Disclaimer : (Parce que je n'en ai pas fais auparavant...) Bien evidemment, le monde d'Harry Potter appartient à J.K Rowling. Uniquement Astrea est à moi -moui.
Note: Bien que cette histoire ne soit pas lue par beaucoup de personnes, je remercie ceux qui lisent, vraiment. J'espère que ce chapitre vous plaira aussi.
Acte 3.
Je me réveillai lentement, j'avais toujours trainé au lit de toute façon. J'avais cours aujourd'hui, botanique en première heure. Je n'avais vraiment pas le courage d'y aller, je ne me sentais pas très bien à dire vrai. J'avais chopé la mort hier soir ou je ne sais quoi, mais ce qui était sur, c'est que je n'irai pas en cours aujourd'hui. Malheureusement, je n'arrivai pas à me rendormir et toutes les questions d'hier me revinrent à l'esprit ; il me fallait trouver de quoi m'occuper, et rapidement. Je choisis de continuer mon livre Moldu sur les vampires. L'effet attendu était là, je ne pensais plus à rien, j'arrivais même à sourire aux différentes anecdotes de mon bouquin. Vers dix heures trente environ, je décidai d'aller à l'infirmerie. J'avais de gros vertiges et je ne pouvais plus les supporter. Je m'habillai chaudement et me trainai jusqu'à la salle immaculée. J'allai voir Mrs Lake qui fit aussitôt une tête choquée en me voyant.
-Miss Xenos ! Enfin, vous avez vu dans quel état vous êtes ? Qu'est ce qui ne va pas ? S'enquit-elle gentiment.
-Heu… J'ai quelques vertiges, j'ai dû attraper la grippe, pourrais-je avoir un médicament ?
Elle hocha vigoureusement la tête et s'enfouit dans les nombreux tiroirs de son bureau avant d'en ressortir un petit flacon bleu pas net. Pendant ce temps, je me regardai dans un miroir à pied juste à côté. J'étais belle à voir ! Avec l'écharpe cachant ma bouche et mes yeux à demi fermés, l'air courbé en plus ! Elle me tendit le médicament et m'obligea à l'avaler cul-sec. Quel goût horrible il avait ! En revanche, la guérison ne se fit pas attendre, je me sentais tout de suite mieux. C'est dans ces moments-là que la magie surpasse les soins Moldu quand même. Je la remerciais et partit sous ses gentils « faites attention à vous ». N'ayant aucune idée de ce que je pourrais faire, je décidai finalement d'aller en classe. J'allai chercher mes affaires et me rendit au prochain cours, celui d'histoire de la magie. Personne ne me fit aucune remarque comme quoi j'avais sécher, tout le monde s'en fichait et c'est surement la première fois que j'en fus si heureuse. Je m'adossai au mur de pierre, attendant notre professeur à l'écart des autres élèves quand, à mon grand malheur, Riddle vint vers moi.
-Ou étais-tu depuis ce matin ? Me demanda-t-il l'air nonchalant.
-Ca ne te regarde pas, lui répondis-je sans réelle conviction.
-Etant donné que je suis le préfet, si, ça me regarde.
Qu'est ce qu'il pouvait m'énerver ! Le fait qu'il soit préfet ne lui donne pas tous les droits ! Je n'étais pas assez en forme pour lui répondre méchamment, et je n'en avais de toute manière, pas envie. Il n'était pas vraiment attaquable non plus, étant à peu près parfait en tout point –bon mise à part qu'il piétinait les autres.
-Je ne veux pas te répondre, ce n'est pas la peine d'attendre.
-Très bien. Alors tu auras une retenue pour avoir sécher les cours, ajouta-t-il, narquois.
-Si tu veux, je m'en fiche, soupirai-je.
Il semblait surpris, mais peut-être était-ce mon imagination ? Je ne savais pas et je m'en fichais. Qu'il me laisse tranquille comme il l'a toujours fais, qu'il m'ignore comme d'habitude. Il finit par s'éloigner de moi, comme je le souhaitais ; nous entrions en classe. Je ne mangeai pas, tout cela m'avait coupé l'appétit. A la place, je partis directement à la bibliothèque. Même si toute cette histoire me démoralisait, il me fallait en savoir plus sur mon mal. J'avais retenu le nom du bouquin ainsi que son aspect, j'arriverais sûrement à le retrouver. Après quelques recherches, effectivement, je le trouvai. Je ne pris pas la peine de m'asseoir à une table et commençai déjà à lire le chapitre sur l'œil de Cronos.
L'origine n'est pas héréditaire. Autrement dit, c'est du pur hasard. Lors de sa naissance, un enfant a plus ou moins de chance d'avoir des pouvoirs magiques. Si les deux parents sont sorciers et descendants de familles de sorciers, l'enfant a presque toutes les chances d'être lui-même doté de pouvoirs. Mais nous remarquons toujours que c'est un peu aléatoire puisqu'il y a des enfants sorciers de parents Moldu. Cette anomalie –je l'appelle comme cela parce que le livre dit que c'est une chance…- provient du fœtus lui-même de l'enfant. Il n'y a pas d'explications précises là-dessus en réalité puisque c'est une maladie très rare et comme les gens meurent vite, les recherches sont limitées. En tout cas, le sujet a une sorte de tâche maléfique sur le cœur qui disparaitra plus tard –dès que les personnes ont entre six et onze ans- causant des dégâts à l'œil droit du malade. C'est ainsi que ce manifeste cette maladie, mis à part les pouvoirs supplémentaires. Je n'étais pas très satisfaite de cette description… On n'apprenait pas grand-chose au final mais d'après eux, c'était tout ce que l'on avait sur ce problème. Et pour finir, la « chance » d'avoir cette maladie est de un sur cent, même pas. En gros, c'est le genre de maladie que l'on cite pour dire qu'on la connait mais on n'a rien du tout dessus… C'est la mort dans l'âme que je remis le livre à sa place avant de rentrer dans ma salle commune.
Je fis simplement mes devoirs et m'installai face à la cheminée fumante, dans le grand canapé vert et confortable. C'est alors que je me souvins que j'étais censée être en retenue mais personne ne m'avait prévenue de l'heure ou du lieu alors j'y fis abstraction. Je fermai les yeux et me lâchai à mes pensées. L'immortalité que j'affectais me semblait encore plus intéressante vu mon statut de « malade ». Etait-ce une maladie ce truc de Cronos ? Quoiqu'il en soit, c'était une grosse plaie. Quelle chance j'avais ! Dire que je me plaignais et que des gens avaient bien pire… Je ferais peut-être mieux de m'estimer heureuse d'avoir encore du temps…Non ?
Le canapé s'affaissa à côté de moi, je ne regardais pas qui y était, qu'importe. Se foutre de tout est quelque chose d'assez bizarre au final, on dirait que vous n'êtes pas concernée par ce qui vous entoure. Comme je suis assez insensible –du moins, je trouve- ça ne me change pas beaucoup du quotidien. Beaucoup de gens me l'ont dis alors je suppose que ça doit être vrai.
-Astrea, entendais-je.
J'ouvrai les yeux et tournai la tête vivement à ma droite. Encore Tom ! Qu'avait-il à me courir après comme ça ?! Et pourquoi m'appelait-il par mon prénom ? Je ne lui permettais pas, moi. Je ne lui fis aucune réflexion, quel être faible je suis…
-. . . Quoi ? Fis-je, amorphe.
-Ca ne va pas ?
Plait-il ? Pourquoi il me demandait ça lui ? C'est choquant venant de lui et en plus, c'est évident que je ne vais pas bien. Il se foutait de moi ? Sûrement. Moi qui suis généralement calme, la colère remonta et finit par éclater. Je me levai brusquement et commençai à vociférer. Par chance, il n'y avait personne dans la salle commune, à croire que c'était planifié.
-Bien sûr que non ça ne va pas ! Qu'est ce que tu crois ?! Tu viens d'apprendre que tu va mourir à vingt-cinq ans et tu es heureux toi ? J'aimerais que tu cesses de me parler, je te l'ai déjà dis ! Pourquoi ne veux-tu pas me laisser tranquille comme tu l'as toujours fais ?!
-Parce que je m'inquiète pour toi.
La phrase fatale. Il pouvait s'inquiéter pour quelqu'un, lui ! Ma colère retomba d'un coup, j'avais envie de pleurer mais comme la veille, rien ne sortait. Je ne le croyais pas mais qu'il dise ça me faisait plaisir. Mon esprit avait beau savoir qu'il mentait, mon cœur, lui, réagissait malgré moi. Je tremblai et mon œil me faisait mal. Je retombai comme une larve à côté de lui. La douleur trop forte, j'enlevai ma lentille, de toute façon, il m'avait dis qu'il s'en fichait. Malgré cela, je gardai les yeux fermés. Je réitérai ma question, cette fois-ci plus calmement.
-Pourquoi tu ne me laisses pas seule ?
-Je viens de te le dire, je m'inquiète pour toi, répéta-t-il, sérieux.
-Tu mens.
C'est la seule chose que je pouvais dire. Je regrettais aussitôt mes paroles, comme si j'allais le blesser. Je risquais un regard vers lui ; il me regardait sans la moindre once de dégout et je l'en remerciais. Mais ça ne suffisait pas. Je remettais ma lentille, c'était quand même moins gênant comme cela.
-Que tu me croies ou non, ça ne fait rien, l'essentiel c'est que tu le saches, me dit-il, toujours aussi sérieux. J'ai une proposition à te faire : je peux t'aider à développer tes pouvoirs. En plus tu ne seras plus seule comme ça.
Je lui fis de gros yeux. Depuis quand s'intéressait-il à mon bien être ? Je mourrai d'envie de lui demander. Je devrais peut-être arrêter d'être surprise et me préparer à entendre tout et n'importe quoi. Il agissait tellement bizarrement que je pouvais m'attendre à quoi que ce soit. Il devait y avoir une intention caché là-dessous. Le hic était que je n'avais rien d'exceptionnel.
-Le truc c'est que je n'ai pas de pouvoirs supplémentaires.
-Bien sûr que si, c'est juste que tu ne les as pas encore remarqués.
Je ne répondis pas et poussai un soupir à fendre l'âme. Je devrais peut-être commencé à y penser, à y croire. Je le regardai, il était sérieux, c'était surement ça le pire. Faible comme je suis, je ne refusai pas. Il sourit, fier de lui et ajouta :
-Bien. Nous commencerons dès demain après midi, puisque c'est mercredi. Cette fois-ci, tu n'as aucune objection ?
Il me jouait quoi là…Avec son grand sourire étrange. Il faisait surement allusion à la dernière fois, sur ma reprise à propos du cours d'arithmancie.
-Ok… Acceptai-je.
Il hocha la tête, me sourit une dernière fois puis se leva avant de se diriger vers la sortie. Il me lança un fugace « Bonne nuit, Astrea » et sortit. Manipulation, faiblesse, abandon. Voilà les trois mots qui résumaient notre pseudo-relation. Par relation j'entends côtoiement bien sûr. N'allez pas croire que je pensais être son amie. Ou encore que je le considérais comme étant le mien.
Je me retrouvais seule, à rien faire. Le moral étant un peu plus haut, je courrai pour aller manger, ne serait-ce qu'un fruit. Je n'étais pas le genre de fille à me laisser devenir anorexique pour une déprime… La gourmandise me perdra. Heureusement pour moi et ma santé, j'arrivais en plein dîner, m'installai rapidement et me dépêchai de remplir mon assiette avant que les plats ne disparaissent pour laisser place aux desserts.
Avec la chance que j'eue, je me retrouvai juste à côté du groupe de fans de Tom. Elles semblaient de pas m'avoir remarqué. Une m'adressa la parole et fit tomber mes espoirs en fumée.
-Ca va, Xenos ? J'ai appris que tu avais été malade ce matin, me demanda Sarah Crown, la préfète, collègue de Riddle.
-Heu oui… Ca va, merci, me forçai-je à répondre.
-Ah, tant mieux, me sourit-elle avant de recommencer à parler avec ses amies.
Décidément, qu'est ce qu'ils avaient tous ? Après tout, ce doit être dans son rôle de préfète de se tenir au courant de ça. Du moment qu'elle ne cherchait pas à devenir mon amie. J'étais septique face à ce nouveau comportement. Elle avait surement dû me voir avec Tom et avait pensé que si elle se rapprochait de moi, elle se rapprochait de lui. Le problème c'est que je n'étais pas proche de lui. Mieux valait oublier cela pour le moment.
Durant tout le diner, elle me parla et ses amies aussi, de toute sorte de sujets. Je ne savais pas trop comment réagir mais je continuai de parler avec elle, je ne voulais pas les avoir en froid, bien que je ne les aimasse pas beaucoup. Je me levai pour partir quand elles me suivirent, prétextant vouloir rester avec moi parce qu'elles m'aimaient bien. Je ne voyais pas ça d'un très bon œil.
Elles voulurent que je les suive ; elles avaient un bel endroit à me montrer. Soit, je les suivrais, du moment qu'elle me laissait tranquille après. Elles m'emmenèrent dans un coin reculé, ce n'était pas très net tout ça et je commençai à paniquer : je n'aurais jamais dû suivre des filles en qui je n'avais pas confiance.
Elles s'arrêtèrent et m'encerclèrent, je m'adossai au mur puisqu'elles s'approchaient méchamment. Crown prit la parole :
-Pourquoi colles-tu autant Tom ? Me lança-t-elle hargneusement.
-Je…Je ne le colle pas, du tout, balbutiais-je.
Elle se retourna pour s'adresser à ses amies.
-Vous avez vu les filles ? Elle ment en plus, la garce, cracha Sarah en se retournant vers moi. Nous allons lui faire regretter ça !
A ces mots, elles se jetèrent sur moi, me tirant les cheveux, mes vêtements. C'est limite si elles n'allaient pas me mordre ces folles ! Elles me frappaient dans les côtés, les jambes. Je leur hurlai d'arrêter mais elles semblaient comme en transe. Comme c'est horrible la jalousie… Elles évitèrent mon visage, pour qu'ils n'y aient pas de traces apparentes.
Une fois que j'étais calmée, à terre et souffrante de partout, les vêtements en mauvais état, elles partirent en courant sauf Crown.
Elle resta là, à me regarder, souriant de toutes ses dents.
-N'approche plus jamais Tom ! Il est à moi, siffla-t-elle.
Puis elle partit elle aussi. Me laissant comme rien sur le sol. Des larmes de rage brulaient mon œil, comme je les détestais ! Je mis un temps avant de me lever, tremblante de douleur. J'arrivai tant bien que mal à mon dortoir où je m'écroulai pour m'endormir. Heureusement que je n'étais pas dans la même chambre qu'elles.
Le lendemain, je me levai, toute courbaturée. Je rejoins la salle de bain où je m'enfermai. Je me déshabillai et m'inspectai dans la glace. Bah, les blessures n'étaient que sur la peau, je pense qu'elles ne m'avaient rien cassé. Mes hanches et mes flancs étaient parcourues de gros hématomes, ainsi que mes bras et mes poignets mais ça ne se verrai pas. Au pire, aux poignets, j'avais souvent des bleus à cause de mon handicap donc ça ne faisait strictement aucune différence.
Après m'être lavée –difficilement certes mais lavée quand même- j'allai manger. Heureusement, je ne les croisai pas. Je m'assis à un endroit de la table où je n'allais jamais, plus proche des septièmes années. Là, je serais tranquille. Il n'y avait pas grand monde en fait, et j'étais seule avec deux-trois deuxième années à mon opposé.
Enfin, quelqu'un arriva et s'assit à côté de moi. Tom bien sûr. Il y avait un cinquantaine de places et il fallait qu'il vienne là. Je jetai un coup d'œil vers l'entrée, histoire de vérifier si les autres n'étaient pas avec lui et malheureusement si, elles le suivaient. Elles me fusillèrent du regard.
-Bonjour Astrea, me fit-il.
-Bonjour, Riddle.
J'avais insisté sur le nom de famille et il en parut surpris. Je voulais bien mettre les distances, surtout que les cinq filles nous écoutaient, enfin nous regardaient de loin. Il reprit la parole :
-Prête pour toute à l'heure ? Je viendrais te chercher dans la salle commune vers 14h.
-Heu, d'accord, acquiesçai-je, excuse-moi, je dois partir. A toute à l'heure.
Il n'eut pas le temps de me répondre que j'étais déjà partie. Je ne voulais pas que les autres nous voient ensemble pour me faire tabasser une nouvelle fois. Je ne voulais en aucun cas les affronter, que ce soit physiquement ou moralement. Le nombre ne me favorise pas non plus, avouez-le. Je partis en route, mon premier cours était potion et il risquait encore une fois, de ne pas très bien se passer étant donné que je finis toujours par renverser quelque chose.
Finalement, ça aurait pu être pire, le flacon que j'ai renversé était à moi, c'aurait été plus problématique si j'avais fais tomber celui de Slughorn. Les cours suivants se passèrent sans incidents notables non plus et ce n'est que trop vite que les fameuses quatorze heures arrivèrent. J'étais calé dans le meilleur fauteuil de la salle commune, la tête sur les genoux, à attendre comme une débile amoureuse transi. Je m'énervais moi-même de mon comportement. Après quelques minutes qui me parurent des heures, Riddle pointa enfin son nez.
-Astrea ! Cria-t-il à moitié en s'avançant vers moi.
Je me levai aussitôt : la salle était bourrée de monde et pas mal de têtes se tournèrent vers nous. Je m'approchai de lui, à moitié affolée. Et si Elles étaient là ?
-Moins fort ! Tu n'peux pas parler moins fort ? Chuchotai-je frénétiquement.
-Pourquoi devrais-je parler moins fort ?
Bah … Il y avait pleins de raisons à cela. Déjà, je ne sais pas ce qu'il peut m'arriver si le groupe me voyait encore trop longtemps avec lui. Malheureusement je ne pouvais pas y rechaper. Essayer de semer Riddle c'est comme vouloir s'enfuir d'une retenue du concierge, autrement dit quasi-impossible. Le truc, c'est que je ne pouvais rien dire à Tom, je ne voulais pas me plaindre. Aussi décidai-je de prendre les dégâts sous ma charge –même s'il était légèrement responsable…
-Viens, je vais t'emmener dans un endroit que moi seul connait, me dit-il.
Je hochai la tête et le poussai de mes mains pour le presser. Il rit à ce geste. Je devrais peut-être arrêter les frais tout de suite ! Pourquoi rigolait-il ? Ca allait attirer l'attention de tout le monde, en plus j'avais mes mains posées sur son dos. Trop. Louche. Une fois sortis, il me demanda pourquoi je réagissais si sérieusement et je lui lançai une réponse vague comme quoi je n'aimais pas être remarquée.
-Je ne vois pas ce que ça fait. Qui plus est, tout le monde s'en fiche, ajouta-t-il.
-Ouais, tu ne devrais pas en être aussi sûr ! Pensai-je.
Il fronça subitement les sourcils. Pourquoi ? Je n'en sais rien, et étrangement, je ne veux pas trop savoir. Il marqua un temps, l'air toujours important puis se détendit et se mit en route avec un « suis-moi ». Chose que j'avais, une nouvelle fois, du mal à faire. Qu'est ce qu'il était grand ! Ou alors qu'est ce que j'étais petite, ce devait être un peu des deux. En tout cas, c'était pile mon genre. Je m'égare… Nous arpentâmes les couloirs, comme si nous étions perdus. Il me faisait prendre un tas de raccourcis plus farfelus les uns que les autres et je commençai à en avoir marre lorsqu'il entra enfin dans une pièce. Je le suivais malgré moi et l'interrogeai, surprise.
-Heu, je suis désolée de t'éconduire mais pas mal de monde connait les toilettes des filles.
Du sarcasme. J'aurais dû me taire. A ce jeu-là je perdais à coup sûr. C'est de Tom Riddle qu'on parle. Il me sourit bizarrement puis s'approcha d'un lavabo quelconque –enfin c'est ce que je crois. Il me demanda d'aller vérifier si personne n'arrivait. Une fois cela fait, il débuta une mini-conversation dans une langue étrange qui m'était inconnue. Mais c'était très joli.
Soudainement, la construction où se trouvaient les lavabos se démembra pour laisser place à un puits sans fond. Là, ça ne sentait pas bon. Je m'assurai :
-Heu…Tu es sûr de ce que tu fais –je me penchai pour essayer de voir quelque chose en bas mais c'était le noir complet.
-Mais oui. Après toi.
A suivre.
