Chapitre 2 : La dure vie de Poudlard
Harry, Ron et Hermione avait enfin franchit les portes de la célèbre école de magie. Harry était vraiment heureux de la retrouver car avec la mort de Sirius sur la conscience, il n'avait pas vraiment passé de bonnes vacances surtout avec les Dursley.
Ils pénétrèrent dans la grande salle déjà remplie d'élèves. Ils s'assirent à leur table, Hermione et Ron d'un côté et Harry en face. Il ne put s'empêcher de regarder aux alentours en espérant voir une certaine fille aux cheveux d'un brun intense presque noir qui l'avait si souvent surpris mais quel ne fut pas son dégoût quand il la vit avec Malefoy à l'entrée ! Heureusement, celle-ci ne semblait pas être de très bonne humeur par cette compagnie et Harry esquissa un sourire.
Hermione s'en aperçut et alors que Ron continuait de lui parler sur son impatience de manger, elle se retourna pour voir qu'elle était cette vue qui faisait tant plaisir à son meilleur ami. Elle reconnut tout de suite la jeune fille rencontrée dans le train même si elle avait changé sa coiffure préférant un petit chignon quelque peu ébouriffé à ses couettes et qu'elle portait son uniforme de Poudlard. Elle reconnut que Harry avait bon goût en matière de femme mais ne put s'empêcher de penser qu'il aurait pu en choisir une loin de Malefoy. Cela n'allait pas arranger les relations entre eux deux…
Pendant qu'Hermione était penché dans ses pensées, Ron, lui, continuait toujours de parler dans le vent et il s'en aperçut après quelques minutes.
- Hé ! Hermione ! Youhou ! Je te parle ! s'exclama-t-il.
- Hein ?
Elle sortit brusquement de ses pensées pour le regarder d'un air incrédule et s'excusa très vite.
- Bon… Ca va bien pour une fois. Je m'attaque à l'autre maintenant !
Il se retourna alors vers Harry et lui lança une boulette de papier sortit directement de sa poche. Il mit ensuite ses mains en haut parleur et quanta :
- Allo la Lune, ici la Terre ! Vous m'entendez ?
Harry, dont le regard ne décrochait toujours pas, sentit une forte pression sur sa tête et pour cause : Ron venait de se jeter sur presque sur la table et lui faisait un shampooing digne de ce nom. Il grommela et se tourna vers son meilleur ami.
- Quoi ?!
- Du calme, mon vieux ! Je voulais juste te dire que la répartition allait commencer ! Reste calme !
En effet, les nouveaux premières années s'avançaient déjà dans la salle d'un geste nerveux et timide. Harry se remémora tout de suite comme chaque année, sa cérémonie de répartition. Il ne put réprimer un sourire pour réconforter ces nouveaux élèves. McGonagall s'avança comme d'habitude après la chanson du Choixpeau et commença à expliquer les règles pour la répartition. Elle énonça chaque nom et les élèves furent répartis rapidement. Dumbledore se leva et énonça son habitude discours de début d'année. C'est-à-dire, les différentes règles élémentaires de Poudlard à savoir ne pas entrer dans la forêt interdite, ne pas faire de magie en dehors des cours, ne pas être en possession de matériels interdits,… Il osa dire aussi que le professeur Rogue allait prendre place en tant que professeur de Défense Contre les Forces du Mal ce que beaucoup d'élèves accueillirent mal. Le professeur Slughorn serait donc le nouveau professeur de potion.
Un silence s'installa dans la salle et les élèves perçurent cela comme la fin du discours mais en fait, le vieux directeur n'avait pas fini.
- Attendez ! Attendez ! Chers élèves ! Vous avez sûrement remarqué que le professeur McGonagall n'avait pas enlevé le Choixpeau magique de la salle et ce, pour une bonne raison.
En effet, le chapeau miteux était toujours devant la table des professeurs et se soulevait et se rabaisser comme si le Choixpeau pouvait respirer. La plupart des élèves ne l'avaient justement aucunement remarqué et beaucoup se regardèrent avec appréhension et surprise. Dumbledore sembla s'amuser de ce comportement, c'était pour cela qu'il avait marqué une pose dans son discours.
C'est alors qu'une jeune fille s'avança dans l'allée, jeune fille qui sauta aux yeux de deux hommes d'ailleurs… Elle n'avait pas vraiment l'air d'être contente de se retrouver là à l'attention de tout le monde et ronchonnait tout bas mais assez haut tout de même pour que les élèves entendent quelques brides de sa conversation avec soi-même comme « Vieux fou », « il le sait pourtant bien », « pourquoi n'avoir pas fait ça autre part »,... Harry échappa un léger rire : elle lui faisait légèrement pensé à un certain elfe de Sirius… Mais n'avait que ça en commun avec lui ! En effet, Kreattur n'était vraiment pas comme elle et il s'en voulut presque cette pensée. Elle avait maintenant atteint le fabuleux tabouret coiffé d'un chapeau et le directeur continua :
- Je vous présente Pauline Merlin, élève venue de France et ma filleule qui plus est, qui a choisi de venir faire avec nous et pour notre plus grand bonheur sa sixième année !
Pauline s'étrangla presque à l'entente de ses paroles et pendant que son merveilleux parrain poursuivait son discours dont elle n'entendait plus un mot sous l'effet de la colère, elle rumina quelques pensées. Comment osait-il ?! D'accord c'était son parrain mais il n'avait pas besoin de l'annoncer à tout le monde ?! Pour qui allaient-ils la prendre maintenant ?! Pour la petite filleule à son parrain ?! Et en plus, elle n'avait en aucun cas choisi d'être là et aurait préféré être à des kilomètres en ce moment plutôt qu'être sous le regard de quelques centaines d'élèves.
Elle se retourna vers Dumbledore et lui chuchota quelques mots que Harry ne comprit pas mais c'était un peu normal puisqu'elle parlait français en ce moment même. Le directeur lui adressa un curieux sourire ce qui ne fit qu'enrager la jeune fille qui se retourna brusquement vers le tabouret et se saisit brutalement du chapeau, lequel grogna un instant. Qu'est-ce que ce vieux fou allait encore inventer pour la mettre en terrible position ? La réponse à cette question ne se fit pas attendre quand le vieil homme commença à raconter quelques anecdotes pour le moins… Pas vraiment anodines…
- Ne vous inquiétez pas ! Si elle est de si mauvaise humeur c'est tout simplement parce qu'elle ne voulait pas se faire choisir par le Choixpeau magique. En effet, quand elle était petite et ne sachant pas encore utiliser ses pouvoirs, elle a failli mettre le feu à notre si précieux chapeau lequel n'a toujours pas oublié ce souvenir…
Alors là, s'en était trop pour Pauline ! Elle avait tellement honte qu'elle se cacha la tête de ses mains mais qu'est-ce qu'Albus avait ? Il avait trop abusé d'hydromel ou quoi ? Elle lui avait pourtant dit que c'était anormal que les professeurs aient le droit à de l'alcool et que les élèves non !
Le Choixpeau s'agita un peu sur sa tête sous l'effet du rappel de ce souvenir et des pensées noires de la jeune fille.
- Tiens, tiens, jeune fille. Je ne pensais pas vous revoir de sitôt pourtant…
- Ho ! Si tu as une quelconque recommandation à faire adresse toi à Dumbledore mais pas à moi ! soupira-t-elle.
- Oh non ! Surtout pas ! J'ai enfin une chance de me venger !
- Je ne savais pas qu'un chapeau pouvait avoir des idées de ce genre… Bon ! Allez ! Choisis ma maison !
Le Choixpeau ne tint pas compte des paroles de la jeune fille mais lisait son esprit.
- Bon… Quelle maison j'aimerais avoir… Poufsouffle ? Non ! Il n'y a pas vraiment de personnes que j'aime bien dans ceux-là… Serdaigle ? Trop intello à mon goût, je me perdrais vite avec leur niveau… Gryffondor ?...
Cette fois-ci, Pauline sembla réfléchir plus longuement. Son regard arpenta la salle et se posa sur un regard vert intense. Elle vit que ces yeux les fixaient et secoua la tête.
- Non… Je ne peux pas…
- Pourquoi cela ? demanda le chapeau magique.
- Parce que… C'est comme ça…
- Envie de changer le destin ? Tu sais pourtant que tu ne pourras pas y échapper.
- Je sais… Ne t'inquiète pas, je le sais que trop bien.
- Bon… Eh bien puisque tu as choisi…
- Non ! Attends ! Je n'ai pas fini !
- SERPENTARD !
Sous l'effet de surprise, la jeune fille avait laissé sa bouche ouverte pendant quelques secondes ayant du mal à digérer les paroles du chapeau. Elle était vraiment dans une colère noire maintenant ! Depuis quand les élèves choisissaient leur maison ? Ce fichu chapeau ne pouvait-il pas faire son boulot correctement ? Et surtout… Mais… Elle n'avait absolument pas formulé le souhait d'aller à Serpentard ! Deux yeux gris passèrent devant son regard et elle soupira… Elle jeta presque le chapeau plus qu'elle ne le posa sur le tabouret et sur le regard amusé de son parrain elle se dirigea vers la table des Serpentards où l'attendait une place juste à côté de son « cousin ». Décidément cette année ne s'annonçait pas de tout repos…
