

- Comment tu te sens ?

- Mal à la tête, mais il paraît que c'est normal.

- Oui, mon petit, dit June en s'asseyant sur le bord de son lit. Tu m'as fait tellement peur quand tu as perdu connaissance dans mes bras.

- Je suis désolé, murmura Neal en détournant le regard.

- Il ne faut pas, dit June en lui caressant la joue pour qu'il la regarde de nouveau. Merci de les avoir empêchés de prendre mon alliance.

- Je ne savais pas si nous pourrions les arrêter et je sais à quel point ce souvenir de Byron vous est précieux.

- Oui, mais ce sont des souvenirs, toi tu es vivant et si tu savais comme j'ai eu peur pendant ces trois jours.

- J'ai la tête dure dans tous les sens du terme, lui répliqua Neal en souriant pour l'empêcher d'être submergé par ses émotions.

- Incorrigible, répliqua June, lui donnant une légère tape sur le bout du nez de l'index.

Neal lui fit un sourire plus grand et son amie empoigna un sachet en papier qu'elle avait apporté.

- Tu as faim ? Je suis passée à la petite boulangerie française en bas de la rue et je t'ai acheté des chocolatines. Je sais à quel point la nourriture des hôpitaux est exécrable !

- Des chocolatines ? Vraiment ?

- Parfaitement, je sais très bien à quelle vitesse tu les dévores pendant nos brunchs !

- Touché !

- Alors ? Je peux remonter un peu ton lit si tu veux.

- Oui. Je veux bien.

June se releva et activa la commande électrique, faisant se redresser le lit du jeune escroc tout en continuant à lui parler. Puis, elle se rassit et lui tendit une chocolatine qu'il prit en la remerciant avant de la couper en deux pour la manger doucement. Il laissa échapper un soupir de plaisir.

- Elle est juste parfaite.

- Tout à fait, répondit June en prenant elle aussi une viennoiserie.

- Je vous propose une idée. A partir de maintenant, on laisse tomber le gorgonzola et on se concentre sur les chocolatines.

June se mit à rire et Neal l'imita, oubliant pour quelques instants son mal de tête.

- D'accord, ça me va et c'est plus facile à déguster pendant un brunch, lui répliqua son amie.

Neal sourit, continuant à manger et cachant à quel point il était touché par toutes les marques d'affection de cette femme pour lui. Il avait tellement de chance de l'avoir qu'il savait que si c'était à refaire, il n'hésiterait pas à recommencer. Il se ferait même abattre pour elle, s'il le fallait… Parce qu'il l'aimait, tout simplement.