Le visage d'Andria se crispa en une expression horrifée. Elle sentait le regard bleu vif de Dumbledore la perforer de part en part. Ainsi, c'était Remus... Lupin ! Ses jambes se dérobaient sous son poids et elle était incapable de bouger.

A côté d'elle, Sirius scrutait le regard du professeur avec une expression concentré, comme s'il voulait à tout prix démasquer le grossier mensonge de son interlocuteur. Cependant, une goutte de sueur sur son front trahissait toute l'inquiètude qui ruissellait sur lui.

James avait les yeux vides et soutenait le regard de glace du professeur Dumbledore avec une facilité déconcertante. Il ne cillait point et ses yeux n'exprimaient aucune émotion particulère. Il s'était vidé de son âme en un instant. Il entrouvrit la bouche, comme pour dire quelque chose, resta comme ça quelques instants puis la referma, les yeux toujours aussi inexpressifs.

Dumbledore faisait passer son regard sur chacun des petits visages livides tournés vers lui. Dans ses rides s'inscrivait le remord. Il regrettait profondément d'avoir dû leur annoncer la nouvelle de cette manière indélicate. Le regard aveugle de James le déstabilisa un peu mais il se râcla la gorge, cassant ainsi le silence pesant qui rendait l'atmosphère de la petite pièce exiguë presque irrespirable.

" Hum..."

Il jetta un coup d'oeil nerveux à Lucius, toujours tuméfié et toujours découvert. Il se râcla à nouveau la gorge et regarda à nouveau les adolescents.

" Lucius doit être transféré à Sainte-Mangouste d'ici un quart d'heure. Je partirai avec lui et veillerai sur eux deux là-bas. Vous êtes priés de ne rien ébruiter de cette affaire dans les couloirs et de conserver les uns comme les autres la plus grande discrétion."

Andria et Sirius hochèrent la tête en conservant une expression plus qu'inquiète et James ne cligna même pas des yeux. Il fixait toujours Dumbledore avec la même expression figée, impregnée de profonde douleur. Il déglutit et rabaissa ses lourdes paupières sur ses yeux exorbités et rougis. Là, il parut ne plus avoir assez d'énergie pour les relever.

Dumbledore hocha à son tour la tête d'un air bienveillant et compatissant et tourna son regard sur Andria et Sirius.

"S'il vous plait, pourriez-vous nous laisser un instant monsieur Potter et moi-même ? Je crois que ce jeune homme et moi avons besoin de nous concerter un instant... Je vous ferez rappeller par Pom Pom quand vous pourrez revenir. Restez dans les environs de l'infirmerie. Et n'oubliez pas : je ne veux pas de bruits qui courent."

Il clôtura sa mise en garde par un regard sec et intransigeant. Andria, suivi de peu par un Sirius à l'air pâle et fatigué, franchit la petite porte et se retrouva dans la grande pièce clinquante et lumineuse de l'infirmerie que tout le monde connaissait. Cette soudaine arrivée de lumière leur blessa les yeux et ils s'arrêtèrent un instant de marcher pour les frotter. Les aboiements de madame Pomfresh après un élève qui visiblement, refusait de se soigner les décidèrent à quitter la pièce, de peur que le terrible courroux de l'infirmière ne se retourne contre eux.

Sirius referma la porte à battants en bois brillant derrière lui et se retourna vers Andria.

" Arrête, je suis sûr que Remus n'aurait jamais attaqué Malefoy ! Y'a un problème, ça n'a aucun sens ! T'es d'accord avec moi, non ?"

La Serpentarde ne hocha même pas la tête. Elle affichait toujours un air désintéressé et maussade. Une seule chose l'importait : que James sorte vite de l'infirmerie et lui explique un peu, éclaircisse la bouillabaisse qui lui noyait les neurones.

Malgré tout, elle fit l'effort incroyable de tourner la tête vers le Maraudeur et de lui adresser un long regard implorant.

Plutôt rustre dans ce genre de situation, Sirius tapa sur l'épaule de la jeune fille et bredouilla :

" T'inquiète donc pas, il va bien Mal au foie ! On lui a déjà tapé dessus pire que ça, c'est un dur !"

Les épaules d'Andria se soulevèrent en un sanglot. Pris d'un élan d'inspiration, le jeune homme la pris dans ses bras et la laissa pleurer sur son épaule.

Il commença à passer maladroitement sa main dans les cheveux blonds platine de la jeune fille qui hoqueta. Elle se laissa aller complètement contre lui et mouilla de larmes la chemise du garçon.

Mais tout en faisant dégouliner son mascara sur l'uniforme de Sirius, Andria pensait. Son cerveau tournait à plein régime. Elle voulait absolument savoir pourquoi Lucius était dans cet état. Pourquoi ses plaies ne semblaient pas pouvoir cicatriser. Et surtout pourquoi on avait transférer Remus plus en urgence que lui à Sainte Mangouste.

La porte de l'infirmerie s'ouvrit. Andria, pleine d'espoir, se releva brusquement. Mais ce n'était pas James. Cependant, l'infirmière emboîta le pas au première année de Poufsouffle qui sortait de la pièce et leur fit signe.

"Dumbledore veut que vous reveniez, tous les deux. Et ne faites pas de bruit j'ai des patients."

Andria et Sirius se rangèrent en silence derrière l'imposante infirmière, se contentant de hocher la tête en signe d'assentiment. En pénétrant dans la pièce pourtant si bien connue, leur regard se dirigea instinctivement vers la petite porte calfeutrée que pourtant ils n'avaient jamais vu avant. Tandis que leurs deux paires d'yeux scrutaient la porte en bois moisi, Dumbledore sortit du bureau de Madame Pomfresh.

« Les enfants, j'ai une bonne nouvelle. Lucius vient d'être transféré à Ste Mangouste. Un médicomage que je connais personnellement l'a pris en charge. Oh, ajouta t-il en voyant les lueurs inquiètes qui remuaient dans les yeux de ses interlocuteurs, Monsieur Potter l'a accompagné. En tant qu'émissaire de Poudlard. Je n'ai pas pu, comme vous pouvez le constater, l'emmener par moi-même. »

Andria manqua de s'étrangler. James était parti pour Londres avec le semi-macchabé qu'était Lucius, seul ? Sans aucune escorte, ni aucune aide ? Sirius lui tapa dans le dos, croyant qu'elle s'étouffait vraiment.

« Hurrrh ! Non, professeur, vous plaisantez ? James n'a pas pu partir comme ça, seul !

-Vous connaissez mal Monsieur Potter, Miss Merton… murmura Dumbledore dans sa barbe.

-Pardon ?

-Je n'ai rien dit. Assura le directeur d'une voix de fausset.

-Donc, recommença la Serpentarde aussi obtus que tous ses prédécesseurs de la maison de Salazar, James n'est pas seul ? Et puis comment pourrait-il traverser toute la distance qui nous sépare de Ste Mangouste avec Lucius ? »

Dumbledore esquissa un sourire, imperceptible au milieu du fouillis de poils argentés qui tombait en une longue barbe le long de son menton proéminent. Il reprit sa petite tirade sans prêter plus de garde aux réflexions de la jeune fille.

« Le jeune Monsieur Potter ne reviendra pas au collège avant une bonne semaine. Nous comptons sur lui pour être un facteur supplémentaire du bon rétablissement de Monsieur Lupin. Ne vous inquiètez pas plus que ça pour lui, et ne faîtes pas de choses inconsidérées. termina t-il, le regard dur et la voix accusatrice. Vous pouvez retourner dans vos salles communes respectives. Au plaisir."

Le directeur adressa un sourire clair aux deux adolescents et exécuta un demi-tour en direction de son propre bureau.

Andria se tourna face à Sirius alors que Dumbledore s'éloignait.

"Arrête, t'es pas d'accord avec lui. Je le sais. Viens avec moi."

Elle posa son index sur les lèvres du garçon qui la suivit, l'air interdit, une excitation nouvelle naissant en lui. Il savait petinement ce que voulait faire la Serpentarde. Et effectivement il n'attendait que ça.

La nuit faisait glisser son noir manteau entre les tours du chateau, offrant ainsi à Andria et Sirius une quasi-totale liberté de mouvement. Celle-ci tira sur la manche de Sirius, pointa son doigt vers une petite porte sur laquelle il était écrit Matériel de rechange - Quidditch - Madame Bibine uniquement. Elle sortit sa baguette et s'avança encore un peu.

"Alohomora" murmura t-elle contre la serrure en agitant l'extrémité de sa baguette. Un petit jet d'étincelles vertes s'en échappa et la porte s'ouvrit sans plus de résistance.

Sirius ouvrit des yeux comme des soucoupes. Andria s'engouffra dans la petite pièce et en ressortit en un instant, sourire aux lèvres et un balai de course sous chaque bras. Le jeune homme rit en silence, impressioné par l'audace dont faisait preuve la Serpentarde. Il attrappa celui qu'elle lui tendait et se plaça à califourchon dessus.

"AH ! Zut ! Attends."

Il descendit de son balai et s'approcha de la jeune fille, déjà en position pour le décollage. Il secoua sa baguette au dessus d'elle et la tapota sur sa tête. Elle porta la main à son dos. L'étrange impression qu'on lui avait cassé un oeuf sur la tête avait toujours eu quelque chose de dérangeant, mais il est vrai que le sortilège de Désillusion est utile lorsque on voyage en balai volant dans Londres. Sirius se soumis lui-même au sortilège et donna une grande impulsion avec le plat du pied droit. Il monta comme une flèche jusqu'au niveau de la volière et tourna un peu en l'air. Il regoûtait aux sensations d'euphorie que lui procurait le simple fait de sentir le vent siffler à ses oreilles.

Andria volait avec agilité et grâce. Elle avait été refusé comme batteuse dans l'équipe de Serpentard car le capitaine Spencer Gordons jugeait les victoires impossibles avec une fille pour renvoyer des Cognards pleins d'aggressivité. Elle ne pouvait donc pas vraiment s'adonner au vol et ne possédait pas de balai. Elle descendit d'une quarantaine de mètres en piqué et remonta en chandelle, les pans de sa robe frottant contre la terre meuble.

Elle rejoignit Sirius et se plaça en vol stationnaire à ses côtés.

"Bon, maintenant, on y va !"

Elle pointa l'index vers l'endroit où, au loin, le ciel parraissait devenir orangé. Les lumières de la ville étaient les assassines du ciel. C'était pour ça que la jeune fille n'avait jamais vécu que à la campagne. Sa mère étant astrologue, la compagnie des étoiles lui était nécessaire. Néanmoins, elle avait pu apprendre les rudiments de l'orientation de nuit grâce à cette proximité avec les ampoules du ciel.

Là-bas ! pensa t-elle en s'élançant vers le nuage.

Le vent glacé de la nuit lui cisailla rapidement les joues. Malgré son visage rouge et échauffé, elle ne voulait pas s'arrêter. La distance à parcourir est longue, et la nuit est courte. Elle décolla un instant ses yeux de son objectif pour voir si Sirius suivait.

Celui-ci la tâlonnait. Il prennait des pointes de vitesse halucinantes pour ensuite pouvoir parcourir une bonne dizaine de mètres, parfois plus, en se laissant seulement planer. Il écartait les bras et souriait béatement.

La jeune fille secoua la tête, l'air d'une mère riant des gentilles frasques de son garçon.

Elle prit soudainement une pointe de vitesse et attrappa un courant d'air favorable. En une seconde, elle bouchonnait le Maraudeur d'une grosse centaine de mètres. Elle continua sur sa lancée malgré l'arrêt du courant.

Sirius vit soudain Andria partir comme une flèche. Courant favorable pensa t-il. Il resserra les genoux autour du manche et se plia contre celui-ci. Il prit une accélération des plus rapides et dépassa Andria, sans manquer de lui adresser un pied-de-nez provocateur.

La petite course se prolongea jusqu'à la fin du trajet, sans escale et dans une bonne humeur ne laissant rien présager de la gravité de la mission initiale.

Les deux jeunes gens désillusionnés se posèrent dans une rue un brin miteuse et planquèrent leur balais derrière un container ébréché.

Andria avait été hôspitalisé à Ste Mangouste. Asmhe. Elle n'était pas sûre de pouvoir un jour pratiquer la magie. Toujours est-il qu'elle connaissait plutôt bien les bâtiments.

Elle s'approcha d'une vieille vitrine. Les mannequins à l'intérieur étianet mal habillés. Florilège de chemises mitées aux couleurs anisées et de shorts de touristes bariolés entrmelés de vieilles robes chatoyantes de grand-mère folk. De plus, la boutique semblait à l'abandon. Sirius la regarda faire de loin et la rejoingit lorsqu'elle lui en fit signe.

Andria attrappa la main du Maraudeur et tous deux passèrent de l'autre côté de la vitrine.

Ce ne fut pas au milieu des abominables mannequins qu'attérirent les deux adolescents, mais au milieu d'une foule hétéroclite composée tantôt d'agents de service, de médicomages, de patients, de visiteurs, de contrôleurs ou de curieux. D'étrages créatures chimériques traversaient aussi les couloirs clinquants du hall de l'hôpital. Sirius leva les yeux et regarda autour de lui. Andria, elle, s'avança jusqu'au bureau au dessus duquel était suspendue une pancarte indiquant "Renseignements" en grosses lettres rouillées. Au dessus encore était accroché un portrait. Le Mauraudeur essaya de déchiffrer le nom du modèle mais Andria le tira par la manche.

"Chambre Aloysius Peterson. Ils sont tous ensembles dans une seule chambre. Seuls. C'est une fleur que nous fait l'établissement mais on peut dormir avec eux si on veut. A condition de rester poli, bien élévé, et de ne pas compromettre le calme des autres patients."

Sirius se râcla la gorge. Il imaginait déjà ce qu'il aurait pu faire ici une fois en compagnie de son meilleur ami.

Le Gryffondor et la Serpentarde se figèrent devant la plaque de chambre indiquant la chambre "Aloysius Peterson". Il était écrit en dessous du nom de l'inconnu "Spécialiste de la lycanthropie". Mais c'est surtout l'état de délabrmeent de la plaque et de la porte qui freinèrent les deux adolescents. La poignée était cabossée et portait très nettement les empreintes d'une machoire surdimensionée. Il manquait des morceaux de la plaque et le bois de la porte était strié de griffures, de coups de croc et d'impact de sortilèges. L'endroit n'inspirait pas confiance. De plus, aucun son ne filtrait sous la porte, pas même le souffle régulier d'un dormeur, ou les chuchottis habituels des salles de jeunes. Il émanait de l'interstice, pour compléter le tableau, une odeur de moisi et de sang.

Andria et Sirius se regardèrent un instant avant qu'il ne se décide à poser la main sur la poignée. Il la tourna sans bruit et poussa la porte. La lumière était éteinte. La jeune fille chercha un interupteur à tâton. La vague de lumière qui illumina la pièce révéla un paysage innatendu aux deux adolescents. Un des lits semblait initialement équipé d'un rideau. La tringle était arrachée, les matelas et les oreillers étaient éventrés, les draps déchirés en lambeaux et la tapisserie lacérée. Mais le plus surprennant était les occupants.

Tout d'abord, au centre du tableau, un loup-garou ensanglanté branché à toutes sortes d'intraveineuses et de machines. Celui-ci était totalement ligoté, portait une muselière et d'autres équipements destinés à le contrôler aisément en cas de réveil.

Affalé contre lui sommairement, un blouson remonté contre lui en guise de drap, James. Celui-ci resemblait à un enfant agrippé à sa peluche préférée, refusant de la lâcher comme si on la menaçait de partir à la poubelle. Il était couvert d'estafilades et de sang coagulé mais ne semblait pas s'en préoccuper.

Andria chercha Lucius des yeux. Et elle le trouva sur une étagère, allongé sans aucun branchement, recouvert d'un cataplasme géant englobant son corps comme une armure et dégageant une odeur forte. Ils ne mirent pas longtmeps à comprendre d'où venait l'omniprésence de l'odeur champignonale dans la pièce.

Lucius ressemblait en tout point à un pharaon fraichement embaumé, du corps enrubanné jusqu'à l'odeur de mort omniprésente.

La Serpentarde s'approcha de son ami, l'air moins inquiet qu'à l'infirmerie. Ici, il était entre de bonnes mains. On ne lui aurait pas fait n'importe quoi... Non pas qu'Andria remette en cause les capacités à remettre un élève sur pied en moins de deux, mais elle doutait déjà plus de son talent à le faire sans douleur et sans pratiques... étranges.

Sirius contempla un moment l'étrange enchevêtrement du corps d'un loup-garou et d'un homme. Il se demandait pourquoi la transformation de Remus ne s'était pas passée comme d'habitude. Pourquoi n'avaient-ils pas pu le contrôler en se métamorphosant à leur tour. Pourquoi ils n'étaient pas tous dans la Cabane Hurlante en attendant gentiment que le Soleil se relève. Pourquoi il avait fallu que Lucius et Andria soient au courant de tout ça. Il se retourna vers la jeune fille qui fixait son ami, le nez pincé entre deux doigts. Il eut un sourire et s'aprocha de la fenêtre qu'il ouvrit grand. Aérer un peu serait un bon début pour l'évacuation de l'odeur pestilancielle qui régnait.

Il se pencha un peu par la fenêtre pour respirer l'air de Londres, qu'il ne connaissait que peu. Il fronça un peu les narines, son odorat surdéveloppé quelque peu agressé par les odeurs de poubelles stagnantes et d'urine. Il sentit une main sur son épaule et se retourna.

Andria carressait son épaule avec le pouce. Elle lui sourit.

"On en a fait des trucs hein ?" ria t-elle.

Sirius hocha la tête, souriant malgré sa surprise. Il se retourna par la fenêtre, avisant que ce serait moins dangereux. Il sentit la tête de la jeune fille se poser sur son épaule à son tour et se crispa. Il s'agrippa des deux mains au rebord de la fenêtre pour se retenir de la repousser.

Soudain, il ne put résister. Il se retourna brutalement et la prit par les épaules avec force.

La jeune fille soutint son regard, un sourire malsain sur le visage.

"Ecoute, Andria, t'es sympa, t'es jolie, mais je t'aime pas. Si je t'ai embrassé, c'était... sa voix se cassa. C'était pour gagner un pari."

Il ne pu soutenir le regard accusateur de la jeune fille et se replaca dans le cadre de la fenêtre.

La jeune fille replaça sa mamin sur son épaule et lui demanda d'une voix mielleuse :

"Et, on peut savoir avec qui tu parie ce genre de chose ?"

Sirius resta muet, les yeux rivés sur le container qui vomissait des épluchures sur le trottoir d'en-face.

Le pouce d'Andria continuait à s'activer dans le creux de l'épaule du jeune homme. Son coeur battait la chamade. Ouais, ils avaient traversé des trucs, mais pas à ce point. Malgré le fait qu'il soit déjà éperduement amoureux, il n'avait pu s'empêcher de trouver la Serpentarde à son goût. Elle était très belle, avait de l'humour et un culot à toute épreuve. La caresse de son doigt ne le laissait pas indifférent mais il tentait de concentrer son esprit sur le visage de sa belle. La sueur perlait sur son front. Il ne pouvait pas être infidèle, surtout pas là. C'était pas classe...

Andria s'appuya contre le rebord de la fenêtre pour voir son visage. En le voyant gêné et tremblant, elle eut un sourire méchant. Décidément, elle s'en sortait bien. Elle avait remarqué que James était en phase de se réveiller. Sa mère lui avait appris les phases de sommeil. En l'occurence, les yeux de James tournaient à grande vitesse sous ses paupières. Phase de mouvement occulaire intense. Il y avait la même lorsqu'on vient de s'endormir. Il fallait à tout prix que James soit jaloux.

Elle posa sa maimn sur le bras de Sirius qui se mit à trembler. Il se concentrait sur la poubelle autant que possible mais c'était très dur. Ses poils se hérissaient et ses doigts se crispaient.

Andria le regarda derrière ses cils. Il tourna un instant les yeux vers elle. Erreur. Elle l'attrappa par le cou et l'embrassa. Un long baiser de cinéma. Un long baiser de cinéma qui ne fut interompu que par l'exclamation de James Potter, assis sur un coussin, le visage figé dans une expression d'étonnement enfantine.