Titre : Un rendez vous... chez le dentiste.

Auteur : Encore moi...

Saison : Hiver avant Noël !!

Disclaimer : Noël, c'est chouette ; les chocolats, c'est miam ; le sapin, c'est beauuu ; les cadeaux, c'est géant ; la neige, c'est tout blanc...et SGA n'est toujours pas à moi...

A l'origine, il n'y avait qu'un OS de prévu, celui du rendez vous chez le coiffeur. Et puis on m'a demandé une suite...et je ne savais pas comment m'y prendre. Ce midi, mon frère est rentré de chez le dentiste, et ca a fait "tilt" :) J'ai décidé de faire une série de petites histoires mettant en scène les personnages principaux de SGA, dans des situations des tous les jours. Cette fois-ci, c'est le tour de Dieu, heu pardon, de Rodney.

(Et puis étant clouée au lit par une jolie rhino-pharyngite, j'ai pas grand chose d'autre à faire ! )

McKay était assis dans un recoin de la pièce, la tête appuyée sur un de ces piliers semblant remplis d'eau. Une main appuyée sur sa joue, il prenait un air refrogné. Il y avait deux raisons à sa mauvaise humeur. Tout d'abord cette dent, derrière qui lui fesait un mal de chien. Mais bon, cela aurait pu être supportable, si ce "cher" docteur Beckett n'avait pas ressenti l'extrême besoin de l'emmener jusqu'à la partie reservée au dentiste à coups de pieds aux fesses, le faisant passer par tous les couloirs fréquentés d'Atlantis. Après tout, lui, Rodney, n'avait pas trop embêté le docteur. Il lui avait juste demandé depuis deux semaines quelquechose pour enlever cette fichue douleur. Quand Carson lui avait parlé du dentiste, le scientifique avait crié au charlatan, et bien sûr refusé d'y aller, ce qui lui avait vallu la très pénible scène d'il y a à peine 10 minutes.

Après un silence consterné dans la salle d'attente et quelques regards échangés, les conversations avaient lentement repris, murmures au début, puis allant en s'amplifiant pour couvrir les soupirs exaspérés de McKay. Ce dernier ruminait des idées noires, ainsi que sa vengeance pour la traitrise de Carson. Tel crime ne resterait pas impuni, foi de Rodney ! Tout en pensant à des plans plus sadiques les uns que les autres, il tendit l'oreille pour capter les conversations des patients.

- Oui, donc, depuis ma jeunesse, je suis malade à la même période de l'année. Tous les ans. A chaque fois, ca me le fait !

- Mais, c'est quoi comme maladie ?

- Eh bien, je pleure toute la journée, j'ai mal à la tête, très mal au coeur, aucun appétit, les yeux qui piquent...enfin, c'est horrible !

- Bah dis donc, et ils disent quoi les médecins ?

- Pfff, ils ne trouvent jamais rien quand j'y vais...

La femme continua ses jérémiades, encouragée par les signes de têtes compatissants de son amie. Rodney leva les yeux au ciel, et, hésitant quelques instants, s'adressa finalement aux deux commères :

- Dites, ca tombe quand votre..."maladie" ?

- Le 1er Janvier...mais de quoi vous mêlez vous ?

- Oui, vous n'êtes pas médecin, vous !

Rodney leur jeta ce regard exaspéré dont il avait le secret, avant de se lancer dans une tirade digne de ses meilleures explications sur les E2PZ :

- J'ai une explication très simple ! Ca tombe le 1er Janvier, c'est le début de la nouvelle année, vous êtes déprimée, donc vous pleurez. De plus, la veille étant le 31 décembre, soirée généralement bien arrosée, vous vous retrouvez avec la gueule de bois, qui vous donne mal à la tête, mal au coeur, et j'en passe.(1) Et finalement, les médecins ne trouvent rien vu que vous devez y aller certainement le 2 Janvier, c'est à dire quand tout est fini. Quand je vous dit que la médecine n'est pas une science ! Tout est dans l'interprétation.

Les deux femmes se regardirent, ébahies, muette comme des carpes. Rodney sourit en lui-même. Et deux bavardes de moins ! Il ne restait plus qu'à s'occuper des autres et la pièce serait enfin silencieuse, propice à de plus sérieuses reflexions scientifiques. Il se tourna vers un groupe de trois Marines.

- Bon, et alors là, il y avait une mélée énorme ! Tout le monde se cognait dessus, avec les bras, les jambes, la tête...

Il mimait la scène avec de grands gestes, manquant d'éborgner son voisin.

- ...et alors là !

Ses deux amis le regardait, passionnés. L'un des deux laissa échapper dans un murmure :

- Et alors, il s'est passé quoi ?

- Eh bien, on a entendu un grand cri. Un truc énorme. Tout le monde s'est arrêté et écarté pour voir ce qui se passait. J'vous jure, les gars, c'était horrible !

- Il y avait quoi ?

- Un type de l'équipe adverse était assis dans l'herbe, la jambe tordue. Mais attendez, pas tordu comme vous l'avez déjà vu. C'était un truc hallucinant. Il avait le genou qui formait un angle droit, mais vers le haut !(2)

- Ouille !

- Beurk !

- Sympathique !

La dernière exclamation venait de Rodney. Il les toisait avec d'un air sarcastique, un léger sourire aux lèvres.

- Dites donc, sergent, vous ne pourriez pas racontez vos croustillantes anecdotes autre part ? Au mess, par exemple, ca ferait fureur ! Surtout auprès de Ronon...Mais en attendant, je crois que vous avez choqué ces dames.

Les deux commères étaient en effet horrifiées, la main plaquée sur la bouche. Le sergent eu un regard honteux, baissa les yeux, et se tint coi, imité par ses deux amis.

Et de deux, pensa Rodney. Je vais peut-être y arriver à ce silence béni ! Il ne reste plus qu'à s'occuper des ces deux scientifiques qui se disputent dans le coin. De quoi parlent-ils ? Oh non, la relativité...Mais...ils disent n'importe quoi ! Va falloir que je parle à Elizabeth, moi, ils les recrutent de plus en plus bête, ce n'est pas possible !

Rodney se leva de son siège et se dirigea vers les deux scientifiques. Les coupant dans leur dispute d'un regard impératif, il sortit son ordinateur, leur fit une superbe démonstration qui leur prouva qu'ils avaient tous les deux tord. Cependant le plus jeune risqua :

- Vous en êtes sur, Dr McKay ?

Tout en le fusillant du regard, Rodney lui expliqua d'un air exaspéré :

- Mais, évidemment que j'en suis sûr. Un nouveau né saurait ca ! Tenez, même le Colonel Sheppard le sait, c'est dire !

Les deux scientifiques plongèrent à leur tour dans le silence.

Rodney se rassit, un sourire béat au lèvres. Enfin le silence. Il le savouraint pleinement. Quand soudain un léger bruit se fit entendre. Un bruit énervant. Sourd, mais énervant. Le scientifique chercha dans sa tête. Qu'est ce que cela pouvait bien être. Oooh non, non non non non...la roulette. Cette horrible roulette ! Rodney était pétrifié sur sa chaise, il détestait ce bruit. Adieu reflexions scientifiques, la peur emplissait son cerveau. Au bout d'un moment qui lui parut une eternité, la roulette s'arrêta. Il s'en suivit une conversation indistincte et un bruit de pas. La porte s'ouvrit.

- Bon, et bien à la semaine prochaine !

- Au revoir, docteur !

Le dentiste se tourna vers Rodney.

- Aaah Dr McKay ! Si vous voulez bien me suivre...

Rodney se leva, tremblant, et le suivit tant bien que mal. Le cauchemar commencait.

Il ressortit, la main sur la joue, grommelant des menaces incomprensible envers Carson, envers ce grrrmmbll de dentiste, envers le sucre des barres chocolatés, et bon nombre d'autres choses désagréables. Il s'en était tiré avec une belle carie sur la molaire gauche, et avait maintenant un superbe plombage.

Retournant vers son laboratoire avec une moue refrogné, il croisa Sheppard.

- Oh, McKay, il parait que j'ai loupé quelque chose, tout à l'heure avec Carson ?

- M'allez v'fair voir ! grommela Rodney

- Oh, vous étiez chez le dentiste. Je me disais aussi, avec le bout gauche de votre visage paralysé, on aurait dit Rambo !

Il s'en fut sur ces mots, un grand sourire moqueur aux lèvres, laissant un Rodney abasourdi au milieu du couloir.

- Rambo...mais c'est pas possible !

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(1) Je ne vais pas plus loin dans la description de la gueule de bois, n'ayant pas de connaisseur à portée de main :) Pour ce qui est de la déprime du Nouvel An, ma gentille maman me sert d'exemple tout les 1er Janvier (sans les larmes, bien sur !!!).

(2) Merci mon gentil frérot pour cette chouette anecdote ramenée d'un camp scout :D

(3) Véridique ! Silvester Stallone a la moitié inférieure gauche du visage paralysée.