Acte 2


Et il partit comme ça, laissant comme une trainée d'arrogance derrière lui. Etrange phénomène. J'étais heureuse de lui avoir parlé mais mon sentiment incertain envers lui redoubla d'intensité. Il n'inspirait rien de bon. Généralement, les serpentards n'inspirent rien de bon mais celui-là encore moins.

C'est le cœur tout chamboulé que j'entrai dans l'infirmerie dans le but de demander une nouvelle lentille à l'infirmière. Celle-ci était au courant de mon handicap, ainsi que tous les professeurs ce qui me facilitait la tâche. Elle me donna une autre lentille rapidement et je pus revenir en cours, finir mes sortilèges. Le reste de la journée se passa sans encombre et je ne parlai à personne, comme d'habitude. J'en oubliais même l'histoire avec Tom. Malheureusement, celui-ci vint me la rappeler dès que possible.

J'étais assise dans un fauteuil près de la cheminée, à lire lorsqu'une main se posa sur mon épaule. Cette main me fit sursauter et j'en lâchai mon livre, l'air plus maladroite que jamais. Je le ramassai rapidement pour me tourner, agacée, vers celui ou celle qui m'avait fais ça et vit Riddle. Je me calmai aussitôt et me renfrognai en remettant mes mèches de cheveux là où elles devraient être. Il avait toujours le visage fermé. Enfin plutôt, il avait le visage qu'il affichait toujours : arrogance et mépris. J'y fis abstraction, me disant qu'il avait toujours cette tête-là donc… Il se tenait debout à côté de moi et me fixait. J'aime bien les personnes qui regarde les gens droit dans les yeux quand ils leur parlent, je fais pareil, je trouve cela poli.

-Alors ? Me dit-il tranquillement.

-Je ne veux pas en parler ici, répondis-je en désignant de la tête le monde présent dans la salle commune.

Il tourna la tête, comme pour vérifier la vérité de mes dires et son regard se perdit dans le vague. A première vue on aurait dit qu'il oubliait son monde mais il réfléchissait simplement. Il me regarda de nouveau.

-Viens, on va dehors, m'ordonna-t-il.

-Il est tard, on n'a pas le droit.

Le prétexte était bon mais je savais qu'il était préfet et que ce n'était pas un problème. Il me le fit d'ailleurs remarquer avant de me presser. Nous sortîmes silencieusement de la salle commune, moi derrière lui, n'aimant pas être à sa hauteur étrangement. Depuis ce matin, lorsqu'il me regardait, j'avais l'impression qu'il fixait surtout mon œil droit et ça me dérangeait fortement.

-Où est-ce qu'on va ? M'enquis-je, histoire de poser une question.

-Le parc sera bien.

Aussitôt sa réponse formulée, il se mit en marche très rapidement, comme s'il était très pressé d'entendre ce que je me devais de lui dire. C'est à ce moment que je me dis quelque chose comme « dans quoi j'me suis fourrée ? » et le suivit tant bien que mal. Il me dépassait de presque deux têtes et ses jambes étaient beaucoup plus grandes que les miennes, aussi avais-je du mal à tenir son allure. J'avais une folle envie de lui faire remarquer mais m'abstint, me disant que ce n'était surement pas les choses qu'aimait se faire remarquer le Golden Boy des serpentards.

Une fois arrivés, je fis mine d'avoir suivi aisément et m'assit au pied du grand chêne dont le feuillage surplombait une petite partie du lac. La lune était pleine et la nuit éclairée, les étoiles étaient magnifiques. Mais nous n'étions pas là pour ça et il me le rappela hargneusement quand il me vit le nez en l'air pendant longtemps. Légèrement énervée par si peu de galanterie, je lui demandai :

- Tu veux savoir quoi exactement ?

- Comment tu t'es fais ça et d'où ça vient. Ce que c'est, quoi.

Il semblait presque passionné par mon œil et il allait être déçu. Je ne sais pas s'il imaginait une histoire fantastique ou quelque chose comme ça mais il se trompait. Je soupirai devant ses yeux interrogateurs et pressants et débutai ma petite histoire inintéressante, persuadée de sa banalité.

-J'avais neuf ans quand c'est arrivé. J'étais à la plage avec mes parents et je voulais leur montrer que je savais sauter d'un haut rocher. J'en ai choisi un sur la côte qui était très haut pour mon âge et j'ai sauté dans l'eau. Le problème était que le niveau de l'eau était très bas et je suis tombée sur les fesses mais je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je suis mal retombée et un nerf a dû être atteint ou je ne sais quoi. En tout cas j'ai été comme électrisée à la colonne vertébrale. Bref, mes parents m'ont ramenée à la maison et je voyais trouble, tout le monde s'est dit que ce n'était rien, le choc. Le lendemain, je me suis réveillée avec un œil aveugle et d'importants dégâts à l'œil gauche. Les lentilles corrigent mon œil trouble parce que ce n'est qu'une simple myopie mais il semblerait que mon iris et ma pupille aient disparu comme tu as pu le voir ce matin, ce qui fait que mon œil est totalement blanc. C'est tout.

Au fur et à mesure que j'avais parlé, son visage s'était assombri : il paraissait réfléchir à pleins tubes. Angoissée je m'assurai :

-Tu n'en parleras pas, hein ? Depuis six ans je le cache et je ne veux pas que ça change, insistai-je.

-Non, non. Mais j'aimerais revoir ton œil.

Je lui fis des yeux ronds d'étonnement. Plait-il ? C'était déjà assez désagréable d'en parler alors de lui remontrer mon œil, cela m'était insupportable. La colère montait en moi mais je la contins.

-Je ne veux pas.

-Tu n'as pas le choix. Ca ou je dis tout, entonna-t-il, fier de lui.

Je soupirai. Vraiment irrécupérable, un serpentard dans toute sa splendeur. C'est dans ces moments là que je me demandais pourquoi j'avais été envoyée dans une maison comme celle-là, bien que moi-même, j'usais du chantage pour arriver à mes fins. C'est sûrement que je n'admets pas mes défauts, puérilité je suppose. Il me dévorait des yeux, comme si j'étais une bête de foire. Voilà pourquoi je ne voulais pas que cela se sache, qui plus est venant de lui, ça me blessait encore plus.

-Maintenant ? Fis-je rageusement.

-Oui, maintenant.

Il avait sûrement remarqué que j'étais en colère mais s'en contrefichait. Le genre de personne qui ne pense qu'à leur but. J'étais intriguée par son intérêt pour mon œil mais ma tristesse me le fit oublier. Furieuse, j'enlevai ma lentille et soulevai ma frange pour qu'il voie mieux. Plus vite nous en aurions fini, mieux je me sentirais. Il se rapprocha pour bien voir mon globe blanc, l'air songeur. Ce geste me mit mal à l'aise et je ne sais pourquoi, les larmes me montèrent aux yeux. Enfin à l'œil puisque je ne pleurais plus depuis longtemps de celui de droite. Je ne sais pas s'il le remarqua, en tout cas il ne le montra pas. Je contins ma douleur et il finit par s'écarter.

-Merci, dit-il simplement.

-Je peux espérer que tu me laisses tranquille maintenant ? Persiflai-je, remettant ma lentille.

-Pour le moment, oui.

Je me levai d'un trait, lui souhaita un « bonne nuit » et m'en alla, marchant rapidement. Il me suivit de loin. D'habitude, les gens rentrent ensemble même s'ils ne se parlent pas mais rester à côté de lui m'était insupportable. Même si sentir son regard sur mon dos l'était tout autant. Me voilà à murmurer le mot de passe au tableau avant de m'engouffrer dans la salle presque vide. Je montai dans mon dortoir avant de me plonger dans mon lit, habillée, envahie d'une tristesse nouvelle.


Pas fraîche du tout –désolée pour l'expression, je me réveillai lentement : je n'allai pas passer une journée terrible. Je me lavai, m'habillai puis allai manger. Personne n'était là, ou presque, il était très tôt. Je rentrai dans ma salle commune dans l'idée d'aller dessiner un peu. Un de mes passes temps favoris, je ne me débrouillais pas trop mal en plus.

Malheureusement, l'air du premier cours arriva trop vite et je me rendis malgré moi à la classe de runes. Même si j'aime beaucoup cet art, j'aurais préféré rester à dormir, oublier l'incident d'hier. Comment avais-je pu perdre ma lentille devant Riddle ? Je devais être maudite ou quelque chose comme cela. Après mon cours, je me mis en route vers celui de potions, qui était à l'opposé de ma première heure, lorsque quelqu'un m'attrapa férocement l'épaule, me faisant sursauter.

Je me retournai, à moitié apeurée, ce genre de choses ne m'arrivaient jamais puisque personne ne venait me parler. Bien sûr, celui qui m'avait fait de nouveau peur était Tom. Cette fois-ci, je ne me calmai pas. Que me voulait-il encore ? Il reprenait son souffle, la main toujours cramponnée à mon épaule jusqu'à me faire mal. Je n'en fis rien et restai silencieuse.

-Je t'ai cherchée partout, me dit-il, y'a pas beaucoup d'élèves qui ont runes dans notre classe, j'ai dû demander à des serdaigles.

C'était vrai que ce cours était délaissé, jugé trop difficile. Moi, il me faisait remonter ma moyenne. Pourquoi m'avait-il cherché ? Et puis, ce n'était pas si horrible d'avoir demandé cela à des serdaigles. Etonnamment, ça me remplit de bonheur. Un bonheur fugace que vous ressentez quand vous parlez à l'être que vous aimez. Je me jugeais stupide de m'emballer pour si peu, je ne voulais pas devenir comme ces filles qui le poursuivaient pour son joli minois et ces talents plus que remarquables. Ma curiosité à son paroxysme, je m'enquis :

-Pourquoi tu me cherchais ?

-Je dois te parler de ton œil, j'ai découvert quelque chose.

Il s'était redressé, me dominant totalement. Comme nous étions assez près, je levai la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux. Ces si beaux yeux noirs. J'aimais les regarder depuis peu. J'avais toujours trouvé les miens pas très beaux mais depuis mon accident, ils me repoussaient totalement.

-A la fin de nos cours, à seize heures, tu me rejoindras à la bibliothèque, m'ordonna-t-il.

-Je finis à dix-sept heures, j'ai arithmancie, contrais-je.

-A dix-sept heures alors, ce n'est pas un problème pour moi.

Sur ces mots, il s'en alla. Il me manipulait complètement mais je n'avais pas le choix. Je ne pouvais risquer que mon secret ne soit découvert. C'est ce qui me hantait le plus je pense. La fin de la journée arriva vite malheureusement. Oh, bien sûr, j'étais curieuse de savoir ce qu'il avait découvert mais ma tristesse était plus grande. Ne pouvait-il pas me laisser tranquille ? En plus, je ne savais pas comment réagir à ces discussions, je n'en avais pas eu beaucoup avec mes camarades de classe et surtout pas avec quelqu'un comme Tom. Mais c'était cela le problème : qui était Tom ? Qu'était-ce ce « quelqu'un comme lui » ? C'est ce que j'allais découvrir à mon grand malheur.

J'avalai ma salive avant d'entrer dans la grande bibliothèque. C'est lorsque je le vis avec cinq jolies jeunes filles que je me dis que j'allais m'attirer les foudres de ces gorgones. Déjà ce matin j'avais vu des filles me regarder bizarrement quand il était accroché à mon épaule. Je ferais bien de clore cette histoire et de m'en éloigner au plus vite. Il leur demanda de le laisser seul et me fit signe d'approcher. Je m'exécutai lentement, évitant de croiser les regards courroucés des cinq harpies.

Je marquai un temps avant de m'asseoir. La table était dans un endroit reculé de la bibliothèque, discrète mais apparemment pas assez : enfin, c'est surtout que beaucoup de monde suivaient les populaires comme toujours.

-T'es en retard, me fit-il en guise d'accueil.

-Je devais demander deux trois trucs au prof'.

Il ne répondit pas et me mit un gros livre poussiéreux devant les yeux. Je le regardai, septique puis finit par baisser les yeux sur le chapitre.

-L'œil de Cronos ? Pataugeais-je.

-Lis, dit-il sèchement.

J'exécutai son ordre une nouvelle fois. Qu'est ce que ça pouvait m'énerver de lui obéir mais je le faisais tout de même. Je débutai la lecture à propos de cet œil de Cron- quelque chose comme cela. Il parlait de dons obscurs, de destin, de médium, d'élus et de tas d'autres choses. Je relevai la tête, perplexe mais il m'incita à continuer. Malgré moi je poursuivis et tiltai sur une phrase : « les élus sont reconnaissables par leur œil droit : celui-ci est blanc ou alors la pupille a simplement disparu dans les cas les plus rares ». Je croisai de nouveau son regard, j'étais comme affolée.

-Qu'est ce que ça veut dire ? Tremblai-je, pas sûre d'avoir compris.

-Tu as lu, non ? Ton accident n'était qu'une coïncidence.

Mon sang se glaça. Que me racontait-il encore ? Une coïncidence ? Qui était-il pour arriver et d'un coup tout bouleverser ? Cela faisait sept ans que j'étais comme ça et je n'avais jamais trouvé de remèdes ou d'explications écrites ou prouvées, et là il me sort ça comme si c'était normal ! Il me regardait, les sourcils froncés, ne comprenait-il pas ma réaction ? Je réalisai les passages importants du livre : « l'élu aura des dons obscurs, caractérisé par de la voyance ou un pouvoir spécial ou encore la personne choisie verra les morts et pourra leur parler. Elle développera une force qui croîtra lorsqu'elle ressentira de forts sentiments –voyez-vous ça. »

Ce n'était plus très crédible leur truc, je n'avais jamais vu d'esprits et jamais développé de pouvoir et l'histoire des "sentiments", je n'en sais rien, je ne suis jamais tombée amoureuse. Je persistai à croire que je n'avais rien à voir dans tout ça. Je continuai de survoler le texte quand la dernière strophe me choqua : « l'élu aura une vie réduite de moitié si la pupille est absente ; si l'œil est totalement blanc, l'élu n'aura plus qu'un quart de vie ».

Je relevai la tête vers Tom, qui étudiait mes réactions avec le plus grand sérieux. Je n'avais rien avoir avec ça ! J'eus envie de le lui crier, de lui hurler, de le supplier de me laisser tranquille. Qu'il arrête avec ces sottises qui me faisaient tellement peur. Allais-je vraiment mourir à –environ- vingt cinq ans ? Quel horrible destin ! Je ne voulais pas y croire, ce ne sont que des absurdités sans fondements ! Des coïncidences.

Comme lors de mon accident en Défense contre les Forces du Mal, Riddle prétendait s'excuser, être désolé pour moi mais je suis sûre qu'il n'en était rien. Je relevai les yeux, terriblement, terriblement… Il n'y a pas de description à cela. Savez-vous ce que cela fait d'apprendre que l'on a plus toute la vie devant soi ? Que l'on ne pourra pas avoir une vie comme les autres ? Etudes, mariage, enfants, famille heureuse blablabla… L'énorme cliché que tout le monde veut réaliser malgré lui. Je le fixai sans vraiment le fixer. Il soutint mon regard. Je n'arrivais pas à pleurer, comme si une partie de moi-même était persuadée que c'était une mauvaise blague. Je tremblais.

- Riddle, maintenant, j'aimerais que tu me laisses tranquille. Tu ne me parles plus, tu ne me suis plus, bref tu m'oublies totalement !

J'avais presque crié la dernière phrase et quelques élèves s'étaient retournés, vaguement intéressés –dont les cinq groupies de toute à l'heure. A présent, je me fichais de tout cela : les ennemies, que tout le monde sache pour mon œil. Je ne savais plus quoi faire. Par quoi commencer ? Je me retrouvais totalement perdue dans un univers qui avait pourtant été le mien depuis maintenant quinze années. J'étais debout, les yeux fixés sur le livre, mes mains prises de tremblements violents. C'est comme si j'allais éclater en sanglots mais rien ne sortait. Quelle impression détestable ! Ne pouvant supporter la situation plus longtemps, je quittai la bibliothèque en trombe dans l'idée d'aller me refugier dans le parc.

Il faisait sombre maintenant, la nuit tombait vite en automne et je ne voyais presque rien mais je m'en fichais. Je m'arrêtai à l'orée de la forêt et m'adossai à un grand chêne centenaire. Je me recroquevillai sur moi-même, totalement perdue et cette fois-ci, les larmes roulèrent sur ma joue sans que je puisse les arrêter. Ne sentir les larmes que d'un côté est une sensation très bizarre quand vous pleurez abondamment et ça me dégoutai fortement.

La nuit était particulièrement belle, comme je les aime. Si je n'avais pas été sous le choc, j'aurai passé des heures à essayer de décerner les différentes constellations. Tout se bousculait dans ma tête, toutes sortes de choses que je regrettais, tant d'erreurs que j'avais faites et que je voulais effacer. Je me remis sérieusement en question. A dire vrai, je pensais comme si j'allais mourir demain. J'arrêtai de pleurer, persuadée de m'être asséchée. Je fixai le lac complètement noir et lugubre ; il en ressortait une impression de trou noir et cela me filait la chair de poule –j'avais toujours été assez peureuse. Je décidai d'oublier cette histoire pour le moment, comme je le savais, il me restait du temps. Avertir mes parents ? A quoi bon, ce n'était même pas fondé ! Enfin, je m'en persuadais.

Je me mis en route, ma salle commune n'était pas très loin par rapport aux autres. J'espérais ne croiser personne, ce qui bien sûr, était presque impossible étant donné qu'il n'était pas très tard et que tout le monde allait manger. Mais j'étais rassurée, comme d'habitude, personne ne viendrait m'adresser la parole et tout irait pour le mieux.

Une fois arrivée dans ma salle commune, je montai rapidement dans mon dortoir et allai prendre une douche bouillante, habituellement je n'aime pas ça mais j'avais attrapé froid. Cela dura longtemps. Une fois m'être séchée, je m'effondrai sur mon lit, dans l'espoir de m'endormir sans trop réfléchir. Je n'avais pas sommeil et mon esprit était torturé par de nombreuses interrogations qui me mettaient les larmes aux yeux.

Je haïssais Riddle. Je le haïssais pour ce qu'il m'avait appris, pour m'avoir parlé…Pour exister. Si seulement il pouvait disparaître ! C'est sur ces pensées détestables que je m'endormis le cœur serré.


A suivre.

Pour répondre à Eliane, mon unique lectrice… (Au moins j'en ai une !), merci beaucoup pour ton message. En fait, c'était ma première review sur FFN donc j'ai été vraiment émue. Pour le caractère de Riddle, je n'ai pas envie de le faire guimauve, trop OOC mais c'est difficile… Qui plus est, s'il était préfet-en-chef, c'est qu'il faisait bien 'garçon-je-suis-parfait'. Bref, j'espère ne pas te décevoir.