Chapitre 3

Cauchemars et Horcruxes

Il pleuvait. C'était la nuit. À cette heure, plus personne n'était dehors. Seules quelques rares voitures passaient encore. Il pleuvait depuis quatre jours. Les terrasses et les bancs de parc étaient imbibés d'eau, alors que de petits ruisseaux s'écoulaient sur le bord des rues. Hormis la pluie qui s'abattait continuellement sur les carreaux de fenêtres et les toits de maisons londoniens, tout était calme, tous dormaient paisiblement dans leur lit. Tous, ou presque...

Dans son lit, un adolescent de 16 ans n'arrêtait pas de se retourner dans tous les sens. Perturbé par de mauvais rêves, il murmurait des paroles inaudibles. Semblant parfois se calmer, ses crises recommençaient alors aussi vite qu'elles étaient parties.

NOONNNN ! cria Harry en se réveillant en sursaut et le visage en sueur. En essayant de reprendre ses esprits, il s'assit dans son lit et regarda autour de lui pour remarquer qu'il était toujours au 4 Privet drive chez son oncle et sa tante. Harry venait de revivre la mort de Sirius parvenue il y a un an. De plus, il venait aussi de revivre celle du directeur Dumbledor qui elle, n'était arrivée qu'il y a trois semaines. Plusieurs flashs lui revenaient en mémoire…

La première fois qu'il avait vu Sirius en troisième année. La découverte qu'il n'était pas responsable de la mort de ses parents. Le temps passé au manoir avec Sirius et l'Ordre. La bataille au Ministère, les mangemorts, Sirius qui passe de l'autre côté des rideaux. Et puis il y avait eu sa sixième année. Les rencontres avec Dumbledor, la pansine, la caverne, le lac, l'horcruxe qui n'en était pas un. La bataille dans la tour d'astronomie, Malfoy qui n'avait pas tué Dumbledor, le Prince de sang mêlé (Rogue) et puis, la chute de Dumbledor. Il n'avait rien pu faire. Rien.

Si seulement il n'y était pas allé. Si il n'était pas allé au Ministère, Sirius serait encore là. S'il n'était pas parti à la recherche du pendentif, Dumbledor serait toujours vivant. Son oncle et son directeur ne seraient pas morts par sa faute. Oui, c'était sa faute si ces deux personnes étaient mortes.

Depuis l'enterrement du directeur de Poudlard, Harry n'arrêtait pas de revoir les mêmes images en boucle dans sa tête. Il n'en pouvait plus. Il allait exploser tellement il n'en pouvait plus. Il avait essayé tous les moyens pour y mettre fin, mais rien n'avait fonctionné. Les mêmes scènes tournaient toujours dans son esprit, tel un cercle vicieux.

Il se leva alors et se dirigea vers sa fenêtre. La pluie tombait toujours aussi drue et cela n'arrangeait pas le cas d'Harry qui devait rester à l'intérieur avec son oncle, sa tante et son cousin. D'ailleurs, il ne sortait pas très souvent de sa chambre. Seulement quand cela était nécessaire. En se retournant vers la cage d'Edwige, Harry vit un parchemin trainer sur son bureau et se rappela ce qu'il contenait.

Harry,

Je viendrai te chercher dans cinq jours pour t'amener à l'Ordre, où tu risque d'être plus en sécurité que présentement. Je passerai te prendre en milieu d'avant-midi.

Remus Lupin

Cela faisait maintenant cinq jours qu'il avait reçu ce message et donc on venait le chercher se matin. Harry s'habilla alors. Malgré le fait qu'il n'était que cinq heure du matin, celui-ci fit sa valise. Il descendit alors déjeuner pour ensuite retourner dans sa chambre ou il resta jusqu'à ce que Remus vienne le chercher.

Pour sa sécurité, et pour son plus grand malheur, on lui avait interdit de sortir de chez son oncle et sa tante. Il devait donc attendre à l'intérieur que l'on vienne le chercher. Quand il entendit sonner à la porte, Harry ferma le livre qu'il était entrain de lire, le rangea et descendit en bas avant que son oncle ne l'appel. En voyant Remus, Harry essaya d'afficher un visage neutre pour ne pas montrer à celui-ci son état qui en fait était plutôt pitoyable.

- Bonjour Harry, ça va ?

- Oui, merci et vous ?

- Bien. Alors, on y va ? répondit Remus en se tournant vers la porte et en faisant un signe de la tête pour saluer les Dursley.

Le voyage se passa en silence et Harry en remercia intérieurement Remus. Celui-ci semblait avoir remarqué que le jeune sorcier n'avait pas vraiment envie de parler des récents évènements ou de se qu'il ressentait.

Arrivé au manoir, Harry ne put empêcher le flot de souvenirs qui l'envahit au moment où il franchissait la porte de celui-ci. Il revu dans sa tête tous les moments passés avec son parrain, et une fois de plus cette journée au Ministère de la magie. Il avait promis de se venger et faisait tout pour un jour y parvenir et ainsi tenir sa promesse. Sans un regard de plus autour de lui, Harry s'avança vers les marches et alors qu'il s'apprêtait à les monter, Remus l'arrêta en lui adressant la parole :

- Je dois y aller Harry. J'ai une mission à remplir pour l'Ordre.

- Va-y, dit celui-ci en se retournant indifférent vers Remus. Je devrais être bon pour trouver ma chambre tout seul ajouta-t-il avec un sourire forcer aux coins des lèvres.

- Je dois aussi te prévenir que …

Mais celui-ci ne put finir sa phrase. Harry avait arrêté de l'écouter. Il s'était déjà retourné et avait gravit près de la moitié des escaliers qui le séparait de l'étage où était sa chambre.

Une fois dans celle-ci, Harry déposa sa male dans un coin et alla s'affaler sur son lit. Revenir au manoir le rendait encore plus triste et nostalgique qu'il ne l'avait imaginé au début. Tout de la maison lui rappelait son parrain Sirius. À chaque fois qu'il posait son regard à un endroit, un nouveau souvenir lui venait en tête. Harry restait affecté malgré le fait que la mort de Sirius était parvenue il y a maintenant un an.

Essayant de chasser ses souvenirs de sa tête, il prit son livre sur les animagus. C'était un cadeau que Remus lui avait offert il y a quelques semaines. Il pensait que cela pourrait lui faire plaisir et que cela l'aiderait aussi à oublier sa peine. Harry en avait été très heureux même s'il ne l'avait pas vraiment montré.

Ça faisait maintenant trois semaines (depuis la fin des cours) qu'il se pratiquait à devenir un animagus. Pour le moment il ne pouvait que visualiser celui-ci, mais pensait pouvoir s'y transformer d'ici quelques jours. Son animal était un tigre et plaisait bien à Harry qui voulait, dès le départ, se changer en félin.

Après une heure de visualisation, Harry sorti de sa transe et décida de partir se promener dans le manoir maintenant sien. Quelle ne fut pas sa surprise de tomber sur Draco Malfoy en tournant le coin d'un couloir.

Il y a une semaine, celui-ci et Rogue avaient été retrouvés et arrêtés par un groupe de trois aurors. Rogue avait été envoyé à Azkaban, car il y avait trop de preuves contre lui et de plus, il avait été interrogé au véritasérum. Il avait donc avoué son meurtre. Cependant, au grand étonnement de tous, et particulièrement de Malfoy, Harry avait innocenté son ennemi lors de sa parution au Ministère de la magie. Il avait su décrire parfaitement la scène qui avait eu lieu et ce à la surprise de tous, car personne ne l'avait vu sur les lieux. Il avait donc pu prouver que Malfoy n'avait pas lancé de sort impardonnable. Cependant, cela ne faisait pas d'Harry et Malfoy des amis. La haine entre le Griffondor et le Serpentard existait toujours.

Reprenant conscience de l'endroit où il était, Harry se tourna vers l'autre jeune sorcier et lui adressa la parole avec mépris.

- Qu'es ce que tu fou ici Malfoy ?

-Tu m'as innocenté, alors maintenant il faut bien que je me cache Potter, répondit-il avec la voix et le regard froid que tout le monde lui connaissait.

- Mais pourquoi ici, t'aurai pas pu aller ailleurs ?

- Si c'est si dur de me supporter alors pourquoi m'a tu innocenté ?

- Tu n'es pas un tueur et que ce soit toi ou un autre je ne pense pas que tu mérite le sort de ceux-ci… Et puis tu n'as pas répondu à ma question. Que fais-tu ici Malfoy ? Redemanda Harry qui commençait à s'impatienter.

- L'Ordre me garde sous surveillance dans ses quartiers pour qu'aucun mangemort ne me trouve car je les ai trahit. Ainsi je peux aussi me sauver de mon père... Mais qu'es-ce que ça peut te faire Potter ? Ce n'est quand même pas chez vous ici.

Harry cru mal entendre quand il entendit le jeune Malfoy dire qu'il pouvait ainsi se sauver de son père. Cependant, ne voulant pas se trahir lui-même, il ne laissa pas paraître son interrogation et répliqua :

- Et bien si justement, le manoir est à moi ! Alors fait gaffe ! dit-il avant de tourner le dos à un Malfoy totalement ahurit et de partir dans la direction opposée à celui-ci.

Voulant se calmer un peu, il parti dans la cour arrière pour prendre un peu d'air. Il se doutait bien que Malfoy allait se retrouver au quartier général de l'Ordre. Cependant, avec l'humeur massacrante qu'il avait depuis quelques temps, il avait senti le besoin de se défouler et en avait donc profiter en voyant Malfoy. Il s'assit alors en dessous d'un grand chêne et grâce au sort accio, il fit venir à lui un de ses livres sur les sorts de défenses et d'attaques lors de duels. Ainsi, il se mit à lire et oublia son affront avec Draco Malfoy. Harry ne leva point les yeux de son livre pendant les deux heures qui suivirent. Se qui le ramena à la réalité fut la voix de quelqu'un qui semblait l'appeler depuis un certain moment déjà.

Harry ?

Harry ?

En entendant son nom, le jeune sorcier releva la tête et put voir que Remus se tenait devant lui avec un air d'interrogation.

- Hein, quoi, tu me parlais ?

- Oui, en effet, j'ai bien dû dire ton nom trois ou quatre fois avant que tu ne m'accorde ton attention.

- Désolé, j'étais pris dans ma lecture je pense.

- C'est effectivement ce qui m'a semblé… Je suis juste venu t'avertir que les membres de l'Ordre sont revenus et que madame Weasley est aussi là avec son mari.

En entendant cette nouvelle, Harry fut un peu contrarié, car il n'avait pas vraiment envi d'être avec d'autres personnes. De plus, le fait de devoir faire semblant qu'il allait bien devant ses amis ne l'enjouait pas vraiment.

- Cependant Ron et Hermione ne seront pas là avant une semaine. Ils sont en Roumanie et en France.

Un peu soulagé de ne pas devoir affronter ses amis tout de suite, Harry fit un sourire (un peu forcé) pour dire à Remus qu'il avait entendu se que celui-ci lui avait dit.

À l'heure du souper, quand il se rendit à la cuisine, Harry dut «affronter» Mme Weasley et toutes ses questions. Après l'avoir assurer qu'il allait bien, même si ce n'était pas totalement vrai, il alla s'asseoir et commença à manger silencieusement. Il remarqua que plusieurs membres lui jetaient de temps en temps des coups d'œil, mais il ne s'en préoccupa guère. Quand il eu fini, il se leva, ramassa son assiette et remonta à sa chambre. Il ne voulait plus supporter ces regards. Malgré que cela puisse être étrange à dire, Harry était presque reconnaissant que Malfoy ne lui ait jeté aucun coup d'œil du repas.

Les jours qui suivirent, Harry les passa généralement dans sa chambre. Il se remettait tranquillement de la mort de son directeur. Il était plus ouvert aux discussions et moins distant pendant celles-ci. Cependant, n'ayant pas grand-chose à faire au manoir, Harry préférait rester dans sa chambre, plutôt que de tomber sur Malfoy sur qui il aurait le goût de se venger ou sur quelqu'un d'autre qui lui poserait plein de questions pour savoir s'il allait bien. Ce qui d'ailleurs était le cas. Il avait juste besoin d'un peu de temps pour lui.

Pour passer son temps, mais particulièrement pour augmenter ses chances de battre Voldemort, Harry passait plusieurs heures à apprendre de nouveaux sorts et à visualiser son animagus. Ayant ainsi passé une bonne partie du début de ses vacances à faire cela, Harry connaissait maintenant plusieurs sortilège qui étaient au dessus du niveau de septième année.

Depuis quelques jours déjà, il réussissait à parfaitement voir son animagus tigre. Ainsi, en se concentrant sur celui-ci, il parvint pour la première fois à s'y transformer. Il n'y avait aucun défaut dans sa transformation, elle était parfaite. Il y avait mit tellement de temps, que celle-ci ne pouvait qu'être réussie, malgré que ce ne fût que la première transformation. Puis, reprenant sa forme normale, Harry dû attendre quelques minutes avant de retrouver sa respiration régulière.

Ayant soif, il descendit à la cuisine, où il n'y avait personne, et se prit un vers d'eau. Décidant qu'il avait assez pratiqué sa puissance magique pour l'instant, il parti se promener à travers les couloirs du manoir. Ne sachant pas vraiment où il s'en allait, il se ramassa au bout de quelques minutes à l'extrémité d'un long couloir où il n'était jamais venu. En l'observant, il vit plusieurs portraits sur chacun des murs et deux portes de chaque côté.

Ne prêtant pas vraiment attention aux tableaux, il se dirigea vers la porte la plus proche de lui. En l'ouvrant, il découvrit une grande chambre. Se doutant qu'il s'agissait de celle de son défunt parrain, Sirius, il ne s'y attarda pas plus, de peur de faire revenir sa peine. La seconde pièce était un bureau inoccupé et dépourvu de presque tous ses meubles. Seul un bureau, une chaise et une bibliothèque vide s'y trouvaient. Puis, se tournant vers l'autre côté du couloir, Harry tourna la poignée de la troisième et avant dernière porte. À peine eut-il fait un pas dans la pièce, qu'il s'arrêta pour découvrir une immense bibliothèque. Elle était presque aussi grande que celle de Poudlard. La parcourant rapidement des yeux, il remarqua plus d'une quinzaine d'allées contenant chacune plus d'une centaine de livres. Il vit aussi la quatrième porte à l'autre bout de la bibliothèque. Sachant qu'il n'avait pas le temps de rester, Harry se promis de revenir le lendemain pour y faire des recherches. Étant la bibliothèque des Black, le jeune sorcier se doutait bien qu'il y trouverait probablement des livres sur la magie noire et donc sur les horcruxes.

Le lendemain, en se levant, Harry s'habilla et descendit prendre un petit déjeuner rapide, voulant au plus vite commencer ses recherches. De retour à la bibliothèque, Harry s'empressa de chercher la section magie noire. Il n'eu pas trop de difficultés, celle-ci devait couvrir proche des trois quart de la salle. Puis, après seulement cinq minutes de recherche, il trouva ce qui l'intéressait. Sortant une dizaine de livres qui pourrait lui fournir de l'information sur les horcruxes, il parti dans un coin de la bibliothèque où avait été disposé quelques tables. Le premier livre ne lui apporta pas grande information. Il ne faisait qu'expliquer ce que c'était et ça, Harry le savait déjà. Le second n'en parlait que très vaguement, alors que le troisième ne parlait qu'exclusivement de son inventeur. Toutefois, Harry eu plus de chance avec le quatrième livre intitulé: Comment repérer des horcruxes.

Le reste de l'avant-midi, il lu le manuscrit en entier et pris des notes au fur et à mesure que sa lecture avançait. Le procédé en sois n'était pas si complexe que ça. Il suffisait tout d'abord de penser à la personne dont nous voulions repérer le ou les horcruxes en la visualisant dans son esprit. Ensuite, on se concentrait sur son âme et selon la force de notre pensée un ou plusieurs horcruxes nous serait alors révélé. Pour terminer, il fallait cette fois-ci se focaliser sur l'objet pour découvrir enfin son emplacement. Là, il ne restait qu'à transplaner. Cependant, tout cela demandait beaucoup d'énergie et seul une personne vraiment motivée à trouver un horcruxe pouvait y parvenir. Ainsi, s'il voulait détruire les horcruxes au plus vite, il aurait à s'y mettre bientôt. Plus vite il serait débarrassé des horcruxes, plus vite il pourrait tuer Voldemort.

Ayant fini de relire ses notes, Harry vit qu'il était passé midi et donc descendit dîner pour être certain que personne ne parte à sa recherche et découvre ce qu'il faisait. Il savait très bien que les membres de l'Ordre désapprouveraient ce qu'il était en train de faire et encore plus les intentions qu'il avait, soit détruire les horcruxes. Il se doutait bien que c'était entre autre pour cette raison qu'on ne lui avait jamais montré la bibliothèque.

En se dirigeant vers la cuisine, il vit monsieur Weasley et Lupin en sortir.

Harry, dit le premier. Nous commencions à nous demander où tu étais passé.

Ha... Désolé, je me promenais dans le manoir.

Ce n'est rien, répondit Lupin. Nous allions justement partir pour une mission. Tu te rappel que Ron, Ginny et Hermione arrivent demain ?

Oui.

Bon aller, on te laisse. Bonne après-midi.

Merci... Vous aussi.

Puis continuant son chemin, il arriva à la cuisine et constata qu'elle était vide, excepter Malfoy qui était assit à une extrémité de la table. Prenant le sandwich que lui avait préparé Mme Weasley, Harry s'assit à table à son tour. Il n'avait pas oublié la discussion qu'il avait eut avec Malfoy à son arrivée au manoir. N'ayant pas pris le temps d'y réfléchir, il avait tout de même été étonné de la réponse de celui-ci, à savoir ce qu'il faisait ici. Il avait dit avoir trahit les mangemorts et vouloir aussi se sauver de son père. Draco Malfoy aurait-il changé de camp ? Possible. Il aurait à vérifier, mais pour l'instant il resterait sur ses gardes. Il pouvait toujours servir d'espion pour l'ennemi. Se relevant, il alla déposer son assiette sur le comptoir et s'appéta à sortir lorsque Malfoy l'interpella.

Potter. Où es-ce que tu vas ?

Ça ne te regarde pas Malfoy. De plus, tout comme moi, je doute que tu veuilles volontairement rester longtemps dans la même pièce que moi.

Sans doute, mais là j'ai rien à faire. La plus part de mes choses sont restées à mon manoir.

Alors tu n'as qu'à aller les chercher non ?

Je te ferais remarquer que je suis en fuite contre le lord noir et ses mangemorts et donc mon père. De toute façon l'Ordre s'en charge déjà.

Tu aurais donc vraiment changé de camp ? J'ai de la peine à y croire. Draco Malfoy du côté de la lumière...

Cela ne fais pas de nous des amis Potter, mais oui je suis de votre côté. Il faudrait que je sois fou pour être du même côté que Voldemort.

Alors pourquoi avais-tu accepté la mission de tuer Dumbledor ?

On me l'a imposé. Je ne pouvais pas reculer étant donné que je tiens tout de même à ma vie. Et puis, comme tu semble savoir, je ne l'ai pas tué non ?

C'est vrai, toutefois cela ne prouve rien.

Effectivement, je vois que tu sais réfléchir Potter. Cependant, tu peux me croire sur une chose, j'ai vraiment changé de camp. (pour lui-même) Après tout ce qu'ils m'ont fait subir...ils vont payer.

Harry comprit la dernière phrase de Malfoy, mais ne répliqua pas. Il se doutait qu'il parlait de son père et de Voldemort, malgré qu'il ne sache pas exactement la raison. Ayant décidé de mettre un terme à cette conversation, il se détourna et retourna à la bibliothèque. Toutefois, étant devenu un animagus félin, cela avait développé certain de ses sens dont l'ouie. Il sut donc que Malfoy le suivait. Il s'arrêta et sans se retourner, il lui dit :

Si tu as vraiment changé de camp Malfoy, prouve moi le.

... Le cartier général de Voldemort et des mangemorts se trouve de l'autre côté de la forêt interdite. Leur cartier est souterrain ce qui fait qu'il est presque impossible de le repérer ou même de trouver l'entrée. Seul ceux qui savent déjà où elle est peuvent y avoir accès. Pour cette raison, le Lord noir n'a pas cru bon de la protéger d'aucun sort où mangemort...Plutôt stupide à mon avis. Viens, je te montre.

Puis sans demander son avis, Malfoy le pris par le bras et ils transplanèrent. N'ayant pas eu le temps de réagir, Harry se vit entraîner et ressenti alors une impression de vide avant de se retrouver à l'orée d'une forêt. Il constata que Malfoy n'avait pas mentit. Il avait bel et bien changé de camp. Devant leurs yeux, un groupe de cinq mangemort étaient en train de descendre des marches souterraines pour se rendre à leur cartier général.

Comment fait-on pour entrer ?questionna Harry.

Il suffit de piler sur une dalle qui est dissimulée par de l'herbe.

En ayant assez vu et ne voulant pas se faire prendre, les deux retransplanèrent au manoir des Black, dans le couloir d'où il étaient partis quelques instants plus tôt.

C'est bon je te crois, commença Harry. Seulement, si tu veux faire équipe avec nous, il va falloir te plier à nos règles. Par contre, cela ne veut pas dire qu'on n'écoutera pas ton opinion s'il est bien fondé. De plus, tu arrêtes tes insultes à tout bout de champ et si tu le fais, nous ne t'insulterons plus. Si tu nous trahis ou nous le fait croire par un simple geste ou parole, alors fais gaffe à toi, car tu ne la trouvera pas drôle. Tu acceptes ?

J'accepte. Je suis prêt à tout pour me venger de ses années de souffrances...

Tu joues dans le mélo maintenant ?

Très drôle. On en reparlera quand ton père t'aura fait subir le doloris après chaque journée où il rentrait en colère, c'est-à-dire presque tous les soirs.

Alors, reprit Malfoy en changeant le sujet de conversation, on va où ?

À la bibliothèque du manoir.

T'aurais pu le dire plus tôt qu'il y avait une bibliothèque dans ce manoir, je commençais à désespérer de la trouver un jour.

T'avais qu'à demander.

Il se tourna alors et se rendit à la dite place et dès qu'il y entra, il retourna à la table où il avait laissé ses livres le matin même.

Ta recherche porte sur quelque chose d'intéressant et utile au moins, j'espère.

Les horcruxes, commença Harry en s'assoyant et en prenant un nouveau livre, je veux les trouver, les détruirent et ensuite allé tuer Voldemort. C'est assez intéressant pour toi Malfoy ?

Il releva alors la tête et regarda la réaction de Malfoy. Il ne fut pas déçu de l'effet qu'il avait réussi à faire.

C... Comment t'as été mis au courant ? Il n'y a que mon père qui est au courant pour ceux-ci, outre Voldemort, demanda t'il ne s'attendant pas du tout à cette réponse. En fait, c'est la dernière qu'il aurait pu penser recevoir du Gryffondor.

Dumbledor était aussi au courant, ou du moins l'avait découvert. Mais dit moi... toi non plus tu n'étais pas censé être au courant.

J'ai espionné mon père et le Lord à plusieurs reprises, en pensant que ça pourrait m'être utile plus tard. De plus, quand mon père n'était pas là, il m'arrivait souvent d'aller fouiller dans son bureau. Qu'es-ce que tu sais à leur sujet ?

Hésitant encore un peu à tout révéler, Harry décida tout de même de lui faire confiance une bonne fois pour toute. Il lui avait bien montré le repaire des mangemort et semblait bien être disposé à se venger de son père, mais aussi de Voldemort.

Il y en a sept. Une bague que Dumbledor a détruit, un carnet que j'ai détruit en deuxième année, Nagini le serpent de Voldemort, trois autres objets que j'ignore et bien sure le lord noir en personne. Pour les trois objets, il s'agit de choses ayant de la valeur, je suis certain. À la fin de l'année dernière, Dumbledor pensait avoir trouvé un des trois objets, mais sa s'est avéré être un faux mit à la place du vrai. Je sais aussi comment les repérer et savoir leur forme. Toi, que sais-tu ?

J'ai découvert essentiellement la même chose. Je peux aussi te dire que l'horcruxe que vous pensiez avoir trouvé a été détruit. Je ne sais pas par qui cependant.

Comment sais tu ça ?

J'ai entendu une conversation entre mon père et le Lord. Ce dernier semblait passablement être en colère. Pour le livre aussi il est au courant, mais ça tu dois le savoir. La bague, aux dernières nouvelles, il n'était pas au courant.

Très bien. Alors, tu m'aides, où tu restes planté là?

C'est bon Potter y'a pas le feu.

Puis, s'installa ainsi un silence plus ou moins pesant. Chacun lisait ses propres livres, et tout deux retournèrent à quelques reprises dans les rayons pour trouver de l'information supplémentaire. À l'heure du souper, tout deux descendirent souper sans dire un mot. L'Ordre était revenu et donc les membres soupaient également. Alors que le repas tirait à sa fin, une personne transplana dans la cuisine et fit sursauter tout le monde.

Des mangemorts attaquent un cartier moldu de Londres !

Premier à réagir, Harry se leva et se dirigea vers la personne qui en fait se trouvait être son amie.

Hermione ! Ça va?

Moi oui.

Où sont-il interrompit Lupin ?

Au nord du centre ville.

Très bien. Hermione, si tu peux allée chercher tes affaires chez toi, tu dormira ici se soir. Harry et Draco t'accompagneront.

Le professeur Lupin disparut alors avec les autres membres de l'Ordre, laissant les trois jeunes sorciers qui n'avaient pas pu placer un mot.

Granger.

Malfoy.

Hermione était au courant de la présence de Malfoy au manoir. Harry l'avait mise au courant dès le début. Elle se doutait que Malfoy est put changer de camp, mais n'étant pas au courant des derniers événements, elle aurait à demander à Harry.

Alors on y va demanda-t-elle en s'adressant plus à Harry qu'à Malfoy ? Harry, tu sais où j'habite ?

Oui.

Et moi ? demanda d'un ton sec Malfoy. Je ne sais pas où tu habites Granger.

Désespérée, elle leva les yeux au plafond avant de prendre son poignet et de transplaner à la suite de Harry. Ils arrivèrent alors devant de grandes grilles qu'elle poussa sans difficulté. Celles-ci s'ouvraient sur une allée, assez large pour laisser passer deux voitures, bordée d'une rangée d'arbres de chaque côté. Celle-ci faisait environs deux cent mètres, avant de laisser voir une splendide maison à trois étages.

En entrant à l'intérieur on avait tout d'abord accès à un vestibule chaleureux, avant d'arriver au pied d'un grand escalier tout fait de marbre. Chaleureuse, la maison des Granger était vivante grâce à ses murs de couleurs chaudes mais aussi froides à certaines places. De plus, plusieurs tableaux ornaient ceux-ci.

Malgré qu'il fut très faible, on entendit alors :

Wow, dit faiblement Malfoy.

Qu'es-ce qu'il y a Malfoy ? demanda Hermione. Tu ne pensais pas qu'une fille de moldus comme moi pouvait avoir une telle maison. Sort de tes rêves, ce n'est que fabulation les différences que l'on dit exister entre les sangs pur et impur. J'ai des livres qui traitent du sujet. Je te les passerai.

Bon, attendez moi ici, je reviens dans pas long.

Elle revint une dizaine de minutes plus tard et les trois jeunes sorciers retransplanèrent au manoir des Black. Rendu, Harry aida Hermione à monter ses affaires, abandonnant ainsi Malfoy, qui lui retourna à sa chambre, abandonnant ainsi leurs recherches pour la journée.

Alors, commença Harry, tu as passé de belles vacances ?

Oui, je suis allée en France deux semaines avec mes parents. Mais, dit moi, comment se comporte Malfoy. Il semble avoir changé. Du moins, il ne m'a pas encore insulté, même s'il en a eut l'occasion.

Non, il a effectivement changé de camp. Il veut se venger de son père et de Voldemort. Je lui ai dit qu'il pouvait faire équipe avec nous s'il arrêtait tous ses sarcasmes et ses insultes.

Tu le crois quand il dit avoir changé de camp ?

Je me méfit encore, mais il y a plusieurs preuves. Il m'a montré l'emplacement du repère des mangemorts et il m'aide dans ma recherche sur les horcruxes. Je reste toutefois sur mes gardes.

D'accord. J'ai une autre question. As tu réussi à te transformer en animagus ?

Oui, en tigre. Toi ?

En lion.

Effectivement les trois Grifondors avaient décidé de devenir animagus pour ainsi les aider dans leur quête contre Voldemort.

Vous avez trouvez beaucoup d'information sur les horcruxes ?

On a commencé aujourd'hui. On sait comment les repairer et les identifier. On a aussi trouvé quelques informations au sujet de la destruction de ceux-ci.

D'accord, on en reparle demain. Pour l'instant je suis crevée.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Harry quitta la chambre de son amie et retourna à sa chambre, où à son tour il se coucha.

Le lendemain, après le déjeuner, Harry et Hermione partirent ensemble pour la bibliothèque en évitant de se faire voire. Aucun membre de l'ordre ne devait être au courant de leurs recherches.

Hermione, j'ai quelque chose à te montrer.

Quoi ?

Attend.

Il sortit un petit objet de sa poche et avec un coup de baguette lui redonna sa grosseur normale. La pointant une nouvelle fois, il dit cette fois-ci :

Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.

À quoi peut te servir la carte des maraudeurs ici ?

Attend.

Puis, dirigeant sa baguette pour une troisième et dernière fois vers la carte, il lança une nouvelle formule.

Transformato manoir Black.

En jetant ce sort la carte des maraudeurs, qui montrait à l'origine Poudlard, se transforma et montrait maintenant un autre lieu.

Attend!s'exclama Hermione. Mais c'est le manoir !

Exact.

Comment tu as fais ? Je n'ai jamais entendu se sort. Où l'a tu trouvé ?

En fait il s'agit d'une dérivation d'un sort de métamorphose que j'ai inventé.

Quoi !? Tu as inventé ce sort ?

Oui.

J'y crois pas...comment je peux être certaine qu'elle fonctionne vraiment ?

Regarde, Malfoy arrive.

Effectivement, à peine Harry eu t-il fini de prononcer ses mots que Hermione se tourna et vit le serpentard franchir la porte.

Et tu peux le faire pour tous les lieux que tu veux ? demanda Hermione retournant à la carte.

Oui.

Alors, on parle dans mon dos, demanda Malfoy ?

Comme si tu nous intéressais, répondit Hermione.

J'ai pourtant cru entendre mon nom avant d'entrer.

Ce n'est pas parce qu'on prononce ton nom que l'on parle dans ton dos. Tu paranoïde Malfoy.

Ayant caché la carte, Harry retourna à ses recherches et fut vite imité par Hermione. Voyant qu'il n'aurait pas plus d'explications, Malfoy en fit de même, mais tout en se promettant de découvrir ce qu'on lui cachait. La journée passa et en fin d'après-midi, les recherches avaient beaucoup avancées. Interrompant le silence qui avait plané dans la pièce toute la journée, Harry dit :

Nous devrions redescendre. Les membres de l'ordre commencent à arriver.

T'as des dons de voyances Potter?

Non, mais j'ai certaines connaissances en magie que tu n'as pas.

Si j'étais toi Potter, je ne me venterais pas trop vite. Tu ignores tout de moi.

Excepté que tu es prétentieux, vantard et que tu as toujours tout obtenu ce que tu voulais. Sans oublier le fait que tu penses toujours à toi. Tu n'as pas d'amis Malfoy, tu ne fais que te servir des gens qui t'entour...

Potter !...

Hermione, qui avait prie la carte de Harry, s'aperçut alors qu'un des membres se dirigeait vers eux.

Arrêtez ! Il y a quelqu'un qui vient vers nous. Il est dans les escaliers.

Merde ! s'exclama Harry. D'un coup de baguette il fit disparaître tous les documents pour ne laisser aucune trace de leur présence.

Puis, juste avant que l'auror rentre, les trois jeunes sorciers allèrent se cacher quelques rayons plus loin.

Granger...

Plus tard Malfoy. Il ne faut pas se faire repérer. Partons, chuchota-t-elle.

Harry jeta un regard rapide à la carte, que cette fois-ci Malfoy avait vu, puis dit que la voie était libre. Sortant par la porte au fond de la bibliothèque, ils ne s'arrêtèrent qu'une fois revenus à l'étage de leurs chambres et où ils étaient certains de ne pas se faire demander ce qu'ils faisaient.

Potter, c'est quoi cette carte que vous n'arrêtez pas de regarder toi et Granger. Et d'abord, comment t'as fais Granger pour être certaine que quelqu'un venait vers nous. Et puis les livres, il va falloir retourner les chercher dans les étagères. Pourquoi tu les as fait disparaître Potter ?demanda Malfoy en colère.

Tout d'abord Malfoy je ne les ai pas fait disparaître tes chers livres. Je n'ai que jeté un sort de dissimulation sur eux. Il suffit de lancer un contre sort pour les faire réapparaître à la même place. D'ailleurs, si je ne l'avait pas fait, l'auror aurait su pour nos recherches et l'aurais dit aux autres qui nous auraient interdit l'accès à la bibliothèque. C'est ça que tu voulais ?

Impossible. C'est un sort beaucoup trop puissant à faire.

Alors sache que je suis plus puissant que tu puisses le penser Malfoy.

Cela n'explique rien pour la carte.

Rouge de colère, Harry hésita à parler de la carte des Maraudeurs. Toutefois il céda. Même s'il était loin de bien s'entendre avec Malfoy, celui-ci lui avait tout de même prouvé qu'il avait changé de camp en lui dévoilant l'emplacement du repère de Voldemort. Et puis il gardait toujours la carte avec lui, alors il était certain de ne pas se la faire voler. De plus, il avait ajouté d'autres sorts de protection dessus. Aussi, ce qu'il n'avait pas encore put dire à Hermione, c'était que non seulement il pouvait changer le lieu qu'indiquait la carte, mais il pouvait aussi trouver où se trouvait une personne en disant le nom de celle-ci à la carte. Ainsi, si Malfoy sortait du manoir des Black il pourrait le retrouver qu'en prononçant son nom.

C'est une carte.

Ça j'avais deviné Potter.

Laisse moi finir Malfoy. Cette carte permet de montrer où sont les gens dans un lieu donné et ainsi que tout leurs déplacements.

N'importe le quel où que le manoir. Car si c'est le cas cela ne sera pas très utile pour détruire le mage noir.

Non, à l'origine elle ne montrait que Poudlard, mais grâce à un sort que j'ai inventé, je peux maintenant afficher n'importe quel lieu.

C'est grâce à elle que vous avez su que j'arrivais se matin ?

Oui.

Et je suis supposé te croire quand tu dis avoir inventé un sort pour la faire changer de lieu.

Libre à toi. Hermione, tu viens ? Ron vient d'arriver.

Ainsi, les deux Gryffondor tournèrent le dos au Serpentard et descendirent les marches se rendant au rez-de-chaussée où venait d'arriver leur ami Ron et sa sœur Ginny.