Réponses aux reviews anonymes - enfin, si, nonyme, mais pas enregistrer : ) - :
Eni : Coucou. Merci beaucoup pour ta review. Et oui, Mumus chéri est là. Pour ce qui est de Harry et de sa faiblesse...hum...Voir chapitre juste en dessous. niak. : ) Et Pauvre pauvre Régulus, il est pas gâté avec moi. Mais ca va s'arranger, t'inquiètes. Merci encore pour ta review et bonne lecture. Biz
Delphine : Merci beaucoup. J'aime beaucoup faire ressortir les sentiments des personnages, j'aime que le lecteur se sente aussi triste et désorienté que moi lorsque j'ai écrit. : ) Bonne lecture pour ce nouveau chapitre fort en émotion. Biz
Manouckaia : Whoua, merci beaucoup pour la review...Je ne m'excuserais pas de t'avoir focaliser sur ma fic plutôt que ton travail parce que j'en suis toute fière mais j'espère que tu as réussi à finir ce que tu faisais : ) J'aime beaucoup imaginer et décortiquer mes persos et je suis toujours trés contente de voir à quel point les gens sont emballés. Alors, merci beaucoup pour ta review et j'espère que cette suite, pleine d'action, te plaira. Bonne lecture. Biz
Stormtrooper : Et bien...Comme tu vas le voir juste en dessous...Ahah, je ne te dirais pas. : ) Mais j'espère que tu apprécieras ce chapitre qui réponds à ta question. Bonne lecture et merci pour ta review. Biz
Mamou : :) Merci beaucoup. La voilà finalement avec un peu d'avance sur le nombre de reviews souhaités. J'espère qu'elle te plaira. Bonne lecture. Biz
Fanny-kun : Et bien, j'espère que ce nouveau chapitre en plein dans l'action te plaira autant. Un peu moins d'humour et un peu plus de larmes - mais faut ce qui faut - et un chapitre encore plus long que les autres avec une fin à assassiner l'auteur...J'espère que cette suite te plaira. Bonne lecture et merci pour ta review. Biz
Egwene : Je suis contente que ma fic te plaisa, j'espère qu'il en sera autant pour la suite. Bonne lecture et merci pour ta review. Biz : )
Typhi : Si t'es claire, lol. Mais...eh...Et bien c'est comme ça et c'est pas autrement. lol. C'est vrai que moi aussi j'ai du mal à m'y retrouver parfois mais c'est pour faire encore plus ressortir le côté 'être dans le personnage et ressentir les choses lorsqu'il le ressent' j'espère que ca ira mieux avec ce chapitre : ) Pour Quirrel...Je pense que tu vas vouloir l'éviscérer encore un peu plus à la fin de chapitre qui j'espère te plaira. Merci pour ta review et bonne lecture. : ) Biz
Marisa : Bon allez, je vais m'en prendre plein les dents à la fin de ce chapitre je le sens. Alors premièrement, c'est bien que tu poses la question de l'intelligence : Réponse. Parce que JKR passe son temps à nous faire des méchants idiots et que c'est totalement irréalistes. Quirrel est intelligent. Déjà il arrive à faire semblant de bégayer pendant tout le bouquin en gardant son rôle de timide et tout - et je pense que dans le bouquin il est assez intelligent rien que pour ça - et je n'imagines pas des méchants pas intelligents. Si ils étaient tous crétins et les gentils tous trés intelligents, il n'y aurait aucune crainte à avoir. C'est comme Voldy qui dans les livres est un peu trop bête. Je rectifierais ça aussi, tout est un peu trop facile. Donc, j'espère que j'ai été claire - non, pas du tout, mais tant pis, lol - deuxièmement, désolé pour la déception pour l'annonce à Lucius, elle n'y est pas...Mais j'espère que le petit morceau qui relate 'la visite' - tu comprendras - te plaira quand même un peu. : ) Pour Dumby, désolé, pas de syncope - vieux con, va. - et pour Reg...ahaha...Cf chapitre juste en dessous. Merci beaucoup pour ta review et bonne lecture. Biz. : )
Gwladys Evans : Oh merchi ! Tu peux prendre ton fusil pour assassiner Quirrel, et le monstre derrière sa tête si tu veux. : ) Biz et merci pour ta review. Bonne lecture.
Makie : Merci pour ta review...Et bien, eh...il aura pas vraiment besoin de courage. : ) Mais lis plutôt la suite, et tu verras pourquoi...bouinnnnnnnnn...oups, j'ai rien dit : ) Bonne lecture. Biz. : )
Mélanie : Merci beaucoup. Je suis contente que tu ressentes les émotions que je veux faire passer, c'est ma principale crainte à chaque fois - même si quand je me relis je vois bien que ça 'happe' quand même pas mal et que donc, pour moi c'est bon, je peux poster - j'espère que ce nouveau chapitre te plaira et que ce n'est pas moi que tu aura envie de tuer à la fin - gardes Quirrel en tête : ) - Bonne lecture. Biz
Anonyme : Ah ben si, y a quand même un vrai - ou une - anonyme : ) Merci beaucoup pour ta review. La voilà! :) Biz et bonne lecture.
KIrAa : Merci beaucoup pour ta review. J'espère que la suite - Vraiment totalement différente des livres - te plaira. Et que Régulus aussi. :) Biz et bonne lecture.
Garla sama : Whoa, quelle grande review. Merci beaucoup. : ) Moi aussi j'ai beaucoup aimé la tête du vieux citronné, j'ai adoré écrire les pensées de Severus. : ) Je l'aime bien ce monsieur. Par contre, j'espère que tu ne seras pas trop déçu pour Lucius, il fallait vraiment que j'avais et ce n'était pas vraiment une scène que j'avais en tête - celle que j'avais c'est celle dans ce chapitre, tu reconnaitras quand on y sera - pour la première rencontre mais c'est assez court. M'enfin bon, j'espère que le reste du chapitre rattrapera le manque de blocage neuronal de Lucius chéri :) J'aime beaucoup la famille Black, j'aime beaucoup les grandes et belles familles aristocratiques et qui ont tout perdu dans la décadences - c'est l'histoire de ma famille, alors j'adore décrire tout ça - Sauf que Rég a pas été déshérité, il est mort lol : ) - Pour ce qui est de la volonté de les voir revoir tous ensemble, c'est vrai que ce serait trés beau, genre comme celle finale de cette fic...Mais...Ce n'est pas vraiment prévu comme ça. Mais on verra, peut être, pourquoi pas. : ) Mais il y aura de la musique dans le dernier chapitre, promis. : ) Merci encore pour cette belle et longue review, j'espère avoir pu t'apporter des réponses ou un peu de précisions quant au prochain et précédents chapitres. : ) je te souhaite une excellente lecture. Biz
Milla : Oui, surtout pendant les vacances...bouh. J'ai pas réussi. Mais pour le prochain chapitre, pas de quartier, je posterais pas tant que j'en aurais pas 280 na! - Oui, le nombre de reviews m'ait un peu monter à la tête, mais je peux t'assurer que si je n'avais pas ses limites, je n'écrirais pas, parce qu'il me faut vraiment de la motivation pour me mettre dedans et écrire - : ) Je ne sais pas combien cette fic fera de chapitre, parce que même si le dernier chapitre est écrit, je n'ai pas encore décider de la longueur, de ce que je garde, de ce qui va se passer et du retour de Voldemort et tout ça, donc je ferais au filling au fur et à mesure, mais on va parfois passer des passages plus rapidement que d'autres. J'espère que cette suite te plaira. On est encore en pleins dans les persos et leurs sentiments. Bonne lecture et merci encore pour ta review. Biz
Manoë : Je suis bien contente que tu n'es pas réussi à tuer Quirrel à distance...Ca me rassure pour la fin de ce nouveau chapitre : ) héhé. Merci beaucoup pour ta review. Et je n'ai pas vraiment de recette pour écrire, la plupart du temps je commence mon chapitre en écrivant une phrase qui n'a rien à voir avec la fic et qui ne reste parfois jamais là. Mais elle est le point de départ du chapitre et après je peux plus m'arrêter et je rentre et je ressens ce que les persos ressentent. Mais la plupart du temps ce sont des choses que j'ai ressenti moi même et c'est plus facile de les décrire, même si ce n'est donné à tout le monde - oups, je me lance des fleurs là? : ) - Et oh, ne pleures pas...Pas encore...Peut être pour ce chapitre là tu peux...: ) hinhin. Merci encore pour ta review et bonne lecture. Pauvre, pauvre Harry...biz
Amande : Et bien finalement, ce ne sera pas 240 review - bouh - mais me voilà quand même. Merci beaucoup pour ta review. Je suis contente que tu ais aimé la musique, tu es la première à m'en parler : ) C'est beau hein! Et encore, tu n'as pas entendu celle de Draco - Baaaaaaaaaah...Pauvre passage. : ) - mais je pense que tu la connais, mais je ne spoilerais pas. : ) J'espère que l'action toujours aussi rapide te plaira autant que le reste. Merci encore et bonne lecture. Biz
Judges : Non. Et en plus je le tiens pas - mais ce ne sera que pour ce chapitre ci...A partir de maintenant, pas de quartier! : ) - Merci pour ta review. Je suis contente que tu aimes mes persos remanier à ma sauve réaliste - franchement, qui pourrait faire confiance à Dumby je manipule tout le monde c'est mon métier ahahah - J'espère que tu apprécieras ce nouveau chapitre. Biz et bonne lecture.
Whou, et bien voilà, fini pour les reviews...Et maintenant le plus important, avant le chapitre : IMPORTANT! Manoë, encore une adorable revieweuse, me fait des fanarts pour Happy Days, ils sont visibles sur le site : blibl. ...Alors n'hésitez pas à vous y rendre, ils sont magnifiques! Merci encore à toi d'ailleurs. : )
Et maintenant, chose encore plus sérieuse que vous attendez tous,
voici le chapitre V de,
Happy Days
V. Le Manoir Malfoy
Cela faisait trois semaines - Oh déjà? - et Harry dormait mal et faisait des cauchemars chaque nuit, et chaque nuit il était réconforté par son père - ils avaient signés les papiers et fait ce bizarre lien du sang deux semaines auparavant, et Harry en avait encore la gorge nouée parfois parce que, alors que cela aurait dû être le plus beau moment de sa vie, il y avait cette menace et cette peur au dessus de sa tête - et de celle de Severus - et finalement, peut être aurait-il été plus heureux si tout avait finalement été annulé. Parce qu'il préférait être triste - il y était vraiment habitué, alors ce n'était pas si grave - qu'avoir peur - parce que, oh vraiment, il avait tellement peur de Quirrel et de ce qu'il y avait sous son turban -
Et comme chaque nuit il se réveilla en hurlant, la gorge en feu et les larmes roulant de ses yeux et il se mit à sangloter encore un peu plus alors qu'il entendait les quelques pas précipités résonner dans le couloir - comme toutes les nuits -
Il ferma les yeux, et retint encore quelques sanglots - malgré tous ces tremblements, ces frissons glacials qui parcouraient son corps - il aurait tellement voulu lui dire.
Ses yeux se fermèrent encore plus fort et il colla ses petits poings dessus lorsque Severus - son papa, il l'appelait ainsi maintenant, déjà. Parce qu'il fallait qu'il puisse l'appeler d'une manière stable et rassurante - le prit dans ses bras et tenta comme tous les soirs de le calmer, et de lui faire dire quel était son cauchemar, de quoi il avait peur.
"Le placard." Répondit Harry. Et cela marchait toujours. Son père croyait qu'il rêvait qu'il y était de nouveau et que tout ce qu'il vivait jusqu'à présent n'était qu'un rêve et comme Harry s'accrochait toujours désespéremment à lui juste après, Severus y croyait - Bien sûr qu'il s'accrochait. Parce que l'autre faisait tellement peur et avait l'air tellement dangereux avec ses yeux tout rouge, et il pourrait vraiment faire du mal à Severus et il ne voulait pas - non, jamais. -
"Harry." Souffla la voix apaisante de l'homme qui le tenait toujours contre lui. Mais Harry ne fit aucun geste lui signifiant qu'il l'écoutait - Parce qu'elle l'avait vu. La chose l'avait vu dans le miroir, il en était sûr. Il avait commencé par entendre la voix de Quirrel, et il faisait tout noir, et puis...Et puis quelque chose s'était retirée de devant ses yeux et il avait vu. Et c'était horrible. C'était quelqu'un, le visage de quelqu'un dans le miroir, face à lui. Avec ses yeux rouges. - Encore un peu plus, Harry se bougna contre l'homme et s'accrocha à lui, si fort. Et il pleurait tellement.
"Harry, s'il te plait. Dis moi ce que tu as."
Mais rien ne vint - jamais - et quelques longues minutes plus tard, Harry pu se rendormir dans les bras de son père.
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"Oh Père, s'il vous plait." Et le ton avait à la fois quelque chose d'impérieux et de trés trés suppliant. Mais le regard de glace de Lucius Malfoy restait implacable et Harry s'autorisa un petit sourire fatigué - et sa peau était encore trop pâle du manque de sommeil. Mais ça allait mieux, les potions de Severus et de Poppy faisaient des miracles, il n'y avait plus de Quirrel ni de monstre dans ses rêves - L'adulte blond releva les yeux vers lui, et le lui rendit, ses yeux s'éclairant un peu.
"Ca vous amuse monsieur Snape?" Et Draco qui continuait à s'évertuer à expliquer pourquoi il ne voulait absolument pas perdre son temps avec sa leçon de violoncelle alors qu'ils étaient au manoir pour les vacances - enfin - s'arrêta et se tourna vers Harry. "Ca t'amuse Harry? J'essais de nous organiser de bonnes vacances et toi tu ris?" Et Draco avait ce petit air de parfait petit monsieur mécontent et cela fit encore un peu plus sourire Harry.
Ces Malfoy étaient des spécimens vraiment étranges. Mais vraiment sympathiques. Et ce qu'il fallait de totalement effrayants.
Harry se souvenait encore de la première fois où il avait rencontré Lucius Malfoy et son épouse, c'était quelques jours à peine après que Severus ait signé les papiers d'adoption. Il avait étré présenté officiellement aux amis de son nouveau père.
Lucius et Nacissa Malfoy étaient arrivés habillés de beaux habits, et leurs maintiens étaient parfaits, et leurs visages et leurs yeux vraiment trés froids. Et Harry s'était inquiété d'être là tout seul dans le hall juste derrière Lapy.
"Je supposes que vous êtes Harry Snape." Avait dit l'homme et Harry n'avait rien pu répondre parce que sa voix était trés trés sèche et que celle qui avait parlé était glaciale et coupante comme un rasoir. - Et il s'était imaginé courir les bras en l'air, en hurlant hystériquement 'papa' dans le manoir pour échapper à ces individus. - Et il en avait laissé échapper un sourire.
Parce que plus que tout, il était persuadé que rien ne pourrait jamais lui arriver ici, dans ce manoir, avec Severus et Régulus pour prendre soin de lui. - Ce qui n'était pas le cas au château. Non. Pas là bas. Jamais. Et son sourire s'était fané -
Et puis parce que son père lui avait bien expliqué que les Malfoys étaient des êtres étranges et effrayants mais particulièrement sympathiques et doux.
Lucius avait haussé un sourcil et fait un pas dans la maison et Severus était apparu, Harry allant rapidement se réfugier près de lui. - Bien, il n'avait pas peur parce qu'il était chez lui, mais quand même! -
"J'aime bien t'entendre jouer du violoncelle Draco, alors ça ne me dérange pas qu'on ne passe les vacances qu'à cela." Répondit Harry sortant de ses pensées et reportant son attention sur son trés cher camarade blond.
"Bien sûr, toi tu n'auras pas le bras épuisé par tant et tant d'allées et venues sur des cordes vibrantes." Et Draco avait ce visage - comme si il se sentait outrageusement trahi. Un peu comme son père le faisait parfois - et Harry sourit encore un peu plus. "Ah non, je serais juste affalé sur un canapé à t'écouter rouspéter. Je ne sais quel est le moindre de ces maux."
Et Lucius laissa échapper un léger rire - toujours trés court et trés discret, ce qui avait le don de fasciner Harry, parce qu'on avait l'impression que ce rire si fin était un immense éclat joyeux, et c'était bien. C'était vraiment bien d'entendre ce grand monsieur un peu effrayant et trés froid rire ainsi - et lança un regard attendri aux deux enfants assis autour du thé. - Harry avait appris tant de mots et d'expressions qui le transformaient en petit aristocrate tout à fait fréquentable que cela donnait quelque chose de vraiment amusant, et de trés attendrissant. -
Draco se mit à bouder et Harry lança une moue désolée accompagnée d'un petit sourire à Lucius.
- Il était tellement bien ici. Il en oubliait presque cette douleur, cette peur, là, dans sa poitrine. Cette peur de voir le visage ressurgir et l'avaler, et prendre son père -
Finalement Draco accepta d'honorer son professeur de violoncelle de sa présence - comme toujours, il en fallait beaucoup pour que Draco réussise à faire capituler son père - et Harry resta avec lui tout du long, rendant la corvée finalement assez amusante au vue des rires et des réflexions qui fusaient dans la salle de musique à chaque fois que Draco rouspétait - ce qui revenait à trés trés souvent, parce que Draco n'aimait vraiment pas ses leçons de violoncelle -
Et puis Severus rejoignit les adultes en toute fin d'après midi - il devait repartir cependant rapidement parce qu'il était 'de garde' ce soir, lors du banquet à Poudlard - Et Harry et Draco avaient suppliés, avec force larmes, tristesse, et rage et désespoir de ne pas avoir à assister à cette fête lamentable qu'était Halloween et était venu passer les vacances de Novembre au manoir Malfoy, avec Régulus. - C'était une de ces choses pour lesquelles Lucius capitulait face à son fils -
"Je passe juste quelques minutes pour voir comment les choses se passent. Ils ne sont pas trop infernaux?" Demanda Severus à Lucius en s'asseyant sur un fauteuil en face de son ami. Celui-ci secoua la tête et eut un de ses regards froids mais content que Severus connaissait tant.
"Régulus et toi avez de la chance de l'avoir avec vous. Cet enfant est une merveille."
- Bien sûr qu'il l'était. Harry - Son fils - était un goss adorable, naturellement. Severus le savait, maintenant. Ca faisait presque un mois déjà. - Il acquiesça.
"Mais il est bien trop fatigué, Severus, et ce n'est pas normal."
- Et cela aussi, il le savait. Mais le maître de potion ne pouvait se résoudre à violer l'esprit du gamin - de son fils -
"Je sais."
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"Cissa, s'il te plait."
"Oh, Régulus, je t'en pris, j'ai l'impression d'entendre mon fils. Je t'ai déjà dit que ce n'était pas possible."
Narcissa Malfoy, la grâce incarnée dans sa robe bleutée passa une main blanche et fine sur son visage et observa son cousin. Qui boudait ostensiblement.
Elle soupira.
"Régulus." Et cela sonnait comme une menace mais Régulus connaissait trés - trés - bien sa chère cousine et ne se laissa pas embobiner.
"Oh s'il te plait, ce n'est pas comme si je te demandais de..."
"Si, c'est comme si tu me demandais quelque chose de trés compliqué et dangereux à faire. Je ne peux pas."
La réponse de la femme sembla énerver Régulus qui se refonça dans son fauteuil et tourna son regard vide sur la véranda. - Bien, elle refusait. D'accord. De toute manière, tout le monde avait toujours refusé de faire quoique ce soit pour lui. Sauf Severus. Et Harry. Mais sa famille...Sa famille avait toujours des choses mieux à faire que l'aider lui, pauvre petit dernier des Black. -
Il aurait dû s'en douter, et ne même pas venir. De toute façon, Lucius l'avait prévenu que ce serait vain. Mais il lui avait rétorqué que Narcissa était sa cousine et qu'elle accepterait sûrement. Il avait juste oublié dans l'équation que justement, elle était de sa famille, et que sa famille l'avait toujours juste déçue.
Il soupira, toussota puis se leva et quitta la pièce sans un mot de plus. - Tant pis, l'Horcruxe que détenait sûrement Bella dans son coffre à Gringotts y resterait et pourrait être ainsi restitué au Maître dés qu'il serait revenu -
Mais quelle importance n'est ce pas? Il demandait juste à Narcissa de l'aider à faire quelque chose pour pouvoir détruire cette enflure, pour pouvoir assurer un avenir fait d'autres choses que de soumission à son fils, mais Narcissa était ce qu'elle était et elle ne pouvait pas faire quelque chose comme 'se mettre en danger'. C'était une vraie Serpentarde, faible et trouillarde. Et Régulus serra les machoîres de tristesse et de rage alors qu'il rejoignait le petit salon.
"Je t'avais prévenu Régulus." Lui parvint la voix froide mais pourtant si douce de Lucius Malfoy - Comment cet homme faisait-il pour modeler sa voix comme il le voulait. Il pourrait manipuler n'importe qui avec ça. Et preuve en était qu'il était Le Bras Droit à la belle époque, et qu'il était maintenant le confident, 'l'Homme des petits papiers' du Ministre de La Magie, et Merlin, comment pouvait-il faire cela? -
"Peu importe. Ca n'a pas d'importance." Sa voix était coupante - lui aussi savait le faire - et enragée - Et ne pas voir lui donnait l'impression d'être encore plus vulnérable et inutile. -
Etait-il le seul à s'inquiéter de savoir où étaient les Horcruxes, à s'inquiéter de l'avenir des gamins qui jouaient dans la petite pièce de musique à l'étage?
Et si c'était le cas, comment pourrait-il faire pour les protéger, il était aveugle.
Et l'angoisse qu'il ressentait, et qui lui tordait les entrailles fut ressentit par les deux ainés et ce fut Severus qui prit la parole d'un ton rassurant.
"Peu importe qu'on ne récupère pas cet horcruxe maintenant Régulus. Même si Bellatrix réussissait à sortir de prison, par n'importe quel moyen que ce soit, je suis persuadé qu'elle ne sait pas ce qu'est un Horcruxe."
" Et Voldemort ne le sait pas, peut être!" Siffla t-il, en colère. Vraiment, c'était fatiguant. Fatiguant de s'en faire. - Pour lui, pour les Horcruxes, pour le futur, et pour Harry. Harry et ses cauchemars. Ce n'était pas normal. Ca n'allait pas du tout -
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"Tu ne sais vraiment pas incanter?" C'était la dixième fois au moins que Harry posait la question depuis que le professeur de violoncelle était parti - Et Harry pensait que cet homme était vraiment fait de patience pour subir Draco pendant deux heures à chaque fois. -
"Non, Harry. Pourquoi devrais-je savoir incanter? C'est quelque chose que les elfes de maison font, pas les sorciers."
Et parce que les elfes de maison le faisaient il paraissait répugnant à Draco de savoir le faire également. - Parce que les elfes de maison étaient des êtres inférieurs. - Harry soupira. Parfois Draco pouvait être juste étonnament ridicule.
"Est ce que je peux au moins te montrer?"
Bien, le petit blond avait des principes, son père les lui avait inculqués et il aimait montrer qu'il les connaissait et les maîtrisait. Et faire quelque chose que les elfes de maison faisaient entrait dans la catégorie 'ne pas faire des choses vulgaires que les êtres inférieurs à notre famille trouveraient normales de faire'.
Cependant c'était Harry qui le lui proposait, et cet apprenti Serpentard avait trouvé chaque mot et chaque faille utile pour l'amadouer lui, fier petit héritier Malfoy, et attiser sa curiosité.
Et il aurait maudit cet idiot d'être un aussi fin manipulateur.
"D'accord." Vraiment doué.
Harry sourit. Il était ravi. Et encore c'était un bien faible mot parce qu'il pourrait du même coup montrer à quel point incanter était utile, et que les elfes de maisons n'étaient pas forcément si inférieur à eux.
"Est ce que tu aimerais quelque chose de particulier? A manger? Un vêtement? De la musique?"
"On peut incanter pour de la musique?" - Eh...ça Harry n'en savait rien, mais c'était toujours amusant de juste l'envisager. Il avait l'impression qu'il pourrait tout incanter si il le voulait. Peut être pourrait-il même incanter quelque chose d'énorme qui laisserait Draco bouche bée. -
Harry sourit. - Oh oui, quelque chose de vraiment impressionant. -
Il ferma les yeux, inspira un grand coup, et se lança :
"Que la magie autour de moi m'entende et qu'elle me dévisage avec soin. Pour que le déguisement que révêtira l'air, trait pour trait soit le mien."
- Oh, vraiment il était doué. -
Et le deuxième petit Harry qui le fixait avec un grand sourire semblait d'accord avec lui.
D'un même mouvement, il se retournèrent vers Draco et sourirent deux fois plus en avisant son visage pâle et choqué.
- sauf que choqué n'était pas suffisant. Pas du tout. Le petit blond était comme horrifié -
"Ce n'est pas..." Et l'héritier cherchait ses mots et semblait réellement paniqué. "Ce n'est pas bien!" S'exclama t-il. "Harry il ne faut pas faire ça!"
Et c'était sérieux là, vraiment.
- Quoi? Pourquoi ne le pouvait-il pas? - Severus et Régulus ne lui avait rien dit lorsqu'il l'avait fait la dernière fois. Son père lui avait juste demandé de ne pas le faire à Poudlard. Alors qu'est ce que Draco avait avec cet air catastrophé.
"Père!" Cria tout d'un coup Draco. Et cela n'avait plus grand chose d'amusant. - Quoi? Est ce que c'était mal? - Et ce fut au tour d'Harry de ressentir une pointe d'angoisse au creux de l'estomac. - Oh non, qu'est ce que son père allait dire si c'était une grosse bêtise. Il ferma les yeux. Oh, il était fatigué et il en avait assez d'avoir peur pour son père et pour lui. Pour tout -
Draco avait couru jusqu'à la porte du petit salon de musique maintenant, et l'avait ouverte pour appeler de nouveau.
"¨Papa! Père!" Pressé, vraiment anxieux. - Ok, en réalité, peut être y avait-il quelque chose de dangereux quelque part. "Harry, arrête ca, s'il te plait. Est ce que tu peux le faire partir?"
Et sa question semblait un peu étrange à Harry - parce que ce n'était que lui qui était là non? Son double n'était pas une espèce de monstre qui allait bouffer tout cru le blond terrorisé. -
Des bruits se firent entendre, rapides, dans l'escalier.
- Ok, arrêtons là le massacre. -
"Que la magie hôte son déguisement et ne soit plus visible au commun des mortels."
Et il entendit un vague gémissement de terreur alors que les pas se rapprochaient et Harry rouvrit les yeux - qu'il gardait toujours fermés pour incanter - pour tenter de rassurer le blond et tourna son visage vers l'endroit où devait avoir disparu son double.
Dont le visage était prêt. Vraiment tout prêt de lui. Et le regardait fixement, son souffle, un râle peut être, caressant sa joue. Et Morgan, Draco avait raison d'être effrayé parce que ce n'était pas normal qu'il agisse ainsi. - Et ses yeux! Harry voulait fermer les siens pour ne plus voir le petit visage - le sien - si prêt de lui et si effrayant. - D'accord il avait fait une bêtise, pardon, mais que tout s'arrête maintenant. -
Il rouvrit les yeux et tomba sur le sourire malveillant de son double.
Qui se jeta sur lui.
Il entendit vaguement Draco lâcher un autre cri, la porte s'ouvrir et quelques jurons retentir avant que lui même ne se mette à crier de terreur.
- Il essayait de l'étrangler -
Puis sa tête tappa contre quelque chose de dur et il s'évanouit.
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Il avait atrocement mal à la tête. Et tout son corps semblait alourdi et angoissé à la simple idée d'envisager de bouger. Ses muscles tendus à l'extrême.
- Qu'avait-il bien pu se passer pour qu'il soit dans cet état? Oh, et son père était-il au courant qu'il était là? Allait-il le gronder? Mince, qu'avait-il fait? Il se souvenait juste qu'il était avec Draco dans le salon de musique et qu'il parlait. Et maintenant il était là et il se sentait vraiment trés mal. Oh, non non non, son père allait sûrement être en colère et déçu d'avoir un fils comme lui. - Il déglutit et tenta de respirer un peu mieux, mais l'angoisse serrait sa gorge et ce fut une sorte de hoquet étranglé qui passa ses lèvres - Mais c'était juste la première fois qu'il faisait une bêtise - Mais est ce que c'était une bêtise? Où était-il, Merlin? - et il pourrait promettre à son père que c'était la dernière. - Mais, oh, s'il vous plait, qu'on ne lui enlève pas déjà Régulus et son père. -
"Harry?"
Bon, la voix de son père ne semblait pas en colère. Juste un peu froide et inquiète mais c'était assez habituel. Alors c'était bon. Tant que c'était comme d'habitude, il était en sécurité.
Doucement, il ouvrit les yeux et tomba sur le visage de Severus, penché sur lui.
"Qu'est ce qui s'est passé?" Osa t-il demander, une vague de douleur traversant sa tête. Et il paniqua légèrement. - Oh non, était ce le visage? Etait-il finalement réapparu devant ses yeux? En pleine journée? -
"Tu as incanté Harry."
Et le garçon fronça les sourcils? - Quoi? Non. Enfin, non. Il n'avait pas incanté- Et son père dû comprendre son air perplexe puisqu'il soupira. " Harry, je suis désolé de ne pas t'avoir dit cela plus clairement mais tu ne dois pas incanter, c'est quelque chose de dangereux."
"Mais. A la maison?" Le petit brun fronça les sourcils.
"A la maison c'est différent, c'est la magie de la maison qui t'aide, et elle n'est pas nocive. Ici nous sommes chez les Malfoys, et ce manoir a été habité par de nombreuses personnes mauvaises, donc la magie n'y est pas aussi attentionnée qu'à la maison. C'est pareil pour le château, il y a bien trop de magie là bas pour que tu te risques à incanter. Et surtout pas un deuxième toi. C'est trés dangereux et je ne veux plus jamais que tu le refasses, même à la maison. Il est trés difficile de faire disparaitre une antité créé magiquement, d'autant plus qu'elle n'aspire qu'à une chose, tuer son créateur et prendre sa place."
- Tant que ça?- et Harry était livide de peur mais il ne savait pas, avant. Alors ce n'était pas vraiment sa faute. "Je suis désolé." Mais Severus ne semblait vraiment pas en colère, juste trés inquiet. "Est ce que c'est parti?" L'adulte acquiesça. "Oui."
"Je ne me souviens pas." - Et c'était effrayant. Est ce que c'était normal?-
"C'est normal." - Bien. Tant mieux. - "Pour détruire la créature il faut l'emprisonner dans le noir total. Les particules de magie qui se sont accumulées pour te ressembler n'ont alors plus de point de repère et se séparent et l'incantation est rompue. Quand une incantation de cette puissance est rompue et non levée par magie, le créateur perd la mémoire. C'est pourquoi c'est trés dangereux Harry. Alors promets moi que tu ne le feras plus."
L'enfant hocha vivement la tête et promit d'une petite voix à son père. Puis il se rendormit, exténué et rassuré.
- Mais il aurait dû se souvenir. Rester les yeux ouverts, malgré tout. Parce qu'il n'avait pas de potion. Pas de remparts contre les deux visages. Et les yeux rouges -
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Une demi heure plus tard Severus quitta le manoir, déjà en retard pour la soirée d'Halloween, laissant un Harry profondément endormi dans l'immense lit d'une des chambres d'amis du Manoir des Malfoys.
Seulement, même profondément endormi, Harry assista à l'introduction du Troll dans Poudlard, et il voulait hurler contre l'homme pour faire quelque chose comme cela - Heureusement que son père était au manoir - - Mais il y avait tous les autres enfants - puis au cri paniqué de Quirrel alors qu'il pénétrait dans la grande salle - et - oh Merlin - son père était là - Et Harry voulait crier et empêcher ce qui devait arriver et - oh non, il devait encore dormir - il voulait se réveiller, maintenant.
Mais rien n'y fit et il gémissait de peur et de crainte alors que les élèves s'éloignaient déjà et que Quirrel évanoui - il ne l'était pas, c'était un mensonge! S'il vous plait - était doucement réveillé et quittait rapidement et discrètement la pièce ensuite, feignant d'aller racompagner des élèves.
Mais aucun élève n'avait sa place au troisième étage de l'aîle est et Harry sentit son ventre se serrer de peur et de panique quand l'homme pénétra dans un couloir poussiéreux, fixant immédiatement une petite porte en bois, et s'y rendant rapidement - et merlin, Harry pouvait sentir l'excitation de l'homme en lui et il en aurait pleuré parce que c'était malsain, et vraiment effrayant - puis quirrel ouvrit doucement la porte et Harry, encore, aurait hurlé lorsque ses yeux - où quoique ce fut qui lui permette de voir - tombèrent sur la créature à trois têtes qui dormait sur le sol.
- Oh non, il voulait se réveiller et ne pas voir cela - Et il tenta de fermer les yeux mais rien n'y faisait et toujours Quirrel - et lui, n'importe comment - s'approchait de la bête.
Et puis il le vit sortir une flute - ou quelque chose comme ça - et au moment où le professeur se mit à jouer la porte s'ouvrit avec fracas et Harry gémit et tenta de crier et de pleurer et de se réveiller aussi parce que - oh non, non non non - c'était son père qui était là, face à l'homme à deux visages et il était seul.
Et il y eut alors plusieurs sorts de lancés et Harry sentait que son corps se débattait entre des bras étrangers, et alors que le monstre, les deux monstres - celui à trois têtes et celui à deux visages se jetaient sur son père, le griffait, tentait de le mordre et de le blesser Harry se réveilla, suffoquant, les yeux écarquillés d'horreur.
"Harry!" Il sentit qu'on le relevait brusquement - et il fallait cela pour qu'il ne reparte pas. - "Harry." - Il devait suivre la voix et crier après son père. Vite. Trés vite. Mais il voyait tout blanc et noir et c'était si sourd autour de lui et - oh mon dieu pas son père - il fallait qu'il parle, vraiment.
"Harry, tu m'entends, restes avec nous. C'est Lucius. Et Régulus est là aussi. Reste avec moi." Et la voix de l'aristocrate blond était douce et rassurante mais - oh il sentait tant de larmes rouler et sa tête tombait en arrière sans qu'il ne puisse la tenir, c'était si lourd - ce n'était pas lui qu'il voulait auprès de lui mais Severus, son père et l'homme à deux visages avait promis. "Papa" C'était sa voix. Il parlait. Il pouvait peut être le dire maintenant. - Allez, s'il vous plait, que tout reprenne des couleurs. S'il vous plait. -
"Non, ton père est à Poudlard Harry. Ca va aller, calmes toi." - Non. Non, ça n'allait pas bien et il fallait que son père soit sauvé. Pas mort, oh non, pas mort. Non. - Et il sentait sa poitrine se soulever trop rapidement et c'était toujours si dur de voir et de respirer maintenant.
"Papa." Mais il fallait qu'il force, qu'il le dise, qu'il le sauve. " Poudlard...Papa est...danger. Quirrel...et ...Monstre. Troisième étage...interdit. " Et il se mit à sangloter et il voulait tant pouvoir voir autre chose que du noir. Pourquoi n'avait-il pas pu fermer les yeux là bas, et ne pouvait-il pas les ouvrir ici, alors qu'il le voulait tant.
"Régulus, restes avec lui." Et Harry senti qu'il changeait de bras et il fut attiré contre un torse plus fin, un peu tremblant. Il eut ensuite conscience d'une main fraiche posée sur son front et d'un murmure contre sa tempe mais il entendait de nouveau tellement mal - tellement sourd - et il gémit de peur et de tristesse et tenta de s'accrocher à l'homme. - Oh non, il ne fallait pas qu'il retombe évanoui, surtout pas. Il allait encore le voir, les voir et peut être que son père serait mort, déjà et - Oh non. Non. Cela ne pouvait pas arriver. -
Il aurait dû en parler. Il aurait du prévenir son père qu'un homme à deux visages voulait le tuer. Et que lui pouvait le voir. Il aurait dû. C'était de sa faute.
"Pardon." Et sa voix lui semblait irréellement lointaine et cassée et les bras de l'aveugle - de son cher Régulus, si gentil - se resserèrent autour de lui et alors qu'encore plus de larmes s'échappaient de ses yeux il perdit de nouveau connaissance.
- & -
Lucius courrait.
Et il en fallait beaucoup - vraiment énormément - à Lucius Malfoy, dernier représentant de la belle et grande et puissante lignée des Malfoy - pour se laisser emporter par la panique et courir devant témoin.
Mais là, alors qu'encore dans sa tête résonnait les hurlements de terreur et de supplications du petit Harry Potter, nouvellement Snape, onze ans à peine et ami de son fils, il ne pouvait faire autrement que de courir et espérer arriver à temps.
"Monsieur Malfoy?" Il se retourna et fit à peine attention à l'air interloqué de Dumbledore et s'avança vers lui. "Qu'y a t-il au troisième étage?"
Il n'allait pas répondre. Le vieil homme n'allait sûrement pas lui dire à lui, un mangemort suspecté - c'était il y a longtemps - ce qui pouvait bien être caché là bas.
"Severus est là bas. Et il est en danger. Répondez Dumbledore."
Encore le directeur sembla réfléchir et Lucius ne lui laissa pas plus de temps de l'aider et parti en courant. "L'aile Est" Entendit-il au moment où il tournait au coin.
Bien, l'aile est, c'était vaste comme aile. C'était un château de plus de 1500 pièces par étage, sans compter celles qui n'existaient que quand elles le souhaitaient. Cependant les escaliers de l'aile est le menèrent pratiquement imédiatement juste en face d'une petite porte entrouverte et Lucius - et si il n'avait pas été un Malfoy il l'aurait sans doute fait - se retint de remercier chaudement le château.
Il s'engouffra sans attendre dans le couloir sombre, baguette en main et ne pu retenir un hoquet étranglé - de peur, d'angoisse, de tristesse - -Non. - en avisant le corps - amas de robes et odeur âcre et métallique - qui gisait un peu plus loin. "Severus, je t'interdis d'être mort."
Et l'homme blond se précipita sur son meilleur ami - si vieil ami - et le retourna avec précaution, priant mille et un dieu pour que Severus Snape soit encore en vie. "Severus." Et le visage était crispé dans le douleur - Salazard, par l'enfer, merci - Et il aurait soupiré de soulagement si il l'avait entendu gémir de douleur en plus mais cela semblait trop difficile pour l'homme et Lucius serra les dents.
Il était en vie, oui, mais pour combien de temps. Et sans attendre, sans réfléchir et penser un instant à la magie - parce que la magie ne rassurait pas - il passa rapidement ses bras sous le corps moite de sang et désarticulé et fonça vers la sortie.
"Je l'emmène à Saint Mangouste." Et son ton de voix était inplacable lorsqu'il s'adressa à Albus, mais Albus étant Albus il le retint. "L'infirmière pourrait..." "Non". Et ce fut court et bref et froid et Lucius quitta le château, rejoignant la sortie et transplanant directement dans le hall des urgences de l'hôpital. - Et oh, par l'enfer, Severus allait se marrer pendant des jours en imaginant Lucius, lui, si élégant, l'image même de l'aristocrate froid et maître de lui, apparaitre échevelé portant un corps presque sans vie au milieu d'une sale bondé. - - Oh oui, Severus avait intérêt à en rire. A être en vie. -
Il n'eut pas le temp d'expliquer ce qui s'était passé - il n'en savait rien - que son meilleur ami était sur un brancard, recevant déjà des soins. Et les médecins et Severus - ce qu'il en restait. Salazard, tais toi - disparurent dans un concert de sort, de paroles indistinctes et scientifiques et de légère panique.
- Bien, il ne restait plus qu'à attendre maintenant. A s'assoir parmis ces gens et à attendre. Et malgré son malaise - son dégoût - d'être assis entre une petite ménagère de cinquante ans aux habits rapiécés, la cheville visiblement foulée et une mère de famille aux trois goss épuisants, Lucius Malfoy n'aurait souhaité quitter ce lieu pour rien au monde. Parce que son meilleur ami était là.
Et que peut être, il allait disparaitre. - Mourir -
- & -
Régulus était épuisé. Nerveusement.
Il n'avait rien pu faire pour coucher Draco et celui-ci était semblait-il - parce qu'il ne voyait rien et ne maîtrisait rien - étendu sur le lit auprès d'Harry qui dormait, ou était inconscient. Et Régulus aurait voulu appeler quelqu'un pour vérifier. Pour être sûr que Harry n'était pas juste en train de mourir, qu'il n'était pas dans un coma ou quelque chose comme ça mais bien profondément endormi et qu'il allait se réveiller un jour.
Mais Narcissa était absente - comme toujours, Madame Malfoy avait une réunion mondaine auprès de ses dames - et aucun elfe ne semblait vouloir répondre à son appel.
Et il ne voulait surtout pas quitter le chevet des garçons - de Harry - dont la main dans la sienne, chaude, lui prouvait que le petit était en vie.
Et lui ne pouvait appeler personne. Il était mort - Merlin - il était mort et enterré, et jugé coupable de mangemorie, crime contre l'humanité, crime contre la paix, association avec l'ennemi, et surtout, frère de l'ignoble et cruel Sirius Black. Un appel, un seul, à n'importe quel médecin le rendrait encore plus vulnérable - mort - qu'il ne l'était déjà.
- Oh, mais pouvait-il laisser Harry ainsi - L'aveugle plissa les yeux et passa sa main libre dessus, puis sur tout son visage.
Ils avaient passés de tellement jolis moments ce dernier mois. Harry s'était adapté. Il était heureux, semblait-il, même si ses cauchemars étaient fréquents et que d'après Severus, son regard se faisait souvent triste - il était heureux, et Régulus ne voulait - ne pouvait - pas le perdre maintenant. Il ne pouvait pas concevoir que ce petit bout d'homme attentionné disparaisse, sans jamais connaître un peu plus de la vie, de son statut de fils, de neveu - Allez, un jour, il réussirait à appeler Régulus et Lucius 'tonton' - -et Régulus sourit douloureusement quand il se souvint de la tête de Lucius lorsque Severus avait émit cette idée folle - et de filleul. Harry ne pouvait partir sans avoir connu son parrain. - Oh Merlin, Harry ne pouvait juste pas partir -
L'aveugle ressera sa main sur celle de l'enfant et laissa tomber sa tête sur le matelas juste à côté du petit oreiller de Draco, et laissa quelques larmes couler - Il en avait tellement assez, lui. Il avait l'impression, tout le temps, d'être encore un de ses adolescent vulnérable, à l'instant enrôlé par le Lord, empâté dans le sang et la douleur. Il avait l'impression d'avoir cessé de vivre, et de grandir, le jour de sa mort. De sa cécité. -"Réveilles toi Harry. Réveilles toi." Et c'était une supplique qu'il avait formulé tant de fois depuis que Lucius était parti - depuis deux heures que Lucius avait quitté le manoir à la recherche de Severus -
Il y eut un bruit alors qu'il allait se mettre à sangloter - ce n'était pas loin, ce hoquet coincé dans sa gorge allait bientôt se déchirer, résonner dans la pièce - et il releva brusquement la tête et s'approchant un peu plus de Harry. Il passa sa main libre sur le fin visage en sueur et tenta de voir, de toucher, les yeux verts du garçon. "Harry? Harry, tu m'entends?"
Il y eut encore ce petit changement dans son souffle et Régulus sourit. "Harry?"
"Régulus." Retentit la petite voix - vraiment trés faible - et puis l'homme sentit quelques fils d'eau contre ses doigts et il tenta de les essuyer, et Harry pleura encore un peu, tout son corps tremblant. "Où est papa?" - Et Régulus aurait voulu pleurer encore plus - parce qu'il pleurait déjà beaucoup parce que c'était nerveusement épuisant et il était déjà presque 1h du matin - quand il lui apprit qu'il ne savait pas, mais que Lucius était aller le chercher.
"Harry." Et le visage du garçon se tourna un peu vers lui - il entendit le léger froissement - et sa main et son corps tremblèrent un peu. " C'est le professeur Quirrel, il faut l'arrêter. il m'a dit qu'il tuerait papa si je lui disais que c'était lui. Et je ne pouvais pas. Et il y avait ces deux visages, et ces yeux. " Et les sanglots écorchaient les mots et secouaient le garçon et Régulus sentit son corps se glacer et il arrêta de pleurer, et de respirer.
"Ses yeux Harry?"
- Oh Salazard, non, il ne fallait pas. Oh, non, Severus ne pouvait pas. Ne devait pas. Pas face à lui. Et lui ne pouvait être là. Pas déjà -
"Rouges. Et ils parlaient ensemble. Et ca a fait tellement mal quand il m'a touché. Mais il a dit que je ne devais pas le dire parce qu'il tuerait papa. C'est de ma faute. Je suis désolé."
Et Régulus dû faire une tête horrible parce que le garçon vint se serrer contre lui en tremblant et en murmurant une litanie brisés de petit 'pardon' - mais ce n'était pas sa faute! Oh, non, pauvre goss, ce n'était pas sa faute. - et Régulus l'entoura de ses bras et le serra trés fort. "Oh poussin, ce n'est pas ta faute, ce n'est pas ta faute."
Et ils restèrent ainsi, la respiration lente de Draco les calmant doucement, jusqu'à ce qu'un elfe de maison n'apparaisse dans la salle - et le 'pop' violent réveilla le jeune blond en sursaut et il parut soulagé de voir Harry éveillé, et lui sourit -
"Qu'y a t-il Evy?" Demanda t-il ensuite. Et sa voix était froide - comme si il ne venait pas tout juste de se réveiller, mais ses yeux étaient encore presque à demi fermés -
Et la créature, les yeux larmoyants, comme submergés de chagrin, reniflant - et il y eut comme un cri en Régulus. Un déchirement. - Pas ça - ouvrit la bouche.
Vous avez remarqué comme j'adore les - oh non - En fait, il faut les imaginer un peu cassé, brisé, plein de larmes. J'aime beaucoup ce son - quoi? Comment ça je suis bizarre? Mais non, j'aime juste ce son. C'est trés pratique au théatre pour faire pleurer tout le monde. : ) -
J'adore Régulus. J'adore Harry. J'adore Draco et J'adooooooooooooooooooooore Lucius chéri. N'est ce pas qu'il est mignon tout paniqué. Il en arrive des tuiles dans ce chapitre hein! Mais souvenez vous quand même de chaque détail, ca pourrait être utilé pour le suite.
Il vient d'y avoir deux accidents devant chez moi et à chaque fois je sursautes au son des roues qui crissent contre le béton puis le 'BOUM'. Vraiment, les gens, sur une petite route en ligne droite avec des saute-sautes, faut être con quand même. Heureusement, pas de blessé. - Les Whion whion, m'aurait encore plus fait flipper tiens - j'ai peur des gros bruits soudain - - Genre même un truc qui tombe de mon bureau sans que je m'y attende, ca me laisse toute tremblante pendant un bout de temps - Oui je suis cinglé, soit. - D'ailleurs, j'ai presque - presque - hyperventilé avec le passage ou Harry tente d'ouvrir les yeux puis lorsqu'il essaye de voir, quand il est réveillé, et de se sortir de cet état horrible de semi inconscience malsaine - j'ai vécu ça, avec des crises de manque - ouai, la dépendance aux somnifères, c'est dangeureux - et je peux vous assurez que c'est ignoble. Ajouté à cela l'espèce de sensation au niveau du nombril, ou du dos qui semble nous aspirer vers le fond du matelas, et nous endormir et nous rejeter immédiatement et nous réveiller, et c'est pateux et vrombissant. - Bouah, horrible. -
Bref...Tout ça pour dire que : Ce chapitre était plus long que le précédent et bien sympathique à écrire. On sent que je n'attendrais pas la fin de l'année pour tout mettre en place et que...oh, mais au fait...Où est Quirrel? -
Grosse biz à tous.
Blibl'
PS: N'oubliez pas d'aller voir les fanarts de Manoë. Je laisse le lien sur ma bio. : )
