Titre: Resurgens lux (> la renaissance du jour)
Auteur: Na-chan
Genre: Voyage dans le temps, pis sinon tout ce qui fait un récit habituel pis mpreg aussi (pô encore tout à fait sûre mais presque)
Pairings: Lily-James pour le moment
Pitite note de l'autre: Merci beaucoup pour toutes vos reviews! J'ai été agréablement surprise d'en recevoir autant vous êtes tous trop gentils!
'fin valà les réponses à ceux qui ne se sont pas login-nés
Miya: merci beaucoup pour cette review! Ca me fait plaisir de retrouver les mêmes revieweurs . Pour le moment, c'est vrai que je suis vraiment à fond dans cette histoire, j'ai pleins de scènes en tête qui bouillonnent. J'verrai en même temps que vous où ça mène lol.
jenni944: michi beaucoup la suite est enfin là! lol
sweety: merci beaucoup la suite est là, et j'espère qu'elle te plaira!
eliza: merci beaucoup pour la review! j'espère que ça a été pour toi le bac. Quelles nouvelles? j'espère que ce chapitre te plaira bonne lecture (j'espère! )
Muchu: michi beaucoup pour ta review "mon talent d'écrivain" devient toute rouge ch'est pas un peu abusé? en tout cas, merci beaucoup, ça me fait vraiment vraiment très plaisir (et, entre autres, sourire comme une imbécile devant mon écran ). J'espère ne pas te décevoir avec cette suite (imagine la pression, là lol).
Disclaimer: De nouveaux personnages apparaissent mais les plus mieux sont pô à mwa T-T
Resurgens Lux
Chapitre 2:
Harry regarda autour de lui, presque surpris que le bureau directorial n'ait pas changé.
Il s'était réveillé quelques instants plus tôt avec une affreuse migraine et l'infirmière l'avait amené jusqu'ici, pestant tout au long de la route contre le directeur qui ne laissait pas le temps à ses patients de se remettre totalement - ça aussi, ça lui était familier.
Et puis Albus Dumbledore entra, suivi par ses parents.
Sa mère fut aussitôt sur lui, le bombardant de questions et vérifiant sa santé.
- Je vais bien maman, ne t'inquiète pas, répondit-il simplement en lui adressant un grand sourire.
Il ne pouvait empêcher son coeur de battre plus fort devant l'affection qu'elle lui témoignait.
Puis il regarda son père, lui sourit et salua le Directeur. Ce dernier fit de même, ses yeux pétillant de malice. Mais il n'y avait rien qui indiquait qu'il était au courant de quoi que ce soit.
En fait, réalisa-t-il alors, il avait un peu espéré qu'Albus lui aurait adressé un clin d'oeil avant de lui expliquer la situation. Mais cette possibilité venait maintenant de s'effondrer.
- Comment te sens-tu mon garçon?
Il était perdu dans un autre temps sans avoir la moindre idée de ce qui avait pu se passer, Voldemort était de nouveau vivant, il n'avait aucun souvenir de sa vie actuelle et était hanté par les images du dernier combat. Il allait merveilleusement bien, n'est-ce pas?
- Bien monsieur, j'ai juste un peu mal à la tête.
Le Directeur fut aussitôt à côté de lui, posant ses mains sur ses tempes, comme pour apaiser la douleur. Mais à la place il sentit une présence, presque invisible, tenter de pénétrer son esprit.
Pendant une demie seconde, il fut soulagé que ses barrières mentales soient toujours en place puis il décida de se bouger. Il rompit alors le contact qui s'était établi, reculant de quelques pas et laissa apparaître des traces de frayeur dans son regard.
Il était vraiment mauvais acteur mais avait appris durant sa formation accélérée - recouvrir le programme étalé sur trois ans en un an était éprouvant - comment paraître convaincant et il ne put que remercier à ce moment son vieux professeur pourtant honni – disons juste que ses méthodes n'étaient pas vraiment conventionnelles...
Il secoua doucement la tête, comme s'il était perdu et refusa obstinément de lever le regard.
- Harry, que se passe-t-il?
La voix d'Albus était douce et rassurante mais il ne fit que reculer un peu plus.
- Qu'est-ce qu'il y a fiston?
Il consentit à jeter un coup d'oeil à son père mais baissa aussitôt la tête.
Ce fut à ce moment que la porte menant au bureau s'ouvrit et il remercia mentalement la personne qui venait de le sauver, à savoir Severus Snape.
L'"enfant" se réfugia aussitôt dernier le nouveau venu tout en appréciant l'humour de la situation.
Le professeur de Potions lui jeta un coup d'oeil - dédaigneux pour ne pas changer - puis tourna la tête vers Albus, un sourcil levé en signe d'interrogation.
- Éloigne-toi du professeur Snape mon ange, tu le déranges.
Il fut tenté d'obéir à la voix calme de sa mère mais secoua juste la tête, attendant la suite des événements avec amusement - bien qu'il paraisse terrifié aux yeux des autres.
- Pourrais-je savoir ce qui se passe?
La voix était glacée, démentant la formule de politesse que Severus avait utilisée.
- Harry, que se passe-t-il?
Albus répéta sa question, mais utilisant cette fois une intonation de voix qui l'obligeait presque à répondre.
- Vous...
Il se perdit dans l'observation du bas de la robe de son ancien - futur? - professeur.
- Vous avez essayé de rentrer dans ma tête.
Sa voix n'était qu'un murmure mais il savait que les autres l'entendraient. Les mensonges les plus courts étant les plus crédibles, il décida de s'arrêter là.
- Monsieur Potter, bougez de là tout de suite.
Le regard de Severus était glacial et Harry eut l'impression d'être revenu dans les cachots - mais c'était maintenant inutile, il n'arrivait plus à le terrifier.
Il secoua doucement la tête, levant un visage à l'expression perdue vers l'homme en noir, puis s'en rapprocha un peu plus.
- Monsieur Potter.
La voix s'était faite menaçante, promesse de mille et une tortures.
Mais il ne bougea toujours pas.
Il perçut sans mal l'irritation de celui derrière lequel il s'était caché. Il avait toujours adoré faire enrager son professeur.
Celui-ci l'attrapa sans plus hésiter.
Il se figea au contact de ses mains sur lui. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus eu de contact intime avec une autre personne et il considérait trop James, Lily et Sirius comme sa famille pour qu'il ne se sente d'une quelconque manière attiré par eux. Alors que... alors qu'il avait fantasmé sur son professeur de Potions durant sa septième année - avant que celui-ci ne meure des mains de Voldemort.
Severus l'assit dans un des fauteuils du bureau avec une douceur qu'il n'attendait pas.
Il avait fini par apprécier l'espion parce qu'ils étaient trop semblables, parce qu'ils étaient du même côté, parce qu'il avait besoin de quelqu'un qui le comprenne. Ils n'étaient jamais devenus amis ou plus. Ils s'étaient juste reconnus l'un l'autre, peut-être même faits confiance. Mais jamais, jamais, Severus n'avait fait preuve de douceur ou de... de gentillesse envers lui.
- Monsieur Potter.
Il leva la tête, regardant les yeux noirs d'encre du professeur.
- Je vais rentrer dans votre tête maintenant.
- Non.
Il secoua de nouveau la tête même s'il savait bien que l'homme serait inflexible. Albus aurait pu le laisser tranquille, mais pas lui.
- Pourquoi?
- Parce que... parce que ça fait mal et... non!
- Harry.
De nouveau, il plongea ses yeux dans ceux de son vis-a-vis. C'était bien la première fois qu'il l'appelait par son prénom.
- Je ne vais pas te faire mal, d'accord? Je te promets que tu ne sentiras rien.
Il ferma les paupières, brisant le contact visuel puis acquiesça simplement.
- Mais je ne vous laisserai rien voir, murmura-t-il de sorte que seul Severus l'entende.
Il sentit le sorcier poser ses mains sur ses tempes puis sa conscience s'insinuer peu à peu dans son esprit.
Il réagit aussitôt à cette présence et bloqua toutes les visions qui auraient pu subvenir, posant une barrière autour de ses souvenirs pour qu'il ne soit pas capable de les voir.
Mais l'espion n'arrêta pas là et tenta de s'infiltrer dans les barrières, doucement, sans jamais lui faire mal.
Alors, car il ne pouvait clore plus son esprit sans que cela ne paraisse suspicieux, il laissa filtrer des sensations.
Amour, Chaleur, Confort.
Surtout pas d'images.
Douleur, Obscurité, Mort.
Réalisant que ses pensées avaient dévié, il se concentra pour laisser passer un peu plus d'émotions positives, balayant la vague de malaise précédente, puis rompit le contact.
Il ouvrit les yeux, pour apercevoir aussitôt ceux de l'Occlumencien.
Il percevait plus qu'il ne voyait - son ancien professeur était passé maître dans l'art de cacher ses sentiments - sa légère suspicion.
- Merci, murmura alors le Survivant et il sut que son vis-à-vis l'avait compris.
Il le remerciait parce qu'il avait tenu sa parole, parce qu'il ne lui avait pas fait mal.
- Il ne se souvient de rien.
Cette déclaration mit fin aux discussions.
Mais Harry n'oublia pas le regard que Severus lui avait lancé avant de quitter la pièce.
Une semaine et demi s'écoulèrent tranquillement. Il passait ses journées en compagnie de sa mère et de sa petite soeur puis son père les rejoignait le soir. Il apprenait peu à peu à connaître sa famille et il ne les en appréciait que plus.
Il avait même réussi à éviter d'éveiller plus de soupçons et la guerre contre Voldemort semblait ne pas avoir de répercussions dans le cocon familial.
Aussi avait-il décidé de prendre une "pause" et de simplement profiter de la vie telle qu'elle se présentait.
Mais aujourd'hui était le jour de ses vingt ans - et donc officiellement ses dix ans.
Il avait passé la matinée à cuisiner avec sa mère et il n'avait pas vu les heures défiler. En effet, il n'y avait pas d'elfes de maison dans cette demeure et c'était Lily qui assurait toutes les tâches seule - avec l'aide de la magie bien entendu.
- Hé bien mon chéri, tu m'avais caché tes talents de cuisinier.
Harry lui adressa un grand sourire puis posa un bisou sur sa joue. Il n'avait jamais reçu beaucoup de tendresse durant son enfance et il se rattrapait maintenant.
Puis les invités arrivèrent presque tous en même temps, d'abord Rémus puis Sirius - suivi de son fils (?) nommé Andranik - et en dernier Alexandre Potter, son grand-père.
La marraine de Gab' était en voyage à l'étranger. Apparemment, elle travaillait au Ministère et était en mission pour nouer contact avec d'autres pays. Toute aide contre Voldemort était la bienvenue.
Quant à sa marraine, cela semblait être un sujet tabou...
Son père arriva en dernier, retardé par un risque d'attaque au Chemin de Traverse. Ils passèrent alors tous à table.
- Compliments à la cuisinière, lança Sirius, un grand sourire aux lèvres.
- Et au cuisinier, ajouta Lily. Harry est un cordon bleu ignoré.
- A se demander si c'est ton fils Cornedrue, se moqua gentiment Rémus.
- Lily?
Les yeux de James se firent interrogatifs et les adultes éclatèrent tous de rire.
Harry les observait, un sourire aux lèvres. Son grand-père... Il semblait que tous les Potter devaient avoir les cheveux bruns en bataille!
Puis il secoua la tête et se tourna vers les "enfants".
Il sourit en voyant la bouille de Gabrielle. Il semblerait qu'elle ait loupé sa bouche. En bon grand frère, il nettoya doucement sa figure et l'aida à finir son assiette - même s'il la suspectait de faire preuve d'une certaine mauvaise volonté plutôt que de maladresse.
Andranik éclata soudain de rire, et Harry se tourna vers lui.
Il ne lui avait pas vraiment prêté attention avant. Mais il était très certainement un Black. Il avait un visage fin, raffiné, aristocratique. Il avait les même cheveux noirs que ceux de son père, ce qui soulignait d'autant plus le bleu de ses yeux.
Il ne devait pas être beaucoup plus vieux que lui, dix ou onze ans.
- Tu es vraiment un grand frère génial. J'aurais bien aimé en avoir un comme toi.
- Merci.
Sans pouvoir s'en empêcher, il piqua un fard. Il avait pourtant l'impression que cela faisait des années que ça ne lui était plus arrivé...
Ce qui ne fit que redoubler l'éclat de rire d'Andranik.
Alors Harry lui tira la langue avant de se laisser aller à l'hilarité lui aussi.
- Il serait peut-être temps pour Harry d'ouvrir ses cadeaux, non?
A se demander si Sirius n'était pas plus impatient que lui de savoir ce qui lui avait été offert. D'un autre côté, il était vrai que cela faisait longtemps. Ils n'avaient pas encore mangé le dessert et il était déjà cinq heures.
- Alors p'tit monstre, impatient?
De nouveau, il ne répondit que par un grand sourire puis se tourna vers son grand-père. Son grand-père... cela lui semblait si étrange...
- Hé bien, je crois que c'est à moi l'honneur.
Alexandre se leva puis sortit de sa poche un petit paquet qu'il agrandit d'un coup de baguette.
- Joyeux anniversaire mon ange.
- Merci papy!
Il reporta son attention sur son cadeau et enleva précautionneusement le papier. A l'intérieur se trouvait... une ceinture contenant des fioles.
Les sourcils froncés, il sortit plusieurs flacons, cherchant dans sa mémoire le nom de leur contenu.
Il avait souvent pris soin d'emporter avec lui des potions lors de ses missions d'apprenti auror. Celles-ci se composaient essentiellement de poisons, d'explosifs, de quoi détourner l'attention de l'ennemi en fait.
La seule qu'il reconnaissait était une solution d'un bleu fort clair, presque comme celui du Véritasérum. Mais cela n'en était pas, comme le témoignait le verre qui la protégeait - les récipients contenant le sérum de vérité ne devait surtout pas être en verre, de peur d'altérer sa nature. C'était une potion de soin, permettant de lutter rapidement contre une perte excessive de sang. Le problème était qu'en contre partie, le sorcier se voyait vidé de toute sa magie.
Il leva alors un regard perplexe vers Alexandre qui lui sourit avec affection en retour.
- Alors?
Apparemment, il était sensé savoir ce que cela signifiait.
- C'est... Ce sont des potions de soin?
- Bien. C'est la ceinture que j'utilisais lorsque je suis devenu guérisseur. C'était un cadeau de ta grand-mère.
Son grand-père fit une pause, semblant se remémorer des souvenirs.
- Elle est à toi maintenant. Les fioles sont protégées par un bouclier. Lorsque tu seras assez grand pour lever les sorts que j'y ai jetés, je t'apprendrai comment t'en servir.
Il savait ce que cela représentait pour son grand-père. La ceinture d'un guérisseur équivalait presque... presque à la baguette d'un auror.
- Papy, c'est... Je te promets que j'en prendrai soin et que tu seras fier de moi.
- Je le suis déjà mon ange!
- A mon tour!
Sirius se leva prestement et, comme l'avait fait Alexandre, sortit un paquet de sa poche qu'il agrandit.
- Je te le dis maintenant parce qu'une fois que tu l'auras ouvert, Lily me tuera. Joyeux anniversaire Harry.
Les sourcils froncés, il observa la longue boîte rectangulaire. Se pourrait-il que...?
Avec un peu moins de soins que précédemment, il entreprit d'enlever le papier. Lorsqu'il ouvrit le couvercle, il se rendit compte que c'était bien ce qu'il pensait.
Un énorme sourire aux lèvres, il sortit la Flèche de l'emballage. Ce type de balai avait été tiré en peu d'exemplaires, dû à son coût de production supérieur à celui d'autres modèles qui l'équivalaient plus ou moins.
Il perçut le regard meurtrier que sa mère lança aussitôt à son parrain.
- Comment oses-t...
- Merci parrain!
Son exclamation mit fin - tout du moins pour le moment - aux protestations de Lily et il se jeta dans les bras de l'animagus. Il croisa alors l'expression amusée de son grand-père - qui avait mis au jour son stratagème - et il lui répondit par un clin d'oeil.
- Nous reparlerons de ça plus tard, conclut finalement sa mère d'une voix polaire.
- Hé bien mon vieux, sourit James, tu as fait fort.
Sans un mot, Rémus sortit sa baguette et appela le cadeau par un accio.
Les yeux de Harry s'agrandirent lorsqu'il aperçut la cage qui se dirigeait vers lui - et surtout l'oiseau qui était à l'intérieur.
C'était une magnifique chouette au plumage d'un blanc étincelant. Elle n'avait pas encore atteint sa taille adulte mais il n'avait aucun mal à la reconnaître.
- Hedwige! s'exclama-t-il en ouvrant aussitôt la porte.
Le volatile vint alors se poser sur son épaule, réagissant à son nom. Il se mit à lisser ses plumes, doucement, dans un geste apaisant.
Et, comme à son habitude, elle lui répondit en mordillant doucement ses doigts.
- Ca doit être mon plus bel anniversaire, sourit-il, adressant un regard de remerciements à son oncle.
Et puis soudain, tout bascula.
Une vague de douleur l'envahit puis se concentra sur sa cicatrice. Il avait l'impression que Voldemort en personne se tenait devant lui... Il prit une profonde inspiration pour tenter de se calmer et la douleur reflua un peu. Pour revenir beaucoup plus forte la seconde d'après.
C'était... c'était presque équivalent à un doloris.
Il ne perçut même pas sa chouette s'envolant, affolée par son comportement. Il se rendit juste compte qu'il se levait brusquement, envoyant valser sa chaise. Il voulait... il voulait... Il voulait que cela cesse!
Il fit quelques pas titubants avant de s'effondrer par terre.
Des images de massacres, de morts défilèrent alors sous ses yeux et surtout, une immense exaltation l'envahit. Son être entier vibrant du plaisir que lui procurait le sang.
Des paroles lui étaient adressées, des plaintes.
Une femme se tenait devant lui, agenouillée en le suppliant d'épargner son enfant.
D'un geste, il ordonna à ses mangemorts de prendre le bébé et de le mettre sous doloris. Puis il se reput des cris de l'humaine, de ses vaines tentatives de les attaquer.
Et cela arrêta de l'amuser.
Il leva alors le bras et lança un énième avada kedavra. Pendant un instant, la lumière verte l'éblouit puis il vit son corps tomber par terre. Le pouvoir, il adorait le pouvoir de vie et de mort qu'il réussissait à avoir sur les gens.
Et puis, il se mit à rire. D'un rire effroyable qui, il le savait, glacerait le sang de toutes les personnes présentes.
Harry ouvrit subitement les yeux - quand les avait-il fermés? - et le plafond de la salle à manger de Godric's hollow envahit son champ de vision. Et puis son estomac se retourna, il eut envie de vomir.
Et il se souvint du plaisir qui avait déferlé dans ses veines durant cette vision et il voulut plus que tout prendre une douche.
- Harry, calme-toi mon poussin.
Il restait peut-être des survivants! Ses préoccupations personnelles passeraient après.
Il prit une profonde inspiration, histoire de se calmer.
- Il y a eu une attaque.
- C'est fini maintenant fiston, calme-toi.
La voix tranquille de son père ne fit que l'irriter un peu plus. Il s'assit par terre alors qu'il sentait sa magie échapper un peu à son contrôle, tournoyant dangereusement autour de lui.
- Vous ne comprenez pas! Voldemort a attaqué et il y a peut-être des survivants. Il faut aller prévenir Albus Dumbledore et envoyer des gens là-bas et...
- Harry, chuuut.
Il regarda sa mère. Et alors il comprit.
- Vous ne me croyez pas.
- Ce n'est pas ça, nous...
Il lança un regard noir à ses parents. Avant, les gens l'auraient cru...
Il se mit d'un bond sur ses pieds puis transplana.
Enfin, il ne transplana pas vraiment, vu qu'il sollicita le manoir à l'aider à se trouver en un autre endroit - à savoir le portail - mais c'était du pareil au même.
Il franchit alors la limite des protections de Godric's hollow et s'apprêtait à transplaner - vraiment cette fois - lorsqu'une main se referma sur son épaule.
Il se retourna brusquement, prêt à invectiver son père mais ce fut son grand-père qui lui rendit son regard.
- Écoute papy. Je... je t'expliquerai tout après mais en attendant... fais-moi confiance, OK?
Alexandre le fixa pendant un moment puis, alors qu'il ne l'espérait plus, acquiesça.
Il posa alors la main sur son bras et tous deux transplanèrent.
Il entendit son grand-père hoqueter de surprise - et de dégoût - devant la scène qui s'offrait sous leurs yeux. Il y avait des corps partout, ça avait été un véritable massacre. Plus de deux cent moldus étaient étendus par terre...
Harry scanna rapidement les environs. Certains étaient encore vivants!
Il se précipita vers la scène avant d'être brusquement propulsé en arrière. Il n'avait pas été assez prudent, Voldemort avait mis en place une barrière de répulsion - pourtant il devrait avoir l'habitude maintenant.
- Il faut aller prévenir les Aurors, sinon ils seront tous morts avant que j'arrive à briser le sortilège, lança vivement Alexandre, déjà prêt à transplaner.
- Non, je vais m'en occuper.
Harry prit une profonde inspiration, sentant sa magie s'étendre autour de lui puis posa ses mains sur le champ de magie pure. Ses pieds s'enfoncèrent de plusieurs centimètres avant qu'il n'arrive à s'introduire à l'intérieur même de la barrière.
Sa conscience s'étendit peu à peu, englobant toute l'énergie avant de l'absorber.
Il haïssait faire ça parce que ça lui donnait un mal de tête atroce et qu'il avait besoin de dormir après pour réussir à s'accaparer la magie mais c'était le moyen le plus rapide - tout du moins le seul qu'il avait découvert.
Il tituba et faillit s'effondrer lorsque le champ disparut.
- C'est bon, murmura-t-il.
- Harry?
- Mmmh?
- Va falloir que tu m'expliques quelques trucs.
- Promis grand-père.
Après cet interlude, ils se mirent tous deux au travail. Harry détectait les êtres encore vivants – ce que sa baguette pouvait lui manquer! - puis laissait Alexandre s'en occuper – comme le faisaient un auror et un guérisseur après une bataille.
Il posa sa main sur le portoloin - une vieille cannette vide - et se sentit tirer par le nombril. Mais la sensation ne dura pas et ils se trouvèrent bientôt tous dans le hall de Ste Mangouste.
Il jeta un dernier coup d'oeil à son grand-père - qui semblait se débrouiller à merveille – puis se laissa enfin aller au sommeil...
Une odeur âcre vint lui chatouiller les narines. Ça y est, il se trouvait de nouveau à l'infirmerie. Qu'est-ce qu'il avait pu faire cette fois?
L'odeur revint, persistante, presque agressive. Et alors, il réalisa. Ce n'était pas l'infirmerie, c'était Ste Mangouste.
Pendant un moment, une panique irraisonnée s'empara de lui. Puis il se calma.
Il avait eu le temps de remettre en place les delectus oblivionis, les sortilèges du Choix de l'Oubli – ils fonctionnaient un peu comme une Pensine, sauf qu'ils pouvaient lâcher à tout moment – et espérait juste qu'ils tiendraient jusqu'au bout.
Il ouvrit alors les yeux, tentant de savoir qui était la personne présente. Le blanc de la pièce l'éblouit tout d'abord puis ses pupilles s'habituèrent.
- Maman.
Sa voix était rocailleuse, un peu grinçante, et sa gorge lui faisait mal.
- Mon chéri, oh mon dieu, mon poussin, comment tu vas?
Il la regarda un moment puis il se rappela. Un des médicomages avait dû lui administrer une Potion de sommeil sans rêves et il avait été coincé dans l'esprit de Voldemort, sans réussir à se réveiller – et lui qui avait pensé que, peut-être, son lien avec le Seigneur des Ténèbres était plus faible ici.
Ses yeux se voilèrent un peu puis il vit le regard paniqué de sa mère et il s'obligea à se calmer. Rien ne servait de l'inquiéter un peu plus.
- Ça va maman, ne t'inquiète pas.
- Ne refais plus jamais ça!
Et à ce moment, il comprit à quel point Lily pouvait être effrayante et pourquoi elle était autant respectée - crainte - lors de ses études.
- Promis.
Il ferait en sorte qu'elle ne soit pas au courant.
- Viens ici mon chéri!
Elle s'assit sur le lit et le prit dans ses bras dans une étreinte titanesque.
- Laisse-le respirer Lily, tu vas l'étouffer.
Harry se tourna vers son parrain qui venait d'arriver et lui adressa un grand sourire.
- Ca va mieux champion?
- Oui... J'ai dormi longtemps?
- Un peu moins de trois jours.
Okééééé, il battait des records.
- Et papy, comment il va? - il vit le regard de sa mère s'assombrir et son coeur loupa aussitôt un battement - Il va bien, hein? Il a rien?
Sirius acquiesça, le rassurant sur sa santé. Il réalisa alors que ce qu'il avait pris pour de l'inquiétude était en fait de la colère: Lily devait en vouloir à Alexandre pour l'avoir emmené sur le lieu du massacre – même si c'était en fait le contraire.
- Au fait, bravo p'tit monstre. Grâce à toi, seize moldus ont pu être sauvés.
Il se tut puis reprit:
- Et je m'excuse de ne pas t'avoir pris au sérieux. A cause de nous, tu as été mis en danger, et j'en suis vraiment désolé.
- A cause d'Alexandre, il n'aurait jamais dû...
- Ça suffit Lily! Tu devrais remercier Alex au contraire! Sans lui, ton fils serait certainement on ne sait où - car c'est lui qui l'a rattrapé! - et seize personnes seraient mortes!
C'était maintenant Sirius qui avait l'air terrifiant. En fait, il n'était pas étonnant que Lily et les Maraudeurs aient pris si longtemps à sympathiser - vu le caractère bien trempé de chacun.
Sa mère lança un regard noir à son parrain mais ne dit rien. En la regardant attentivement, il comprit qu'elle regrettait ses paroles - mais qu'elle était trop têtue et encore trop en colère pour le reconnaître.
La porte de la chambre s'ouvrit de nouveau, laissant cette fois passer son père.
- Alors comme ça on organise une fête sans moi?
James vint aussitôt vers lui et, à sa plus grande surprise, le prit dans ses bras.
- Tu m'as fait une peur bleue Harry, lui murmura-t-il à l'oreille.
Et alors il ne put que resserrer son étreinte, sa gorge trop serrée pour qu'il puisse parler.
Les médicomages avaient décidé de le garder pour la nuit mais James et Lily n'avaient pas pu rester. Alors qu'il se trouvait seul dans sa chambre, il avait peur - autant se l'avouer - de s'endormir.
Il pensait vraiment que tous ses cauchemars étaient finis et... et ce n'était pas le cas...
Il devait aller voir Albus - encore - le lendemain pour tout lui raconter.
Il allait entrer en méditation - il n'arrivait pas à dormir alors autant utiliser son temps à bien - lorsque sa porte s'ouvrit de nouveau.
Curieux et inquiet - "vigilance constante" - il s'assit sur son lit, sa magie prête à entrer en action.
Il se détendit dès qu'il reconnut son grand-père.
- Papy! T'aurais pu passer me voir plus tôt!
- Désolé mon ange, mais ta mère et moi on est un peu en froid.
Harry ne put qu'éclater de rire à son expression.
- Je suis content de te voir, lança-t-il en lui faisant une place sur son lit.
- Alors, comment tu vas? questionna-t-il après s'être assis.
Il l'examina alors rapidement, posant ses mains sur son torse pour vérifier que son flux de magie soit redevenu normal.
- Je vais bien grand-père! s'exclama-t-il après qu'il eut fini son examen.
L'aîné des Potter acquiesça et lui sourit.
- Je pense qu'il serait maintenant temps que tu m'expliques quelques trucs, non? Comme comment tu as pu transplaner ou comment tu as détruit une barrière en quelques secondes alors qu'il faut plusieurs aurors pour faire de même.
- Je vais tout te raconter papy, mais promets-moi de ne pas m'interrompre.
Il attendit qu'Alexandre eut acquiescé.
- Tu préfères que je commence par le début ou par la fin?
- Si je dis la fin, je vais comprendre ce que tu me racontes?
Harry sourit, amusé par la réponse, et prit une profonde inspiration.
- Je suis mort il y a environ deux semaines.
Et alors, il lui raconta son enfance, ses études à Poudlard, sa formation en tant qu'auror et même le dernier combat. Il lui raconta toute sa vie.
Au début il ne voulait pas parler de son rôle dans la guerre et le mettre au courant de sa condition de "Survivant" mais les mots sortirent de sa bouche et, pour la première fois de sa vie, il ne put mentir.
à suivre
Pitite note de l'auteur: Et valààààà Chuis motivée en ce moment mwa Bon, Alexandre était pas sensé être au courant - personne ne devait être au courant - mais 'me suis prise d'affection pour lui et puis, les personnages font ce qu'ils veeeeeuuuuulent T-T
J'attends vos commentaires... sivouplé éè
