Titre : Un rendez vous... à la laverie
Auteur : Toujours moi...
Saison : On va vers le printemps...C'est-y pas chouette ?
Disclaimer : Ben, non, rien n'est à moi...
Suite écrite dans le TGV, entraînant de nombreux fou rires silencieux (c'était horrible...j'en rigole encore...), et, en plus, j'étais assise à 6 mètres d'un jeune homme qui ressemblait à Nounours... (Non, je ne lui ai pas sauté dessus ! XD). M'enfin, j'arrête de raconter mes histoires et je vous laisse lire !
Par rapport à la fic, et bien, cette fois ci, elle met en scène Shepp', pis quelqu'un d'autre aussi… Une chose m'embête, la laverie, ce n'est pas franchement un rendez-vous, mais il n'y a que ça qui m'est venu à l'esprit.
oOo
La machine à laver tournait depuis ½ heures déjà. John releva brusquement la tête. Il s'était encore assoupi, hypnotisé par sa chemise qui tournait dans tous les sens, flottant dans l'eau savonneuse.
Décidément, venir laver ses vêtements était une corvée horrible et ennuyante. Il fallait attendre dieu sait combien de temps, et en plus…
La porte s'ouvrit, et la pièce jusque là silencieuse et vide fut emplie de gloussements et voix hauts perchées.
…Voilà, en plus, il fallait supporter une grande part de la population féminine d'Atlantis, qui semblait, comme par hasard, choisir le moment où il était là pour venir laver le linge. Mais attention, pas n'importe quel linge, évidemment.
- Eh, Mary ! Regarde ce ravissant soutien-gorge que j'ai acheté lors de mon dernier séjour sur Terre !
- Ah bah, ça ne vaut pas le bustier que m'a offert mon copain ! Avec porte-jarretelles, s'il te plait !
- Waouh ! Fais voir !
Il s'en suivi toute une présentation de dessous. John regardait par la fenêtre. Décontracte-toi. Zen. N'y pense pas. Réfléchis…heu…réfléchis à ces positions de barré pour déchiffrer la partition de Johnny Cash, tu sais, le moment où tu as du mal…
Malheureusement, la partition du attendre un peu. Un groupe d'une douzaine de jeunes femmes entrèrent dans la laverie. Yep. Regarde ailleurs. Regarde la mouette entrain de manger son poisson. Et c'était reparti pour une seconde exhibition de dessous :
- Regarde, il est trop beau, tu ne trouves pas ?
- Attends, j'vois pas. Envoie !
- Ok, tiens.
…….
- Oh, excusez moi, Colonel ! Je suis vraiment vraiment désolée. J'ai, j'ai mal…
- C'est bon…
John attrapa le morceau de tissu entre le pouce et l'index et l'enleva de sa tête, pour le rendre à sa propriétaire, qui avait pris une délicieuse teinte rouge.
- Jolie dentelle, en effet.
Bon, en espérant que cette petite remarque accompagnée d'un sourire sarcastique suffirait à calmer leurs ardeurs. Mouais…Faudra revoir la technique. Après 2-3 minutes de silence gêné et rires sous cape, les conversations avaient repris bon train.
Comment allait-il encore tenir ½ heures ?
Rodney ! Mais oui ! Lui, il avait le don pour faire fuir ce genre de personnes. Bon. S'éloigner un peu et sortir la radio.
//Rodney ?//
//Sheppard ?!!! Pourquoi vous chuchotez ainsi ? Vous essayez d'échapper à une foule de filles en délire ?//
//J'aimerai, Rodney, j'aimerai…Dites, vous êtes occupé ? Parce que…j'aurais besoin de vous. //
//Eh bien, pour une fois, vous vous en passerez. Je suis en pleine partie d'échec avec Zelenka et je n'ai pas l'intention de le laisser gagner. //
//Rodneeeeeey, s'il vous plait ! Et je ne mettrai plus jamais vos capacités en doute. //
//Non. Et puis d'abord, vous n'aviez qu'à me laisser punir Carson. //
Bon, verdict sans appel. Plus d'espoir de ce coté là. John essaya encore d'appeler à son secours Teyla, Ronon, Carson, mais en vain.
- Colonel ?
- …Moui ?
- Ne restez pas tout seul dans votre coin, enfin ! Venez vous asseoir avec nous !
John obtempéra à contrecœur. De toute façon, il n'avait pas franchement le choix. Il s'assit, et fut bientôt abruti par le babillage incessant qui l'entourait. Il ne répondait aux questions que par borborygmes, ce qui, malheureusement, ne semblait pas décourager ses ferventes admiratrices, qui lui demandait son avis sur tout et n'importe quoi. Surtout n'importe quoi, en fait !
La porte s'ouvrit encore une fois. Et une cargaison de pimbêches de plus, une ! John ne releva même pas la tête. Pas la peine.
Mais bientôt, le silence qui était tombé sur la pièce aiguisa sa curiosité, il jeta un coup d'œil sur le nouvel arrivant.
- Oh, Lorne !
- Colonel.
John soupira intérieurement. Ouf…Il n'était plus tout seul.
Lorne traversa tant bien que mal la foule qui bloquait son chemin, afin d'atteindre une machine à laver disponible. Ce qu'il n'y avait plus, évidemment. Dépité, son paquet de linge sous le bras, il rejoignit son supérieur, qui s'était entre temps déplacé près de la fenêtre.
- Major, vous ne pouvez pas savoir comment je suis content de vous voir !
Le jeune homme jeta un coup d'œil autour de lui.
- Je comprends très bien, Monsieur. Je croyais être le seul à venir laver mon linge à 22h.
- Moi aussi. J'ai pensé à cette tactique, il y a quelque mois, et j'étais tranquille pour venir laver mes affaires. Mais apparemment, là, j'ai été trahi !
- Et moi par la même occasion. Il va falloir trouver ce traître, et lui faire part de notre…mécontentement. Dites, ça fait longtemps qu'elles sont là ? Je ne les supporte déjà plus !
- Et elles ne sont pas prêtes de partir. Pensez-vous, deux militaires pour elles toutes seules ! Et encore, vous n'avez pas vu le pire !
John lui expliqua à mi-voix ce qu'il s'était passé, tout en survolant rapidement l'histoire du lancé loupé. Lorne fut partagé entre rire et compassion.
- Mais, Monsieur, je croyais que vous aviez une sainte horreur des gros bonnets ?!!!
- Très drôle, Major, très drôle !
L'air sérieux et vexé de Sheppard ne tint pas longtemps, et les deux militaires éclatèrent de rire. En fou rire, plutôt. Et qui dura bien une dizaine de minutes. Ils se lancèrent ensuite dans un long conciliabule à mi-voix.
Au bout de 20 minutes, ils finirent pas récupérer leurs affaires, et sortirent presque en courant de la pièce. Dehors ils se souhaitèrent bonne nuit.
- Et n'oubliez pas, Major. On va la voir demain !
- Je serais là, promis !
oOo
- Elizabeth ?
- Hmm ?
- Est-ce qu'on pourrait vous parler ?
Le Dr. Weir releva la tête et regarda les deux militaires qui se trouvaient devant son bureau. Ils avaient tous les deux un air conspirateur qui l'intriguait, voire l'inquiétait.
- Oui, bien sur ! Qu'y a-t-il ?
- Voilà…hem…On voudrait établir des tours de rôle pour le lavage du linge. Les femmes une journée et les hommes une autre.
